Vendredi et nous
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chronique

Vendredi et nous

Branle-bas de combat ! Voici que sort un nouvel hebdomadaire papier, Vendredi, reprenant "le meilleur du net", et voilà-t-il pas que son fondateur, Jacques Rosselin, explique à Télérama que nous aurions "refusé son offre" de re-publication de nos articles.

Qu'en est-il ? Philippe Cohen, le rédacteur en chef (que je connais et estime depuis longtemps) m'a fait part de son projet avant les vacances : un hebdo papier, qui achètera le contenu d'un certain nombre de sites et de blogs, et les reproduira. Et nous sommes, avec Bakchich ou Rue89, parmi les sites avec lesquels la nouvelle publication souhaiterait conclure "un accord préférentiel". Pourquoi pas ?

Les habitudes d'information étant en plein bouleversement, pourquoi ce nouveau produit ne trouverait-il pas un public ? Evidemment, il est difficile de montrer des extraits de télé, ou de radio, dans une publication papier, mais l'entreprise vaut tout de même la peine d'être tentée.

Sauf qu'en ce qui nous concerne (attention, c'est le patron qui va parler), @si étant un site financé par ses abonnés, nous ne pouvons vendre nos contenus que pour un prix... substantiel, qui nous permettra de ré-investir sur le site, afin que nos abonnés n'en soient pas lésés. Il ne peut donc être question de brader le droit de reproduction de nos articles. D'autant que l'un des investisseurs de Vendredi n'étant autre que Pierre Bergé, ancien patron de Yves Saint-Laurent, il ne s'agit pas à proprement parler d'une entreprise nécessiteuse, ou philanthropique.

Bref, on en reste là. Cohen reprend contact à la rentrée. Mais la proposition a changé. Il n'est plus question d'accord préférentiel: nos papiers seront payés, dans une période transitoire, "au tarif blogueurs". C'est à dire quelques dizaines d'euros pièce. Ah. Ce n'est pas beaucoup.

Je demande à Philippe en quoi consistent les accords préferentiels conclus avec Bakchich et Rue89. Il se récrie: c'est le KGB ! C'est l'Inquisition ! Il ne va tout de même pas dévoiler le secret des affaires ! (Décidément, ces journalistes, quand ils essaient de se transformer en hommes d'affaires !) Il accepte seulement de doubler les quelques dizaines d'euros (ne me demandez pas d'être plus précis, je ne voudrais pas porter atteinte au secret des affaires). Ah bon. Dans ce cas, dis-je, on va réfléchir. Et puis, depuis la rentrée, je cours partout, happé par quelques autres chantiers chronophages, et notamment le (très) lourd chantier de la diffusion prochaine d'@rrêt sur images sur Free (ça avance, ça avance, je vous en reparlerai bientôt). Les journées n'ayant que vingt quatre heures, je n'ai plus le temps de repenser à l'affaire Vendredi. Jusqu'à découvrir aujourd'hui, donc, que nous aurions "refusé l'offre".

Mais non, nous ne refusons rien. Nous sommes ouverts à toute discussion, suffit de trouver le temps de se parler. Et de toutes manières, bon vent au projet Vendredi. Au minimum, on le lira !

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