Radio France : Gallet blanchi par l'Inspection des Finances
Brève

Radio France : Gallet blanchi par l'Inspection des Finances

Une moquette neuve, un changement de véhicule et un contrat de communication douteux ? Rien d’anormal ni de disproportionné conclut aujourd’hui l’Inspection des Finances chargée d’enquêter sur les dépenses de la direction de France Inter suite aux révélations du Canard enchaîné. Ainsi Mathieu Gallet ressort blanchi.

Devant les salariés réunis en assemblée générale au début de la grève de Radio France – une AG épluchée ici – Mathieu Gallet, le PDG du groupe, s’était réjoui de l’ouverture d’une enquête de l’Inspection générale des Finances (IGF) chargée d’examiner ses dépenses suite aux révélations du Canard enchaîné. Et il pouvait. Aujourd’hui, l’IGF, qui met en ligne son rapport après investigation sur place entre le 30 mars et le 9 avril, est formelle : "aucune des dépenses examinées [....] ne présente de caractère anormal ou disproportionné par leur nature ou leur montant". Une forme de blanchiment selon Le Monde.

L’explosion du budget de la rénovation du bureau du PDG ? Les travaux étaient "liés à des décisions sur lesquelles l’actuel président n’a pas pu exercer d’influence, car antérieures à son arrivée". Certes l’ajout de mobilier de bureau, d’une nouvelle moquette et des stores automatiques a été décidé sous Gallet. Mais, précise le rapport, "la mission n’a pu retrouver d’éléments écrits permettant d’établir avec certitude l’origine de la décision, entre le président ou la direction de la réhabilitation", de ces nouveaux éléments qui ont alourdi la facture de 35 000 euros. Même constat pour le changement de véhicule de Gallet révélé par Libération : le changement avait été prévu avant sa prise de fonctions du PDG et "s’est s’inscrit dans le cadre des règles de l’entreprise".

Quant au contrat de communication établi avec la boîte de communication Balises dirigée par Denis Pingaud, qui avait déjà la charge de la communication de Gallet alors à la tête de l’INA, là encore, rien à redire. Si ce contrat est plus élevé que les contrats du genre signés par l’ancienne direction – 90 000 euros comparés aux 60 000 d’antan – ce dernier a supprimé la clause de renouvellement tacite auparavant en vigueur. Le contrat passé avec Pingaud arrivera donc à terme en juin 2015 et, dorénavant, un appel d’offres devra être lancé afin de choisir le prestataire. Ce marché devait être lancé en février mais il a été reporté "en raison du climat de radio France" dixit le rapport.

Très peu de bémols donc si ce n’est, comme le souligne Le Monde, "la justification moins évidente de deux voyages effectués par M. Gallet, l’un au Brésil au moment de la Coupe du monde de football, l’autre en Chine pour participer à un sommet «Young leaders»". Mais globalement, le PDG s’en sort bien et peut soupirer d’aise. Pour autant, pour les salariés qui signent ce matin une tribune dans Libération, ce dernier "sort de ces vingt-huit jours recroquevillé dans son beau bureau. Nous, salariés, à nouveau debout. Ensemble". Preuve que Gallet n’est pas blanchi par tout le monde.

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