Masques : l'aveu sans masque de Guérini
chronique

Masques : l'aveu sans masque de Guérini

Bien sûr, la France n'est pas le seul pays où "ça repart". Bien sûr, Israël reconfine pour trois semaines. Bien sûr, le nombre de morts repart à la hausse en Espagne. Mais nous voici en septembre, et le gouvernement est encore incapable de définir et de faire appliquer une politique de santé publique contre la pandémie de coronavirus, laissant le terrain libre à l'interminable cacophonie médicale (voir notre inventaire de ce week-end) aux charlataneries multiformes, et à la propagande souterraine anti-masques. Au printemps dernier déjà, je m'interrogeais ici sur les interrogations de mes confrères sur l'absence de crédibilité du gouvernement.

On tentera peut-être un jour de comprendre les causes de cet échec. On en trouvera une, au moins, qui sera tragiquement simple : le gouvernement paie son mensonge initial sur les masques, et sa tentative de masquer la réalité de la pénurie. Ce n'est pas un opposant qui le dit, c'est le chef du parti macroniste, Stanislas Guérini, dans un extrait isolé par l'émission Quotidien. "Avec le recul, on sait qu'on aurait dû dire plus simplement qu'il n'y en avait pas assez, et que c'était la raison principale de les réserver à la première ligne de front".

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