Sarkozy avait prévenu DSK (The Times)
Brève

Sarkozy avait prévenu DSK (The Times)

Citant l'entourage présidentiel, le Times (Londres, groupe Murdoch) écrit que lorsque Nicolas Sarkozy a appris l'arrestation de DSK, il a dit : "On l'avait prévenu", en faisant allusion à une conversation avec Strauss-Kahn en 2007. L'information est reprise par les agences et les médias américains.
"M. Sarkozy et son équipe ont souvent laissé entendre qu'ils avaient des éléments sur les supposées escapades de Strauss-Kahn qui pourraient couler la campagne présidentielle qu'il était sur le point de lancer le mois prochain. M. Sarkozy l'avait clairement indiqué lors d'une conversation à laquelle a assisté le Times en octobre."

"Le président a dit avoir averti M. Strauss-Kahn sur son comportement avec les femmes quand il l'a envoyé à Washington à la tête du FMI en 2007. «Là-bas, ils ne plaisantent pas sur ce genre de chose. Votre vie sera passé à la loupe. Évitez de prendre l'ascenseur seul avec des stagiaires. La France ne peut se permettre à un scandale.» En apprenant l'arrestation de M. Strauss-Kahn, selon M. Sarkozy, ses conseillers disent qu'il a levé les yeux au ciel et a dit : «On l'avait prévenu.»"

"Le palais de l'Elysée est surpris qu'il n'ait pas retenu la leçon après avoir frôlé le désastre à Washington", après sa relation avec une subordonnée hongroise du FMI en 2008, assure le journal.

The Times mercredi 18 mai 2011 picto

Cet extrait de l'article du Times a été souvent repris aux Etats Unis, aussi bien par l'agence UPI que par le New York Post, CBS News ou The Atlantic.

En France, sans faire référence à cet article, Marine Le Pen a accusé ce matin Sarkozy, mais aussi le PS, d'avoir fermé les yeux sur le comportement "quasi-pathologique" de DSK, au profit de leur intérêt politique. "L'ensemble de la classe politique et journalistique bruissait non pas du comportement de séducteur invétéré, mais du comportement de harceleur de Dominique Strauss-Kahn, et un certain nombre de leurs adversaires politiques savaient que ce comportement quasi-pathologique pouvait être un avantage pour eux dans une campagne présidentielle", a-t-elle assuré sur BFM TV.

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