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Crise financière, communication permanente
Rassurer sans démobiliser, alerter sans inquiéter, se montrer présent: le gouvernement communique. Il est aussi question de la crise financière ici et .
Publié le 07/10/2008  Alimenté le 08/08/2009
suivi le 01/10/2008 par Sophie Gindensperger

Le jour où Le Figaro a vu Sarkozy "prendre la crise à bras le corps"

...avant de conclure, en bas de page, à son impuissance

 

TF1-super-Sarkozy
"Le jour où Sarkzoy a pris la crise à bras-le-corps"
.

Tout est dans le titre de cet article du Figaro consacré à la gestion de la crise financière par le président de la République et son équipe.

Mais ça vaut la peine, quand même, de se pencher sur ce reportage, heure par heure, digne d'un scénario de la série 24h chrono.




Dans le dernier épisode, Christine Lagarde, la ministre de l'Economie et des Finances de la France, sauvait l'économie mondiale. En ce 1er octobre, Le Figaro vous proposait de suivre les aventures de Nicolas Sarkozy.

"À 4h40, le réveil sonne. Nicolas Sarkozy est retourné chez lui, dans le XVIe arrondissement, pour y dormir quelques heures avant de reprendre le fil des négociations de la veille."

On y est, on visualise le réveil, le regard endormi du président, la nuit noire et la finance mondiale qui l'attend.


Toute une page, il fallait bien ça picto

Remarquez qu'il est ultra-rapide en brossage de dents : "À 5 heures du matin, le président arrive à l'Élysée, où il retrouve son premier ministre, François Fillon, flanqué de son directeur de cabinet, Jean-Paul Faugère, et de son directeur de cabinet adjoint, Antoine Gosset-Grainville."

Mais à l'Elysée, c'est bonne ambiance. "Les portes du bureau du président sont grandes ouvertes, tout comme celles du bureau de Claude Guéant. Les conseillers vont et viennent entre le bureau du secrétaire général et celui du président. "Nous n'avions pas connu depuis la campagne une telle ambiance de travail, aussi collective", note au passage l'un des membres de la réunion."

Cependant, l'article du Figaro fait passer des messages assez contradictoires. "Le président ne vient pas à la réunion de 8h30, à laquelle assistent chaque jour les collaborateurs du président. Claude Guéant la préside. Il transmet les éléments de langage de la journée. Il souligne qu'il est important de ne pas donner le sentiment que l'Élysée organise des "réunions de crise".Le président ne veut en aucun cas laisser percer une quelconque fébrilité sous prétexte que la France et l'Europe "côtoient le gouffre".


> Cliquez sur l'image pour un gros plan <

Si l'on comprend bien, Guéant, sortant d'une réunion de crise, vient expliquer qu'il ne faut pas parler de réunion de crise. Ou le décryptage au secours de l'investigation.

Puis vient la réunion avec les banquiers et assureurs. "Le président passe outre le conventionnel tour de table, et prend la parole pour un long propos, "très franc, comme il en a le secret", raconte un témoin de la scène, qui ajoute: "C'était tonique, c'était le discours de Toulon en plus viril et plus direct." Un témoin totalement impartial, donc.

Mais attention, ce n'est pas parce qu'il a sauvé la finance mondiale que la journée du président s'arrête pour autant. Après avoir accueilli le premier ministre indien, Manmohan Singh, "il enfile sa tenue de jogging pour faire pendant une heure le tour du jardin de l'Élysée. À 16heures, il trouve le temps d'accueillir… Jean-Pierre Raffarin pour évoquer "ses projets pour l'avenir" après son échec lors de la primaire pour l'élection du président du Sénat." Et en plus, il est présent pour ses amis.

S'ensuivent une rencontre avec Carlos Ghosn, le patron de Renault, et enfin une autre avec les représentants du patronat européen. "Nous avons assisté à une séance étonnante, nous étions devant un président remonté à bloc, dans un état d'indignation bluffant", note l'un des participants, qui s'avoue im­pressionné par l'abattage du chef de l'État. "Il s'est montré absolument décidé à aller aussi loin que possible pour entraîner l'ensemble mondial vers une redéfinition des règles du jeu". Et s'il est décidé...

Mais soudain, dans le dernier paragraphe, tout bascule. Sous cette même plume, on lit que "le chef de l'État ne peut pas grand-chose face à un cyclone dont l'œil se trouve à New York et Washington. Une situation qui met le président dans une position d'attente." Mais alors, n'a-t-il pas "pris à bras-le-corps" la crise, comme le vendait si bien le titre ? "Mardi, faute de peser directement sur les événements, Nicolas Sarkozy a voulu à toute force démontrer qu'il y avait bien "un pilote dans l'avion", conclut, lucide, l'article. Et Le Figaro n'a pas été le dernier à l'y aider.

Mots-clés : Le Figaro, propagande, Sarkozy



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Commentaires
TF1 parle "peut-être un peu trop" de la crise
Une bonne nouvelle : Ferrari n’est pas une femme-tronc, c’est heureux pour son amant (depuis que Sarko ne s’y colle plus) ...
Par Patrice Guyot
le 26/03/2009
L'Amérique ? Et alors ?
Clic clac codak, si on devait etablir un ideal-type du message d'@sinaute ce serait celui-ci. Redige avec une certaine ...
Par Pierre-L
le 08/10/2008
Le jour où Le Figaro a vu Sarkozy "prendre la crise à bras le corps"
Moi aussi, j'ai mes sources. Selon celle-ci (que je ne connais pas) : - Nicolas Sarkozy peut encercler ses ennemis. Tout ...
Par constant gardener
le 01/10/2008
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