Qui sont les casseurs des manifs ? Comment sontt médiatisées (ou non) les violences policières ? Témoignages, enquête, émissions.

Publié le 27/10/2010  Alimenté le 21/06/2017
Vignette émission violences policières
arrêt sur images, émission du par

Théo : "La matraque télescopique, beaucoup de collègues l'ont demandée"

Police et agressions sexuelles : emballement médiatique ou tabou soudain levé ?

Une accusation de viol d’un jeune homme par un policier, avec une matraque télescopique, et se multiplient dans les médias les témoignages d’humiliations à caractère sexuel, notamment lors des contrôles d’identité. S’agit-il d’un emballement médiatique classique ou d'un vrai tabou qui se trouve brutalement levé par la seule force d’un témoignage ? Question que nous posons à nos trois invités : Camille Polloni, journaliste du site Les jours et auteure d’une série de reportages réalisés à Aulnay-sous-Bois, ville où réside Théo, le jeune homme agressé, Gaétan Alibert, secrétaire national du syndicat Sud Intérieur et Rachida Brahim, sociologue rattachée au Laboratoire Méditerranéen de Sociologie à Aix-Marseille Université et auteure d’une thèse consacrée aux crimes racistes. En fin d'émission, Mathilde Larrère revient sur l'histoire du mot "bamboula" qui, n'en déplaise au policier Luc Poignant, n'est pas une expression "convenable".

Extrait de l'émission:


Coulisses de l’émission par Anne-Sophie Jacques

Il est des sujets qui s’imposent. Lundi midi, à l’issue de notre conférence de rédaction, nous avions une émission en vue (je vous cache provisoirement son thème car j’ai bon espoir qu’on la réalise un jour). Hop invitation d’un premier invité, d’un deuxième, premier tour des images possibles, tout roule. Velours. Et puis mardi nous lisons l’article de Warda Mohamed publié sur le site Bastamag et découvrons par la même occasion que le viol présumé de Théo, ce jeune homme interpellé dans le quartier des 3 000 à Aulnay-sous-Bois le 2 février, est loin d’être un cas isolé.

La France a été condamnée à deux reprises pour torture par la Cour européenne des droits de l’homme pour des faits similaires survenus en 1999 et en 2011. Je découvre aussi le cas d’Alexandre dont le procès s’est tenu le 16 janvier dernier dans une certaine indifférence médiatique – exception faite du compte-rendu du Monde. Arrêté par la police municipale le 29 octobre 2015 à Drancy, Alexandre est agressé sexuellement juste avant son transfert à Bobigny. Le rapport médical indique "une plaie ouverte profonde saignante de 1,5 cm au niveau de la marge anale". Tout comme Théo, Alexandre raconte avoir été pénétré par la matraque du policier. Le chef d’accusation porte non pas sur un viol mais sur une violence volontaire avec arme. Autrement dit un simple délit. Le procureur a requis à l’encontre du policier six mois de prison avec sursis et un an d’interdiction d’exercer. Le jugement sera rendu le 20 février.

Mais il y a également l’affaire dite de l’enjoliveur qui date de 2004 et implique l’actuel commissaire d’Aulnay-sous-Bois, Vincent Lafon. A l&rs

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