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Drahi, garant de l'indépendance de la presse (Soumier / BFM business)

Par le - 19h05 - lu

Les opérateurs télécoms, meilleurs gardiens de l’indépendance de la presse que les autres industriels? C’est en substance le constat du billet "contre intuitif" et écrit avec "une dose d’angélisme" selon l'aveu de son auteur, l’animateur de la matinale de BFM Business Stéphane Soumier qui revient sur les propos de son actionnaire Alain Weill invité au micro de France Inter ce matin.

"La presse dans son schéma traditionnel est amenée à disparaître" a assuré Alain Weill interrogé ce matin par Patrick Cohen. Comme le rappelle le site de France Inter, "le président de NextRadioTV a été l'allié de l'homme d'affaires Patrick Drahi dans la constitution d'un large groupe rassemblant désormais, sous la bannière de l'opérateur SFR, les medias RMC, BFM TV, mais aussi L'Express et Libération entre autres". Un nouveau géant flou, comme nous le racontions ici, nommé SFR Médias. Mais Weill a été formel : l’alliance entre SFR/Numéricable et les groupes de presse "est purement industrielle, elle est pure, elle ne pose aucun problème". Et c’est sur cette phrase que rebondit Soumier dans son billet.

Alain Weill France Inter

Selon Soumier, les industriels du luxe ou de l'armement qui viennent régulièrement au secours de la presse n’ont pas de logique… industrielle : "quelle convergence peut-on trouver entre l’aéronautique et la presse? Voyons voir, distribuer le journal dans les avions? Quelle convergence peut-on trouver entre un grand groupe de luxe et de la presse? Là je cale, totalement. On est donc, au mieux, sur une forme de mécénat, au pire dans une recherche de contrôle et d’influence."

En revanche, poursuit le journaliste, "les télécoms apportent une tout autre réponse : j’achète les journaux pour fidéliser les abonnés. Voilà la logique «industrielle». Qu’est-ce que ça veut dire ? C’est simple : j’achète leur liberté, leur indépendance, leur intransigeance, leur arrogance, comme une valeur que je vais revendre, et que je vais revendre à mes vrais clients, abonnés SFR. Pour ça j’accepte sans doute de perdre de l’argent. Parce que mon centre de profit c’est l’abonné, pas le journal. […] Cette stratégie, si elle a un sens, signifie que toucher à la liberté, à l’indépendance, à l’intransigeance, à l’arrogance de la presse, et bien c’est perdre la valeur que je viens d’acheter. Si je propose à mes clients une presse sous contrôle, comment penser qu’ils y verront un avantage qui les poussera à rester abonné ?" Soumier, indécrottable optimiste.


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