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Canular homophobe : la société de prod' d'Hanouna porte plainte

Par le - 14h02 - suivi

Trois plaintes pour le prix d'une. D'après les informations du Parisien, la société H2O qui produit l'émission Touche pas à mon poste a déposé trois plaintes après les affirmations de l'association d'aide aux victimes d'homophobie Le Refuge selon lesquelles une victime du "canular" de Cyril Hanouna aurait été chassée de son domicile par ses parents.


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Pour rappel : le 18 mai dernier, Hanouna se fendait d'un "canular" homophobe dans lequel il piégeait six hommes et une femme en direct, après avoir posté une fausse annonce sur un site de rencontres. La séquence avait été très largement condamnée. A la suite de cette émission, l'association Le Refuge, dont nous recevions le directeur général Frédéric Gal sur le plateau pour revenir sur le "cas" Hanouna, avait affirmé avoir été contactée par un jeune homme se disant victime du "canular" et ayant été chassé de chez lui après avoir été reconnu par sa famille.

Mais depuis vendredi 26 mai, Buzzfeed et Le Parisien ont remis en cause le témoignage du Refuge. Comme nous vous l'expliquions, la version de l'association a changé plusieurs fois. Ainsi, si la première déclaration du président de l'association évoquait "un jeune homme bouleversé", d'autres témoignages de la part du Refuge ont ensuite décrit un jeune homme "menacé par sa famille" qui l'avait reconnu. Par ailleurs, le profil évoqué par Le Refuge ne correspondrait, selon Buzzfeed, à aucun des hommes piégés par Hanouna en direct, le 18 mai. Dès dimanche, Hanouna avait déjà commencé à tirer parti de ces incohérences, évoquant dans une interview au JDD des "zones d'ombre" et un "climat inquiétant". Marianne dénonçait alors une tentative de diversion du présentateur "sur le dos du Refuge", qui laisserait entendre que "l'animateur-producteur de la chaîne est peut-être ici la victime de l'affaire et non plus le bourreau".

Ce mercredi, la société de production est donc allée plus loin, avec ces trois plaintes qui doivent, selon l'avocat de la société de production de Cyril Hanouna, Me Stéphane Hasbanian, "établir la vérité sur l'existence ou non d'une prétendue victime du canular de Cyril Hanouna mise en dehors de son domicile" et "mettre un terme à une manipulation". La première plainte, contre X, est déposée pour dénonciation calomnieuse au Tribunal de grande instance de Montpellier (ville où se situe le siège du Refuge). La seconde plainte, contre X également, est déposée pour diffusion de fausses nouvelles (cette fois au TGI de Paris). La troisième plainte, pour diffamation, est dirigée nommément contre le président de l'association, Nicolas Noguier. En cause : un tweet de ce dernier, retiré depuis, dans lequel il affirmait que la société de production de Hanouna avait fait pression sur le jeune homme victime du "canular", lui demandant "de ne pas déposer plainte mais de venir sur le plateau de l'émission", rappelle Le Parisien.

Hanouna contre-attaque donc, alors que son émission est à la peine. Depuis le début de la polémique, de nombreux annonceurs ont annulé leurs contrats avec l'émission. La régie pub de Canal + avait finalement décidé de supprimer toute publicité de l'émission "pour un temps". Une décision qui coûterait par soir, selon Le Monde, 150 000 euros à la chaîne C8. Le présentateur doit de son côté rencontrer ce mercredi la secrétaire d’État chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa.

L'occasion de voir notre émission "Hanouna, «un système à produire des séquences homophobes»" avec Alice Coffin, journaliste et coprésidente de l’association des journalistes LGBT, Frédéric Gal, directeur général de l’association Le Refuge, et Alexandre Marcel, porte-parole de l’association Stop homophobie.


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