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"On se débrouille" : Angot revient sur la séquence polémique d'ONPC

Par le - 18h20 - suivi

Au tour de Christine Angot. Silencieuse depuis la séquence très médiatisée (sur notre site également) diffusée samedi dernier, où l'écrivaine a violemment pris à partie, sur le plateau d'On n'est pas couché, Sandrine Rousseau, venue discuter de son livre Parler, Angot a accordé une interview à Télérama. La chroniqueuse de Laurent Ruquier y revient la séquence, qui a fait l'objet d'une saisine au CSA


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Dans Télérama, Angot revient sur le sens de son "on se débrouille, c'est comme ça", dirigé contre les structures qui recueillent les paroles de victimes. "Ce que je veux dire par : «on se débrouille», en réponse à «comment on fait ?» (c'est qu')on ne nous laisse pas le choix. Il ne faut pas «aider» les gens, ce n’est pas assez, il faut les sauver." Angot explique : "Personnellement, j’en ai assez qu’on demande aux femmes de revendiquer la souffrance. Une souffrance toujours rapportée au travail, aux tâches ménagères, aux enfants qu’il faut faire garder, au sexe, à la séduction, à l’âge, on n’en peut plus." Elle ajoute : "Je dis simplement que revendiquer un statut de victime n’est pas une ambition."

Quant à son départ du plateau, coupé au montage, Angot assure qu'il n'est pas lié à son désaccord avec Rousseau. "Je commençais à parler, et j’ai entendu des huées, à plusieurs reprises. A la télévision, il y a du public et un chauffeur de salle pour l’ambiance. Mais les huées se sont reproduites, je ne pouvais plus parler, ma tête s’est vidée. Je n’y arrivais plus, alors pourquoi rester sur le plateau ? A ce moment-là, je me suis dit que je quittais l’émission." Finalement, Angot raconte que c'est la productrice de l'émission, Catherine Barma, qui l'a convaincue de rester.

Un mystérieux "message" de Laurent Ruquier enregistré

D'après Téléstar, Laurent Ruquier aurait de son côté décidé d'enregistrer un message en début de l'émission de samedi 7 octobre, pour revenir sur la polémique. "S'il n'a pas présenté d'excuses pour cette séquence, l'animateur s'est défendu d'avoir voulu faire le buzz", rapporte le site. Qui ajoute : "[Il] a tenu à rappeler que malgré leur clash, ces deux femmes ont connu "la même douleur" et la "même souffrance" même si elles les ont exprimées de manière différente en notant cette fois-ci qu'à l'instar de Sandrine Rousseau, Christine Angot avait été elle aussi victime d'une agression sexuelle sans entrer dans les détails." Pour rappel, Angot a raconté dans plusieurs de ses romans que son père la violait. 

Depuis une semaine, la séquence d'On n'est pas couché n'en finit en tout cas pas d'agiter France 2, qui se félicitait dimanche dernier d'avoir battu des records d'audience pour l'émission. La chaîne, dont la directrice a dit "déplore[r] le malaise qui a été suscité dans le public par cette séquence [entre Angot et Rousseau]", a dû également s'expliquer auprès des SDJ de France 2 et Franceinfo après avoir censuré l'émission Vu lundi dernier, qui revenait justement sur ce passage.

L'occasion de voir notre émission de la semaine, avec Sandrine Rousseau, Clémentine Autain et Lauren Bastide : "Les violences faites aux femmes systématiquement traitées comme un spectacle"


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