Agression à Notre-Dame : "Vous arrivez à voir s'il bouge encore ?" (BFMTV)
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Agression à Notre-Dame : "Vous arrivez à voir s'il bouge encore ?" (BFMTV)

Ce mardi, en milieu d’après-midi, BFM TV bouscule son antenne.

Un individu vient d’agresser un policier au marteau sur le parvis de Notre-Dame. Il est 16h40 et le présentateur commente: "l’agresseur est à terre, on ne sait pas encore s’il est mort d’après nos premières informations BFM TV". La confusion règne encore. Seule info officielle à cette heure-là, ce message de la préfecture de police qui fait état d’ "une intervention en cours des effectifs de police" et recommande d’éviter le secteur.

Et voilà qu’à défaut d’être sur place, BFM TV dégaine en précipitation, en un quart de tour, un témoin exclusif. "Nous sommes en ligne avec un homme qui était sur place au moment des faits"... Ou presque. Puisque l’homme en question, situé dans un appartement avec vue sur le parvis, explique ne pas avoir vu l’agression, mais avoir entendu "deux coups de feu, suivi d’un mouvement de foule". Pendant plus d’un quart d’heure, avec son témoin au bout du fil, la chaîne d’info en continu mène son enquête, en direct. "Qu’est-ce que vous avez vu précisément?", "Comment l’homme qui gît au sol est-il habillé?", "Y-a-t-il des armes autour de lui?" Et surtout, demande le présentateur, "Est-ce que vous arrivez à voir s’il bouge encore, s’il est vivant ou si il est mort?". Alors que la police est en pleine intervention, que des équipes médicales sont dépéchées sur place, le témoin commente en direct la scène pour BFM TV : "Visiblement l’homme qui est à terre est mort".

Seul hic : quelque minutes plus tard, alors que l’homme est évacué, le présentateur de BFM commente : "On apprend que l’assaillant est blessé par balle, c’est ce qu’indiquen-t à l’instant les autorités. Il n’est pas mort." Les risques de "l'enquête" en direct. Depuis, l’assaillant neutralisé, blessé par balle au thorax par l’un des policiers qui a riposté, a été orienté vers un hôpital. De son côté la section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête en flagrance.

Lire aussi la chronique de aniel schneidermann, Morts visibles et invisibles.

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