"Il avait déjà une cible sur le front"
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"Il avait déjà une cible sur le front"

Révélations de StreetPress : comment le policier a décidé de parler à visage découvert

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En moins de deux mois, StreetPress a publié plusieurs enquêtes sur les dérives racistes de la police qui ont donné lieu à l'ouverture de procédures judiciaires. C'est un officier de police judiciaire, Amar Benmohamed, qui a permis au site de révéler le comportement raciste de certains policiers chargés de surveiller les cellules du tribunal de grande instance (TGI) de Paris. Pourquoi et comment a-t-il décidé de témoigner en son nom et à visage découvert ? Entretien avec le rédacteur en chef, Mathieu Molard.

Dans deux articles (ici et ici) et une vidéo, le site StreetPress révélait lundi 27 juin qu'entre 2017 et 2019, et probablement encore aujourd'hui, des agents de police chargés de surveiller les détenus en attente de leur passage devant le juge au tribunal de Paris ont multiplié à leur encontre les insultes racistes, homophobes, et les mauvais traitements. Propos indignes  - "Ferme ta gueule, sale bougnoule", "négro", "sale pd" - mais aussi crachats dans les plateaux repas, refus de donner à boire... Les faits rendus publics par StreetPress sont accablants. À l'origine de ces révélations, un officier de police judiciaire qui a accepté de témoigner en son nom et à visage découvert, Amar Benmohamed, qui avait préalablement tenté d'alerter sur la situation en interne - sans succès.

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