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Fonds Google : pure players absents du conseil d'administration

Par le - 17h50 - suivi

Le fonds Google est sur les rails. C'est ce qu'annoncent les Echos ce vendredi, avant de détailler la liste des sept administrateurs. Le Spiil (syndicat de la presse indépendante d'information en ligne dont @si est membre fondateur) n'a pas été retenu. Etonnant pour un fonds qui doit attribuer des fonds à des dossiers d'éditeurs "ayant un mérite dans la transition vers le numérique". Les premières demandes seront traitées à l'automne.

Le fonds Google se fera, mais sans la presse en ligne. Du moins dans le conseil d'administration. Le Spiil (syndicat de la presse indépendante d'information en ligne dont @si est membre fondateur) n'a pas obtenu de siège au conseil d'administration. C'est ce que Les Echos révèlent vendredi matin. Avant de donner la liste des sept administrateurs du fonds. Y figurent, comme prévu, Nathalie Collin (présidente de l’AIPG (Association de la presse d'information politique et générale et co-présidente du Nouvel Observateur) et Carlod’Asaro Biondo, le président de Google pour l’Europe du Sud. Ces deux membres à l'origne de l'accord sur le fonds, se repasseront le siège de président tous les six mois. Viennent s'ajouter Marc Feuillée (directeur général du Figaro) et Francis Morel (PDG du groupe  Les Echos) pour la presse, ainsi que trois membres indépendants, Marie-Christine Levet (associée chez Jaina Capital, le fonds d’investissement de Marc Simoncini), Stéphane Ramezi (patron du digital à l’Ina) et Mats Carduner (ancien patron France de Google aujourd’hui à la tête de l’agence Web Fifty Five). Deux administrateurs suppléants ont été également nommés: Bruno Lesouef (directeur des magazines de Lagardère Active) et Jean Viansson-Ponté (président du Syndicat de la presse quotidienne régionale).


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Ainsi, la presse magazine, la presse quotidienne nationale, la presse quotidienne régionale sont représentées, mais pas la presse en ligne, via le SPIIL, qui avait pourtant fait savoir qu'il souhaitait y participer. Etonnante décision pour un fonds qui est censé étudier des dossiers "ayant un mérite dans la transition vers le numérique" ainsi que le prévoyait l'accord signé en grande pompe à l'Elysée en janvier.

Par ailleurs, Les Echos précisent que les premiers dossiers seront étudiés à l'automne. Au départ, ils devaient l'être en juin. Mais la composition du fonds avait pris du retard suite à l'affaire Marc Schwartz. Le médiateur de l'accord entre les éditeurs et Google avait en effet été très gourmand au niveau de ses honoraires et n'avait ainsi pas pu devenir président du fonds. @si vous en parlait ici.

Par Charlotte Chauvinc


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