Ne laissons pas le plein pouvoir à la police (Matteo Bonaglia, Hors-Série)
Brève

Ne laissons pas le plein pouvoir à la police (Matteo Bonaglia, Hors-Série)

Pas d’images, et donc pas de violence?

Cette semaine, dans Hors-Série, Judith Bernard revient sur les répressions policières et sur la notion de droit – capitale – avec l’avocat Matteo Bonaglia, membre fondateur de Avocats Debout. L'avocat, qui a également participé au DEFCOL, le groupe de défense collective qui fournissait une aide matérielle aux personnes interpellées dans le cadre des manifestations contre la loi Travail, explique que la preuve filmique est un enjeu décisif pour la défense des droits.

Auparavant, des témoignages, des blessures, des constats médicaux pouvaient suffire à la défense des personnes agressées. Désormais, regrette-t-il, "quand il n’y a pas la vidéo, ça n’a pas existé". Pire: si vous vous rendez dans un commissariat pour montrer vos blessures, vous êtes catalogués en tant que casseur ou fauteur de trouble. Cette impunité des forces de l’ordre, renforcée avec l’état d’urgence dont on ne sait s’il sera un jour levé, est corrélée avec la volonté de l’Etat de "criminaliser la contestation politique"… mais aussi la contestation "des plus pauvres" souligne Bonaglia.

>> Pour voir l'émission "Pleins pouvoirs à la police ?", c'est ici >>

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