Le « Woerthgate » (presse nationale)
Brève

Le « Woerthgate » (presse nationale)

Selon un sondage exclusif CSA/Parisien "56 % des personnes interrogées jugent l’affaire « grave »" "contre 31 % à juger le contraire"

"mais elles ne veulent pas que le ministre du Travail démissionne." écrit le chapeau sous le titre du quotidien à propos de l'affaire Woerth, qui n'a droit qu'à un petit carré en bas à droite de la Une, alors que la Tribune parle de "Woerthgate" en première page.






"42 % des personnes interrogées souhaitent en effet son maintien au gouvernement, 37 % seulement son départ. « Un pourcentage faible quand on songe que l’opinion entend ou lit chaque jour des révélations sur Eric Woerth, sur sa femme ou sur Mme Bettencourt », commente Jean-Daniel Lévy, directeur de CSA Opinion." ajoute par ailleurs le journal ce qui semble un peu contradictoire avec le chapeau.



Le Parisien jeudi 1 er juillet 2010 picto

"Jusque-là, l’opposition de gauche s’était cantonnée dans une vigilante prudence. Elle s’interrogeait sur un éventuel conflit d’intérêt et dénonçait un cumul de fonctions problématique. On peut le comprendre: cette confusion des genres l’avait laissée de marbre - ainsi que l’immense majorité des journalistes, il faut bien le reconnaître - alors même qu’Eric Woerth était en poste au ministère du Budget depuis longtemps, tout en continuant à s’occuper des finances de l’UMP. Indignation quelque peu rétrospective… L’ancienne candidate n’a pas cette circonspection. Le système Sarkozy, dit-elle, est «corrompu». A ce stade, la formule relève de la polémique politique et non du jugement fondé en droit. (...) L’explosion des hauts revenus née de la libéralisation économique a changé les critères de vie et d’éthique de la classe dirigeante. Pour s’en être accommodée, la droite française se retrouve dans la tempête." écrit Laurent Joffrin dans l'éditorial de Libération qui consacre 4 pages au sujet.

"On croyait à un litige familial. L’affaire Bettencourt est devenue un scandale politico-judiciaire, une fusée à plusieurs étages, qui implique l’Elysée, plusieurs administrations, et le ministre du Travail, ancien titulaire du Budget, Eric Woerth. Le procès du photographe François-Marie Banier qui s’ouvre, ce matin, devant la 15echambre du tribunal correctionnel va s’en ressentir. Et la pression sur les juges est désormais maximale." explique par ailleurs le journal.






Le titre des Echos résume sobrement les dernières rumeurs distillées par l'Elysée.


Les Echos jeudi 1 er juillet 2010 picto





"La gauche ne relâche pas la pression dans l’affaire Woerth-Bettencourt mais Nicolas Sarkozy refuse de réagir à chaud et maintient le calendrier d’un remaniement d’ampleur en octobre."


picto La Tribune jeudi 1 er juillet 2010



"On se demande pourquoi le PS demande une commission d’enquête sur Éric Woerth puisque sa culpabilité est d’ores et déjà prouvée. Où sont les preuves irréfutables, où sont les pièces à conviction accablantes ? Peu importe : le ministre est coupable de conflit d’intérêts parce que les socialistes estiment qu’il est impossible qu’il ne le soit pas. Il proclame son innocence et son intégrité ? On ne l’écoute pas. Les procureurs de la Rue de Solferino ont rédigé l’acte d’accusation et Arnaud Montebourg, le Sanson des temps modernes, attend patiemment, la main posée sur la guillotine." estime le début de l'éditorial du Figaro.

jeudi 1 er juillet 2010 picto

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