Brève
Contre Guillon et la radio de gauche (Levy/Causeur)
"Pour tout dire, je n’aurais pas viré Didier Porte malgré sa malheureuse chronique dans laquelle il prêtait à Dominique de Villepin des intentions fort grossières à l’égard du président. (...)
Philippe Val et Jean-Luc Hees avaient, en revanche, d’excellentes raisons de virer Guillon." écrit Elisabeth Levy sur le site Causeur.
| "La première est qu’il n’est pas drôle, ce qui, pour un humoriste, est une faute professionnelle. La deuxième est qu’il confond l’humour et l’insulte et qu’il s’en prend en toute impunité à ces faux puissants que sont les politiques mais beaucoup plus rarement aux vrais puissants que sont les détenteurs du pouvoir culturel et médiatique – dont il fait partie – et encore moins aux idées dominantes dont il est l’un des plus éminents défenseurs. (...)" "Mais même si tous ces motifs n’existaient pas, une phrase, dans sa dernière chronique tout entière à sa gloire consacrée aurait été une excellente raison de le remercier. Dans le concert de pleurnicheries et d’indignation qui a accueilli la décision de débarquer le Jean Moulin des ondes, cette petite phrase n’a suscité ni l’étonnement, ni la réprobation. “France Inter est une radio de gauche qui se comporte comme la pire entreprise de droite”,a affirmé Guillon, avant d’être applaudi par toute l’équipe de la matinale, à la demande, parait-il, de Nicolas Demorand. (...) C’est affiché très tranquillement sans que personne ne trouve rien à y redire. Que le contribuable finance une radio politique, quoi de plus normal ?" "Quant à moi, il me semble que toutes les opinions, même celles qui ne sont pas du goût de nos courageux résistants, devraient avoir droit de cité sur une station dite de Service public. C’est un peu ringard, voire convenu. Cela s’appelle le pluralisme, un autre nom de la démocratie." |
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