Des nouvelles de France, Etat voyou
Brève

Des nouvelles de France, Etat voyou

Ce "c'est une honte, trop c'est trop!" de la commissaire européenne Viviane Reding

, à propos de la fameuse circulaire du cabinet de Hortefeux sur les Roms : "un ton inhabituel, de la part de la commission" estime gravement le 20 Heures. Ce n'est pas "'un ton inhabituel", David Pujadas. C'est une claque. Une grosse claque brûlante, sur la joue de l'Etat-voyou qu'est devenue la France, en quelques jours, presque en quelques heures. Il serait temps de changer de disque, et d'en finir avec cette berceuse ordinaire des radios et des télés, qui se déroule imperturbable, comme si tout était normal : "les plus hautes autorités de l'Etat", "réponse musclée du ministre français", "ferme démenti du directeur général de la police nationale", etc. Il serait temps d'appeler un chat un chat, un raciste un raciste, un menteur un menteur.

Prenons la seule journée d'hier. Si elle s'était déroulée en Ouzbekistan, comment un Pujadas moyen, correspondant étranger en poste dans le pays, en aurait-il rendu compte? "Paris, 14 septembre. Une féroce lutte de clans a éclaté à l'intérieur même du régime en France (Europe occidentale). Le ministre de la police, un faucon du régime, a réécrit en catastrophe une instruction raciste, envoyée aux préfets, et révélée par un site Internet indépendant, alors que l'agence officielle n'en avait pas soufflé mot. Un autre journal indépendant révèle que le ministre de l'Immigration, autre faucon, mais opposé au ministre de la police, a menti, en prétendant ne pas avoir été alerté de l'existence de cette instruction. Ce mensonge a mis en fureur l'Union Européenne, qui a fait référence aux déportations de l'Occupation, redoublant la colère du pouvoir français".

"Sur le front de la corruption, le procureur de Paris, soumis au pouvoir, vient de refuser à un juge indépendant d'enquêter sur une affaire de corruption liée à des ventes de sous-marins nucléaires au Pakistan, qui pourrait impliquer le clan présidentiel. Enfin le chef de la police, ami d'enfance du leader français, et membre de son clan, a été lui aussi pris en flagrant délit de mensonge, en prétendant avoir alerté une commission officielle au sujet d'une enquête sur des fuites de presse dans un scandale de conflit d'intérêt mettant en cause un trafic de décorations, entre un ministre et l'entourage d'une milliardaire octogénaire du cosmétique. Rival potentiel du président, le Premier ministre, lui aussi un dur, mais aux manières plus modérées, a attaqué violemment ses propres ministres, devant les parlementaires du parti au pouvoir. Il a notamment attaqué la ministre de la Justice et rivale potentielle, dont un des proches collaborateurs alimentait la presse. Dans cette ambiance de décomposition, le ministre du Travail fait passer au forceps une réforme des retraites rejetée par la majorité de la population, en s'appuyant sur une récente réforme qui limite le temps de parole de l'opposition au Parlement". Ce ne serait pas plus juste comme ça ?

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