Woerth à la Une (presse nationale)
Brève

Woerth à la Une (presse nationale)

Week-end délicat pour Eric Woerth, après avoir fait la Une du Journal du Dimanche, le ministre fait la Une de la presse nationale ce lundi.

"La présomption d’innocence doit aussi s’appliquer aux hommes politiques. (...) Si le ministre et sa femme n’ont aucune responsabilité, pourquoi cette dernière a-t-elle démissionné en catastrophe la semaine dernière ? Si le fisc avait bien reçu un rapport sur Liliane Bettencourt, pourquoi avoir décidé de contrôler François-Marie Banier et non pas la milliardaire ? (...) Chez certains de nos voisins, Eric Woerth aurait déjà quitté son poste. En France, sous la pression de la presse, le fisc s’est contenté d’annoncer hier qu’il allait éplucher les comptes de l’héritière de L’Oréal. Une décision tardive qui sonne, pour le moins, comme un aveu de négligence." estime l'éditorial de Libération qui consacre ses quatre premières pages à l'affaire Bettencourt.

Libération lundi 28 juin 2010 picto




A la Une du Parisien/Aujourd'hui en France, Eric Woerth dans le studio de RTL dimanche soir, en présence de sa femme, venue le soutenir avec de nombreux ministres et cadres de l'UMP, souligne la légende de la photo.

En page 4 et 5, le journal titre "En pleine tourmente, Woerth n'entend pas céder" tandis qu'un encadré le présente comme "Le Monsieur Finances du président" en s'interrogeant "Les fonctions de ministre du Budget et de trésorier du parti au pouvoir sont-elles compatibles ?" Woerth fut au Budget de mai 2007 à mars 2010, avant de devenir ministre du Travail.

En bas de la page 4 Le Parisien évoque les déclarations de l'actuel ministre du Budget, François Baroin, sur Europe 1, hier dimanche "L'administration fiscale va examiner la totalité des actifs de Liliane Bettencourt sur la base des réélations effectuées par ses avocats et parues dans la presse".


picto Le Parisien/Aujourd'hui en France lundi 28 juin 2010

La Une du Figaro souligne le fait qu'Eric Woerth "contre-attaque" et indique que le ministre "s’est défendu hier de toute intervention dans l’affaire Bettencourt. « Je n’ai jamais déclenché » ni « empêché un contrôle fiscal », a assuré le ministre du Travail, invité du « Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI ». Il a aussi affirmé qu’il n’y avait « aucun conflit d’intérêts » entre ses fonctions de ministre du Budget et de trésorier de l’UMP. Son successeur à Bercy, François Baroin, a affirmé que le fisc irait « jusqu’au bout » pour passer au peigne fin la totalité des actifs de Liliane Bettencourt."

Le titre de la page 3 indique "
Woerth, « très serein » dans la tourmente" en précisant "Le ministre du Travail a balayé les attaques dont il est l’objet depuis deux semaines. De la mise en cause de sa femme, Florence, dans l’affaire Bettencourt à un pot-de-vin de 10 000 euros qu’on l’accuse d’avoir empoché à l’occasion de la vente d’un terrain par l’État, des coups de pouce dont il aurait fait bénéficier Robert Peugeot à celui qu’il aurait donné à sa femme pour faciliter son embauche auprès de Liliane Bettencourt. (...) La majorité et les membres du gouvernement font bloc derrière Woerth. Ils étaient nombreux hier à ses côtés au «Grand Jury»  (...) 

"Loin des micros, certains ministres estiment qu’Éric Woerth paie pour les autres. Selon eux, les affaires récentes autour de Christian Estrosi, Christian Blanc, Fadela Amara, Alain Joyandet, Rama Yade n’ont pas été correctement gérées par le couple exécutif. « Ils auraient dû faire au moins un exemple. En ne le faisant pas, ils ont permis au populisme ambiant de s’installer et de se cristalliser sur Éric » , confie un ministre. « Demander à Christian Blanc de rembourser l’intégralité de ses 12 000 euros de cigares n’est pas la bonne réponse. Blanc devait partir », affirme sans ciller un autre qui n’ignore pas que ces choix sont avant tout ceux de Sarkozy."



 


Figaro lundi 28 juin 2010

L'occasion de regarder notre émission En Allemagne, Woerth aurait été appelé à démissionner

Partager cet article Commenter

 

Cet article est libre d’accès
En vous abonnant, vous contribuez
à une information sur les médias
indépendante et sans pub.

Déjà abonné.e ?

Voir aussi

Ne pas manquer

DÉCOUVRIR NOS FORMULES D'ABONNEMENT SANS ENGAGEMENT

(Conditions générales d'utilisation et de vente)
Pourquoi s'abonner ?
  • Accès illimité à tous nos articles, chroniques et émissions
  • Téléchargement des émissions en MP3 ou MP4
  • Partage d'un contenu à ses proches gratuitement chaque semaine
  • Vote pour choisir les contenus en accès gratuit chaque jeudi
  • Sans engagement
Devenir
Asinaute

5 € / mois
ou 50 € / an

Je m'abonne
Asinaute
Généreux

10 € / mois
ou 100 € / an

Je m'abonne
Asinaute
en galère

2 € / mois
ou 22 € / an

Je m'abonne
Abonnement
« cadeau »


50 € / an

J'offre ASI

Professionnels et collectivités, retrouvez vos offres dédiées ici

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.