ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Notre émission, en partenariat avec Alternatives économiques

arrêt sur images, émission Par la rédaction discuté depuis 19:24 le 08/09/2017

Mais à quoi sont supposées servir les ordonnances réformant en profondeur le code du travail ? A faire baisser le chômage, en facilitant paradoxalement le licenciement ? Ou seulement à satisfaire des revendications du patronat, et les demandes des partenaires européens de la France, et notamment l’Allemagne ? Questions que nous posons dans cette émission spéciale, co-préparée avec le magazine Alternatives économiques, et notamment la journaliste Sandrine Foulon, à nos trois invités : Cyril Wolmark, professeur de droit public à Paris-Nanterre, Anne Eydoux, économiste au Centre d'études de l'emploi et du travail du CNAM, par ailleurs membre des Economistes atterrés, et Anthony Gratacos, dirigeant de l’entreprise de logistique Gratacos Père & Fils. Et pour tout savoir des ordonnances, plongez dans le dossier préparé par Alter Eco.
L'émission est présentée par Daniel Schneidermann et Sandrine Foulon...... > Lire l'intégralité du texte
Participations votées d'utilité publique sur ce sujet

Par Bruanne

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

ça marche très bien sur youtube.

Elle est vraiment très intéressante cette émission, tous les intervenants aussi.
On comprend, on apprend, on réfléchit, on s'arrête sur des images, on a un point technique, on revient en arrière dans l'histoire, on a des exemples concrets.

Alors là, vraiment merci !...
> Lire ici > Lire en contexte

Par Strumfenberg ( Aloys von )

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Il faut cesser de penser que la droite pense. Elle calcule, elle comptabilise, elle essaie de prévoir, elle compare coûts et avantages, elle chiffre mais ne pense pas ( c'est là sa chance)....
> Lire ici > Lire en contexte

Par Oblivion

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Très bonne émission concernant la Corée du Nord.
Je me demande toujours comment tout un peuple reste aussi servile....
> Lire ici > Lire en contexte
Tous les commentaires (125)
Par Pooloxanosasdai

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

N'y a-t-il pas un problème, l'émission qui fait une heure seize pèserai plus de 3 giga? Pensez à ceux qui n'ont pas une énorme connexion.
Par Romano C.

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Citation:
N'y a-t-il pas un problème, l'émission qui fait une heure seize pèserai plus de 3 giga? Pensez à ceux qui n'ont pas une énorme connexion.


Tout à fait d'accord.
Je suis limité à 20 Go/mois.
Je n'ai pas envie de bouffer plus de la moitié de mon quota mensuel avec les émission d'asi.
Par Loïc Minier

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

J'ai téléchargé deux fois le fichier et j'ai essayé avec 3 logiciels différents, dans tous les cas la lecture s'arrête vers ~45mn – je pense que ça se produit à la limite des ~2GiB. Peut-être un problème avec le serveur web qui semble ancien ?

Par avance merci au webmestre :-)

- LM
Par kusto

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Ou mal configuré? 2GB ressemble furieusement à la limite par défaut d'Apache :)
Par Sébastien Bourgine - webmaster @si

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Nous avons souffert de gros problèmes de connexion lors de la mise en ligne des différentes versions de l'émission, et je crains que le transfert du fichier de téléchargement ait été affecté par une coupure et soit donc effectivement incomplet.
Je vais le remplacer dès que possible, merci de votre patience.
Par gemp

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Récupérez simplement celle de Vimeo – ce que j'ai fait –, elle fait 1.6Go en 720p, ce qui est gros mais raisonnable.

Bonne émission, merci, ainsi que pour l'avoir mise en accès libre.
Par Romano C.

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Citation:
Récupérez simplement celle de Vimeo – ce que j'ai fait –, elle fait 1.6Go en 720p, ce qui est gros mais raisonnable.

Vimeo? Comment?
Je peux télécharger des vidéos depuis youtube (suivre le lien de Mathilde L.) avec flashgot mais ça ne marche pas avec Vimeo (vidéo saucissonnée).
Par gemp

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

J'utilise Opera avec l'extension SaveFrom.net helper.
Par Romano C.

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Citation:
J'utilise Opera avec l'extension SaveFrom.net helper.

Merci pour l'info. Je teste ça.
Par rosatrio

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

monsieur Gratacos est intervenu site le site mediapart live. Il y a émit l'idée ( sans la nommée) d'une lutte des classes du coté des possesseurs des entreprises. Je trouve que cette idée est à creuser. Il ajoute que l'augmentation des bénéfices ne serait pas l'objectif essentiel du discours ambiant
Par Alain Madelaine

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Citation:
N'y a-t-il pas un problème, l'émission qui fait une heure seize pèserai plus de 3 giga? Pensez à ceux qui n'ont pas une énorme connexion.


Et en plus n'est pas complète
Par Korama

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Et petit soucis d'encodage sur la version en stream... décalage son/image assez important.

Je ne doute pas que l'équipe technique corrigera cela au plus vite. Faudra juste attendre un peu plus pour savourer cette émission qui semble bien intéressante !
Par Sébastien Bourgine - webmaster @si

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Bonsoir,

Effectivement le découpage en actes semble produire un décalage son/images, mais ce n'est pas le cas de la version intégrale qui est bien entière, lisible, et sans décalage de synchro. Vous pouvez également utiliser la petite roue crantée, pour réduire la résolution si vous en avez besoin.

Les actes sont en cours de réencodage, et je vais essayer de remplacer également le fichier de téléchargement par une version plus compressée, et accompagnée de son mp3.

Merci de votre patience et avec nos excuses pour la gêne occasionnée.
Par dorfinger

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

A 2 minutes - lintervention du premier ministre est en decalage, meme sur la version integrale.
Par gomine

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

tout fonctionne à présent, merci !
Par Pierre38330

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Je me souviens d'un temps où l'on pouvait télécharger la version audio en mp3 de l'émission.

Ce temps est-il révolu ou c'est moi qui vient d'adhérer à la confrérie de Alzheimerisés ?
Par Franck GIONOVESIO

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Je confirme que le fichier me paraît gigantesque et, avec ma connexion du fond du trou de la parpagne, j'en ai pour plus d'une heure et demi de téléchargement !!!



Modifié 1 fois. Dernière modification le 20:48 le 08/09/2017 par Franck GIONOVESIO.
Par Franck GIONOVESIO

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

...



Modifié 1 fois. Dernière modification le 20:49 le 08/09/2017 par Franck GIONOVESIO.
Par plumedecanard

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Très intéressant! Très pédagogique. Merci pour cette émission qui vient juste me confirmer que cette histoire d'ordonnances est une usine à gaz de plus et que les salariés en feront les frais comme d'habitude. Et comme ça fait du bien de voir un patron qui aime son travail et ses salariés! Bravo à toutes et tous!
Par morvandiaux

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Extrait :"...Gattaz et Macron « sont a tu et à toi », ils » échangent des textos nuit et jour ».

Et le rôle de Macron dans tout ça? Voici quelques extraits de ce qu’en dit Hervé Asquin dans son livre en s’appuyant sur de nombreuses citations de Gattaz comme de Hollande : « A l’Elysée, Pierre Gattaz dispose d’un relai de poids : Emmanuel Macron. Il sera son cheval de Troie».

Selon Gattaz, cité par Asquin, Macron « veut transformer le pays et je profite de ce contact (…) Je lui présente le pacte de confiance, il le fait aboutir avec François Hollande. Bravo ! C’est une victoire pour Emmanuel Macron, pour François Hollande et pour le pays ».

Selon Hervé Asquin, Gattaz et Macron « sont a tu et à toi ». Hollande lui révèle qu’ils « échangent des textos nuit et jour», avant d’ajouter : « Qu’un collaborateur comme Macron puisse échanger des textos, essayer de donner des informations, c’est tout à fait légitime, mais qu’ils aient des conversations à tout moment, sous toutes les formes, nuit et jour, c’est quand même… ». « Le président n’achève pas sa phrase », écrit Hervé Asquin confirmant cette façon qu’à François Hollande de ne pas aller au bout de ses suggestions comme l’a aussi révélé le livre des deux journalistes du Monde (2).

Parce qu’il était du voyage présidentiel du 10 au 12 février 2014 aux Etats-Unis auquel participait aussi le président du Medef, le journaliste de l’AFP précise aussi que la décision d’accorder 40 milliard d’allègements de charges au patronat fut décidé dans l’Airbus présidentiel entre François Hollande et Pierre Gattaz avec la participation d’Emmanuel Macron et de Pierre Moscovici...."
la totalité de l'article :
Par Myriam

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Vous savez de la chance, moi c'est 3 heures 40... Et en plus, tout est à l'envers, les titres, le logo d'ASI... Je regarde avec VLC.
Par Mathilde Larrere

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

je ne sais pas si ça peut vous aider
mais comme l'émission est en partenariat avec Alternatives économiques elle est aussi visionnable sur You tube et ce sera donc peut-être plus facile

[www.youtube.com]
Par Korama

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Par Robert.

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Instructif ! On se doutait que les ordonnances contiennent de pièges. Vous permettez à vos invités de mettre le doigt sur des points cruciaux apparemment pas mis en évidence ailleurs. Merci.
Par Franck GIONOVESIO

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Cher Daniel, il faut vraiment faire qqchose pour que le fichier soit moins lourd ! Merci d'avance !
Par sandy

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Très bonne émission mais vous avez oublié de parler des contrats de chantier.
Par Yanne

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Émission très éclairante, même si on se doutait bien qu'il y avait des loups.
Par Bruanne

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Gros décalage son/image quand on visionne le découpage en actes, et à l'heure où je poste ce message l'acte 3 n'est pas disponible( " publication en cours").

Vais voir si sur youtube ça marche mieux.

En tout cas, bravo pour le choix du sujet, ça promet d'être intéressant.
Par Bruanne

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

ça marche très bien sur youtube.

Elle est vraiment très intéressante cette émission, tous les intervenants aussi.
On comprend, on apprend, on réfléchit, on s'arrête sur des images, on a un point technique, on revient en arrière dans l'histoire, on a des exemples concrets.

Alors là, vraiment merci !
Par Faab

Re:

J'aurais bien aimé entendre Daniel sur sa propre expérience de patron.
Si il y a peur d'embaucher, je crois que ça concerne plus généralement la peur de l'administration de gens qui sont patrons par accident, sans formation de gestionnaire, sans expérience familiale, ceux qui veulent ou essaient de se lancer. Quand on est journaliste et devient patron de presse, ira-t-on facilement négocier avec les assurances, les impôts, les banques etc. pour expliquer que l'entreprise a une mauvaise passe mais que les fondamentaux sont bons, qu'il faut juste un étalement des paiements ? Saura-t-on ne pas se salarier et négocier un crédit personnel à partir de la valeur patrimoniale de l'entreprise ?
Parce qu'au fond, l'idéologie bourgeoise pour parler à l'ancienne, veut qu'on soit tous "patrons", indépendants, c'est leur conception de la liberté comme autonomie par le commerce.
J'ai souvenir (à vérifier) que dans son programme, J.-F. Copé prônait qu'à 18 ans tout le monde ait un numéro Siren/Siret comme on a un numéro de sécu, qu'on soit tous d'emblée considérés comme entrepreneurs individuels.
Par sandy

Re:

Mais le problème Faab c'est que le point de vue du patron est une chose, mais là on parle du droit du travail, c'est à dire des lois qui sont censées protéger les salariés contre les abus, les violences, les injustices.
Du fait de la multitude de situations différentes et de leur complexité, cela nécessite différentes lois sur différents aspects de la relation entre les travailleurs et leur entreprise / ceux qui les emploient, mais fondamentalement ces droits doivent être les mêmes partout pour tout le monde. Comme dit Gérard Filoche, il protège les humains mais il organise la santé, la sécurité, l’hygiène, et les conditions de travail de façon protectrice et digne.
Par exemple, on n'a pas le droit de mettre en danger la vie d'une personne peu importe la taille de l'entreprise ou les exigences de la concurrence à laquelle celles-ci sont confrontées.
Ou autre exemple, que tout licenciement respecte ces règles : 1) être informé par écrit 2) qu’il soit motivé 3) qu’on puisse s’en défendre 4 ) qu’on puisse faire recours 5) qu’on puisse être « réparé ».
Il ne faut jamais l'oublier.
Phillipe et Macron cassent ces droits avec leurs ordonnances, ils se font clairement les représentants des patrons sans se soucier des droits de tous les autres. Et il faut malgré le martèlement médiatique ce sortir de cette offensive idéologique qui nous demande justement à tous d'adopter le point de vue du patron ( et comme le dit le patron invité dans l'émission d'@si et comme le suggère l'étude de l'insee présentée dans l'émission un point de vue qui semble au pire imaginaire au mieux très minoritaire ).



Modifié 1 fois. Dernière modification le 23:43 le 08/09/2017 par sandy.
Par Faab

Re:

Oui, mais le point de vue de Daniel comme patron m'aurait intéressé parce qu'il me semble dans les cibles de Macron et je serais curieux de savoir si il est spontanément sensible à certains discours, si il a besoin d'un réflexe idéologique pour se dire que ça doit cacher quelque chose.
De ma propre expérience des milieux start-up, j'ai vu qu'on oubliait vite le cadre général, l'impact sur les autres, quand on se sentait soi-même un entrepreneur vertueux, qu'on ne voyait que des avantages à réduire des contraintes administratives sur des points que de toute manière on gérait en bonne intelligence dans la boite.
Parce que n'oublions pas que chez Macron, l'entrepreneur est foncièrement bon, responsable, soucieux de ses "collaborateurs" (on ne dit pas "subordonné"...), il fait spontanément le Bien et même le mieux par rapport à la diabolique bureaucratie.
Par Jombie

Re:

Citation:
Parce qu'au fond, l'idéologie bourgeoise pour parler à l'ancienne, veut qu'on soit tous "patrons", indépendants, c'est leur conception de la liberté comme autonomie par le commerce.
Tous indépendants? Ça impliquerait qu'il y ait entre individus-producteurs des négociations au lieu de relations de subordination et que toutes les entreprises soient des coopératives… Si ça apparait dans un programme de droite, c'est vraiment la « révolution ».
Par sandy

Re:

Je pense que cela relève plus d'une tentative de faire adopter aux gens le point de vue des patrons plutôt qu'autre chose, une mesure perfide ;)
Par Faab

Re:

En effet, et Jaurès résumait bien cette utopie, celle pour qui l'actionnariat généralisé dans les mécanismes du capitalisme devait incarner la liberté et l'égalité (des chances, parce que pour le reste, ils croient au mérite, travailler plus etc.) :

Extrait de Socialisme et liberté, 1898 :
"Supposez encore, si vous voulez, pour rester plus près du mécanisme capitaliste, que la propriété mobilière se dissémine infiniment comme le font espérer les conservateurs utopistes ; supposez que chaque citoyen arrive à posséder un titre représentant une parcelle de l’outillage industriel et agricole. Tous les citoyens, tous les producteurs étant actionnaires voudront intervenir dans la direction de l’industrie ; les plus petits actionnaires, encouragés par leur nombre réclameront leur part d’influence et de pouvoir, et bientôt même, par leur groupement, feront échec aux gros actionnaires. Ainsi toute la nation sera comme une immense assemblée possédante et dirigeante. Et les vastes associations de capitaux entre lesquelles se répartiraient tous les citoyens ne tarderaient pas à s’entendre pour éviter les chocs, les concurrences coûteuses, les désordres et les crises. Ainsi, par un curieux paradoxe, la dissémination extrême de la propriété capitaliste aboutirait à un mécanisme de production unitaire, à la centralisation du travail et de la propriété elle-même. Donc, les utopies sociales par lesquelles “ les réformateurs ” veulent éliminer le collectivisme y conduiraient nécessairement, comme y conduit la réalité du mouvement capitaliste.

Les adversaires du socialisme prétendent échapper par l’association libre à ce qu’ils appellent l’association contrainte. Le siècle prochain, répètent-ils, sera le siècle de l’association[8]. Ils oublient que ces associations ne seront plus isolées les unes des autres, comme au Moyen Âge, par le morcellement de la vie sociale. Elles pourront s’épandre à leur aise sur la surface unie et plane de la nation : elles entreront ainsi nécessairement en contact et tendront à former des systèmes de plus en plus étendus. C’est dire que toutes les associations particulières, sociétés de prévoyance, de secours, de consommation, de production, animées d’une force d’expansion indéfinie n’auront d’autre limite que la nation elle-même. À vrai dire, je ne crois pas que ce soit par cette voie qu’en fait l’ordre capitaliste s’achemine à l’unité socialiste. Avant que les associations organisées de production, de consommation, de mutualité aient pu se fédérer et se rejoindre en un mécanisme central, la classe ouvrière formera, elle, une unité “ révolutionnaire ”, qui transformera, en les adaptant au système communiste, toutes les institutions, tous les organes de la vie économique.
"

Macron me semble en ligne avec la promotion de cette utopie-là : atomisation de la négociation, promotion de la start-up/TPE-PME, promesse de seconde chance, mythe du self-made-man et de la concurrence libre et non faussée avec déni des mécanismes de concentration capitalistique produisant spontanément des distorsions (abus de position dominante, dumping social etc.), foi en un progrès par la destruction-création et minimisation des accords de branches vus comme rigidifiant les secteurs de production, les rendant incapables d'adaptation/mutation et puis aussi le souci de dynamiser le capital, plus d'actionnariat et moins d'épargne refuge (immobilier, assurance-vie etc.), des choses qui devraient hérisser une autre droite adepte de châteaux mais aussi inquiéter une large partie de l'opinion se sécurisant par un bas de laine.
Par Sebastien Lemar

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Je confirme: téléchargement déficient à 46:38 => arrêt sur pas d'image. Ni de son.
C'est un peu dommage, du coup, d'aller voir l'émission sur YouTube en streaming quand on raque pour visionner le truc tranquillou hors connexion.
Non?
Par nicolas auboin

Re:

Schneidermann
ou l'avocat du diable ^^
Par Strumfenberg ( Aloys von )

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Il faut cesser de penser que la droite pense. Elle calcule, elle comptabilise, elle essaie de prévoir, elle compare coûts et avantages, elle chiffre mais ne pense pas ( c'est là sa chance).
Par RST

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

"Il faut cesser de penser "... Ça commence bien , c'est après que ça se gatte !
Par Breton

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Hello !

As usual ... super intéressant!

Étant élu du personnel dans ma boite, j'aurais aimé savoir s'il était possible de diffuser cette émission au-delà du cercle des abonnés...

Qu'on soit d'accord ou pas avec les différents avis exprimés, le simple fait de regarder une émission bien ficelée qui aborde de nombreux aspects autour du sujet des ordonnances suscite le questionnement et la réflexion, aide à se forger un avis. Et ça, à mon humble avis, C'est quelque chose qui manque cruellement :)

Du coup... serait-ce envisageable de rendre cette émission publique ?? :)
Par Bruanne

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Elle est déjà publique, et on la trouve également sur youtube.
Par Faab

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Elle l'est actuellement sur la chaine Youtube d'Alernatives Economiques : Ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

C'était dit dans l'émission, par contre, je n'ai pas bien compris si c'était juste pour le week-end ou si elle le serait définitivement pour Alternatives Economiques.
Par Breton

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Effectivement, j'étais passé à côté de la mention dans l'émission --'

Merci :)
Par RST

L'état employeur en dernier ressort, pilier du néochartalisme et, accessoirement de la prospérité

C'est Anne Eydoux qui cite furtivement cette particularité de l'état employeur en dernier ressort, pour expliquer le succès du Danemark que l'on cite en exemple. Et c'est un des éléments central de la théorie économique néochartaliste. On attend d'ailleurs toujours le dossier d'Alternatives Économiques sur le sujet et, malgré mes efforts, je n'ai toujours pas compris en quoi ces braves gens seraient alternatifs !

Un dernier mot: le petit patron le dit, ce qui compte c'est le carnet de commande. Pour qu'il soit plein, il faut que les entreprises aient des client. Pour cela, il faut que les gens achètent et donc qu'ils aient de l'argent et donc la seule solution pour lutter contre le chômage c'est d'augmenter les salaires. CQFD (depuis longtemps et par de nombreux économistes)

PS: Quelle est la monnaie du Danemark ? Je vous aide : ce n'est pas l'euro. Le Danemark a une monnaie souveraine, et ça aussi c'est un des piliers du néochartalisme et donc du succès revendiqué de ce pays.
Par kusto

Re: L'état employeur en dernier ressort, pilier du néochartalisme et, accessoirement de la prospérité

Citation:
PS: Quelle est la monnaie du Danemark ? Je vous aide : ce n'est pas l'euro. Le Danemark a une monnaie souveraine, et ça aussi c'est un des piliers du néochartalisme et donc du succès revendiqué de ce pays.
Ah l'Euro mère de tous les maux. Le chômage a explosé en France sous le règne du Franc. Quant au Danemark ils gardent une parité très stable avec l'Euro, à tels point que beaucoup de danois souhaiterait aujourd'hui avoir comme monnaie souveraine l'Euro.
Par RST

Re: L'état employeur en dernier ressort, pilier du néochartalisme et, accessoirement de la prospérité

@ kusto
A la demande générale, je vais expliquer rapidement pourquoi votre commentaire n'a ni queue ni tête et montre que vous ne savez pas de quoi vous parlez :
1) Le chômage a explosé en France sous le règne du Franc : Et alors ? Qui a dit que le franc était une garantie de plein emploi ? Quel rapport avec l'euro ? Une monnaie souveraine est une condition nécessaire au plein emploi mais pas suffisante
2) Parité très stable : je ne suis pas vraiment au courant du taux de change entre la couronne et l'euro. Selon vous, cette stabilité est un des objectifs de la banque centrale danoise ou une coïncidence ? Et là encore, qu'est ce ça prouve exactement ?
3) Beaucoup de danois souhaitent: vous me permettrez de ne pas commenter cette affirmation vague et absolument pas convaincante. Beaucoup de français regardent Cyril Hanouna ....

Et enfin cerise sur le gâteau:
4) ... comme monnaie souveraine l'Euro: mais mon ami l'euro n'est pas une monnaie souveraine, l’Europe n'étant pas une nation !!!! si il fallait choisir un seul argument pour montrer que vous ne savez pas de quoi vous parlez, c'est bien celui là.

Contrairement, à ce que vous pourriez croire, je ne suis sûr de rien et ne prétend pas détenir la vérité révélée. Mais j'ai au moins des arguments solides pour étayer ce que je crois (voir article donné en lien dans mon commentaire initial) contrairement à vous. Et ne me remerciez pas, c'est gratuit et de bon cœur que j'essaye de créer des lacunes dans votre ignorance crasse



Modifié 1 fois. Dernière modification le 13:50 le 10/09/2017 par RST.
Par sandy

Re: L'état employeur en dernier ressort, pilier du néochartalisme et, accessoirement de la prospérité

Tout est basé sur une idée fantasmée attribuant à la monnaie un pouvoir bien plus important que dans la réalité, et qui conduit ses partisans à défendre une idée fixe, renversant chez eux ainsi la hiérarchie des valeurs, et donc dérivant sur des comportements inhumains comme à chaque fois que des personnes perdent de vue l'humain et les remplacent par des chiffres / des taux / des indices / des courbes ...
Ce qui explique le décalage entre l'aspect superficiel humaniste de ces théories et votre comportement plein de haine et de mépris pour les personnes qui ne partagent pas votre délire.
Par Makno

Re: L'état employeur en dernier ressort, pilier du néochartalisme et, accessoirement de la prospérité

euh... la monnaie est un instrument majeur politique dans le domaine economique.
Faire sans cette marge de manoeuvre dans une politique economique, c'est un peu comme courir un marathon avec des poids en plus... par exemple : voir les etats d'ameriques latines avec l'ombre du dollar, ou l'afrique et l'ombre du franc, maintenant euro... ca explique pas tout, mais la pente devient plus raide... et quand on a deja pas beaucoup de "jus", gravir la pente peut paraitre impossible.

sans etre en accord avec les quelques exces des posts de rst, je suis d'accord avec lui dans le fond, pour rappeler que l'instrument monétaire, c'est important tant qu'on est dans un systeme dont la valeur passe par la monnaie.
Alors oui la politique, c'est pas que des chiffres, la politique economique, ca l'est beaucoup quand meme... a moins de s'appeler jesus et etre capable de multiplier les pains a volonte (ok la les chiffres ne comptent plus...) mais qu'on soit capitaliste ou communiste, l'economie est chiffré, c'est aussi un peu son role...

L'humain c'est beau pour les envolees rethorique (pas que), mais y'a un moment ou l'humain mange et compte les personnes, les grains, les pains pour le sustenter...
Par Pierre38330

Re: L'état employeur en dernier ressort, pilier du néochartalisme et, accessoirement de la prospérité

mais qu'on soit capitaliste ou communiste, l'economie est chiffré, c'est aussi un peu son role...

L'humain c'est beau pour les envolees rethorique (pas que), mais y'a un moment ou l'humain mange et compte les personnes, les grains, les pains pour le sustenter...


Merci pour cette lumineuse illustration de notre divergence.

Je vais essayer de renverser votre proposition.

Le chiffré, c'est beau pour les "plongées dans le réel", mais il y un moment où il faut que l'humain vive, et pas que pour manger, pour vivre.

Et depuis que le monde est monde il y a sur terre assez pour que chacun y trouve suffisance.Il y a pour le moment assez de grain, de pain pour se sustenter.

Mais il y a aussi ceux qui ont le pouvoir de priver les autres du droit de vivre.
Par Makno

Re: L'état employeur en dernier ressort, pilier du néochartalisme et, accessoirement de la prospérité

Citation:
Mais il y a aussi ceux qui ont le pouvoir de priver les autres du droit de vivre.

ouaip privé ou pas tout ca est chiffre...

Et l'humain vie de ce qui est chiffrable mais pas que, on est d'accord, mais faut arreter les conneries 5 mn, le chiffrable est aussi incontournable que le non-chiffrable.

Vous renversez aucune proposition, je nie en aucun cas l'aspect non-chiffrable, mais faut arreter la branlette, a l'opposer a l'humain blablbla, parce que ca finit par se vider de sens, les deux s'opposent pas chiffrable/non-chiffrable, mais faut faire avec les deux.

j'ai un patron qui a essaye de me la jouer, la carte de l'humain, ("tu comprends les emplois, les familles a la rue etc...") in fine ca voulait dire du travail non paye pour moi. Apres lui/vous, avez raison en partie, la vie se resume pas a ca, par contre ma vie dans "l'assiette" j'en ai vu le resultat.

alors oui les revendications politiques sont autant de principe, que materialiste, et souvent ca commence/finit par le dernier, ca mene a rien de noyer dans la branlette intellectuelle, si ca change pas les realites materiel (le chiffrable, et tant mieux pour vous si vous etes au dessus de ces contingences, c'est loin d'etre le cas pour tous).
Par sandy

Re: L'état employeur en dernier ressort, pilier du néochartalisme et, accessoirement de la prospérité

Ne pas voir les gens comme des chiffres, ce n'est pas de la rhétorique c'est une démarche philosophique et politique.
Vous ne pouvez nier à quel point certaines personnes ne réfléchissent plus que d'une manière déshumanisée, c'est une réalité.
Et si le rôle de la monnaie est mal compris et sous estimé par la plupart des gens, il est aussi surestimé tout en étant mal compris ( cela marche dans les deux sens ) par d'autres.
Par Makno

Re: L'état employeur en dernier ressort, pilier du néochartalisme et, accessoirement de la prospérité

Meme si je suis pas forcement d'accord avec certains exemples pris par rst (pour repondre a rst, exces etait peut etre trop fort), il ne me semble pas que rst tombait dans les travers que vous evoquez.

Je sais que "souverain" cree des allergies chez certain, mais en droit ca designe (grosso modo) celui qui a le pouvoir de decider en ultime ressort. Et ca c'est une question primordiale dans la politique quelque soit le parti pris, la question du pouvoir, celui qui a le dernier mot en la matiere est au sommet de la pyramide.

La question de l'euro, pose la question, entre autres, dans notre paradigme actuel, de la capacite a pouvoir decider sur un levier economique majeur (l'economie qui est foncierement politique contrairement a ce qu'on essaye de nous faire croire....), la monnaie.

ici, si on pose les questions de fond, en sortant des arguments publicitaires dont on l'affuble, l'euro est problematique politiquement/economiquement/socialement parlant.
Par sandy

Re: L'état employeur en dernier ressort, pilier du néochartalisme et, accessoirement de la prospérité

Nationaliste oui, souveraineté certainement pas.
Ce genre de type ne comprend absolument pas que les actes des autres pays peuvent nous impacter et vraiment nous nuire, parce que nous sommes liés les uns aux autres et que pour être réellement souverain plutôt que de subir des décisions lointaines, il faut aller discuter et s'organiser avec eux.
Il ne comprend pas non plus que l'inter gouvernemental est par essence oligarchique et conduit à donner la "souveraineté" à des ministres, des technocrates et des diplomates qui ne sont même pas élus.
Et que la vraie souveraineté qui nous intéresse c'est celle du peuple et ce n'est pas dutout sur cette souveraineté qu'est basée la Vème république, que parler de souveraineté sans changer les institutions en France au préalable, c'est se moquer du monde.
Et que tout ceci est certainement bien plus important et déterminant que la monnaie.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 17:48 le 12/09/2017 par sandy.
Par RST

Re: L'état employeur en dernier ressort, pilier du néochartalisme et, accessoirement de la prospérité

@ Makno

Mes "excès" comme vous dites, ne sont rien par rapport aux accusations ignominieuses de certains.
Par kusto

Re: L'état employeur en dernier ressort, pilier du néochartalisme et, accessoirement de la prospérité

Citation:
2) Parité très stable : je ne suis pas vraiment au courant du taux de change entre la couronne et l'euro. Selon vous, cette stabilité est un des objectifs de la banque centrale danoise ou une coïncidence ? Et là encore, qu'est ce ça prouve exactement ?
La couronne danoise est adossée à l'Euro et la banque centrale déploie tous les efforts nécessaires pour garder la parité stable, dans la pratique elle a oscillé au maximum entre -0.5% et + 0.1%. Ceci afin de garder la confiance dans les échanges avec les marchés extérieurs. Le Danemark applique aussi scrupuleusement la plupart recommandations de la BCE sur les différents taux pour conserver cette parité. De plus, dans leurs accords avec l'Europe, le Danemark ne peux pas varier sont taux plancher de plus de 2.25% (plutôt que les 15% habituels des pays souhaitant intégrer l'Euro). Ce qui ne leur pose pas de problèmes vu qu'ils restent volontairement bien en dessous de cette marge. En réalité la souveraineté monétaire n'a pas grand chose à voir avec la situation danoise. Et si c'était le cas, pensez-vous vraiment que Macron serait béat la bouche en cœur devant le modèle danois?

Ce qui m'a poussé à réagir c'est votre remarque qui me semblait attribuer très gratuitement un partie de la «réussite» danoise à la souveraineté monétaire, alors que celle-ci n'est que théorique. Je ne m'étais pas trompé vu que vous appliquez des théories économiques à un pays et une situation dont vous avouez vous-même ne rien connaitre.

Il y a différents autres points qui concourent à cette «réussite» danoise. La flexi-sécurité en fait partie, cependant les admirateurs de ce système omettent souvent pleins de détails importants:
a) Ces réformes ont été mises en place non par un président opportuniste dans le cadre d'une stratégie de com, mais après des discussions et des accords avec les syndicats et les partenaires sociaux, qui n'ont pas oublié d'exiger le point suivant:
b) La sécurité. Des indémnisation de chômage élevées mais aussi des programmes de formation continue et de formation lors du chômage (obligatoire après un an) très développés afin de permettre une migration des métiers vers des secteurs économiques plus performants.
c) Cette sécurité coute un bras à l'état danois. Et ce qui les bien aidé à mettre tout cela en place, c'est qu'au début des années 90. le Danemark est devenu exportateur de pétrole et de gaz naturel grâce aux ressources maritimes. Cette manne financière a créé une période de grâce de l'état-providence danois, qui leur a permis non seulement de financer ces réformes onéreuses mais aussi de rembourser une bonne partie de leur dette. Je vois mal comment on pourrait répliquer cela avec la situation actuelle française.
d) La crise de 2008 a fortement ébranlé le modèle danois, proportionnellement, ils ont été beaucoup plus touchés que bien d'autres pays. Suite à cela et à la diminution des export pétroliers, le Danemark a du faire des coupes à la hache dans le volet «sécurité». J'attends de voir les effets de tout cela sur le long terme…


4) ...
C'était une pique mais l'humour vous fait plus défaut que l'insulte apparemment. Dommage.
Par sandy

Re: L'état employeur en dernier ressort, pilier du néochartalisme et, accessoirement de la prospérité

Ce que vous appelez de la sécurité n'en est pas en réalité, que les gens comprennent bien il s'agit de mettre de force des gens dans des emplois bidons ou des formations, c'est un maquillage du chômage, rien de plus.
Et tous les pays qui disent avoir réussit à "vaincre" le chômage de masse utilisent le même genre d'artifices, une réduction artificielle du taux de chômage, et non pas la création de vrais emplois où les gens peuvent s'épanouir et vivre dans la sécurité matérielle et morale.
Par kusto

Re: L'état employeur en dernier ressort, pilier du néochartalisme et, accessoirement de la prospérité

Les gens mis en formations ainsi ne cessent pas de compter pour le chômage, et le modèle danois sert en ce sens plus à fluidifier le marché du travail et permettre à ceux ayant un métier dans un secteur en perte de vitesse (et qui emploie de moins en moins) à se reconvertir vers un secteur en expansion. Mais à nouveau pour que cela fonctionne ça coûte très cher.

Il y a bien une mesure de maquillage dans les réformes danoises cependant: la facilitation de l'accès aux retraites anticipées pour les seniors, qui les font sortir du système, contre encore des gros investissements de l'état.

Le problème en France, et ce qui a bien été relevé dans l'émission est que ce volet «sécurité» est complètement absent des réformes proposées. Et que le mantra «virer plus facilement augmentera l'embauche» est tant réducteur que faux.
Par sandy

Re: L'état employeur en dernier ressort, pilier du néochartalisme et, accessoirement de la prospérité

Et je ne suis pas d'accord avec cette rhétorique, je maintiens ce que j'ai dis, il ne s'agit nullement de sécurité, c'est de la violence et de la précarité.
Que les gens touchent une plus grande indemnité ne compense en rien le fait que les gens sont devenus des objets que l'on peut jeter quand on veut ou encore le travail forcé, car c'est bien de ça dont il s'agit.
Je ne vois aucune réussite là-dedans. Juste des mesures de maquillage totalement liberticides.
Par kusto

Re: L'état employeur en dernier ressort, pilier du néochartalisme et, accessoirement de la prospérité

Pourtant l'économie évolue. Dans une région ou pays, tel secteur peut voir son besoin de main d'oeuvre doubler ou être divisé par deux en 15 ans. Vous souhaitez des emplois garantis à vie car tout le reste serait du travail forcé et de la violence. Mais comment proposez-vous de résoudre ces problèmes? Continuer des mesures ou l'état dépense pour maintenir à flot des secteurs en perte de vitesse sans pouvoir investir dans ceux porteurs? Jusqu'à quand? Et je ne trouve pas ça très respectueux de sauver absolument mon travail alors qu'il est devenu inutile et une charge pour la société dans laquelle je vis…

Macron proposait de réduire la durée des indemnités puis de couper le robinet. Si on me demande de choisir un modèle ou à la fin de ma période je dois suivre une formation offerte, tout en continuant de percevoir mes 90% d’indemnités je suis preneur.
Par sandy

Re: L'état employeur en dernier ressort, pilier du néochartalisme et, accessoirement de la prospérité

Je ne souhaite pas des emplois garantis à vie.
Je souhaite que les personnes soient traitées comme des humains avec des droits qui leur garantie un salaire décent, des conditions et une vie au travail décentes, une sécurité sociale et morale, le respect de normes de sécurité et d'hygiène, des protections sociales.
C'est l'entreprise qui doit s'adapter à l'humain et non les humains qui doivent être sacrifiés aux pires exploitations dans les entreprises.
C'est justement l'objet du combat que nous menons en France contre les ordonnances de macron.
En ce sens, le travail forcé devrait être interdit. Et la formation forcée tout autant. Le marché du travail ne peut être vertueux ( meilleurs offres / demandes satisfaites ) que si les rapports entre les travailleurs et les employeurs sont un minimum équilibrés.
Le chômage doit être combattu sur le plan économique en créant des vrais emplois, et non en rendant les gens corvéables à merci.
Les licenciements doivent être le dernier recours, les employés ne doivent pas être une variable d'ajustement.
Je ne saurais résumer ces droits, qui sont justement l'objet du droit du travail, dans un poste, simplement il faut arrêter de précariser les gens, ce n'est clairement pas une solution et les "modèles" comme le Danemark qui sont basés sur du travail et de la formation forcée sont juste une horreur, cela n'a rien d'enviable.
Le viol de la dignité et de la liberté cela ne se compense pas avec de l'argent.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 00:43 le 11/09/2017 par sandy.
Par kusto

Re: L'état employeur en dernier ressort, pilier du néochartalisme et, accessoirement de la prospérité

En dehors des généralités sur le respect de l'humain (qui serait contre hormis quelques pitoyables personnes?) que proposez-vous de concret pour résoudre les problèmes structurels de l'emploi que j'ai évoqué?

Créer de vrais emplois semble être votre mantra. Mais comment vous y parvenez sans re-former les travailleurs? Quelles sont vos propositions en ce sens? C'est bien joli tout le monde souhaite créer de l'emploi, mais comment y parvenir? Tout le monde se jette la balle.

ça me semble quelque peu utopique d'attendre de l'état et des entreprises qu'ils offrent continuellement la même proportions d'emplois dans chaque secteur en niant totalement toute évolution de l'économie, comme si c'étati quelque chose de complètement modulable à l'envi.

Citation:
C'est l'entreprise qui doit s'adapter à l'humain et non les humains qui doivent être sacrifiés aux pires exploitations dans les entreprises.

Donc une usine de fabrication de machines à écrire. Les ventes de celle-ci s'effondrent dû à la chute de demande. Les employés aiment leur travail et son bien dans cette entreprise, celle-ci doit donc continuer à produire autant de machines pour le bien-être de ses employés. Afin que ce processus puisse continuer, l'Etat sera acquéreur des surplus, et le fera ensuite démonter pour récupérer les matières premières et créant ainsi de l'emploi. Ou alors on explique à la population que l'informatique ne fera pas son apparition en France et sera interdite pour préserver l'emploi des producteurs de machines à écrire?

Mon exemple est très caricatural, mais avoir comme seul condition le bonheur du travailleur on arrive vite à des absurdités. L'entreprise est dépendante de l'économie qui ne peut être modulée selon notre bon vouloir. Ce qui ne veut pas dire non plus qu'elle doit considérer l'employé comme une ressource dont elle peut faire ce qu'elle veut. Il faut savoir, d'un côté comme de l'autre, faire des concessions. Parmis celle-ci suivre une formation lorsque votre métier ne sert plus à rien ni à personne ne me paraît pas monstrueux.
Par sandy

Re: L'état employeur en dernier ressort, pilier du néochartalisme et, accessoirement de la prospérité

Citation:
En dehors des généralités sur le respect de l'humain (qui serait contre hormis quelques pitoyables personnes?) que proposez-vous de concret pour résoudre les problèmes structurels de l'emploi que j'ai évoqué?

Il existe déjà tout ce qu'il faut pour les entreprises pour faire face aux aléas de la conjoncture et le code du travail encadre tout cela pour protéger les droits des travailleurs.
S'il y a toujours moyen d'améliorer les choses, elles ne consisteront jamais à précariser ou sous-payer les travailleurs.

Citation:
Créer de vrais emplois semble être votre mantra. Mais comment vous y parvenez sans re-former les travailleurs? Quelles sont vos propositions en ce sens? C'est bien joli tout le monde souhaite créer de l'emploi, mais comment y parvenir? Tout le monde se jette la balle.

Depuis le départ vous n'avez de cesse de me prêter des intentions que je n'ai pas, toutes plus débiles les unes que les autres.

La formation professionnelle est quelque chose auquel j'attache beaucoup d'importance, et c'est pour cela que je soutiens l'AFPA de ma région en incitant mon entreprise à prendre leurs stagiaires, que je transmets volontiers mes connaissances et mon savoir faire et que je participe au jury qui valide leur formation. Pouvoir apprendre un nouveau métier à n'importe quel âge, permettre aux gens de pouvoir se former continuellement, c'est vraiment d'utilité publique.
Mais c'est un droit, une liberté fondamentale, cela ne peut pas être imposé aux gens de force.
Actuellement les organismes tels que l'AFPA sont mis à mal parce que l'état se désengage de plus en plus et favorise les organismes de formation privés et payants, la formation étant vue comme un business juteux.
Au contraire, c'est un véritable service public de la formation, s'inspirant de l'expérience de l'AFPA qu'il faut créer et développer pour que ce droit devienne une réalité et pour permettre aux gens de changer de vie et de s'adapter aux opportunités du moment.
La FI propose d'autres choses pour agir sur le chômage structurel comme les transports gratuits et la réglementation sur les logements pour faciliter la mobilité des gens. Encore des droits !
Mais ce n'est pas le chômage structurel qui doit être notre principale préoccupation. C'est évidemment le chômage économique qui est le principal problème, le nombre de chômeurs étant 8 fois supérieur au nombre d'offres d'emplois vacantes.
Et pour régler ce problème là nous avons tout un programme, la réduction des inégalités, les investissements publics notamment à travers la planification écologique pour relancer l'économie, la dé-financiarisation de l'économie, la redéfinition des traités européens pour baser nos échanges avec nos voisins européens sur une véritable coopération plutôt que de nous détruire les uns les autres en organisant une concurrence etc ...

Continuez donc d'être persuadé qu'il n'y a pas d'autre alternative que de maltraiter les gens et de détruire les droits que nos ainés ont conquis en versant leur sang !

Citation:
Donc une usine de fabrication de machines à écrire. Les ventes de celle-ci s'effondrent dû à la chute de demande. Les employés aiment leur travail et son bien dans cette entreprise, celle-ci doit donc continuer à produire autant de machines pour le bien-être de ses employés.

En cas de baisse de l'activité de manière temporaire ou problèmes financiers du même ordre, on a inventé diverses choses comme le chômage technique. Il reste à en inventer certainement d'autres comme notre proposition de faciliter la trésorerie avec des prêts à taux zéro.

Dans tous les cas le recours à des aides doivent être justifiés.

En cas de baisse de l'activité de manière définitive, il n'y a pas d'autre solution que le licenciement, parce que parfois il est réellement justifié.

Il ne faut pas être dans l'idéologie comme vous le faites, renseignez-vous sur ce qui existe déjà, les gens ne s'opposent pas par caprice à toutes ces insanités.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 19:30 le 11/09/2017 par sandy.
Par Bracam

Re: L'état employeur en dernier ressort, pilier du néochartalisme et, accessoirement de la prospérité

"Mon exemple est très caricatural"... Le pensez-vous vraiment ? Et même dans ce cas, ne serait-ce pas parce que vous en appréciez l'effet, sinon à quoi bon (très) caricaturer ?


"En dehors des généralités sur le respect de l'humain (qui serait contre hormis quelques pitoyables personnes?)" écrivez-vous. Là aussi, je me permets de douter du fondement absolu et caricatural en fait qui découle de cet appel humanitaire. Je ne doute pas, comme vous, qu'il y ait des gens pour lesquels le respect de l'autre compte, espérons-le nombreux. Il serait intéressant de mesurer quel est leur poids dans les prises de décisions du monde ultra libéral. A mon avis, cela pèse médiocrement lourd. Par contre, et c'est eux qui fondamentalement comptent, un nombre même restreint de salauds patentés suffit à transformer bien des sociétés en camp de travail forcé ou en enfer. Quand ce ne sont pas des salauds, ne s'agirait-il pas alors d'idéologues dangereux ?

Une grosse proportion de gens par contre ne sont pas très intéressés par le respect du prochain, dès lors qu'ils ne se posent pas la question, s'abstiennent d'y penser, n'en ont peut-être pas les moyens ou sont confrontés à la dureté de l'existence qui leur fait penser à leur survie exclusivement. Potentiellement, nous sommes très nombreuses pitoyables personnes, j'en suis certain. Votre invocation bien recommandable mérite réflexion avant de la considérer comme fait acquis.

Admettons que nos points de vue soient inconciliables parce que précisément ils ne donnent pas une image simplement comparable d'un même problème. Il devient alors impossible de s'entendre sur le fait que tout travail abrutissant, incohérent, sujet à disparition permanente, ne répondant à aucune utilité et moins encore à une nécessité de la société humaine mais poursuivant le principe de prédation que l'homme inflige à son environnement, créant injustice, exploitation, disparités folles de revenus, asservissement, perte de dignité devrait être proscrit dans une société respectueuse de l'humain, en général et dans chaque compartiment particulier de celle-ci.

Et pourtant, vous semblez bien vous intéresser à la même personne digne de respect que Sandy. Je pense que le travail productif, notion qui recouvre un nombre incroyable d'activités dont évidemment certaines ne sont même pas rétribuées... n'est pas extensible. Mais surtout, tout n'est pas bon à produire, et un nombre incalculable d'activités sont tout simplement préjudiciables à la santé physique et mentale de l'homme, à sa dignité parfois même, et mènent, par le principe de la surexploitation des ressources au sens large, à la faillite du genre humain. La planète ? Elle se passera de nous, n'en doutons pas une seconde.

On peut réfléchir à ces questions de manière très diverse, mais ce n'est certainement pas en poursuivant à marche forcée dans le système totalement pervers de production sans intérêt pour les besoins réels de l'Humanité (vite dit, logement, nourriture et habillement, éducation, occupation légitime et sensée, loisirs, liberté de pensée, sécurité, égalité, Justice) et sur le mode du toujours plus, toujours plus loin, plus tout que la justice va progresser. L'effort nécessaire à la production des biens de consommation a été divisé par cent, par mille. La puissance et la masse de la connaissance humaine semble presque n’avoir pas de limite, elles aussi multipliées par un facteur pratiquement inconcevable. Par contre, nos besoins vitaux sont les mêmes qu'il y a un siècle ou bien plus, alors que notre fragilité a explosé. Coupez l'électricité dans la cité, pour voir.

Dans ce contexte où non seulement le travail essentiel à notre confort mais à notre survie n'est pas la préoccupation des gouvernants ni des multinationales qui régissent le "marché", où son volume ne cesse de se réduire du fait de la puissance de production atteinte par l'homme aujourd'hui alors que le produit de ce travail revient toujours plus à une proportion ridiculement petite d'individus et de manière toujours plus abstraite, nous pensons que ce mouvement de compression de l'activité ne peut que se poursuivre de manière dramatique. Si les machines à écrire ne sont plus d’actualité dans le domaine industriel, nous pressentons qu'il en ira bientôt de même avec nombre d'objets quotidiens que la "révolution" numérique jettera aux oubliettes. Pas mieux, pour ceux qui seront encore fabriqués, nous savons parfaitement que leur production sera toujours plus automatisée, rendant la présence humaine proportionnellement toujours plus insignifiante. Bien évidemment, la variable d'ajustement reconnue comme telle par quelques idéologues (!) que représente l'employé subira ce phénomène de disparition, en passant par la trop connue ubérisation, le contrat aidé, la reformation perpétuelle.

A propos de cette dernière, il me semble plus qu’illusoire de penser que la société civile, à qui revient toujours l'obligation de pratiquer des sauvetages improbables suite aux catastrophes industrielles et financières, pourra sans un retournement magistral de pouvoir, contribuer à la survie de la moitié, des deux tiers d'une population privée de revenus et de travail décent. Il ne faut pas se le cacher, à part quelques pitoyables personnes, nous avons encore le désir de préserver, au bénéfice de chacun, un travail, une dignité et un sens de l'existence qu'une activité cohérente fonde.
Par Bracam

Re: L'état employeur en dernier ressort, pilier du néochartalisme et, accessoirement de la prospérité

Bon puisque sans écho, Delamarche
Par rebirth

Re: L'état employeur en dernier ressort, pilier du néochartalisme et, accessoirement de la prospérité

Par Faab

Re: L'état employeur en dernier ressort, pilier du néochartalisme et, accessoirement de la prospérité

Au passage, quelques infos sur ce qu'il évoque concernant le soi-disant "plein emploi" aux USA : America's part-time workforce is huge, 25/04/2016.

Résumé : fort taux d'emploi partiel non voulu, pauvreté associée et des boîtes qui vont jusqu'à réduire les heures par employé pour esquiver l'obligation de fournir une assurance santé au-delà de 30 heures/semaine.
Conclusion d'une interviewée pensant à faire du Uber : "I don't see a future in what I'm doing now", she said.

Extrait : the 6 million Americans who work part-time but want full-time jobs today are at the highest level in about 30 years or so. (...) Experts call these jobs "hidden unemployment" because these people are capable of working more hours than they can get.
(...)
The number of "involuntary" part-time workers reached a high of 9.2 million in September 2010. But in the last three decades the involuntary part-time workforce averaged about 4.8 million -- a lot lower than the levels today.
(...)
At the start of 2015, a key provision in the law stated that employers of large businesses had to offer health care coverage for employees who work 30 hours or more per week.
To avoid that law, several companies like Walmart (WMT), Target (TGT), Trader Joe's, Home Depot (HD) lowered the number of hours that employees worked to avoid paying health care. Some ended health care coverage for part-timers in 2013 and 2014. Thousands of workers were impacted.
(...)
Valerio too is considering becoming an Uber driver to pick up some extra income while she seeks a full-time job.
"I don't see a future in what I'm doing now," she said.
Par RST

Re: L'état employeur en dernier ressort, pilier du néochartalisme et, accessoirement de la prospérité

@ kusto

Vous n'avez pas répondu à toutes mes objections. C'est votre droit.
Que vous le vouliez ou non, le Danemark a sa propre monnaie. Libre à vous de décider que cela n'a aucun rapport avec sa réussite éventuelle mais c'est une erreur d'appréciation.
Non,je ne connais pas spécialement le Danemark et non je n'ai appliqué aucune théorie à ce pays. Relisez mon commentaire initial. Je ne faisais que remarquer que l’économiste mentionnait le rôle d'employeur en dernier ressort de l'état Danois et que cela constituait l'un des pilier du néochartalisme aussi appelé MMT.

PS Juste pour le fun: à quel moment exactement je vous ai insulté ?
Par kusto

Re: L'état employeur en dernier ressort, pilier du néochartalisme et, accessoirement de la prospérité

Citation:
Je ne faisais que remarquer que l’économiste mentionnait le rôle d'employeur en dernier ressort de l'état Danois et que cela constituait l'un des pilier du néochartalisme aussi appelé MMT.
C'est que je repproche c'est l'association d'idées: L «employeur en dernier ressort » fait partie du néochartalisme, le Danemark pratique l' «employeur en dernier ressort», donc le danemark fait du néochartalisme, donc sa souveraineté monétaire est une des clé de son succès. C'était tout du moins fortement sous-entendu sans aucun argument pour l'étayer, et pour cause.

Citation:
Que vous le vouliez ou non, le Danemark a sa propre monnaie. Libre à vous de décider que cela n'a aucun rapport avec sa réussite éventuelle mais c'est une erreur d'appréciation.
Et l'argument? Vous n'en avez pas parce que vous ne connaissez rien au sujet apparemment. À ce tarif c'est autant valide que de dire que le taux d'emploi est lié à la consommation de hareng. Je n'ai rien décidé, je vous ai présenté des arguments et votre seule réponse c'est ça, vous auriez mieux fait de rester dans votre mutisme et vos certitudes prêtes à l'emploi.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 00:34 le 11/09/2017 par kusto.
Par Faab

Re: L'état employeur en dernier ressort, pilier du néochartalisme et, accessoirement de la prospérité

Deux graphiques :
- taux de change Couronne-Euro depuis 10 ans
- taux de chômage France, Danemark, moyenne U.E., depuis 1984

Ce que j'en tire : le change est stable sur ces 10 années, et les variations de taux de chômage sont importantes.
On voit que la France a une base de chômage structurel plus important, que c'est beaucoup plus variable pour le Danemark.
Maintenant si on compare les populations : le Danemark est passé de 5,1 à 5,6 millions entre 1985 et 2014 (109,8% de 1985), pendant que la France passait de 55,4 à 64,6 millions (116,6% de 1985).

Le Danemark est un pays pouvant évoluer plus vite que nous sur ses structures économiques par simple effet de taille, avec moins de gens que la France à faire entrer dans le travail. Dans tout ça, il resterait à montrer où a pu éventuellement jouer une politique monétaire si le Danemark a fait autre chose que de viser la stabilité par rapport à l'Euro.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 11:25 le 11/09/2017 par Faab.
Par Pakete

Re: L'état employeur en dernier ressort, pilier du néochartalisme et, accessoirement de la prospérité

Citation:
Kusto
Ah l'Euro mère de tous les maux. Le chômage a explosé en France sous le règne du Franc.
En effet.

Mais ce que vous ne dîtes pas, c'est qu'il s'agissait des conséquences de la politique du "franc fort" visant à ajuster la monnaie à la future monnaie unique. Une belle démonstration, certes involontaire de votre part, de la responsabilité de la politique monétaire.
Par sandy

Re: L'état employeur en dernier ressort, pilier du néochartalisme et, accessoirement de la prospérité

On voit toujours midi à sa porte n'est ce pas ?
Par Germain RITAL

Re: "Petits patrons": un oxymoron

Émission aussi instructive que roborative. Un plateau aussi compétent qu'opposant: on ne saurait l'être trop sur la question. Tous les invités sont à saluer, aux propos desquels l'historienne est venu apporter un final des plus convaincants. Si, toutefois, je m'arrête plus longtemps sur le "petit patron" présent, c'est pour une double raison. D'abord parce qu'il illustre en l'actualisant ce que Marx avait noté "en passant": à savoir, que le "petit patron" est cet être qui, outre ou plutôt qu'exploiteur est doublement exploitant: de la force de travail de ses salariés mais de la sienne également, quand ce n'est celle des siens, comme (sur le plateau) Anthony Gratacos "survivant" à sa propre privation un an et demi durant de rétribution grâce à l'indépendante rentrée d'argent de son épouse. L'hybridité de la situation du petit patron représente l'incarnation de la contradiction constituant le mode capitaliste de production.

Songeant au film des frères Taviani Padre padrone (1977) mettant en scène avant même sa parution l'autobiographie du sarde Gavino Ledda: de petit berger rudement (l'adverbe est faible) "éduqué" par son père et devenu adulte linguiste, il m'apparaît que l'italien dit bien par son suffixe one (grand ou gros avec glissement vers le péjoratif accio) ne suggère pas aussi littéralement en français: à savoir qu'elle peut renvoyer à quelque chose de mauvais.

J'en étais là lorsque le scrupule me prit d'aller vérifier dans le petit Robert si le on terminal du terme d'oxymoron pouvait suggérer quelque chose d'équivalent à ce que dit l'italien "supplémentairement"**. Bien m'en prit car voici ce que je découvris: que le mot vient du grec oxumôron de oxus "aigu" et môron "fou, sot". Ainsi la contradiction dans l'expression qui définit l'oxymore apparaît-elle, on ne saurait plus justement désigner l'impossibilité d'être à laquelle est ordonné tout ce qui est ainsi désigné: ainsi ici le "petit patron", bien évidemment pas seulement celui de l'émission, mais tous ses équiproduisants: plus ou moins. On comprendra que je ne me hasarde pas maintenant à développer la question: les totalitaires solutions (soviétisme, fascisme, nazisme) qui lui furent apportées au cours du siècle dernier ont révélé combien nous étions peu préparés à l'affronter... et le demeurons guère mieux jusqu'ici.


* Autant qu'il m'en souvienne le titre ne fut justement pas traduit en français faute de pouvoir y signifier le supplément de méchanceté ainsi linguistico-économiquement attaché au vocable de "patron" en italien.
** Rappelons, parce que nul ne s'en souvient, que la logique du "supplément" ne remonte ni à Derrida, ni à Deleuze, mais à "l'appel" au "supplément d'âme" (requis par notre technologique modernité) de Bergson dans Les deux sources de la morale et de la religion.
Par Oblivion

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Très bonne émission concernant la Corée du Nord.
Je me demande toujours comment tout un peuple reste aussi servile.
Par Cultive ton jardin

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Citation:
Oblivion
comment tout un peuple reste aussi servile.

Pourtant pas difficile à comprendre: il y a quelque chose de très fort et d'assez justifié dans la culture populaire: si on se soumet pas, ce sera encore pire. Du coup, c'est seulement quand c'est vraiment sûr que "ça peut pas être pire", ou bien quand il y a "un réel espoir d'être victorieux" dans la révolte que le peuple cesse de se soumettre. Le peuple veut avant tout "vivre", normalement et pacifiquement si possible.

Cela explique aussi que le peuple adopte les valeurs de la classe dominante: les respecter est une garantie (au moins l'espère -t-on) de vivre tranquillement sa petite vie, avec ses amours, ses plaisirs, sa vie quoi. Tout simplement. Il arrive que ce soit un très mauvais calcul... mais c'est seulement "après" qu'on le sait. D'où l'intérêt des chroniques de Mathilde Larrère, qui en nous donnant des infos sur les "après" d'avant nous permet d'anticiper.

Mais le pti chapron pas bête...



Modifié 1 fois. Dernière modification le 16:20 le 09/09/2017 par Cultive ton jardin.
Par Bracam

Re: ordonnances ? Eh bien dansez maintenant

Depuis le temps qu'on anticipe, 40 ans pour ma part et pas un coup de fusil, je pense avoir perdu pas mal d'entrain et de foi... Il faut dire que j'ai cru en la voie démocratique, ah le con. J'ai été très surpris de lire il n'y a pas si longtemps le point de vue d'une personne dont je connaissais la conviction rebelle limite anar (et bretonne, mais ceci est une autre affaire...), convaincu aujourd'hui par la constatation d'un état de fait quasi intangible, totalitaire en fait compte tenu de nos prétentions "humanisantes" et poursuivi par l'envie de se retirer dans ce lieu encore vivable qui ne serait ni Paris ! ni probablement ailleurs, crains-je de devoir lui dire. On ne sait pas trop où se trouve ce lieu, différent pour chacun d'entre nous en fait, ni la légitimité de cette démission qui nous fait dire, j'espère ne pas le trahir complètement : que les jeunes se débrouillent, c'est maintenant leur tour. Et dire qu'il doit être dans la cinquantaine...
Par Oblivion

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Par ailleurs, merci, c’est votre troisième émission d’affilée intéressante.
Par manu

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Excellente émission. C'était vraiment plaisant d'écouter tous les intervenants.
Celui qui a dit :"ce n'est pas en facilitant le divorce qu'on va encourager le mariage" (citation approximative) est Adrien Quatennens député de la FI.

Le 23 septembre, je crois bien que j'ai Bastille.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 16:16 le 09/09/2017 par manu.
Par Tigi

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Citation:
Celui qui a dit :"ce n'est pas en facilitant le divorce qu'on va encourager le mariage" (citation approximative) est Adrien Quatennens député de la FI.

Non, cet élément de langage était déjà utilisé par Mélenchon en mars 2016.
Par JohnGaltdu59

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Arrêt Sur Images a t'il définitivement abandonné l'idée de proposer des débats contradictoires ?
Par JIEM 92

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Bonjour
Avez-vous déjà posé la question aux responsables de c'est dans l'air ?
PS: Comme ça vous a échappé, Daniel a dit (et écrit dans le making off) que les contradicteurs pressentis avaient refusé d'y participer.
Par Bruanne

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Si seulement ça pouvait être le cas !!!
Par Pakete

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Et entendre encore les mêmes ritournelles que l'on entend quasiment partout ailleurs ? Non merci. Cette émission est de qualité justement parce qu'elle permet aux "contres" de s'exprimer sans être constamment interrompu, Daniel jouant très bien l'avocat du diable.
Par Jombie

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Par pedron

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Superbe émission, la mettre en libre accès est salutaire tant elle est d'intérêt publique. Merci asi
Par Tigi

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Daniel semble étonné par les prises de position "marxistes" de l'invité qui nous est simplement présenté comme un "petit patron" d'une PME de 20 salariés.

Il devrait pourtant savoir que monsieur Gratacos est aussi un militant socialiste, membre du courant de gauche du PS (Hamon), et candidat PS aux législatives de 2017.

Peut-être l'équipe d'ASI n'a-t-elle pas réussi à trouver un "petit patron" mélenchonien ? :-)



Modifié 1 fois. Dernière modification le 18:16 le 09/09/2017 par Tigi.
Par kadife

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Il est intéressant de noter que dans les médias, le qualificatif de "marxiste" sert en général à connoter une étrange radicalité. Pour Daniel, ça veut dire "oulalah, il y va fort quand même, il a parlé de lutte des classes" ; pour les libéraux, ça veut dire "dangereux idéaliste proto-totalitaire".
Ce alors que de nombreux économistes tout à fait respectés et respectables (Cédric Durand, Michel Husson et beaucoup d'autres) revendiquent volontiers cette étiquette, le marxisme contemporain correspondant à un courant de pensée bien vivace dans le champ des sciences économiques et au-delà, avec ses concepts propres, ses développements, ses préconisations...
Il faut croire que les journalistes sont très (trop ?) sensibles aux effets de mode sémantiques. Marx ne doit pas être assez disruptif.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 18:57 le 09/09/2017 par kadife.
Par M.Pat

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

ça existe ? Corbière ? :-)
Par Tigi

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Non, Corbière est un politicien professionnel (équipé d'un parachute de secours dans la fonction publique)

François Ruffin par contre a une réelle expérience de petit patron de presse.
Mais s'il avait été invité pour jouer le rôle du "petit patron opposé aux ordonnances", la ficelle eut été un peu grosse. :-)

Monsieur Gratacos fait ça très bien, avec conviction, même s'il n'est "petit patron" que depuis 2 ans et n'a pas encore vraiment fait ses preuves en ce domaine...
Par kusto

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Citation:
François Ruffin par contre a une réelle expérience de petit patron de presse.
Enfin, un rédacteur en chef (car il n'est pas directeur de publication) employé par l'association qu'il a fondé (mais qu'il ne dirige pas), et qui emploie 2-3 personnes selon les périodes et travaille principalement avec des bénévoles n'est peut-être pas le «patron» le plus représentatif.
Par Tigi

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Vous avez raison.
Trouver un "petit patron" à la fois représentatif et légitime comme petit patron, mélencho-compatible et opposant aux ordonnances, ça ne devait pas être évident à trouver...
Par raph

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Merci très intéressant
Par Bob Dean

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Emission d'utilité publique !
Par Compunet

Re:

excellente émission, bravo !
les invités sont tous épatants !...
après un passage bon enfant d'@si sur la Corée du Nord, nous voilà revenus à nos fondamentaux : le décryptage, et en particulier celui de la novlangue jupitérienne !......
tout à fait salutaire en cette période, cette émission me donne enfin les arguments pour discuter de la loi Travail, car j'avoue humblement que nos chiens de garde radio-télé n'avaient pas réussi à m'en donner les clés !.
incompétents Bourdin, Demorand, and Co, incapables d'en expliquer les tenants !.....sans doute du fait du côté obsessionnel de leurs interviews qui démarrent joyeusement sur la loi Macron et finissent immanquablement sur la crise au Venezuela : j'avais même fini par croire que c'était Maduro qui était responsable du chômage en France, c'est dire !!!...
merci !



Modifié 1 fois. Dernière modification le 21:30 le 09/09/2017 par Compunet.
Par constant gardener

Re:

incompétents Bourdin, Demorand, and Co, incapables d'en expliquer les tenants !..
Ils ne sont pas incompétents, ils sont payés pour ne pas expliquer les tenants.
Par Bracam

Re: des maux, rang

Et si on les désignait par leur petit nom, propagandistes ?
Par Bellatrix

Re:

Et si c'était le but de la fameuse préoccupation avec le Venezuela ? De ne pas trop expliquer les nouvelles lois et leurs implications pour les populations ?

Ce n'est pas de l'incompétence.
Par cyril goldfinger

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

cher Daniel Schneidermann
je suis abonné a arrêt sur image depuis votre depart sur France 5 ,votre dernière émission sur la loi travail a montré chez vous une defense de se projet de loi , je m inquiéterais si j étais employé chez vous . j hésite a renouveler mon abonnement.
Le temps use les hommes et leurs convictions , accident de parcours ? le journal du monde semble vous boboiser , a suivre
Par Bruanne

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Si vous êtes abonné depuis aussi longtemps, vous devriez reconnaitre les situations où DS se fait l'avocat du diable, .... surtout quand il l'annonce clairement ! ;-)
Par Damien

Droit à la déconnexion

Un point des ordonnances vendu comme une avancée (et je la considère effectivement comme telle) est le droit à la déconnexion. Vous en pensez quoi les @sinautes ?
Par Francis CLEMENT

Re: Droit à la déconnexion

Que ce n'est pas une avancée en fait, et la démonstration est simple.

Avant :
Vous ne répondez pas à votre patron en dehors des heures de travail -> Il vous vire -> Prudhomme -> Licenciement sans cause réelle ni sérieuse -> Indemnités

Après :
Vous ne répondez pas à votre patron en dehors des heures de travail -> Il vous vire -> Prudhomme -> Licenciement sans cause réelle ni sérieuse -> Indemnités, mais le montant en est plafonné.

Comme ça, je dirais que c'est moins bien mais à vous de voir.

PS : Il y avait une probabilité, que je ne peux estimer car je ne vous connais pas, que votre message soit ironique. Je l'ai ignorée.
Par JUSTIN COLBART

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

1. Excellente émission. Merci, chef !
2. Vous avez une caméra qui donne une image terne.
Par jean-luc hinsinger

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

En accord total avec le chef d'entreprise présent à l'émission !
Par edouard debry

Ordonnances : qui est gagnant ?

Bonsoir,

Après avoir visionné cette émission, je me demande finalement ... pour qui sont-elles faites ?

L'émission peine (c'est peu de le dire) à y trouver un avantage pour le salarié et de l'autre côté
on entend un employeur de PME dire que ça ne changera rien pour lui et que le problème n'est pas là.

L'émission a passé un certain temps à démonter les éléments de langage et "vérités évidentes"
souvent répétés dans les médias. Mais, il est aussi bien évident pour moi que les principaux
responsables qui parlent aux médias ne sont pas dupes eux-mêmes de ce qu'ils disent.

Donc finalement, pour qui font-ils ces réformes ? à qui profitent-elles réellement ?

L'émission aurait pu terminer sur cette question, je reste sur ma fin.
Par cécile clozel

Re: Ordonnances : qui est gagnant ?

en effet, c'est toujours la bonne question, "à qui profite le crime ?"

il y a un élément de réponse dans le discours du patron de PME : ça ne va pas lui profiter, à lui, parce que ça va pousser les entreprises d'un même secteur au dumping social. Et donc... ça profitera à d'autres entreprises : celles qui se fichent du bien être de leurs salariés, et surtout, celles qui peuvent jouer en force le chantage à l'emploi : si ta boite emploie directement ou indirectement 25% des salariés d'un bassin d'emploi, les gars qui refuseraient les mesures "proposées" auraient très peu de chances de se recaser ailleurs, surtout si la boite procède à des licenciements massifs... le rapport de force n'est pas le même que si tu as quatre chauffeurs-livreurs. Ajoutons que pour les entreprises cotées en bourse, le "dégraissage" est toujours un + et booste la cotation. le jeu du référendum sera du genre "pile tu perds, face je gagne".
Tout cela va renforcer la concentration des entreprises, la réduction du nombre de PME indépendantes, au profit d'un côté des tacherons (auto-entrepreneurs) et de l'autre des multinationales et de la finance. C'est moderne, c'est merkelien, c'est gattazien, c'est macronien ! (et c'est cynique).
Par Serge PECQUEUR

Compréhension paroles du journaliste Edouard

Bonjour,
Malheureusement, lors de l'émission, les paroles du journaliste qui a filmé Edouard Philippe sont inaudibles.
Par DétecteurdeVérité

Re:

Émission enfin vue (bien que j'avais déjà vu la chronique de Mathilde Larrère) et je me félicite d'avoir vu et cette émission et d'avoir aussi revu la chronique.

Merci à @SI.

La question qui me vient à l'esprit est de savoir pourquoi les présentateurs des JT qui invitent les membres du gouvernement Gattaz n'arrivent jamais à nous éclairer comme l'ont fait les invités à cette émission que l'on peut féliciter chacun dans leur position et expertise.
Par Bruanne

Re:

Parce qu'ils ne veulent pas.
Parce qu'ils ne prennent pas le temps ( de préparer et de réaliser)
Parce que leur métier n'est pas de nous expliquer quoi que ce soit
Par Bellatrix

Re:

Ils ne sont pas là pour éclairer.

Ils sont là pour faire de la "pédagogie" (ce qui, dans la novlangue moderne, signifie quelque chose de très différent).
Par AF30

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Très bonne émission. J'ai bien aimé la remarque de l'économiste concernant le défaut originel de cette loi qui prétend instaurer le dialogue social et qui est imposée par des ordonnances. Le double langage qui délégitime tout le reste qui ne peut être que du même tonneau.
Par Cerise

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

25 minutes d'émission et j'ai le regret de constater qu'une dame présente n'a pas encore eu la parole ? vous trouvez cela normal ?
Par Pakete

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

D'un autre côté, la deuxième personne qui parle en présentant les autres est une dame.
Par Bracam

Re: sur ordonnance

intolérable (enfin je pense que c'est la réponse)
Par yodavince

Re: Le rappel Historique sur les ¨Prud'homme

Il serait d'utilité PUBLIQUE, que la présentation de Mathilde Larrère soit accessible gratuitement.
Et donc diffusable un peu partout.
Elle est terriblement efficace, et rappelle quelques fondamentaux indispensables, pour sauver cette institution.
Nous sommes nombreux à être potentiellement concerné un jour par les Prud'hommes.

Merci pour votre travail.

VM
Par gisele plane

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

un patron qui a peur d'embaucher doit changer de métier;
les qualités de chef d'entreprise c'est de ne pas avoir peur, de prendre des responsabilités et des initiatives en les assumant;

ce qui compte pour une boîte petite ou grande c'est l'activité ( carnet de commandes );
et l'activité ne dépend pas que des salarié(e)s;
c'est pour cela que cette régression sur le code du travail est contre productive pour les salarié(e)s comme pour les
boîtes !
le MEDEF et le gouvernement bossent peut-être beaucoup ( sic: ils ne sont pas feignants ) mais c'est du travail < 0;
il vaudrait mieux qu'ils soient feignants ( plutôt que d'être cyniques) ;
pourquoi ? ça ne fera pas + d'emplois, ça fera moins de fric pour les travailleurs donc moins de commandes pour les boîtes;
+ de maladies donc des dépenses de santé en augmentation, mr Anthony Gratacos a ajouté d'autres effets perverses;
il y a une dizaine d'années maintenant, le code du travail était déjà consultable sous forme électronique (numérique) ;
j'étais déléguée syndicale et c'était bien pratique car on pouvait faire une recherche avec mot clé;
le problème pour le tout venant c'est que c'est une présentation juridique sous forme d'articles
etc bref un(e) juriste est + à même de le comprendre;
Par Bren

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Emission très intéressante, bien menée comme d'habitude.

Je suis néanmoins déçu du casting, qui est 100% anti-ordonnances. Pour avoir de la contradiction, il aurait fallu inviter des défenseurs.. Et il y en a. Ce n'est pas à Daniel Schneidermann de se faire l'avocat du "diable". Du coup, la portée du "débat" qui n'en est plus un est limitée. Dommage !
Par sandy

Re: ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !"

Il y a quand même un gros risque que tous les défenseurs des ordonnances que vous voudriez inviter soient des menteurs.



Modifié 2 fois. Dernière modification le 18:00 le 20/09/2017 par sandy.
Par matt32380-154716 matt32380

Anthony Gratacos

Bonjour, il semblerait que vous ayez omis de préciser que Anthony Gratacos n'est pas un patron comme les autres mais un militant socialiste et qu'il est déjà intervenu dans un Mediapart Live au sujet de la réforme du code du travail de 2016 et à quelques autres médias, ce qui n'est pas le cas de tous les patrons, c'est a posteriori moins convainquant sur sa représentativité.
Par Tigi

Re: Anthony Gratacos

Chez Mediapart, il était au moins présenté ainsi : "Antony Gratacos, chef d'entreprise, socialiste"

Cette omission, de la part d'ASI, est regrettable, avec Daniel qui joue l'étonnement devant les prises de position "marxistes" de cet invité qui nous est simplement présenté comme un "petit patron" d'une PME de 20 salariés.

Il devait pourtant bien savoir que monsieur Gratacos était aussi un militant socialiste, membre du courant de gauche du PS (Hamon), et candidat PS aux législatives de 2017.
Par sandy

Re: Anthony Gratacos

Et cela change quoi ? Je crois que chacun sur @si est capable d'apprécier le discours d'un intervenant pour ce qu'il dit dans le fond et que c'est le cas ici. S'il est une exception et qu'il faut être comme lui militant socialiste pour traiter ses employés comme des êtres humains plutôt que de les traiter comme une variable d'ajustement en cas de mauvaise conjoncture, alors cela signifie qu'il faut plus de patrons qui sont militants socialistes.

Je ne vois pas pourquoi vous voulez voir de la manipulation là où il n'y en a pas.
Par Tigi

Re: Anthony Gratacos

Je ne parle pas de "manipulation".

Mais dire exactement qui est qui, c'est juste une question d'honnêteté... journalistique, ne pensez-vous pas ?

Dire que monsieur Gratacos est un militant actif de la gauche du PS, et qu'il n'a que 2 ans d'expérience comme chef d'entreprise n'aurait pas été inutile... ne pensez-vous pas ?

Juste histoire qu'on ne le prenne pas, à tort, comme quelqu'un de représentatif des dirigeants de PME.

Comme Matt32380, j'ai été très étonné de constater cette "omission" de la part d'ASI.

Le genre d'omission qu'ASI serait le premier à relever, venant d'un autre média...
Par citrouille i

Re: Anthony Gratacos

Bonjour Mme Sandy,

Si vous écoutez M. GRATACOS, il a confirmé que la variable d'ajustement pendant la mauvaise conjoncture a bien été la masse salariale, simplement elle a été celle de lui et son père pendant 18 mois (grâce au travail de leurs épouses).

La proposition de M. GRATACOS ne constitue pas une solution immédiatement transposable, en convenez-vous ?

C'est une proposition militante ; ce en quoi l'annonce de son positionnement eut été intéressante car alors elle aurait pu conduire à lui faire développer les solutions de continuité prévues pour les patrons, voir les cadres bien payés ?, qui accepteraient d'être les variables d'ajustement en temps de mauvaises conjonctures ?



Modifié 2 fois. Dernière modification le 07:49 le 22/09/2017 par citrouille i.
Par eponine

Re: Anthony Gratacos

Mais si, monsieur citrouille i, tous les patrons font comme les Gratacos père et fils, du moins ceux qui veulent garder leur boite.

Enfin, arrêtons déjà de mettre tous les patrons dans le même sac... Entre le >PDG de Renault, le gérant d'un hypermarché Auchan, M. Gatacos à la tête d'une boîte de 20 employés, et le boulanger du coin, y a pas grand-chose en commun à part la dénomination professionnelle.

C'est dommage que les bilans annuels des entreprises ne soient pas en accès libre en France (c'est le cas en Belgique, il ne devrait rien y avoir de confidentiel là-dedans), sinon nous aurions pu connaître les coûts salariaux de l'entreprise Gratacos.

Mais à la grosse louche : 20 employés à temps plein au smic, c'est minimum 2.500 € bruts * 20 = 50.000 € par mois = 600.000 euros par an, presque un million d'euros en 18 mois : je ne pense pas que ce soit le salaire que se versent MM. Gratacos, mais si le leur peut aider à payer cette somme, je comprends qu'ils le fassent : c'est pas dans l'intérêt de leur entreprise d'avoir moins de personnel. C'est une entreprise de services, pas une usine de fabrication de trucs.

Moins y a de chauffeurs, moins y a de courses, moins y a de chiffre d'affaires. Un patron qui pige pas ça, c'est un patron qui s'expose à la faillite plus vite qu'un autre.
Par citrouille i

Re: Anthony Gratacos

J'en reste sans voie :-).
Par Faab

L'issue est-elle prévisible ?

L'issue est-elle prévisible ?

Traduction partielle de cette analyse datée du 16 mai, avant les législatives, par le dénommé Jacques Lafitte, fondateur d'un cabinet de consulting/lobbying européen, placé en 2009 par le Financial Times dans les 30 influenceurs important des politiques et législations européennes et qui doit être dans la pleine ligne Macron :

"Macron une révolution en 5 actes

La France possède le seul système tricaméral au monde. Il y a l'Assemblée nationale, le Sénat et «la Rue» - les forces extra-parlementaires, souvent organisées par des syndicats de gauche. Les extrémistes sont prêts à combattre l'"ultra-libéralisme" du président Emmanuel Macron. Mais il y a de bonnes raisons pour lesquelles la Rue peut ne pas prévaloir cette fois.

Une révolution est en cours en France. Contrairement à la plupart, celle-ci est assez prévisible et brillamment exécuté jusqu'à présent.
(...)
L'acte 1 concernait la création d'une place crédible sur le spectre politique pour le jeune et largement inconnu Macron (...)

L'acte 2 assurait l'élection de Macron (...)

L'acte 3 est en cours. Il s'agit d'élargir la majorité pour y inclure la part "sociale" des Républicain (LR) (...) En plus de plusieurs ministres du Modem, Macron pourrait en nommer quelques-uns du PS. (...)

L'acte 4 prendra place bientôt avec les élections législatives les 11 et 18 juin. Il y a encore 2 mois, viser une majorité absolue pour EM! semblait impossible (...) Dans un sondage Harris Interactive, 75% des interrogés se disent favorables à la liste de candidats de Macron.

L'acte 5 prendra place durant l'été et au début de l'automne avec les premières réformes de Macron.
Ce sera la partie la plus dramatique. Il y aura du désordre particulièrement autour du Code du Travail, mais il y a 3 raisons pour lesquelles la Rue ne gagnera pas :

Premièrement, les réformes ont été posées explicitement dans le programme législatif de Macron. (...)

Deuxièmement, il n'est pas évident que Le Pen ait encore un parti unifié à la fin de l'année. (...) Florian Philippot le stratège derrière Le Pen a menacé de partir si le parti revenait sur son objectif d'abandonner l'Euro (...)

Troisièmement, Jean-Luc Mélenchon, le rival de gauche le plus dangereux, est revenu à ses manières rétives. Il a en fini avec son alliance avec le PCF, déclaré qu'il ne voulait pas battre le PS mais le "remplacer", et commencé à sélectionner seul les candidats à l'Assemblée Nationale de son mouvement de la "France Insoumise" plutôt qu'utiliser la base du vote en ligne.

Macron est intelligent, chanceux et déterminé pour mettre en oeuvre le mot de Georges Danton, "De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace et la patrie sera sauvée".
Les bouleversements de 1789-1799 ont changé la France, l'Europe et le monde. Le temps est venu pour une autre, plus pacifique, révolution."
Par Michel D.

Quelle crédibilité prêter au contenu de ce pseudo débat...

... avec un plateau autant déséquilibré ?
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