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Election US : la Russie derrière les fausses infos ? (Washington Post)

Par le - 09h52 - ça reste à vérifier

Dans quelle mesure la Russie a-t-elle perturbé l'élection américaine ? Déjà accusée d'avoir piraté des milliers de courriels internes du parti démocrate, le gouvernement russe aurait aussi commandé la création et la diffusion de milliers de faux articles censés déstabiliser Clinton, et favoriser la candidature de Trump. C'est le Washington Post qui l'affirme, sans apporter de preuves très convaincantes.


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The Washington Post, 24/11/2016

Les jours se suivent et les théories pour expliquer l'élection de Trump aussi. Après Facebook et Google, accusés de propagation intensive de mensonges, le Washington Post explique, ce 25 novembre, que le gouvernement russe aurait commandité la création et la diffusion d'articles trompeurs critiquant Clinton, afin d'affaibilir la candidate et faire grimper Trump.

"La machine de propagande sophistiquée du pouvoir russe - qui inclut des milliers de botnets (réseau de machines "zombies"), des équipes de trolls payés, et de tout un réseau de sites et de comptes sur les réseaux sociaux - a fait écho et amplifié le bruit des sites conservateurs sur le net", accuse le Post, qui avait déjà écrit en juin 2016, sans en apporter la preuve indiscutable, que deux organisations à la solde de Moscou avaient piraté le réseau du Parti démocrate.

Sur quoi se base le Post ? Sur les travaux de plusieurs chercheurs indépendants qui se penchent sur la question depuis plusieurs années. C'est le cas notamment du site Propornot.com, constituée d'une équipe de citoyens américains spécialisés dans les questions de liberté numérique, et qui a publié ce 16 novembre un article intitulé : "La Russie manipule l'opinion publique américain à travers sa propagande en ligne".

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Capture d'écran du site PropOrNot, qui compare la "vieille" propagande russe à la nouvelle, avec un extrait d'un article pro-russe sur le site conspirationniste américain Info Wars

Qu'y apprend-on ? Que depuis 2008, plusieurs sites ou blogs américains (comme Infowars, le site de la star du complotisme US d'Alex Jones ou Ending The Fed, le blog conspirationniste pro-Trump) reprennent des contenus pro-Russie. Pour le directeur de PropOrNot, qui s'intéresse à toutes les formes de propagande mais reconnaît dans son "à propos" s'intéresser "particulièrement" à la propagande russe , "c'est comme si la Russie dirigeait un énorme lobby pour la campagne de Trump... et ça a marché". Mais à part lister les sites américains pro-Russes, susceptibles d'avoir écorné l'image des États-Unis pendant la campagne et favorisé la victoire de Trump, "PropOrNot" n'apporte aucune preuve d'une implication du gouvernement russe pour alimenter des sites ou des blogs américains, majoritairement de droite ou d'extrême droite.

Pour étayer ses propos, le Washington Post cite aussi Clinton Watts, chercheur à l'Institut de recherche sur la politique étrangère (un think tank basé à Philadelphie), co-auteur de l'article "Comment la Russie tente de détruire notre démocratie" publié le 6 novembre sur War on the Rocks, un blog américain spécialisé dans les questions de politique étrangère et de sécurité nationale. La Russie est, cette fois, accusée, de vouloir "affaiblir la confiance des citoyens américains dans leurs dirigeants politiques" en créant des fractures politiques au sein de la population. Comment ? En publiant, notamment, de fausses informations sur les sites RT et Sputnik, canaux du gouvernement russe à l'étranger (sur lesquels @si s'était longuement penché). "A plusieurs occasion, RT, Sputnik et d'autres sites pro-russes ont utilisé les réseaux sociaux pour donner plus d’écho à de fausses informations qui circulaient en ligne, poussant les algorithmes à les identifier comme des sujets "en vogue", qui ont parfois poussé certains grands médias américains à se pencher dessus", complète le Washington Post.


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L'occasion de relire notre article : "Sputnik, le site qui se demande si les USA ont causé le crash Germanwings"


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