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@si relaxé contre Le Point : "Pas d'intention malveillante"

Par le - 15h48 - ego

Poursuivi par Le Point pour avoir comparé une couverture de l'hebdo sur "Les Arabes" au journal antisémite et collaborationniste, Je suis partout, @si a été relaxé, au nom de la liberté d'expression. Selon le procureur, qui recommande au Point d'être plus ouvert à la critique à l'avenir, l'intention d'@si n'était nullement "malveillante".

Une comparaison "à première vue hallucinante", mais une comparaison qui relève de la liberté d'expression. C'est ce qu'a estimé le procureur de la République dans l'affaire qui opposait Le Point à Arrêt sur images, et dans laquelle @si a été relaxée lors de l'audience publique du Tribunal Correctionnel de Nanterre du 7 mars 2017, présidée par Florence Lasserre-Jeannin. Pour ceux qui n'auraient pas suivi : en décembre 2015, Le Point avait attaqué @si pour injure publique, suite à cette chronique, signée Alain Korkos : "«Les Arabes» : aux origines de la couverture du Point". Signée Alain Korkos, elle faisait, notamment, un parallèle entre Le Point et le journal antisémite d'avant guerreJe suis partout.

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Dans son jugement, rendu le 7 mars, le procureur note que "si la comparaison entre les deux Unes peut au premier regard paraître injurieuse, car pour la plupart des lecteurs, la comparaison proposée est particulièrement outrageante en ce qu'elle peut assimiler la ligne éditoriale du Point à celle de Je suis partout, il apparait cependant que Le Point est un magazine d'hebdomadaire d'information générale". Qui devra, à l'avenir, selon le procureur "faire montre d'une plus grande tolérance à l'égard de toute critique".

Il n'était donc pas "illégitime" pour @si, défendu dans cette affaire par Me Pascal Winter, et dont la vocation principale est la réflexion critique sur les médias, de se saisir de la Une du Point "pour s'interroger sur l'impact qu'un tel titre pourrait avoir sur ses lecteurs". Selon le procureur, en juxtaposant les deux Unes, l'intention d'@si n'était pas "d'insinuer que Le Point adhérait à une idéologie antisémite, mais simplement d'exprimer un ressenti, tout en usant de droit de critique et d'exagération, tel que cela est inclus dans la liberté d'expression".

L'occasion (plus que jamais) de lire la chronique d'Alain Korkos : "Aux origines de la couverture du Point".


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