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Abattage de 40 loups en France : "Challenges" vote pour

Par le - 18h14 - suivi

La décision a fini par tomber, après de longues tractations. Le gouvernement a autorisé ce jeudi 20 juillet l'abattage de 40 loups en France sur la période du 1er juillet 2017 au 30 juin 2018, un chiffre égal au nombre de loups abattus sur la période 2016-2017. La décision a été annoncée en commun par le ministre de la transition écologique et solidaire Nicolas Hulot et par le ministre de l'agriculture et l'alimentation Stéphane Travert, après un arbitrage de l’Élysée. C'est ce que rapporte notamment Le Monde, qui note que "le plafond ne satisfait personne". Les anti-loups parce qu'il est considéré comme trop faible par rapport au nombre de loups en France (360 à la sortie de l'hiver 2016-2017 d'après les données de l'Office national de la chasse et la faune sauvage). Les défenseurs des loups, au contraire, parce que l'abattage ne leur semble pas être la solution.


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Challenges, 20 juillet 2017

Après ce "bras de fer" engagé entre Hulot et Travert, et gagné par ce dernier, le site de l'hebdomadaire Challenges semble se féliciter d'une décision en forme de victoire pour les éleveurs. Car "les mesures de protections conseillées aux bergers (chiens de garde, surveillance humaine, enclos électrifiés) sont de moins en moins efficaces", assure le site, expliquant que les loups se sont enhardis dans leurs attaques, tuent désormais à plus basse altitude, et s'en prennent à des bovins et des équidés en plus des brebis.

L'abattage des loups, la solution "réaliste" au problème ? Pas si simple, semble-t-il. Le Monde, qui relaie les revendications des anti-loups, "désespérés" par l'augmentation du nombre de prédateurs canins ces dernières années, rapporte également, contrairement à Challenges, le scepticisme des ONG de défense du loup. Le quotidien cite ainsi une "expertise collective biologique sur le devenir du loup dans l'Hexagone", réalisée par le Museum national d'histoire naturelle et l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) sur laquelle s'appuient ces ONG. Une expertise au terme de laquelle "les scientifiques ne pouvaient conclure à l'efficacité [des abattages légaux] en termes de baisse des dégâts aux troupeaux, relate Le Monde. Pis, ils s’interrogeaient sur des effets contre-productifs : la mort d'un des membres de la meute peut améliorer la survie de ses congénères ou favoriser la conquête de nouveaux espaces". D'après Le Monde, les deux ministères vont lancer une étude pour mesurer "l'efficacité des tirs sur la prédation de l'animal".

Dans sa dernière chronique sur notre site, Fabrice Nicolino partage lui aussi l'inquiétude des défenseurs du loup, alors que José Bové a appelé à l'abattage de ces prédateurs. "Il [Bové, ndlr] parle du loup comme le danger vraiment maximal pour le pastoralisme en montagne. Mais il oublie la raison principale qui explique la crise fondamentale de l'élevage ovin en montagne: c'est la mondialisation capitaliste", tacle Nicolino.

L'occasion de (re)voir la chronique de Nicolino: "José, touche pas au loup!"


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