Confusion autour du Monde (presse nationale)
"Le groupe espagnol Prisa, un fidèle actionnaire du Monde, détenteur de 15,01 % de son capital (...) demande donc le report du délai fixé à vendredi, 19 heures, pour déposer une offre ferme de reprise. (...) Le groupe Prisa qui est actuellement endetté de plus de 3 milliards d’euros est en train de procéder à une recapitalisation. (...) Sans faire véritablement de préoffre, le patron de Prisa prend soin de préciser ses intentions pour Le Monde dont il souhaite « élargir l’offre » et « le donner à lire chaque jour, le matin, du lundi au dimanche »". "Au même moment, le trio emmené par l’homme d’affaires Matthieu Pigasse, Xavier Niel et Pierre Bergé déposait une lettre d’intention listant ses engagements et son projet pour le groupe (recapitalisation de 80 à 100 millions d’euros, charte de gouvernance, création d’un comité d’éthique…). Par ailleurs "le nouveau PDG d’Orange, Stéphane Richard, s’est expliqué sur son projet d’entrer au capital du Monde. « Des candidats nous ont sollicités pour être un partenaire minoritaire, il ne s’agit pas du tout un rachat » , a-t-il précisé. Ce partenariat aurait de sens à ses yeux que s’il engendre « des bénéfices mutuels » pour les deux groupes. « Orange pourrait accompagner Le Monde vers sa transition numérique », en se focalisant sur la filiale Internet du groupe, Le Monde Interactif." Le Figaro jeudi 10 juin 2010 ![]() |
"La confusion la plus totale régnait hier sur le dossier de reprise du Monde. (...) Seul le trio constitué de Pierre Bergé, Matthieu Pigasse et Xavier Niel avait remis son offre mecredi à midi. (...) Claude Perdriel (...) attendait toujours hier soir la conclusion des négociations en cours avec un partenaire minoritaire. (...) Orange démentait en fin d'après-midi être le partenaire de Claude Perdriel."
Les Echos jeudi 10 juin 201
La Une et trois pages sur l'intérêt manifesté par Orange envers le Monde.
"L’Elysée est-il derrière legeste d’Orange?" se demande Libération
"Chez France Télécom, on dément également toute intervention politique. «Sarkozy n’a pas appelé Stéphane Richard pour lui demander d’y aller. Mais Richard sait que regarder ce dossier ne peut pas lui être défavorable», estime un bon connaisseur d’Orange."
"«Difficile d’y voir une cohérence», confient en chœur les experts, perplexes. Orange dit vouloir épauler leMonde dans le numérique. Sauf que le quotidien n’a pas eu besoin d’aide pour développer son site ou son application iPad. Et l’opérateur ne brille pas par sa créativité sur la Toile. La plupart de ses projets (moteur de recherche Voila, site de partage de photos Pikeo) se sont soldés par des bides. (...) D’où le soupçon que la logique de France Télécom n’est pas seulement économique, mais relève d’une stratégie sinon politique, du moins d’influence." remarque Libération
"A terme, se dit-il, l’information n’est pas seulement un devoir civique: elle est aussi un investissement logique. L’extraordinaire développement du Net, dès lors qu’on conjure la malédiction du tout-gratuit, ouvre un champ infini de possibilités." souligne l'édito de Laurent Joffrin
Libération jeudi 10 avril 2010
Quelle mouche a piqué Orange ? Lisez donc la chronique de Daniel Schneidermann Orange, "accompagnateur" du Monde?
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