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Lors d'un dîner privé (donné à une date non précisée), auquel participaient de riches donateurs qui soutiennent sa campagne, Mitt Romney a déclaré que les 47% d'Américains qui déclarent vouloir voter pour Obama ne paient pas d'impôts, dépendent du gouvernement et "se prennent pour des victimes". La vidéo a été enregistrée à son insu, et mise en ligne lundi dernier sur le site du magazine Mother Jones. Elle a stupéfait les observateurs et la classe politique, qui y voient une énorme gaffe du candidat républicain, déjà, en difficulté dans les sondages. Un chroniqueur de l'agence de presse économique Bloomberg a même titré un billet : "Aujourd'hui, Mitt Romney a perdu l'élection" |
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Le magazine Mother Jones, surnommé MoJo "est un rejeton du Watergate, explique Libération. «Nous avons créé le magazine juste après l’enquête de Woodward et Bernstein qui avait réussi à abattre un président, raconte Adam Hochschild, un des cofondateurs de MoJo»." Ce n'est pas la première fois que MoJo fait parler de lui, rappelait Slate.fr dans un article quelques jours auparavant : "Un an après sa création, le magazine accède à la célébrité avec son premier gros scoop, en révélant que Ford a vendu pendant sept ans des voitures défectueuses dont le réservoir à essence risquait de prendre feu à tout moment." Comment fonctionne ce magazine ? "Mother Jones est une étrange créature : mi-magazine payant et mi-site internet gratuit ; survivante gauchiste des seventies qui se porte plutôt bien aujourd’hui, avec une petite équipe de 32 journalistes pour un magazine diffusé tous les deux mois à 200 000 exemplaires ; basée sur la côte ouest, à San Francisco, mais avec un gros bureau à Washington pour alimenter le site web, détaille Libé. «Ce qui est assez unique aux Etats-Unis, c’est que nous sommes une publication à but non lucratif, tout en ayant un produit commercial [le magazine et le site acceptent la publicité, ndlr] et en nous spécialisant dans le journalisme d’investigation»." |
"Mother Jones devrait largement profiter du scoop sur Romney. Le magazine revendique plus de 200.000 exemplaires vendus par mois et plus de 7 millions de pages vues en ligne", souligne Slate.
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