Angot-Salamé, au club des snipeuses
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Angot-Salamé, au club des snipeuses

Petite sucrerie de matinaute, Léa Salamé reçoit Christine Angot.

Elle l'annonce sur Twitter aux petites heures. Sonnez hautbois, résonnez musettes, à 7 heures 50, assemblée générale du club des snipeuses et ex-snipeuses de chez Ruquier. Entre snipeuses, ça va sniper. Bon réflexe de Léa Salamé. Elle ne va pas la rater, Angot, sur son dernier exploit du samedi soir : l'agression sauvage de l'Insoumis Alexis Corbière, à propos des élections législatives de l'Essonne.

Tous les internautes consciencieux ont suivi l'affaire, qui a disputé au "couscousgate" la première place des twitt-scandales du week-end. Pour résumer (ce site prend soin de ne pas gaspiller le temps de ses abonnés), Angot a étrangement interpellé Corbière sur... l'appel au vote de l'humoriste Dieudonné M'Bala M'Bala en faveur de la candidate insoumise, Farida Amrani. Angot :"Votre candidate a accueilli sans rien dire les voix de Dieudonné qui s'était désisté pour elle". Deux énormités dans une seule phrase : un candidat sélectionné pour le second tour "n'accueille" pas les voix des éliminés, avec croissants et tapis rouge. Il se contente de les comptabiliser. Et Dieudonné ne s'est pas "désisté" : il a juste été sèchement éliminé. Bref, se démarquant clairement du "salopard antisémite" Dieudonné, Corbière a répondu sans aucun mal, qu'aucun candidat ne pouvait refuser un appel au vote. Pour la snipeuse, un coup dans l'eau, un coup pour rien, un buzz nul. Que l'on peut aisément expliquer par l'amour irraisonné de Christine Angot envers Manuel Valls, candidat dans cette circonscription, et qui a battu l'Insoumise de 139 voix (un recours est déposé devant le Conseil constitutionnel).

En un mot, on se pourlèche. Elle va en avoir, des questions à poser, la pugnace Léa Salamé, meilleure intervieweuse de France et du monde ! "Alors Christine Angot, vous ne regrettez pas d'avoir parlé de désistement ?" "On peut dire n'importe quoi impunément, chez Ruquier ?" Sauf que non. Il y a maldonne. Ce n'est pas la Angot snipeuse, qui est invitée de France Inter. "Vous recevez une nouvelle chroniqueuse de chez Ruquier", appâte Nicolas Demorand. Salamé, rectifiant : "je reçois surtout la scénariste". Car Angot a co-écrit un film de Claire Denis, à sortir prochainement. A la fin, Salamé dégaine une question choc : "alors, pas trop dur, d'être chroniqueuse chez Ruquier ?" On espérait vaguement un moment de journalisme. Mais on était au club.

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