Ces best-sellers pas vus à la télé (Le Parisien)
Brève

Ces best-sellers pas vus à la télé (Le Parisien)

Ils vendent des dizaines, voire des centaines de milliers d'exemplaires de leurs livres mais on ne les voit jamais à la télé ou presque. Le Parisien s'est penché sur ces auteurs qui passent sous le radar médiatique.

Le Parisien, 26 janvier 2017

Vous ne les entendrez pas sur France Inter. Vous ne les verrez pas non plus chez Ruquier. Ce sont les auteurs "pas vus à la télé", ce qui ne les empêche pas de vendre des dizaines de milliers de livres. Le Parisien s'est penché cette semaine sur cette "galaxie d'auteurs qui passent sous les radars médiatiques". Parmi eux, Françoise Bourdin et Aurélie Valognes. La première a vendu 600 000 exemplaires de son dernier ouvrage, Face à la mer, qui raconte la dépression (puis la reconstruction) de Mathieu, libraire indépendant au Havre. 600 000 exemplaires mais seulement deux articles dans la presse nationale (Télé 2 Semaines et France Dimanche) et une seule invitation sur un plateau de télévision, dans l'émission Dans quelle éta-gère, diffusée quotidiennement sur France 2 et qui se présente comme "un entretien de deux minutes avec un écrivain qui présente son nouveau livre". Pas vraiment de quoi pavoiser, donc. La seconde, Valognes, a aussi explosé les compteurs, en vendant 300 000 exemplaires de sa comédie familiale Nos adorables belles filles, mais n'a été reçue nulle part.

 

Bourdin sur le plateau de son unique passage télé

"A l’inverse, Eric Naulleau (ancien éditeur et chroniqueur de « On n’est pas couché », France 2) pour une simple réédition de son livre sorti en 2010, Parkeromane, était partout : « On n’est pas couché » bien sûr, « 28 minutes » (Arte), « Le Grand Journal » (Canal +), BFM TV, « Les Pieds dans le plat » (Europe 1), « Remède à la mélancolie » et « Le Nouveau Rendez-vous » (France Inter)", rappelle Le Parisien.

Comment expliquer un tel grand écart ? Interrogé, l'animateur de Boomerang sur France Inter, Augustin Trapenard, qui n'a reçu aucun des auteurs nommés ci-dessus, estime qu'il "ne faut pas surestimer l’importance des médias intellectuels parisiens qui ne sont qu’une infime partie des relais médiatiques et publicitaires (blogs, librairies, presse régionale, salons…) dont bénéficie l’édition". "Si les médias passent parfois à côté des succès, c’est aussi parce que la fortune de leurs auteurs se fait dans un second temps, lors de la sortie en poche", ajoute le quotidien.

Outre Bourdin et Valognes, Le Parisien distingue d'autres catégories d'auteurs en vogue, ignorés par les médias. Il y a les auteurs de genre, les youtubeurs (dont il était question dans notre émission sur le succès en libriaires d'Enjoy Phoenix) et puis les... "sulfureux". Parmi eux, Laurent Obertone et Alain Soral. Mais pour ces auteurs, largement soutenus par la fachosphère, l'absence de pub et de passages dans les médias est plutôt un avantage. "Leurs lecteurs, méfiants envers les journalistes, trouveraient suspects que ces derniers aiment les mêmes œuvres qu’eux", estime Le Parisien. Pour vendre plus de livres, vivons cachés ?

L'occasion de revoir notre émission sur les liens entre Youtubeurs et édition : "Enjoy Phoenix s'adresse à un nombre incroyable de petites soeurs"

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