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Violences policières en Catalogne : "Madrid a déjà perdu"

Par le - 17h11 - vu

La police espagnole a tenté de réprimer par la force, ce 1er octobre, en Catalogne, le référendum d'autodétermination, jugé illégal par la justice espagnole, mais maintenu par les autorités catalanes. Photos et vidéos de ces violences ont inondé les réseaux sociaux.

Dès 8 heures du matin, ils sont intervenus pour fermer des bureaux de vote et saisir le matériel électoral. Eux, ce sont les policiers et gardes civils espagnols, mandatés par le gouvernement pour entraver le référendum d’autodétermination convoqué par l’exécutif indépendantiste de la Catalogne (jugé illégal par la justice espagnole, mais maintenu par les autorités catalanes au motif que les indépendantistes le réclament depuis 2012). Au total, près d'une centaine de personnes ont été blessées. Le vote a tout de même pu se poursuivre, les autorités catalanes assurant que les trois quarts des bureaux fonctionnaient. De son côté, le numéro 2 du gouvernement espagnol a déclaré à l’adresse du gouvernement catalan : "Continuer cette farce n’a aucun sens, ça ne mène nulle part".

En attendant de savoir où cette journée mènera, photos et vidéos ont circulé tout au long de la journée sur les réseaux sociaux pour dénoncer les violences policières. Avec un commentaire qui revient souvent : Madrid a déjà perdu. Parmi les images les plus partagées sur Twitter, des personnes ensanglantées, entourées par des policiers :


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Une femme âgée interpellée :

nouveau media

Ou encore des policiers fracturant l'entrée d'un bureau de vote :


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De nombreuses vidéos ont aussi permis de voir d'autres scènes de violence, à l'intérieur comme à l'extérieur des bureaux de vote (ici à Barcelone).

 

Une autre vidéo a beaucoup circulé, montrant la police se saisissant des urnes dans un bureau de vote (dans une école barcelonaise) :

"Qu’est-ce qui a bien pu se passer dans la tête du chef du gouvernement espagnol pour penser qu’une violente neutralisation des opérations de vote, illégales pour les uns légitimes pour les autres, allait arranger ses affaires?", s'interroge dans un éditorial Johan Hufnagel, numéro 2 de Libération. Et si Madrid avait déjà perdu ?

L'occasion de relire notre article : "Comment Titi est devenu l'icône des Catalans (contre Gros Minet)"


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