Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Pourquoi une video "fait propagande", par André Gunthert

chronique Par la rédaction discuté depuis 18:17 le 28/06/2017

Images partout, politique nulle part : si une video de franceinfo, se voulant "au second degré", sur la "macronmania" lors d'un sommet de l'UE à Bruxelles a déchainé les réseaux sociaux, c'est parce qu'elle a été prise au sérieux. Parce qu'elle "fait propagande", nous dit André Gunthert. Et pourquoi fait-elle propagande ? Parce qu'elle n'est reliée à aucune information, en dehors du spectacle qu'elle donne. Surtout sachant par ailleurs que Macron, au Conseil européen, a été fraichement reçu.... > Lire l'intégralité du texte
Participations votées d'utilité publique sur ce sujet

Par DétecteurdeVérité

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Me voilà fan de André Gunthert et à chaque vidéo je ne suis pas déçu, et particulièrement avec celle-là

André Gunthert dit en dernier que "Macron est le résultat d'un système où l'image devient d'autant plus importante qu'elle tend à remplacer, parfois à dissimuler l'action" et là j'ai une petite restriction, le mot "résultat":
Mon impression est que Macron utilise ce système, le système n'a pas produit Macron, et j'en veux pour preuve par exemple l'entrée de Macron au Parlement de Bruxelles. Il voit de loin celui qu'il va saluer, de trop loin jouant ainsi la scène de la rencontre avant même le temps de sa possibilité, comme ces piètres acteurs qui anticipent d'un quart de seconde de trop le temps d'anticipation de l'action. Macron retient ensuite trop longtemps le bras de celui qu'il a salué et on s'étonne que l'autre puisse partir sans être démembré. Macron met en scène sa propagande.
Les médias la réalise, la population gobe....
> Lire ici > Lire en contexte

Par Cultive ton jardin

Re:

Tout à fait d'accord. Il faut prendre l'habitude de hausser un sourcil, au moins, quand on entend le mot "populisme".

Moi aussi, je me réjouis de l'arrivée de André Gunthert et de sa manière très éclairante d'analyser les images et leur contexte. Manque maintenant un(e) analyste des mots. Il y a depuis quelques années une telle déferlante de mots complètement extraits de leur sens, et porteur d'une telle charge de connotations qu'on ne sait vraiment plus de quoi on parle, et surtout qu'on se fait infuser en douce des idées qu'on n'accepterait jamais si elles n'étaient enveloppées de cette gangue douteuse. Un phénomène somme toute assez voisin de ce qui se passe avec les images....
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Par Tatanka

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Post Politique?
Post journalisme?
Tout ça pour faire moderne et ne pas appeler un chat un chat.
En l’occurrence le mot juste pour décrire la situation est "Décadence".
Et pour décrire la dynamique de cette situation je dis "Déglingue"...
Mais, mais, mais...
Le plus rigolo est qu'au moment où tout le monde s'en rend compte et se récrit, le point culminant est passé et l'alternative est déjà en action.
Pour ceux qui on besoin de point pour distinguer le i.
Abstention aux élections, France Insoumise, Blog, Vlog, média alternatifs, initiatives locales hors institutions diverses et variées.
Attention! On je sais rien de ce qui en sortira, mais la Post Politique et le Post Journalisme sont déjà "has been".
Qu'@SI en prenne bonne note... :-)...
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Tous les commentaires (55)
Par Robert.

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Je n'aurais rien à redire à cette chronique si vous n'aviez oublié que chaque occurrence, quand il s'agit de Macron, des mots Notre Président*, Dieu le préserve de l'erreur, doit être accompagné d'un incise incantatoire destinée à écarter le poison du doute que vous distillez d'autre part.

* même si séparés par le qualificatif "nouveau" qui sera vite désuet.
Par Robert.

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

"qui sera vite désuet'
Car, avons nous souvenir d'avoir eu un Président (que Dieu lui donne la foi en son avenir) ?
Par Al1

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Ou bien c'est pas clair ou bien je baisse.

"Un pouvoir personnel qui semblerait probablement dangereux s'il n'était incarné par un homme jeune et souriant, s'il n'y avait pas cette image qui semble une promesse de renouvellement"
Qui semblerait, qui semble probablement, qui semble à qui d'abord ? Au narrateur ? Aux médias ? À l'idée que se fait le narrateur de l'opinion publique ?

C'est un peu curieux, comme phrase. Un pouvoir centralisé ça fout les jetons mais comme il est bogoss alors ça va. À qui attribuez vous cet imbécile raisonnement ? Si c'est aux médias ça me paraît un peu court, ce serait considérer qu'ils sont mus essentiellement par leur bêtise et non par la volonté que réussisse cette dictature ordolibérale.
Par Cultive ton jardin

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Je suis plutôt d'accord avec cette phrase de Gunthert. Même si, évidemment, elle ne concerne pas tout le monde. La dangerosité est plus facilement associée à la mâchoire brutale et au rictus de sa majesté le pen qu'à l'image lisse, souriante, cravatée, propre sur lui de macron. Il ne s'agit pas de "raisonnement", qui serait, évidemment imbécile, mais d'impression, de sensation, dont l'individu n'est pas obligatoirement maître, même quand il en est conscient.
Relisez "Le cochet, le chat et le souriceau". Si La Fontaine a voulu en faire une fable (garde toi, tant que tu vivras, de juger les gens sur la mine) c'est bien qu'il y a là un mouvement spontané à combattre.
Par Al1

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Par pompastel

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Waouw, c'est beau ça ^^
Par cirneaf

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Mouvement spontané, relevé par par la recherche dont les résultats sont concordants : lorsqu'on présente des photos en demandant à celui qui les regarde de juger du caractère de la personne, de sa fiabilité ou inversement de sa propension au crime, curieusement les jeunes lisses et souriants, les jolis, les beaux, les bien fringués et bien coiffés à l'air doux sont confondus avec les bons, les généreux, les fiables, les honnêtes. C'est surprenant... ou non. Comment nous-mêmes réagissons-nous dans la rue et de qui nous écartons-nous de façon plus ou moins voyante et par qui acceptons-nous éventuellement d'être frôlés.
Ainsi va le monde... pour l'instant.
Par André Gunthert

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

"qui semble à qui d'abord?" Peut-être avant tout aux électeurs qui ont voté Macron, non?
Par Al1

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Peut-être, mais pourquoi ne pas nommer ?
Comprenez que la lecture peut être différente selon le sujet. "Il semble" que le sujet soit lémédias puisqu'"on dit" qu'@si est un site de critique des médias, et "on" se trompe donc, mais qui est "on" ?

Le deuxième danger du Macronnisme, c'est le discours flou, alors soyons flous fous, faisons des phrases avec sujet-verbe-complément !

En même temps… ;-)
Par André Gunthert

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Mon propos relève de la chronique, pas de l'éditorial politique. Ou pour le dire autrement, ce qui m'intéresse ici est de caractériser un phénomène historique et politique, pas d'énoncer un jugement politique. Les traits que je relève, comme le refus du système partisan ou l'allégeance personnelle de la majorité législative, sont des traits objectifs – qui peuvent ensuite faire l'objet d'interprétations diverses. Une image "qui semble une promesse de renouvellement" est de même une description objective de ce qui a été proposé par la campagne: une apparence.
Par Gaston Lagaffe

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Dans la tête de Soazig.

En tant que photographe, je ne peux qu'admirer la maitrise du travail, "avant et après", de Soazig De La Moissonnière.

Mais adhère-t-elle aux "idées" de Macron ?

Est-elle une militante douée d'un oeil ?

Participe-t-elle, objectivement, juste à une aventure de plus ?

La beauté plastique de ses clichés me mettent mal à l'aise et me rappelle une autre super douée (point Goodwin !)
Par DétecteurdeVérité

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Me voilà fan de André Gunthert et à chaque vidéo je ne suis pas déçu, et particulièrement avec celle-là

André Gunthert dit en dernier que "Macron est le résultat d'un système où l'image devient d'autant plus importante qu'elle tend à remplacer, parfois à dissimuler l'action" et là j'ai une petite restriction, le mot "résultat":
Mon impression est que Macron utilise ce système, le système n'a pas produit Macron, et j'en veux pour preuve par exemple l'entrée de Macron au Parlement de Bruxelles. Il voit de loin celui qu'il va saluer, de trop loin jouant ainsi la scène de la rencontre avant même le temps de sa possibilité, comme ces piètres acteurs qui anticipent d'un quart de seconde de trop le temps d'anticipation de l'action. Macron retient ensuite trop longtemps le bras de celui qu'il a salué et on s'étonne que l'autre puisse partir sans être démembré. Macron met en scène sa propagande.
Les médias la réalise, la population gobe.
Par constant gardener

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

la population gobe.
Vous avez des sources?
Par tosh

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

je crois surtout que la population s'en bat l'oeil de la forme et qu'elle attend de juger le coco sur son programme et surtout sur ses résultats. Un president peut gesticuler autant qu'il le souhaite, si la pauvreté s'accroît et que l'économie reste en berne il se prendra une claque comme ses prédécesseurs.
Par DétecteurdeVérité

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

En tous les cas chère-cher "Constance du jardinier", il fait congrès "en son Palais de Versailles" et tous les députés y seront malgré les menaces de certains de ne pas y être

J'espère comme Tosh que la vigilance sera là mais je commence à avoir de sacré doute sur le libre-arbitre de gens hypnotisés
Par sandy

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Voilà que les humains perdent toute capacité de réflexion, d'analyse, de comparaison et d'anticipation. Il faudrait laisser de côté toutes les expériences passées, toutes nos connaissances des fonctionnements et des conséquences ( des méfaits plutôt ) de ce qui est défendu par Macron et croire que cela fonctionnera peut-être cette fois-ci, ou encore se persuader que non les conflits d'intérêts ( de classe ) n'existent pas et que ces politiques ducoup contre toutes les apparences ne servent pas les intérêts d'une oligarchie et ne desservent pas les nôtres.

Bien sûr tout le monde n'est pas à ce point politisé. Mais je reste persuadé que non la population n'est pas comme vous tosh.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 07:37 le 29/06/2017 par sandy.
Par Gaston Lagaffe

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

A l'identique : voté pour DétecteurdeVérité 20:31 le 28/06/2017 !



Modifié 1 fois. Dernière modification le 13:02 le 29/06/2017 par Hallucined.
Par Robo

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Très heureux qu'André Gunthert fasse partie de l'équipe d'ASI, cela permettra sans doute un retour aux origines du projet: l'analyse d'images, parfois oubliée dans les émissions. Sur cette chronique rien à redire sur la partie image. Pas d'accord avec l'intro sur le "postpolitique" par contre: si Macron a pris ses distances avec la notion de parti, dire qu'il n'a pas d'idéologie affichée ni de programme, de doctrine ou d'engagement est exagéré (ou alors il faut vraiment ne pas vouloir s'informer). Il est clairement libéral, pro européen (au sens de l'UE actuelle), pro entreprise (il fait de l'entrepreneur le modèle du citoyen du futur), s'entoure d'Alain Minc et d'Attali, etc. Et tout cela est affiché avec vigueur depuis le départ, en gros depuis qu'on le connait médiatiquement comme ministre de l'économie. Si l'on veut une traduction concrète de cette idéologie, il suffit de regarder la loi travail en préparation. Même si les détails sont encore flous, sa philosophie est limpide, et ce depuis qu'il l'a annoncée lors de la campagne: une version plus libérale de la loi El Khomri. Et si l'on a encore quelques doutes sur l'orientation libérale de centre-droit de Macron, on peut aussi jeter un oeil à la composition de son gouvernement. La sociologie de ses électeurs montre d'ailleurs que le message est bien passé.
Par André Gunthert

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Merci pour l'appréciation! Pour le volet proprement politique, renseignez-vous sur le post-politique (il m'est malheureusement impossible de développer toutes les pistes d'un sujet si complexe…), qui décrit bien les options de Macron, y compris celle d'une sortie du système partisan, qui n'est bien sûr qu'une nouvelle variante du TINA ("There is no alternative"), autrement dit d'une stratégie de naturalisation du politique, qui appartient à l'arsenal issu du néolibéralisme.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 22:42 le 28/06/2017 par André Gunthert.
Par Robo

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Ok, j'avais déjà lu et entendu des choses dessus (Mouffe), mais est-ce qu'on ne participe pas (involontairement bien sûr) à l'enfumage et au storytelling en qualifiant de "post-politique" une idéologie et des pratiques aussi clairement assumées, et en laissant même entendre qu'il n'aurait pas d'idéologie bien définie? Ainsi Macron peut-il à la fois se placer dans une tradition parfaitement identifiable et revendiquée (le centre-droit français, la droite orléaniste pour revenir un peu plus loin, le tout mâtiné de néo-libéralisme anglo-saxon), et en même temps, uniquement parce qu'il serait sorti d'un système partisan classique qui ne demandait qu'à mourir, il serait une sorte d'ovni, le type qui bouleverserait le champ de fond en comble, qui dépasserait tellement les clivages qu'il faudrait inventer juste pour lui un "post" quelque-chose... alors que TINA ça existe depuis plus de trente ans et qu'on sait très bien que c'est l'autre nom du néo-libéralisme. Trop fort notre président.
Par André Gunthert

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Non, je ne crois pas. "Post-politique" est le nom d'une posture que Macron incarne, tardivement, en France, où elle n'avait pas encore été représentée (les responsables précédents se réclamaient de l'un des deux grands partis). Cette posture a joué un rôle éminent pour son électorat, qui l'a lu comme une promesse de renouvellement. Si enfumage il y a, il vient du candidat et de son entreprise de campagne, mais certainement pas de la description de sa stratégie.
Par Pakete

Re:

"Le FN et le populisme" ?

Ah ? France-Propagande aurait elle fait un lapsus révélant qu'elle sait que le FN et le populisme sont deux choses différentes ?
Par Al1

Re:

Non. Dans "Le FN et le populisme", "le populisme" désigne quiconque est un peu de gauche. Il s'agit, sans nommer (décidément ! ;-)), d'établir une équivalence.
Par Cultive ton jardin

Re:

Tout à fait d'accord. Il faut prendre l'habitude de hausser un sourcil, au moins, quand on entend le mot "populisme".

Moi aussi, je me réjouis de l'arrivée de André Gunthert et de sa manière très éclairante d'analyser les images et leur contexte. Manque maintenant un(e) analyste des mots. Il y a depuis quelques années une telle déferlante de mots complètement extraits de leur sens, et porteur d'une telle charge de connotations qu'on ne sait vraiment plus de quoi on parle, et surtout qu'on se fait infuser en douce des idées qu'on n'accepterait jamais si elles n'étaient enveloppées de cette gangue douteuse. Un phénomène somme toute assez voisin de ce qui se passe avec les images.
Par Chrémès

Re:

Sur le mot « populisme », cette ancienne chronique de Judith Bernard que j'avais bien appréciées (et Judith et ladite chronique) :
[www.arretsurimages.net]
Par Faab

Re:

D'ailleurs, me demandant comment éviter d'entériner le "jupitérien" de Macron, je suis tombé sur ce passage de Napoléon le petit de Victor Hugo où il parle de choses approchantes, autour de "démagogue" à l'époque :

"Une classe d'hommes s'est ralliée en masse : les imbéciles. (...) Ces braves dupes, nous les connaissons aussi; nous en avons vu bon nombre sur les bancs de la majorité à l'Assemblée législative. Leurs chefs, opérateurs habiles, avaient réussi à les terrifier, moyen sûr de les conduire où l'on voulait. Ces chefs ne pouvant plus employer utilement les anciens épouvantails, les mots jacobin et sans-culotte, décidément trop usés, avaient remis à neuf le mot démagogue. (...)

Avec ces quelques lettres de l'alphabet, groupées en syllabes et accentuées convenablement : démagogie, montagnards, partageux, communistes, rouges, ils faisaient passer des lueurs devant les yeux des niais.
Ils avaient trouvé moyen de pervertir les cerveaux de leurs collègues ingénus au point d'y incruster, pour ainsi dire, des espèces de dictionnaires où chacune des expressions dont se servaient les orateurs et les écrivains de la démocratie se trouvait immédiatement traduite. Humanité , lisez : Férocité; Bien-être universel, lisez: Bouleversement; République, lisez : Terrorisme; Socialisme, lisez : Pillage; Fraternité, lisez : Massacre ; Évangile , lisez : Mort aux riches.

De telle sorte que lorsqu'un orateur de la gauche disait, par exemple : Nous voulons la suppression de la guerre et l'abolition de la peine de mort, une foule de pauvres gens à droite entendaient distinctement : Nous voulons tout mettre à feu et à sang, et, furieux, montraient le poing à l'orateur. Après tel discours où il n'avait été question que de liberté, de paix universelle, de bien-être par le travail, de concorde et de progrès, on voyait les représentants de cette catégorie que nous avons désignée en tête de ce paragraphe, se lever tout pâles; ils n'étaient pas bien sûrs de n'être pas déjà guillotinés et s'en allaient chercher leurs chapeaux pour voir s'ils avaient encore leurs têtes.
"



Modifié 1 fois. Dernière modification le 19:22 le 02/07/2017 par Faab.
Par Yanne

Re: Re:

Mal retombé !



Modifié 1 fois. Dernière modification le 12:17 le 02/07/2017 par Yanne.
Par Valery Ponzone

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Puisqu'il parait que l'image est importante ici, je remarque surtout que le Bic® de la première chronique sur Wonder Woman, film niais au possible, a disparu et que le changement de stylo, objet rassurant par essence manipulé par le chroniqueur (et d'autant plus hors-norme que ses chroniques sont… filmées !!!) et que l'on est passé à un autre modèle plus sophistiqué ? En tout cas moins plébéien. J'attends avec impatience la chronique avec un Mont Blanc® tripatouillé sous nos yeux ébahis.
En voilà un beau commentaire sur la forme et non pas sur le fond de la chronique !
Par André Gunthert

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Quel oeil! Et quelle illustration de la chronique! (mais de Mont Blanc, non, never! ;)
Par Valery Ponzone

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Ce sera donc un Parker® … pour faire suite à la première chronique sur les super héros et Wonder Woman !?…
J'éviterais même de faire l'explication, car sur @si l'ellipse suffit… ou le clin d'œil ?!…
N'est-ce pas Peter ?
La chronique a eu un léger temps d'avance puisque la photo officielle de notre Président Macron vient d'arriver toute fraîche. Les symboles y sont très fort, tel un tableau de commande des siècles passés, fenêtre ouverte sur des arbres, livre ouvert sur le bureau avec pendule en symétrie, la tête dans les nuages (Magritte ?) ou alors auréolé par l'immensité du ciel (et de la tâche qui l'attend ?) etc. etc.
Par sgd

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Quelle est la signification du prénom Emmanuel ?

Le prénom Emmanuel est dérivé de l'hébreu Immanu'el qui signifie "Dieu est avec nous".

Emmanuel est un prénom de style hébraïco-biblique. Il est le nom sous lequel le prophète Isaïe, sept siècles avant Jésus, désigna le Messie. Il sera très répandu sous sa forme abrégée Manel, dès le XVe siècle. Emmanuel ne se répand qu'au XVIIe siècle dans les pays catholiques et protestants. Il fut peut-être écarté en raison de sa référence au fils de dieu. Il connaît une remontée dans les années 1960 en France, mais celle-ci ne perdura pas. 131 000 Emmanuel sont nés en France depuis 1900.

Emmanuel est le bourdon de la cathédrale Notre-Dame de Paris et la deuxième plus grosse cloche de France.
Par Oblivion

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Par Oblivion

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Par sgd

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Par Robert.

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Sauf que le nœud de la cravate d'Obama est noué main alors que celui de Notre Président, Dieu lui pardonne cet artifice, est pré-noué.
Par sgd

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Par gomine

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

merci d'être revenu !
vivement que cela devienne une habitude...

dommage, à un jour près on aurait eu une analyse du nouveau portrait officiel
(que personnellement je trouve horrible),
l'objet d'une chronique prochaine ou d'un petit commentaire ?
Par André Gunthert

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Une chronique, probablement pas, mais probablement un billet d'ici un jour ou deux… ;)
Par Julot Iglésias

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Citation:
Cultive ton jardin
Manque maintenant un(e) analyste des mots

Le sujet est important, mais je ne sais pas s'il y aurait matière à produire des chroniques régulières.
Quand on aura dit que l'expression 'l'armée gouvernementale syrienne" n'a pas la même connotation que "les forces du régime d'Assad", on n'aura pas grand chose à ajouter. Enfin, je dis ça, mais je ne demande qu'à changer d'avis.
Peut-être André Gunthert pourrait-il coiffer les deux casquettes (images et mots).

Breaking news : Au moment où nous mettons sous presse parait sur le site arretsurimage.net un article dans lequel on peut lire :
"Un grand raout annuel où les milieux d’affaires et oligarques russes côtoient grands patrons de Wall Street (et du CAC40) ainsi que certains dignitaires étrangers"
J'aimerais bien qu'un spécialiste des mots m'explique pourquoi les oligarques sont russes alors que les patrons sont américains. Quand aux "dignitaires étrangers", je vois pas bien qui ça peut être. Les Américains, déjà cités, ne sont pas des dignitaires (s'il y avait des dignitaires aux USA, ça se saurait). Les Russes ne sont pas étrangers en Russie (dommage, j'ai entendu dire qu'il existe des dignitaires dans leur régime), certains étant également oligarques). Qu'est-ce qui reste, donc ? Des Chinois ? Des Vénézuéliens zapatistes ? Des enturbannés venus du Golfe persique (y'a plein de dignitaires dans ces contrées, dit-on. Pas autant que de dromadaires, mais il y en a) ? Tout ça mériterait bien un décryptage.



Modifié 6 fois. Dernière modification le 20:34 le 29/06/2017 par Julot Iglésias.
Par Robert.

Trop c'est trop.

Beaucoup trop de questions pour qu'@si puisse y consacrer un seul décryptage.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 21:55 le 29/06/2017 par Robert..
Par Cultive ton jardin

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Citation:
je ne sais pas s'il y aurait matière à produire des chroniques régulières

Oh oui, il y aurait matière à meubler une chronique hebdo pendant plusieurs années. Moi, je le voyais sous la forme d'un dictionnaire, avec plusieurs catégories. "fief", en effet, ne rentrerait pas dans la même catégorie que "plan social" ou "droit de l'hommiste" (tiens, il a disparu, celui là, et "droits de l'homme" a retrouvé sa dignité, appliqué à Cuba ou à Poutine (mais pas aux pays du golfe ou aux USA).

Vraiment, je pense qu'au delà d'une chronique hebdo, il y a la matière d'une thèse.
Par Mona

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme nouveau

... et à la post-démocratie .
Par André Gunthert

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Un petit commentaire du portrait officiel pour faire suite: [imagesociale.fr]
Par gomine

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Par tosh

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

très bonne chronique, la conclusion ne laisse aucune chance à jupiter.

il serait intéressant de chercher à comprendre pourquoi le tweet de Hamon fait autant le buzz, surtout si on le compare au nombre de retweet habituel.
est ce le côté sympa, terre à terre du message, reflète t il tout simplement la passion des twittos pour le kebab (y a t il d'ailleurs eu analyse qualitative du kebab a partir de la photos ) ? y a t'il eu une opération de com derriere tout ca ou est ce spontané ?
Par pompastel

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Macron, c’est Giscard qui se prend pour Bonaparte

Quand j'ai vu l'horloge, j'ai de suite pensé à celle-ci :
[upload.wikimedia.org]


(parait que Napoléon tenait beaucoup à l'heure indiquée, il s'agissait de souligner qu'il ne prenait aucun repos, tout à son don de soi au service de son peuple/patrie/état/empire : plus de 4 heures du matin, évidemment.)


Bienvenue, M'sieur Gunthert, j'suis déjà fan aussi ^^



Modifié 1 fois. Dernière modification le 13:25 le 02/07/2017 par pompastel.
Par Tatanka

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Le truc différent c'est que le Napo, il bossait réellement beaucoup... :-)
Par Yanne

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Parfait et convaincant ! Bravo !
Par emilie bouyer

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Dire que je lui ai filé une voix au deuxième tour... J'ai honte. Il fallait s'abstenir. Son portrait officiel dit tout de lui. Copain de "ceux qui réussissent"??,Mais encore. Est-ce qu'il considère que l'instit qui apprend à lire aux mômes de mon bled a réussi ? Pour le salaire c'est NON. Bien sûr que non ,monsieur le banquier. Et pourtant.. Et il y a des milliers d'exemples .
Tellement enflé de son importance, si peu humain, si peu président de la république.
Par Malagom

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Vous aussi vous avez suivi le joueur de flûte ?
Par sandy

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Ca se voit aussi notamment avec son droit à l'erreur.

Dans une société solidaire, on met évidemment en place tout ce qui peut permettre aux gens s'ils font des erreurs et touchent le fond de rebondir, de ne jamais être abandonné et exclu du reste de la société, on donne à tous autant de chances qu'il faut de refaire sa vie en mieux. Celui qui échoue à un moment est donc celui qui peut réussir à un autre.

On voit que la conception du droit à l'erreur de Macron se matérialise en cadeau pour les patrons ( sans distinction de la taille des entreprises qu'ils dirigent ).
Ce qui signifie que la réussite pour lui n'est qu'une considération financière, mais c'est aussi une considération de classe sociale. Et il affiche son mépris pour tous les autres.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 17:45 le 06/07/2017 par sandy.
Par Tatanka

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Post Politique?
Post journalisme?
Tout ça pour faire moderne et ne pas appeler un chat un chat.
En l’occurrence le mot juste pour décrire la situation est "Décadence".
Et pour décrire la dynamique de cette situation je dis "Déglingue"...
Mais, mais, mais...
Le plus rigolo est qu'au moment où tout le monde s'en rend compte et se récrit, le point culminant est passé et l'alternative est déjà en action.
Pour ceux qui on besoin de point pour distinguer le i.
Abstention aux élections, France Insoumise, Blog, Vlog, média alternatifs, initiatives locales hors institutions diverses et variées.
Attention! On je sais rien de ce qui en sortira, mais la Post Politique et le Post Journalisme sont déjà "has been".
Qu'@SI en prenne bonne note... :-)



Modifié 1 fois. Dernière modification le 19:00 le 03/07/2017 par Tatanka.
Par Strumfenberg ( Aloys von )

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Dans les séries TV, le ralenti est utilisé pour exprimer l'extrême vitesse.
Par Makno

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Votre usage de la notion de propagande est assez "post politique", dans le monde "ancien", la propagande designe l'ensemble des methodes affin d'obtenir l'adhesion pour des politiques( actions, ideoligies and co).
la propagande est, en quelque sorte, l'equivalent de la reclame pour des produits, ou le proselytisme pour la religion.

Ici "malheureusement" macron, ou ses auxiliaires, sont peu dans la propagande, mais plutot dans le culte de la personnalité.
L'aspect politique de ces contenus sont faibles, trop faibles.... il se "fatigue" meme pas a convaincre politiquement, ou plutot il evite le terrain politique... ca en dit long.
Par siboo

Re: Macronmania : de la post-politique au post-journalisme

Merci pour cette chronique d'une précision diabolique !

En comparant les photos de Macron par Soazig de la Moissonnière avec celle d'Obama par Pete Souza (grâce à une chronique matinale de DS), j'avais été frappé par la différence de considération de ces deux photographes pour les autres personnes sur leurs images.

Pete Souza en fait de vrais personnages, certes secondaires mais pourvus d'une individualité propre et jouant un rôle précis aux côtés d'Obama. Tantôt ils donnent de la force à une situation par un échange de regards, tantôt ils l'enrichissent ou la nuancent par un contrepoint, jusque dans ses arrière-plans toujours soigneusement agencés, y compris dans les scènes de foule (celle avec Sarkozy !). Ses images sont drôles, émouvantes, subtiles, contextualisées, on peut les regarder longtemps pour imaginer ce qui se joue entre les protagonistes, qui semblent tous avoir une existence digne d'intérêt au-delà de chaque photo.

Soazig de la Moissonnière isole Macron de dos devant des décors emblématiques sur le mode du selfie inversé, elle le place au milieu de personnes réduites à l'état de figurants à moitié cachés par son héros ou oblitérés par les bords du cadre. Leur regard est vague quand leurs paupières ne sont pas closes, leur visage est figé dans une grimace disgracieuse, comme si la photographe avait privilégié l'expression de Macron à la leur. Très peu d'interactions entre lui et eux, quasiment pas d'échanges de regards. Le seul regard qui compte c'est celui de Macron, tourné vers les cieux, comme plus intéressé par la contemplation de sa propre épopée que par ceux qui la servent.

Documenter le quotidien d'un président pour le compte d'un état comporte une part de propagande, et il ressort évidemment de ces deux séries que les présidents sont ultra-formidables. Mais en bon photo-reporter Souza privilégie la valeur informative et laisse une part de liberté aux autres protagonistes, quand De la Moissonnière les réduit, pour la plupart, à l'état de tapisserie. L'approche de l'Américain est beaucoup plus difficile que celle de la Française, car au moment de la prise de vue il faut ajuster sa position et attendre que tout s'agence lisiblement à l'image. La sélection des photos doit être plus minutieuse aussi. Je ne sais pas si les photos de Soazig de la Moissonnière n'ont pas une telle exigence parce qu'elle n'a pas encore atteint ce niveau ou parce qu'elle ne s'y intéresse tout simplement pas. En tout cas, elles livrent un portrait de Macron essentiellement au service de lui-même, que ce soit durant sa campagne électorale ou, de façon plus inquiétante comme le dit la chronique, depuis son investiture. Leur absence de distance ne laisse pas croire à l'expression d'un regard critique. Reste à voir comment le tandem Macron-De la Moissonnière va évoluer : la photographe, pour ne pas s'ennuyer ferme, finira sans doute par s'ouvrir sur les autres. Alors peut-être, dans un étrange élan synergique, le président en fera de même...
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