Face aux menaces, le régime syrien s'ouvre aux caméras
enquête

Face aux menaces, le régime syrien s'ouvre aux caméras

...mais choisit soigneusement ses reporters

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Des combattants en Syrie, des immeubles détruits : ces images, habituellement, sont celles du côté des rebelles. Cette semaine, c'était des combattants côté régime syrien, ou des obsèques de chrétiens tués par les rebelles, que l'on pouvait voir sur France 2. Pour entrer "côté rebelle", les journalistes empruntent des filières de passeurs (nous en parlions ici). Côté officiel, le régime ouvre plus largement ses portes depuis les menaces de guerre occidentales, comme avant lui, dans des situations comparables, les régimes de Saddam Hussein ou de Kadhafi. Mais toujours à des journalistes soigneusement choisis.

Un reportage sur un enterrement de chrétiens, victimes des rebelles syriens : l'image, diffusée ce mercredi soir sur France 2, est évidemment favorable au régime de Bachar el Assad, même si le journaliste, Franck Genauzeau, prend soin de préciser qu'il a été vivement encouragé par le régime à filmer cet enterrement. Les victimes étaient originaires du village chrétien de Maaloula.

Si c'est Franck Genauzeau qui est parti en reportage à Damas, avec un visa officiel du régime, ce n'est pas par hasard : il n'était jamais parti auparavant du coté des rebelles. Impossible, en effet, de couvrir le conflit côté r&ea...

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