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Macé-Scaron "fier" d'être la plume de Fillon

Par le - 16h38 - suivi

Dans une tribune publiée sur le FigaroVox, l'ancien directeur de la rédaction de Marianne, Joseph Macé-Scaron, exprime sa "fierté" d'être devenu l'une des "plumes" de François Fillon.

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Ce 20 avril, Macé-Scaron publie une tribune sur la plateforme de débat du Figaro pour réagir aux informations du Canard Enchaîné, paru la veille, qui affirme que le journaliste a été embauché par la société de communication de Fillon pour "muscler" les discours du candidat. Faux selon l'intéressé, qui écrit : "Une précision, d'abord, sur l'argent puisque son spectre obsède certains esprits: je n'ai été recruté par personne, n'ai reçu aucun émolument d'aucune sorte et ne suis le salarié de quiconque autrement qu'au vu et au su de tous comme président du comité éditorial de Marianne".

Avant de raconter ce qui l'avait poussé "comme certains confrères" à écrire les discours de Fillon. "J'ai demandé à le voir l'été dernier. La manière dont sa démarche et ses convictions étaient minorées par la confrérie des suffisants me frappait". Il écrit alors une chronique dans Marianne pour saluer "la profonde adresse de François Fillon", lui qui dénonçait il y a encore peu les liens entre Fillon avec Sens commun, l'émanation politique de la Manif pour tous. "François Fillon savait - et sait toujours - ce que je pense du mariage pour tous, des familles homosexuelles, du suicide médicalement assisté et de bien d'autres sujets de société", se justifie aujourd'hui le journaliste.

Comment expliquer cette volte-face ? "Ce qui a changé et ce qui devrait tous nous bouleverser est ce qui s'est passé un certain 7 janvier 2015. Ce jour-là, le pays tout entier découvrait les effets d'une radicalisation qui allait être le défi majeur de ces vingt prochaines années. François Fillon a été le premier, et pendant bien longtemps le seul, à dire «non» aux accommodements déraisonnables, à dire «non» au totalitarisme islamique contre la ligue des «déni oui-oui» qui ne voulait pas comprendre que nous étions entrés en guerre contre un adversaire qui avait juré notre anéantissement".

Sur Twitter, l'actuel directeur de la rédaction de Marianne, Renaud Dély, a réagi : "Pourquoi faire clandestinement quelque chose dont on se dit « fier» ? Etrange, non ?", s'est-il interrogé, alors que Macé-Scaron n'avait pas prévenu Marianne, dont il est toujours président du comité éditorial, de son nouvel engagement.

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Tweet de l'actuel directeur de la rédaction de Marianne, en réaction à la tribune de Macé-Scaron

De son côté, la société des rédacteurs de Marianne estime que, "dans ces conditions", "la collaboration de Macé-Scaron à notre journal n'est plus possible".

L'occasion de relire notre article : "Clown, émulsion médiatique : quand la nouvelle plume de Fillon critiquait Fillon"


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