France-Soir près de la fin ? (presse nationale)
Brève

France-Soir près de la fin ? (presse nationale)

France-Soir n'est pas dans les kiosques aujourd'hui: la rédaction s'est mise en grève, de manière préventive, face au projet d'un arrêt de la version papier de ce quotidien. une décision qui n'a pas été confirmée pour l'instant. Le journal, propriété d'Alexandre Pougatchev, fils d'un banquier russe, qui semble lassé d'investir à fonds perdus, licencierait une partie de son personnel, et ne garderait que son site web.

"Epilogue au bout de presque trois ans de gouffre financier : la rédaction apprenait par la bande que 89 postes seraient supprimés sur environ 130, l’édition papier arrêterait de paraître et France-Soir deviendrait pure player. La pire des perspectives. L’ambiance était funèbre à l’AG et la grève a été votée sur le champ à la majorité, même si ce plan cauchemardesque doit être présenté officiellement vendredi lors d’un comité d’entreprise extraordinaire." constate Libération.

"Alexandre Pougatchev, 26 ans, fils d’un oligarque russe considéré comme le banquier du Kremklin, a décidé d’arrêter les grands frais après avoir englouti plus de 60 millions d’euros. Avec deux nouvelles formules en à peine deux ans, France-Soira essuyé une perte d’exploitation de 31 millions, avec un chiffre d’affaires de 17 millions d’euros en 2010.

"«Pourquoi diable Pougatchev ne vend-il pas ?» D’autant que se tiendrait en embuscade l’ancienne directrice générale du journal, virée sans gants fin 2010. Selon Presse News, Christiane Vulvert aurait monté un tour de table avec un groupe de quatre investisseurs prêts à investir 10 millions d’euros dans la relance du quotidien en conservant le papier."

Libération mardi 11 octobre 2011picto

"C’est la mort clinique d’un journal historique. Dans quelques semaines, « France-Soir » pourrait débrancher ses rotatives. L’actionnaire du quotidien, Alexandre Pougatchev, a annoncé hier son intention de supprimer dès le mois de décembre la version papier du titre pour ne conserver que l’édition numérique. Le projet sera officiellement présenté en comité d’entreprise vendredi. Mais on en connaît déjà les grandes lignes : l’entreprise risque d’être amputée de trois quarts de ses membres (89 postes sur un peu plus de 120 pourraient être supprimés). Bientôt, ils ne seront plus qu’une trentaine dans les bureaux du 100, avenue des Champs-Elysée à Paris." écrit Le Parisien.

"Son jeune actionnaire, Alexandre Pougatchev, 26 ans, a déjà dépensé près de 100 M€ depuis qu’il a racheté le titre en janvier 2009. La nouvelle formule, lancée en mars 2010, a seulement permis à « France-Soir » de respirer un peu : les ventes du journal sont passées de moins de 20 000 exemplaires/jour à près de 70 000 aujourd’hui."

pictoLe Parisien mardi 11 octobre 2011










"France-Soir accusant une perte de 12,8 millions d’euros à fin juin. La relance du titre en début d’année, à grand renfort de promotion, n’a pas permis d’enrayer la baisse inexorable des ventes, qui se sont établies à 59 102 exemplaires de diffusion France payée sur les huit premiers mois de l’année, contre près de 64 000 exemplaires un an plus tôt, selon l’OJD. La nouvelle formule devait permettre à France-Soir de franchir la barre des 100 000 exemplaires. " écrit Le Figaro dans un petit encadré (rubrique Zoom) à la première page de son cahier Economie.

Le Figaro mardi 11 octobre 2011picto




"Ce n'était pas Le Monde de Beuve-Méry qui s'adressait à l'élite avec son édito international sur la colonne de gauche de la première page, ni L'Huma qui, après, avoir pleuré la mort de Staline, épousait fidèlement la ligne d'un PCF hégémonique à gauche: France Soir était un quotidien populaire, qui faisait de l'info, sans démagogie ni populisme." estime Pierre Haski sur Rue89.

"A la mort de Pierre Lazareff en 1972. France Soir a commencé un déclin inexorable, une longue descente aux enfers avec d'innombrables repreneurs, certains avec une ambition, d'autres simples profiteurs."

"Jusqu'à notre oligarque russe, Alexandre Pougatchev, qui, il y a deux ans encore, distribuait des mallettes Louis Vuitton à ses invités, remplies de ... caviar russe, et qui, après avoir raflé un paquet de subventions publiques, proclama qu'il allait faire remonter France-Soir de 50 000 à 200 000 exemplaires, à contre-courant de toute la presse imprimée du monde occidental!"

Partager cet article Commenter

 

Cet article est libre d’accès
En vous abonnant, vous contribuez
à une information sur les médias
indépendante et sans pub.

Déjà abonné.e ?

Voir aussi

Ne pas manquer

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.