Beyrouth, Lahore : pourquoi la sous-médiatisation de certains attentats ?
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Beyrouth, Lahore : pourquoi la sous-médiatisation de certains attentats ?

La faute aux journalistes... ou aux lecteurs ?

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Pourquoi l'attentat de Lahore, au Pakistan, et ses 72 morts, ont été si peu couverts par les médias occidentaux ? Au Guardian, on pointe les audiences, très faibles, des articles sur ce sujet, et la difficulté de traiter de zones éloignées, géographiquement et culturellement. Mais au-delà de la quantité d'articles et de lecteurs, l'exemple de l'attentat de Beyrouth en novembre, totalement occulté par ceux de Paris, semble aussi montrer une différence de traitement, dans le choix des mots : l'émotion et l'horreur à Paris ou Bruxelles, la géopolitique et la guerre ailleurs.

"C’est vrai qu’il y a moins de couverture médiatique, mais il y aussi malheureusement moins d’audience pour ces articles." Le rédacteur en chef au Guardian, Martin Belam, a répondu aux critiques sur la couverture médiatique des attentats de Lahore (Pakistan, 72 morts, dont de nombreux enfants chrétiens) dans un long post sur la plateforme de blog Medium. "Vous verrez des gens se plaindre que les médias donnent moins d’importance aux atrocités terroristes commises en dehors de l’Europe occidentale, que ce qu’ils font pour des cas comme Paris ou Bruxelles. Les chiffres montrent qu’il est beaucoup, beaucoup plus difficile de faire lire ces articles aux ...

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