Chirac : luttes d'entourage et hypocrisies
Brève

Chirac : luttes d'entourage et hypocrisies

"Que d'hypocrisies ! (...) Que n'a-t-on entendu sur Le Journal du Dimanche" qui a consacré sa Une et une double page à la santé de Jacques Chirac, en évoquant la maladie d'Alzheimer, s'étonne le magistrat Philippe Bilger sur son blog, tandis que Pascale Robert-Diard (Le Monde) évoque sa présence au Conseil Constitutionnel.

"On dirait qu'on a oublié déjà les tromperies graves inspirées par François Mitterrand sur sa santé contrairement à son engagement initial de transparence. Connues plus tôt, de même que l'existence d'une seconde famille subventionnée par la République sans que le citoyen basique en ait rien su, les unes et l'autre auraient peut-être infléchi le vote aux élections présidentielles de 1988."
(...) Quand j'entends Benoît Hamon invoquer, au sujet de Jacques Chirac, le respect de la vie privée, encore faudrait-il qu'il y ait en l'occurrence proprement "vie privée" et, par ailleurs, manque de respect "

"Dans ces conditions, contrairement à Alain Minc qui, surfant sur une hostilité facile à l'encontre des médias dans ces domaines où la protection de la personne semble devoir tout dominer, s'est permis de dénoncer le JDD qui aurait violé une règle non écrite d'exclusion de la santé des personnalités publiques des sujets possibles et décents, je persiste à alléguer que la vie de Jacques Chirac n'est plus, depuis longtemps, une vie privée comme les autres. Dès lors qu'une existence intime a une incidence sur le débat public et que la curiosité citoyenne n'est pas sordide, il serait choquant de la maintenir à l'abri de tout et de tous.
"


Blog Philippe Bilger 1er février 2011

"Ce n'est pas la faute du JDD si certaines des personnes entendues pour cette double page ont fait état d'appréciations négatives ou pessimistes, à commencer par Bernadette Chirac dont le démenti sur Europe 1 peut apparaître plus guidé par la volonté après coup de réparer une révélation maladroite que par l'envie de contredire un propos qu'elle sait avoir tenu." ajoute Bilger.

"Parmi les fidèles compagnons de M. Chirac, d'autres font valoir qu'il serait difficile de soutenir que l'ancien président n'est pas en état d'être jugé tout en acceptant qu'il continue, par exemple, de siéger comme juge au sein du Conseil constitutionnel. Et redoutent que cet argument signe la fin de sa vie publique." souligne Pascale Robert-Diard (Le Monde).

L'occasion de lire la chonique de Daniel Schneidermann Chirac, opération Alzheimer ?

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