La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

Cette forme moderne d'indifférence, la reprise de dépêche

chronique Par Romaric Godin discuté depuis 13:06 le 22/05/2017

Alors que l’économie hellénique continue à s’enfoncer sous le poids des réformes et de l’austérité, les médias français feignent l’incompréhension et les éditorialistes regardent ailleurs. Il est vrai que la Grèce est une épine dans le pied de leurs certitudes…
Il est des silences très parlants. Ainsi celui des éditorialistes et chroniqueurs économiques français sur la situation grecque depuis quelques mois. Regardons le sommaire de la semaine passée : on n'y trouvera que des réflexions assez semblables sur la façon dont Emmanuel Macron a ensorcelé Angela Merkel ou sur les défis des deux nouveaux locataires de Bercy. De Grèce, point. Et, à vrai dire, l’Olympe du journalisme économique ne s’est plus guère penchée sur le sort de ce pays depuis ce 13 juillet 2015 où le premier ministre grec, a dû accepter un troisième programme.
Pourtant, la semaine dernière...... > Lire l'intégralité du texte
Participations votées d'utilité publique sur ce sujet

Par Montabelais

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

Chronique lumineuse, comme d'habitude. Ça, c'est de la mise en perspective !

Merci M. Godin, ne prenez pas votre retraite d'@si trop rapidement. Déjà que Korkos nous a lâchés......
> Lire ici > Lire en contexte

Par cg

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

Hollande est impardonnable, on pourrait rever de l envoyer prendre sa retraite en Grèce comme simple quidam. Il mesurerait alors l incongruité de ses propos....
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Par cigale zoze

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

romaric godin, je l'aime.

quand toute la presse se gargarisait des grecs fraudeurs, menteurs, dépensiers (et jusqu'à récemment, en schnaps et en femmes, traduit : en tsipouro et en putes), quand une sorte d'immense non dit *bien fait pour leurs gueules, ils ont le soleil et les plages, faut qu'ils paient*, genre le club med de l'europe de 4mers mais quel dommage qu'il y ait les grecs, planait dans la bouche des experts en expertise, et tous ces poncifs dopés aux préjugés, à l'ignorance et au désir de ne pas voir, et parfois même à la pure et simple malhonnêteté intellectuelle, quand tout ça me faisait littéralement gerber de rage, d'impuissance à dire "non c'est pas ça" de manière solide, argumentée, intelligente, ben romaric godin tel zorro débarquait avec son article sur la birtune, et depuis récemment sur son blog et ici, et, je sais pas comment dire, c'était simplement un soulagement intense de le lire (lui, et tous les textes du CADTM concernant la crise)

au moins, à lire romaric, on a une idée juste de ce qu'il FAUT savoir sur le sociocide que mène la troïka au pays de glézos. bon, après, il y a tout le reste, les détails humains trop humains qui n'entrent pas dans une case "rubrique économique", les malades qui meurent faute de soins basiques genre achat d'insuline, les mômes, même ici à syros, qui s'évanouissent de faim en classe et que les profs se cotisent pour nourrir, les vieux qui s'éteignent en vrai devant leur téloche éteinte faute d'avoir pu payer leur facture d'électrac, les hôpitaux et les écoles sans chauffage, les suicides, les millions de vies tout simplement bousillées, les 350'000 jeunes partis à l'étranger vivre faute de pouvoir survivre au pays - et la plupart diplômés, les 230'00 PME ayant fait faillite en 7 ans, 1 an de chômage à toucher des clopinettes en forfait puis plus RIEN, et la liste est immense, répugnante, odieuse, scandaleuse, de tous ces petits faits de la vie que personne à l'étranger n'ose voir. parce les conclusions qu'il faudrait en tirer sont écrasantes et culpabilisantes.

les conclusions internes, c'est fait je pense, les grecs sont assommés, en état de choc, paralysés, et leur résilience est un poison violent

mais les conclusions à tirer sur le néo-libéralisme, pendant que tout le monde en france se berce d'illusions sur le nouveau petit roi que les banques nous ont donné, les conclusions à tirer sur l'UE, sur des mecs comme Schaüble, sur la politique de la BCE, du FMI, qui osera les tirer ? c'est henri ford qui disait : "il est appréciable que le peuple de cette nation ne comprenne rien au système bancaire et monétaire. car si tel était le cas, je pense que nous serions confrontés à une révolution avant demain matin. " : quelque part il est appréciable que personne ne veuille réellement "voir" ce qui se passe en grèce : l'idée d'une union européenne monétaire et financière apparaitrait telle qu'elle est véritablement : un tandem de pays ultra-dominants (france et allemagne) s'assurant pour leurs productions industrielles à forte plus-value une clientèle aliénée, et des plages au soleil pour pas cher avec un petit personnel souriant.

alors, merci romaric godin, et merci à @si de l'accueillir !...
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Tous les commentaires (40)
Par Bellatrix

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

Merci encore, M. Godin pour cet article.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 13:23 le 22/05/2017 par Bellatrix.
Par JIEM 92

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

Bonjour
Votre présence à @si est précieuse.
Vous auriez pu peut être enfoncer le clou en disant que la plus grande partie de l'aide financière accordée en échange de ces mesures d'austérité sert à rembourser les créanciers allemands et français.
Par Montabelais

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

Chronique lumineuse, comme d'habitude. Ça, c'est de la mise en perspective !

Merci M. Godin, ne prenez pas votre retraite d'@si trop rapidement. Déjà que Korkos nous a lâchés...



Modifié 1 fois. Dernière modification le 14:11 le 22/05/2017 par Montabelais.
Par cg

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

Il n est pourtant pas bien difficile de comprendre ce qui se passe en Grèce, on dispose des informations m^eme si le système médiatique préfère le dissimuler. Ce qui est incompréhensible c’est la passivité des Grecs, on pourrait parfaitement comprendre qu’ils aient recours à la violence contre un Tsipras qui les a trahis à ce point. Son parcours idéologique est stupéfiant,. Vive l’Europe et ses plaisirs...
Par Bellatrix

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

Les Grecs sont surtout épuisés, et je pense profondément blessés par le comportement des autres membres de l'UE. Et quand on voit Hollande se vanter récemment de ce qu'il a fait pour les Grecs, c'est stupéfiant !
Par AF30

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

Ce n'est pas stupéfiant, c'est dégueulasse comme à peu près tout ce qu'il aura touché. Cet homme aura été une plaie
Par AkZo

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

Excellemment bien résumé, j'aurais pas dit autrement mon dégoût de ce faux-bonhomme et vrai va-t-en-guerre de Hollande. Que ce pauvre type se trouve un trou et qu'il s'y enterre pour l'éternité.
Par isaton

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

Pour les chroniqueurs et les éditorialistes français, le reconnaître, c’est foutre en l’air la politique économique envisagée par Macron qu’ils ont plébiscitée.
Bref, ils sont coincés les mecs (et les nanas, s’il y en a)...
Enfin, plus précisément, nous, les quidams de la rue, sommes coincés et ce ne sont pas les prochaines législatives qui nous permettrons d’en réchapper.
Par evemarie

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

jamais entendu un zelite s'excuser (Todd enfin au bout de 5 ans sur le choix Hollande mais pas sur la non publicité de son choix JLM) de leur actions, toujours raisons ses bourgeois.
Par clive-aka-@sirefusedesupprimermoncompte

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

Je ne sais pas si j'ai tout compris mais je crois me souvenir que:
- les problèmes de la Grèce étaient connus depuis longtemps puisque Mario Draghi en est à l'origine, et que les ennuis ont commencé le jour ou le monde financier a dégradé la note du pays, ce qui pourrait arriver à la France en cas ce vote dissident.
- la dette à l'origine était détenue principalement par des banques privées allemandes et françaises, et qu'elles ont trouvé des pigeons pour reprendre ces titres pourris... ce qui permet aujourd'hui aux chroniqueurs radio de faire peur au bon peuple en affirmant que le défaut sur la dette serait une perte pour le contribuable allemand et français...
Mais bon je ne suis pas économiste...
Par evemarie

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

La note de la France a été dégradé sans aucun effet .
Par cg

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

Hollande est impardonnable, on pourrait rever de l envoyer prendre sa retraite en Grèce comme simple quidam. Il mesurerait alors l incongruité de ses propos.
Par Chee

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

Merci de cet article. Déprimant, désespérant, mais salutaire.
Par Gwir

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

Merci infiniment Romaric Godin pour votre articles, ainsi que les autres... vous apportez un relief et une vision qui fait, malheureusement défaut dans les colonnes de la presse (papier et internet) et encore plus sur le petit écran...

Quand on parle de la dette Grècque, ce qui est effarent c'est de voir comment nos éditorialistes et autres "pseudos" experts, oblitèrent des articles et des points clefs:

- Spiegel: Un Historien économique dit que l'Allemagne a été le plus gros transgresseur de dette du 20ème siècle
"Germany, economic historian Albrecht Ritschl argues in a SPIEGEL ONLINE interview, has been the worst debtor nation of the past century. He warns the country should take a more chaste approach in the euro crisis or it could face renewed demands for World War II reparations. (...)

the German debt default in the 1930s alone was as significant as the costs of the 2008 financial crisis. Compared to that default, today's Greek payment problems are actually insignificant."

tout est dit... (le reste est édifiant aussi)

- Le Monde Diplo: étude TNI 2016
"Une étude du Transnational Institute (TNI) sur l’industrie de la privatisation en Europe, publiée en février 2016, parvient à la conclusion qu’il « n’existe aucune preuve démontrant que les entreprises privatisées fournissent un service plus efficace ». En revanche, la vague de privatisations a fait chuter les salaires, dégradé les conditions de travail et accru les inégalités de revenus."

édifiant également...

- Le Figaro éco: Pigasse
"La cure d'austérité imposée par la troïka (des créanciers de la Grèce représentés par Le FMI, la BCE et l'UE) a conduit à un véritable désastre"
"La Grèce est dans une situation de détresse financière et connaît une crise humanitaire comme l'Europe n'en a jamais connu depuis la Seconde guerre mondiale"

sans commentaires...

- Privatisation de la Grèce
"L’objectif de 50 milliards d’euros de privatisations à nouveau imposé aux Grecs"

et ça continu, encore et encore... comme si en privatisant et en spoliant un pays on allait lui faire remonter la pente... même le FMI a fini par le reconnaitre, bref une UE avec des "œillères" et des "dogmes" inflexibles d'orthodoxie économique comme alpha et oméga... #droitdanslemur
Par cigale zoze

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

romaric godin, je l'aime.

quand toute la presse se gargarisait des grecs fraudeurs, menteurs, dépensiers (et jusqu'à récemment, en schnaps et en femmes, traduit : en tsipouro et en putes), quand une sorte d'immense non dit *bien fait pour leurs gueules, ils ont le soleil et les plages, faut qu'ils paient*, genre le club med de l'europe de 4mers mais quel dommage qu'il y ait les grecs, planait dans la bouche des experts en expertise, et tous ces poncifs dopés aux préjugés, à l'ignorance et au désir de ne pas voir, et parfois même à la pure et simple malhonnêteté intellectuelle, quand tout ça me faisait littéralement gerber de rage, d'impuissance à dire "non c'est pas ça" de manière solide, argumentée, intelligente, ben romaric godin tel zorro débarquait avec son article sur la birtune, et depuis récemment sur son blog et ici, et, je sais pas comment dire, c'était simplement un soulagement intense de le lire (lui, et tous les textes du CADTM concernant la crise)

au moins, à lire romaric, on a une idée juste de ce qu'il FAUT savoir sur le sociocide que mène la troïka au pays de glézos. bon, après, il y a tout le reste, les détails humains trop humains qui n'entrent pas dans une case "rubrique économique", les malades qui meurent faute de soins basiques genre achat d'insuline, les mômes, même ici à syros, qui s'évanouissent de faim en classe et que les profs se cotisent pour nourrir, les vieux qui s'éteignent en vrai devant leur téloche éteinte faute d'avoir pu payer leur facture d'électrac, les hôpitaux et les écoles sans chauffage, les suicides, les millions de vies tout simplement bousillées, les 350'000 jeunes partis à l'étranger vivre faute de pouvoir survivre au pays - et la plupart diplômés, les 230'00 PME ayant fait faillite en 7 ans, 1 an de chômage à toucher des clopinettes en forfait puis plus RIEN, et la liste est immense, répugnante, odieuse, scandaleuse, de tous ces petits faits de la vie que personne à l'étranger n'ose voir. parce les conclusions qu'il faudrait en tirer sont écrasantes et culpabilisantes.

les conclusions internes, c'est fait je pense, les grecs sont assommés, en état de choc, paralysés, et leur résilience est un poison violent

mais les conclusions à tirer sur le néo-libéralisme, pendant que tout le monde en france se berce d'illusions sur le nouveau petit roi que les banques nous ont donné, les conclusions à tirer sur l'UE, sur des mecs comme Schaüble, sur la politique de la BCE, du FMI, qui osera les tirer ? c'est henri ford qui disait : "il est appréciable que le peuple de cette nation ne comprenne rien au système bancaire et monétaire. car si tel était le cas, je pense que nous serions confrontés à une révolution avant demain matin. " : quelque part il est appréciable que personne ne veuille réellement "voir" ce qui se passe en grèce : l'idée d'une union européenne monétaire et financière apparaitrait telle qu'elle est véritablement : un tandem de pays ultra-dominants (france et allemagne) s'assurant pour leurs productions industrielles à forte plus-value une clientèle aliénée, et des plages au soleil pour pas cher avec un petit personnel souriant.

alors, merci romaric godin, et merci à @si de l'accueillir !
Par Al1

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

… et merci à toi, Cigale Zoze !

Quand je pense que tout ce qui se passe en Grèce, on le savait d'avance, on en a discuté ici, et on parlait déjà de Romaric Godin, ça fout la rage. Savoir ce que ça va donner, parceque c'est évident, et lire au fil du temps les experts, journalistes économiques de merde, voir le désastre qui se perpétue et s'entretient consciencieusement, et crier sa rage devant son écran… et puis rien.

Je ne sais pas ce qu'on peut espérer réaliser au sein de l'Europe avec la France Insoumise, mais je sais qu'on a pas des siècles devant nous pour bouleverser la donne avant le grand cahos.

J'espère que personne n'a oublié de cliquer sur le bouton "voter d'utilité publique" en bas de l'article !
Par alain-b

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

voté, même si je suis un peu jaloux de ta déclaration d'amour à Godin, bon ok, moi aussi je l'aime ;-)
Par Pierre38330

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

Merci à vous aussi

Enfant

Les TurcsLa finance ont est passé là. Tout est ruine et deuil.
Chio, l’île des vins, n’est plus qu’un sombre écueil,
Chio, qu’ombrageaient les charmilles,
Chio, qui dans les flots reflétait ses grands bois,
Ses coteaux, ses palais, et le soir quelquefois
Un choeur dansant de jeunes filles.

Tout est désert. Mais non ; seul près des murs noircis,
Un enfant aux yeux bleus, un enfant grec, assis,
Courbait sa tête humiliée ;
Il avait pour asile, il avait pour appui
Une blanche aubépine, une fleur, comme lui
Dans le grand ravage oubliée.

Ah ! pauvre enfant, pieds nus sur les rocs anguleux !
Hélas ! pour essuyer les pleurs de tes yeux bleus
Comme le ciel et comme l’onde,
Pour que dans leur azur, de larmes orageux,
Passe le vif éclair de la joie et des jeux,
Pour relever ta tête blonde,

Que veux-tu ? Bel enfant, que te faut-il donner
Pour rattacher gaîment et gaîment ramener
En boucles sur ta blanche épaule
Ces cheveux, qui du fer n’ont pas subi l’affront,
Et qui pleurent épars autour de ton beau front,
Comme les feuilles sur le saule ?

Qui pourrait dissiper tes chagrins nébuleux ?
Est-ce d’avoir ce lys, bleu comme tes yeux bleus,
Qui d’Iran borde le puits sombre ?
Ou le fruit du tuba, de cet arbre si grand,
Qu’un cheval au galop met, toujours en courant,
Cent ans à sortir de son ombre ?

Veux-tu, pour me sourire, un bel oiseau des bois,
Qui chante avec un chant plus doux que le hautbois,
Plus éclatant que les cymbales ?
Que veux-tu ? fleur, beau fruit, ou l’oiseau merveilleux ?
- Ami, dit l’enfant grec, dit l’enfant aux yeux bleus,
Je veux de la poudre et des balles.

Victor Hugo, Les Orientales, 1829

Dans la langue du délicieux Schaüble, on utilise le même mot pour dire dette et faute.
Il faut donc expier.
Par cigale zoze

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

xaxaxaxa, somptueux retour à la réalité. sacré totor !!!!! merci pierre

- Ami, dit l’enfant grec, dit l’enfant aux yeux bleus,
Je veux de la poudre et des balles.


ce matin, pour une fois j'ai écouté couturier sans me faire péter les plombages, il causait du livre de norbert elias, intitulé les allemands. elias visait les nazis, mais je suis pas sûre que couturier ait réalisé que cela s'appliquait parfaitement aux schaüble d'aujourd'hui. très joli moment : brice couturier présente les allemands de norbert elias
sinon : les allemands de norbert elias à l'harmattan
une analyse de cet ultime texte du sociologue : elias et les allemands - erik neveu - 1997, dans persée

PS : le comble, c'est que cette dette grecque n'est PAS une "faute" grecque, comme un péché de luxure locale, trop de tsipouro, trop de putes, trop de bagnoles. d'ailleurs, si on se rappelle la grèce d'avant 2008, franchement, les gens semblaient-ils claquer le pognon à l'allemande, ou à la française, ou à la hollandaise ? non. ça se serait vu, au moins. c'est bien pour cela qu'il FAUT lire les analyses de godin mais aussi celle de toussaint au CADTM.
Par Pierre38330

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

Vous écoutez Couturier ?
Quelle abnégation !
Par cigale zoze

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

j'écoute FQ en continu en fait. quand c'est trop insupportable, je leur coupe le quiqui. mais là, c'était dans le flux, et la civilisation des moeurs a été un de mes chemins de damas (qui en compte de nombreux). donc malgré la voix HAÏE, le fait d'entendre "elias" m'a fait écouter. mais je crois que couturier est incapable de comprendre ce qu'impliquait le texte d'elias transposé au XXIème. sinon, oui, j'abnègue beaucoup.
Par evemarie

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

Mais ce que les journalistes font (surtout mdp qui se dit PAS A DROITE) avec la crise Grec, et pareil qu'en France , ils ne voient que ce qui valident l'histoire des monarques, les 500 grèves du mois derniers ou sont elles, les molotov jetés sur le parlement Grec ?
Les journalistes suivent Macron, Le Pen et basta. Pendant les présidentiels où étaient ils pour suivre la seule campagne qui existait ? ils étaient a l'UMPSFN et la France insoumise invisible sauf par le militantisme.
Donc la pauvre Grece n'est relayé que sur FB et twitter, nous on sait. Et les journalistes dit de gauche devraient se bouger , entre Erdogan et La Grece on va vers une guerre, qu'eux commenteront avec des accents glorieux, pendant que nos fils seront de la chère a canon. Je crois que les medias (et tous @SI aussi ) se crois il y a 30 ans (en 1981), mais nous sommes bien loin, et il faut accepter que les facho (le riches et les medias) nous pompent et ont une analyse médiocre du monde.
Par Gwir

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

Ma pauvre evemarie (rien de condescendant ou autre dans mes propos), vous croyez en FI comme le "salut", or, et c'est pour ça que je dis "ma pauvre", vous ne cernez pas que "vouloir rester dans l'UE", au mieux, donnera le sort de la Grèce... Il n'y a, actuellement en France, selon moi, strictement "Aucun parti" ayant le fond et la trempe, pour nous sortir de l'impasse... On ne négocie pas avec l'UE, c'est une Chimère totale (un vœu pieu de Bisounours si vous préférez, en langage commun), car il faut l'accord, plein et entier des 27 états membres, pour modifier quoique ce soit... et vous pouvez toujours croire au père noël... il n'existe pas... "jamais", strictement jamais, vous n'aurez une unanimité (comme requise par les traités), pour modifier l'UE de la façon que vous (FI) l'envisagez. Vous pouvez tentez de me répondre par tous les moyens que vous voulez, je vous met au défi de trouver comment, hormis sortir des traités par l'article 50, vous allez faire signer les 27 pays pour approuver vos souhaits et projets... désolé de casser "un mythe", mais à un moment ou à un autre, comme le dit, Romaric, il faut nommer les choses... (ça ne veut pas dire "baisser les bras... je devance... loin de moi cette idée... mais il faut "repenser la proposition politique dans son ensemble"... car nous allons, pour ceux qui ne veulent pas continuer ainsi (sur cette pente) vers un clivage "souverainistes/Europhiles", et rien d'autre... le reste étant, par essence et par les traités... "démagogique" (cf. tsipras, Podemos, 5*, etc.), mais en "aucun cas réaliste", malheureusement... mais factuellement... (merci à toute personne n'étant pas d'accord de "sourcer" et non "d'incanter"... chose que nos politiques, de tous bords, savent faire, ici ou ailleurs, mais pour "rien"...
Amicalement,
Par Boulit

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

Vous avez raison, il est certainement très compliqué de renégocier les traités pour la raison que vous indiquez de l'unanimité nécessaire des 27. Pour autant, il me semble que l'Europe actuelle a encore de nombreux textes encore plus libéraux dans les cartons avec un planning d'adoption déjà en route. Ces nouveaux traités seront également soumis aux 27 signatures.
D'ores et déjà, si FI était au pouvoir en France, elle ne les signerait pas, et donc, dans un premier temps pourrait figer la progression du cancer économique de cette Europe.
Premier point positif du processus et prise de position qui appelle des suites.
Du coup ne signant pas le traité bidule, la France peut prendre l'initiative de justifier sa non-signature par un avis contraire étayé avec un traité alternatif. Il faudrait alors faire campagne vis-à-vis des partenaires européens sur l'intérêt de ces propositions alternatives (avec l'accompagnement de Romaric par exemple). Certains pourraient alors sortir de l'hypnose généralisée..... Au final, le processus s'il progresse grace à FI, ne pouvant plus aller dans le mauvais sens, va nécessairement aller dans le bon sens ou alors se bloquer de manière définitive. Dans ce cas, ça concerne alors tout les pays et pas que la France comme avec l'utilisation de l'article 50. On finira peut être par rompre les liens avec nos partenaires européens mais pourquoi ne pas commencer par en discuter avec eux d'abord ?
Toute discution a au moins l'avantage d'obliger chacun à exprimer son point de vue (avec pleins de débats publics nationaux simmultanés sur ces sujets) et l'on pourrait, peut-être alors, aboutir à des convergences constructives.
On peut considérer ce scénario comme une incantation, on est d'accord, mais un débat organisé par FI à l'échelle européenne me semble un bon préalable même à l'usage de l'article 50 y compris dans le caractère possiblement inéluctable de ce scénario que vous défendez (et auquel, j'avoue, je suis incapable d'apporter une contradiction argumentée).
Bref.... FI ne se fait pas d'illusion mais a l'ambition de faire de la politique sans naiveté mais avec bienveillance et raison, c'est tout.
Bon courage à tous et merci encore à Romaric.
Par cigale zoze

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

moi je crois absolument pas que ""vouloir rester dans l'UE", au mieux, donnera le sort de la Grèce" pour la france. comme j'interprète les données qu'on a toutes et tous sous les yeux, l'UE c'est le couple franco-allemand, hyper-dominant en tous points, une CECA et pour finir une UE taillées à la mesure de ces éléphants entourés de souris. rien, mais absolument rien de comparable avec ce qui se passe vraiment dans la vraie vie en grèce. rien. il faut bien écouter besancenot dans son dialogue avec lordon ici : besancenot - lordon - ballast, vers 12'45" et les quelques minutes qui suivent jusqu'à l'intervention de lordon. une grosse difficulté pour la gauche française est de comprendre que, du point de vue de l'UE, la france est du bon côté du manche. il termine cette 1ère intervention ainsi : "ce qui veut pas dire que les peuples qui vivent dans les pays qui dominent sont nécessairement responsables de la (15'02") domination de leur pays, à la condition d'avoir une pratique internationaliste, et de comprendre que la pratique internationaliste c'est de lutter précisément contre leur propre pouvoir " : pour moi, toute l'ambiguité de la gauche française est bien là, faute de prendre acte, de méditer et d'agir en fonction de ces 6 derniers mots.



Modifié 2 fois. Dernière modification le 10:39 le 24/05/2017 par cigale zoze.
Par Olivier Jacquemard

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

La Grèce n'est pas la mauvaise conscience des éditorialistes puisqu'ils n'en ont pas. Un journaliste de gauche, c'est comme un énarque de gauche : cela n'existe pas. C'est juste TPMG : tout pour ma gueule, comme l'a si bien montré la couverture journalistique de la campagne présidentielle de tous les journaux dit officiels, Canard Enchainé compris.
Par Marie la dern'

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

Merci pour ce passionnant texte!
Par Yanne

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

Ouais ! Je pense quand même qu'au bout de 7 ans de martyre, il devient évident que les autres pays veulent que la Grèce quitte l'Union Européenne. Elle a fraudé ses résultats économiques pour entrer dans l'euro, ensuite elle a profité de l'euro jusqu'à en faire une bulle, jusqu'au moment où tout a basculé, après 2008. Elle coûte très cher à l'Allemagne et à la France.
Et c'est un pays qui n'a jamais créé un état européen moderne. Et c'est la raison pour laquelle elle avait dû truquer ses résultats au moment de l'entrée en zone euro.
C'est trop tard pour le faire dans ces conditions où la crise a tout laminé. Donc il faut la maltraiter de plus en plus, jusqu'au moment où elle décidera de quitter l'Union. D'ailleurs, la menace des Tsipras, de quitter l'Union, n'a pas marché pour cette raison : c'est ce qu'attendent les Allemands (l'infâme Schaüble) et les pays riches de l'UE.
J'avais encore un doute lors des dernières "réformes", mais désormais, je n'en ai plus aucun.

Votre analyse sur l'éditorialiste économique libéral reste valable, mais c'est d'après moi d'une hypocrisie bien pire....

Il y a un seul problème dans cette situation de total mensonge, c'est que les populations des autres pays voient comment on traite les Grecs et ils se posent des questions sur l'Europe capable de rançonner ainsi les peuples pour des erreurs de leurs dirigeants. Il est facile de se mettre à la place des Grecs. C'est une des raisons principales pour laquelle existe un réflexe souverainiste dans la plupart des pays de l'Union, surtout les plus pauvres...
Par Al1

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

Par cigale zoze

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

tiens, yanne, au lieu de dire n'importe quoi (ton post est un tissu de contre-vérités, mais c'est tendance), je te conseille de lire les articles parus dans le bulletin du CADTM (comité pour l'annulation de la dette du tiers-monde)

[/url]
[url=http://www.cadtm.org/Fonds-vautours-les-lecons-de-la]

[/url]
[url=http://www.cadtm.org/Documents-secrets-du-FMI-sur-la]

[/url]
[url=http://www.cadtm.org/La-tourmente-grecque-II-Chronique]


et j'en ai d'autres sous la semelle
et il y a tous les articles de romaric godin dans LT, et ici, et dans son blog

quant à ton "Il y a un seul problème dans cette situation de total mensonge, c'est que les populations des autres pays voient comment on traite les Grecs et ils se posent des questions sur l'Europe"... le seul problème, vraiment ?

(mais je t'aime AUSSI, alain-b)
Par tosh

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

la plupart des politiques européens passent leurs vacances en Grèce, cette crise n'est qu'un mécanisme artificiel pour maintenir les prix aussi bas que possible a Mykonos.
Par Yanne

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

N'importe quoi ! J'en ai autant à votre service !
Par BrunoFR

Mort mais guéri

Dans un spectacle de 2008, Gérard Miller évoquait la méthode Coué. Il parlait en particulier du cas d'une anorexique qui passe entre les mains d’un psychiatre comportementaliste adepte de cette méthode.
Sa thérapie est simple et il veut avoir des résultats rapides : à chaque visite hebdomadaire, il prescrit de manger une cuillère à soupe de nourriture en plus par repas durant la semaine suivante. Durant les visites qui s’enchainent au fil des semaines, le psy constate une prise de poids ! On est proche de la guérison.
Six mois plus tard, l’anorexique s’est pendue, lors d’une crise de désespoir.

Elle sera morte guérie.

C’est ce qui est en train de se produire en Grèce. On va bientôt avoir une chute de 30% du PIB depuis 2008 et tous les indicateurs au vert.
Par DanetteOchoc

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

Vos articles sont des pansements pour le cerveau meurtri par la lecture de la presse traditionnelle. Merci pour le sérieux et la pensée alternative, celle qui se colle le réel plutôt que de raconter des fariboles idéologiquement libérales.
Par clomani

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

C'est vrai que les sieurs Le Parmentier et Quatremer ont oublié leur bâton pour taper sur la Grèce, eux qui l'ont si bien, et régulièrement fait lors du "OXI" et ensuite de la trahison tsiprasienne... pour s'emparer de palmes afin de tresser une couronne de laurier à leur cher Président Micron...
J'avais noté en effet que la presse française est particulièrement muette sur la souffrance perpétuelle infligée à la Grèce "qui a fauté" gnagnagna... je le note au fur et à mesure que j'ouvre tous les liens que je reçois justement sur ces pauvres Hellènes à la torture, en pleine régression, lançant des grèves générales, toujours debout !
Au passage, je voudrais aussi faire un détour par la Palestine et attirer les foudres de certains pour dénoncer un autre silence médiatique : celui de notre presse française qui, depuis 39 jours, a fait combien de sujets (de fond... un vrai sujet de fond = autre chose qu'une itw d'un responsable israélien dénonçant le fait que tous les terroristes palestiniens sont en prison parce qu'ils sont terroristes)... sur ces "terroristes" qui entamaient aujourd'hui leur 39e journée de grève de la faim (dont une grève "sèche" pour Marwan Barghouti et d'autres de ses compagnons, prisonniers politiques (et non terroristes) maltraités depuis plus de 15 ans dans les prisons israéliennes...
Rien ! Nib ! Marwan Barghouti a été emmené à l'hopital hier, d'autres (37 ?) aussi, parce que leurs reins sont en train de lâcher... Et Trump qui, au sortir de son voyage à Tel Aviv, annonce qu'il va aider l'autre barjot aux tendances racisto-dictatoriales (pour les habitants arabes et palestiniens du pays qu'il occupe) ! Alors ça, on nous en parle... Tout ce qui peut encourager la peur, la peur des Arabes, ces terroristes en puissance qui se font sauter en provoquant des massacres partout dans le monde... est exploité par nos media-course-à-l'échalotte... Oui, ce qui s'est passé à Manchester est monstrueux, tout comme à Marseille, à Paris, mais ça se passe quasi tous les jours à Bagdad, en Syrie, dans l'Afrique sahélienne...
Mais de grâce, cessez de croire que les résistants palestiniens sont des terroristes, que Daesh nous envoie de faux réfugiés, "qu'ils sont partout"... Et surtout, arrêtez de croire le bourrage de crânes d'oeufs qu'on vous fait à longueur de JiTés ou de colonnes de presse à pubs !
Il faut aussi dénoncer le carnage organisé par l'U.E. et le FMI en Grèce, celui qui a été lancé il y a trop longtemps contre les Palestiniens des territoires occupés, et les autres provoqués par les pillages divers des ressources pétrolières au Moyen Orient, minières en Afrique de l'Ouest par Sainte Je-m'approprie-tous-vos biens-parce-que-c'est-comme-ça... je suis le plus fort, un point c'est tout ... et puis j'achète les media comme ça je suis tranquille.
Bon, pardon pour avoir dérapé des sentiers greco-européens.
Par Pierre38330

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

Dérapage ? Quel dérapage ?

Merci.
Par cigale zoze

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

pardonnée et plussoyée ;-)
Par cigale zoze

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

pour une comparaison entre deux manières de présenter les minutes du dernier eurogroupe sur la grèce, la version LT (romaric ! reviens !!) et la version du monde.

pourtant, ça mérite le détour, la traduction, l'exégèse, et la constatation de ce qu'est l'eurogroupe, et l'UE avec : une machine aveugle et délirante, organisant dans la douceur des entre-soi sur moquette feutrée le sort de plus de 11 millions de gens et d'un pays "ami" et voisin.

je cite le 1er§ dans le monde : "Les minutes sont très éclairantes. Elles montrent à quel point la Grèce est prise en otage par l’affrontement entre le Fonds monétaire international (FMI) et une série de « faucons » européens (Allemagne en tête), qui n’a plus grand-chose à voir avec la crise traversée par le pays depuis 2010" et le 1er dans LT : "Le désaccord entre les créanciers d'Athènes sur un allègement de sa dette est plus profond qu'ils ne veulent le présenter, selon les révélations du site d'information grec Euro2day qui publie des minutes de la dernière réunion du 22 mai. "
Par robert molinaro

Re: La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique

Merci à vous Romaric Godin.Je vous propose de postuler dans la matinale de France Inter pour apporter la contradiction à Dominique Seux.
Ils ne voudront jamais,mais essayez quand même!
Par cigale zoze

Re:

bravo romaric godin ! qui n'a jamais varié, ne s'est jamais lassé de répéter les mêmes faits selon tous les angles, depuis le début de la catastrophe grecque et des plans de massacre européens

tout d'un coup soudain, avec le fuitage des minutes du dernier eurogroupe dans la presse grecque, repris par le monde (et on peut l'espérer les obstinés et informatifs articles sur le sujet de romaric), ça commence à arriver au cerveau des médias : par exemple de celui de france culture dont la vision sur la grèce était jusqu'à présent limitée à celle de couturier et de l'esprit public (en voie d'extinction). une sorte d'illumination médiatique : a-t-on bien fait notre travail ? bon, inutile de dire que FQ ne balaie pas devant sa porte, ni tous ces journalistes qui semblent dire maintenant : on vous l'avait bien dit, mais bon, à la fin, la vérité finit par se manifester, même si ça fait un peu résistants de la dernière heure...

à écouter : FQ, grain à moudre, Crise grecque : les médias doivent-ils faire leur mea culpa ?

à lire texte in extenso de ces minutes de ping pong (la grèce étant la balle) dans euro2day, l'anglais est sous la partie en grec
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