Rumeurs : "ambiance épouvantable" (presse nationale)
Brève

Rumeurs : "ambiance épouvantable" (presse nationale)

La presse nationale revient sur les contradictions entre les déclarations de Carla Bruni sur Europe 1 et celle du patron du contre espionnage français : "Affaire insignifiante ou complot international? La gestion par l’Elysée des rumeurs sur la mésentente du couple Sarkozy est révélatrice d’un fonctionnement ubuesque." estime Libération tandis que Le Parisien évoque "une ambiance épouvantable" selon un député de la majorité.


"Naissance d’une femme politique? L’intervention radiophonique de Carla Bruni-Sarkozy, il faut bien le dire, fut d’un étonnant professionnalisme. Certains parlent la langue de bois. L’épouse du Président manie avec brio la langue de miel. (...)L’opération était ciselée et devait réussir: On démentait et on déminait en quelques phrases cinq jours de vaudeville abracadabrantesque. (...) On était presque tenté d’y croire. Jusqu’au grain de sable fatal qui a grippé cette mécanique de charme. L’Elysée n’a demandé aucune enquête, entendit-on. Bernard Squarcini, contre-espion en chef de la République, dit exactement le contraire au même moment. Autrement dit, cette affaire à laquelle on n’attachait officiellement aucune importance a mobilisé le bras armé de l’Etat. Drôle d’indifférence… (...) La communication à haute dose débouche sur une overdose de la com." écrit Laurent Joffrin dans son éditorial.

Un "ponte" de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) déclare à Libération à propos de Bruni : "«Elle ne maîtrise pas notre langage policier, mais elle n’a pas tort. Nous n’avons pas mené d’enquête policière au sens strict du terme mais des vérifications pour remonter à l’origine de la rumeur. C’est une question de sémantique.» Carla Bruni-Sarkozy a pourtant assuré qu’en France «on ne fait pas une enquête sur des commérages». En fait, si."

"Ça a mis une ambiance épouvantable », témoigne le député UMP Claude Goasguen. La personne de Pierre Charon, peu aimé des parlementaires, concentre toutes les critiques. Le conseiller du président est jugé coupable d’avoir « remis un euro dans le flipper », selon la formule d’un député, avec ses déclarations. « Cette affaire aurait pu mourir de sa belle mort s’il n’en avait pas remis une couche », s’énerve un autre. « Il y en a un certain nombre qui devraient se la boucler », s’agace Goasguen, connu pour avoir traité de « connards » les collaborateurs de l’Elysée. Observant que « tout ce qui touche à la vie privée de Sarkozy exaspère nos électeurs », les parlementaires estiment déjà que les dégâts sont importants, comparant cette affaire à « celle de l’Epad ». La montée en première ligne de Carla Bruni-Sarkozy, en revanche, a été bien accueillie. «Son intervention a été vraiment très bonne, empreinte de beaucoup de sincérité, a commenté hier Jean-François Copé, patron des députés UMP. Elle est de nature à tourner la page, à permettre un retour à l’apaisement.»"

Le Parisien vendredi 9 avril 2010 picto

"Les rumeurs qui courent sur la vie privée des personnalités influent-elles sur l'opinion et le jugement que vous portez à l'égard de ces personnalités ? Non», 17%«Oui» et 1% ne se prononcent pas. Sondage CSA 7 et 8 avril 2010 éhantillon national représentatif de 802 personnes âgées de 18 ans et plus."




Sarkozy "a fait savoir par son entourage qu’il se félicitait de l’intervention de son épouse sur Europe 1, mercredi soir. « Carla a donné une nouvelle fois une leçon de dignité. Elle a très bien parlé », a-t-il dit en qualifiant de « gros mensonges » les rumeurs sur sa vie conjugale. Il a approuvé la façon dont elle avait remis à sa place « ses amis », l’avocat Thierry Herzog, et le conseiller de Paris, Pierre Charon. (...) Aujourd’hui, l’Élysée fait comme si Charon et Herzog avaient agi sans l’autorisation présidentielle. (...) dans un effort pour renouer des relations apaisées avec la presse, le chef de l’État a fait savoir qu’il considérait que les journalistes n’avaient pas cherché à entretenir « ce climat délétère ». Il vise en revanche Internet. Le Web, où se recyclent sans cesse les bruits et les on-dit, nuit profondément, selon lui, au métier des journalistes." explique Le Figaro dans un encadré à droite sous la photo du président de la République.

picto Le Figaro vendredi 9 avril 2010

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