"Ulcan" : compte twitter suspendu
Brève

"Ulcan" : compte twitter suspendu

Suspendu !

Alors que le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire, Twitter vient de suspendre le compte du Franco-israélien Grégory Chelli, dit "Ulcan", qui a revendiqué plusieurs attaques multiformes contre le site Rue89 et ses journalistes.

Selon le site Metronews, ce sont les équipes du réseau social, après avoir examiné son compte mardi, qui auraient décidé de le suspendre dans la foulée. Sur son compte Twitter, qui comptait près de 2000 abonnés, Grégory Chelli avait pris l'habitude de dévoiler les coordonnées personnelles de certaines de ses "victimes". La dernière victime en date, Pierre Haski, co-fondateur de Rue89, n'a pas hésité à signaler hier son comportement aux équipes de Twitter. Le militant sioniste avait dévoilé son adresse personnelle. Joint par @si, Haski ne sait pas si sa demande a réellement pesé mais assume son signalement : "Cet homme m'insulte et met mon adresse personnelle sur son compte. C'est ce qu'on appelle, sur Twitter, un utilisateur abusif. Il met ma sécurité en danger, je l'ai donc logiquement signalé et je n'ai aucun état d'âme par rapport à ça. Il y a des règles de conduite sur les réseaux sociaux, comme sur la route".

Ce matin déjà, sur son site, Haski annonçait avoir déposé une nouvelle plainte en son nom, ce mardi, auprès du procureur de la République, la troisième en huit jours, à la suite des attaques à répétition du pirate sur Rue89. Trois nouveaux éléments ont motivé cette plainte. Le 8 août, Ulcan a mis en ligne le contenu du fichier TAJ du journaliste (Traitement d'antécédents judiciaires). Comme nous l'expliquions déjà la semaine dernière, la moisson est maigre mais selon Haski, la vidéo mise en ligne -l'enregistrement d'une conversation téléphonique avec un policier qui lui livre le contenu du dossier du co-fondateur de Rue89- est parfaitement illégale et viole les règles administratives.

Haski révèle également que, dans la nuit du 8 au 9 août, le militant sioniste s'est fait passer pour lui, par téléphone, auprès du commissariat de son quartier, à Paris, prétendant qu'il venait de tuer sa femme et qu'il était retranché chez lui avec une arme. La police s'est donc rendue chez lui, en plein milieu de la nuit, prête à forcer la porte de l'appartement de Pierre Haski. Une semaine plus tôt, la brigade de nuit de Melun s'était fait piéger de la même façon, et les parents du journaliste de Rue89 Benoît Le Corre avaient eu le droit à la même mauvaise surprise. Enfin, Haski a jugé "insupportable" que Grégory Chelli puisse communiquer son adresse personnelle sur Twitter.

En attendant, Ulcan est déjà de retour sur le réseau social. Avec toujours la même description, la même photo de profil, les mêmes méthodes. Mais seulement 66 abonnés.

Pour en savoir plus sur l'affaire Ulcan, n'hésitez pas à consulter notre enquête consacrée au sujet, publiée vendredi dernier.

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