Tous fous ? Polémique sur la nouvelle liste des maladies mentales

les labos ont-ils forcé sur l'ordonnance ?

enquête Par Sébastien Rochat discuté depuis 13:14 le 17/05/2013

Vous mangez trop de bonbons dans la journée ? Direction le psychiatre car vous êtes atteint d'hyperphagie. Avec la publication de la nouvelle édition du DSM-5, le manuel international qui recense les maladies psychiatriques, la polémique enfle en raison de l'entrée de nouveaux symptômes discutables. Faut-il voir dans cette inflation de pathologies un complot des laboratoires pharmaceutiques en quête de nouvelles pathologies, permettant la vente de nouveaux médicaments ? C'est ce qu'expliquait en substance le 20 heures de France 2 mercredi 15 mai. Pourtant, ni Le Monde, ni Libération n'avaient fait de cette question un élément central de leurs articles.

Vous êtes malade. Si dans le mois en cours, vous avez cédé à la gourmandise en mangeant entre les repas, un psychiatre diagnostiquera peut-être une forme d'hyperphagie. Si au-delà de quinze jours de deuil, vous ne vous remettez pas d'un décès d'un proche, c'est que vous êtes dans le cas d'un deuil pathologique...... > Lire l'intégralité du texte
Participations votées d'utilité publique sur ce sujet

Par miroul

Re: Tous fous ? Polémique sur la nouvelle liste des maladies mentales

Problème très intéressant !

Que les laboratoires fassent du lobbying, rien de plus normal. C'est du trafic d'influence.
S'ils y réussissent ce n'est qu'une conséquence je pense.

Ce qui est troublant c'est plutôt cette appétence à médicaliser ou à trier par pathologie les comportements.
Ou dit autrement ce désir de déléguer aux experts la définition et la gestion de la population.

J'en fait actuellement l'expérience avec mon fils à l'école. Et c'est frappant d'apprendre que ce sujet fait polémique, je ne savais pas.
Je viens de passer 5 années à me faire balader d'expert en expert.
Quand on m'a conseillé de lui faire des tests à l'hôpital ou il aurait dû passer la nuit avec des électrodes sur la tête je me suis réveillé et j'ai envoyé balader tout ce petit monde.
L'engrenage est terrifiant.
Du coup j'en ai discuté avec pas mal de parents et je connais maintenant trois petits autiste potentiels diagnostiqués, dont les parent ne veulent plus entendre parler d'un psy ou autre comportementaliste.

Le problème est profond et transversal (les manigances des labos se développent sur un terreau très fertile).
Cette société des experts que l'on connais bien en politique, qui se développe dans les entreprises, qui pénètre l'école etc…
Bref qui tend à régenter toutes les situations de groupe !

J'ai l'intuition (très personnelle) que c'est une conséquence de l'individualisation.
Une incapacité à gérer les relations de groupe ou à prendre des décisions concertées. Une sorte de rejet de toute situation d'interdépendance humaine (jusque dans les familles !)
Tout problème, tout conflit, toute décision importante est externalisée et confiée aux spécialistes.
Car vous comprenez eux savent et pas nous…...
> Lire ici > Lire en contexte

Par Hurluberlu

Analyse à la fois personnelle et idéologique

Depuis longtemps patient de la psychiatrie, consommateur régulier d'anti-dépresseurs, et ayant séjourné, brièvement à chaque fois, dans des hôpitaux psy, je pense que le DSM est un symptôme de la dérive de la prise en compte de la maladie mentale... Je m'explique: le fonctionnement actuel de notre société, par l'exarcerbation des tensions socio-psychologiques qu'elle entraîne (stress permanent au travail, individualisme encouragé, idéal inaccessible de richesse, encouragement à la performance, mépris etc) crée des lésions dans le corps social (divorces, tensions, crises, panique, angoisses, etc) qui se répercutent in fine sur l'individu dont pourtant on se targue de faire l'alpha et l'oméga de l'idéologie contemporaine: d'où un malaise généralisé... personne ne comprend vraiment pourquoi il n'arrive pas à correspondre aux objectifs et idéaux qu'on ne cesse de lui marteler (réussite sociale, beauté, performance, aussi bien sexuelle que professionnelle, etc).

Et c'est là que, comme toujours, le marché intervient: la solution pour résoudre tous les désordres personnels qu'engendre l'ordre néolibéral, c'est, encore et toujours, une marchandise (ce qui suppose création d'un marché): en l'occurrence, le médicament. Or, un marché a toujours besoin de chercher de nouveaux débouchés: d'où la nécessité de définir comme pathologiques des comportements autrefois socialement acceptés et/ou compris (genre une relative timidité). Et donc de considérer comme malade quiconque ne correspondrait pas à l'homo œconomicus, lequel agirait rationnellement toujours et en tout lieu: cet homme n'existe évidemment pas, l'homme est aussi un être non rationnel, mais la distance d'avec cet idéal doit sans cesse être réduite.

Si j'ai pris soin de préciser que je suis dépressif, c'est simplement pour souligner que, d'après mon expérience, la solution à un problème personnel ne saurait être trouvé dans le seul médicament: c'est une aide certaine (pour n'en avoir pas pris quand il fallait que j'en prisse, je le sais), mais ce ne peut en aucun cas être la seule solution pour prendre en compte la maladie mentale. La politique publique, c'est aussi de favoriser les activités artistiques, l'écoute, etc. Malheureusement, de plus en plus, les restrictions budgétaires et la criminalisation des psychotiques empêchent les travailleurs du secteur psy, aussi bien infirmiers que praticiens hospitaliers, de faire réellement leur métier: les psychiatres sont bouffés par la paperasse, les infirmiers aussi (et sont en sous-nombre), et depuis plusieurs années les lits en HP n'ont cessé de baisser.

Mais croire que le tout-médicament résoudra un malaise personnel et/ou social, c'est de la foutaise. À mon avis, légaliser le cannabis aurait le même effet au niveau personnel et coûterait moins cher —mais ne résoudrait ni le problème social engendré par le modèle néo-libéral, ni le problème personnel que ce dernier génère....
> Lire ici > Lire en contexte

Par Yanne

Re: Analyse à la fois personnelle et idéologique

Je partage tout-à-fait votre avis, Hurluberlu.

Je voudrais toutefois faire remarquer que ce qui a induit cette pensée, c'est que depuis trente ans, des médicaments soignent réellement des maladies mentales. D'une façon très nouvelle, parce qu'elles supposent que les patients soient dépendant jusqu'à la fin de leur vie de ces molécules réellement révolutionnaires.

Ce n'est pas une vue de l'esprit, parmi mes proches, des schizophrènes sont stabilisés, c'est-à-dire qu'il ne souffrent plus. Parce que la dimension de la souffrance pour les personnes atteintes de troubles de ce type, c'est terrifiant.
On soigne aussi la dépression, même si le prozac et les autres anti-dépresseurs ont des effets secondaires dévastateurs.
Donc l'idée que des médicaments appropriés pouvaient tout soigner et faire de l'humain une machine parfaite qu'on régulerait à coups de molécules qui le stabiliseraient en permanence a fait son chemin.

A partir des années 90, Francis Fukuyama, le penseur de la Fin de l'Histoire, a théorisé un nouveau concept qui était que désormais, et en gros, effectivement, comme dans Le Meilleur des Mondes d'Aldous Huxley, la nouvelle société libérale du bonheur sans fin, les femmes seraient sous Prozac, la pilule du bonheur, et les hommes calmeraient leurs ardeurs avec la ritaline, médicament extrêmement utilisé dans les écoles états-uniennes. Comme il n'est pas à une contradiction près, d'ailleurs, il veut se servir du Meilleur des Mondes comme guide pour éviter les dérives.

Fukuyama est un imbécile, mais il représente bien les théories fumeuses des libéraux sur le plan social.
Confondre la maladie mentale et l'émotion, ce mécanisme régulateur tout-à-fait sain, dans un corps humain en équilibrage chimique, et donc émotionnel perpétuel, c'est aussi participer à une vision utopique, suicidaire de l'humain et du collectif, donc du social.
Et évidemment cette vision idéologique du monde profite à ces grosses sociétés capitalistes que sont les labos pharmaceutiques.

Je ne suis même pas sûre qu'il y ait nécessairement échanges économiques entre ces labos et les psychiatres du DSM. L'idée est puissamment ancrée chez ces "penseurs", de réduire les problèmes des gens par la chimie, parce que dans ce monde où il faut toujours être au top et parfaitement apte à tout, y compris aux horreurs les plus inouïes, ça sera plus facile pour ceux qui ont de l'argent, et ce sera possible. Ceux qui n'y arriveront pas seront d'autant plus des losers que même leurs béquilles chimiques ne leur permettront pas de s'intégrer à cette folie sociale.

Mais les émotions, c'est ce qui fait notre humanité, si nous l'ignorons, nous ne pourrons pas continuer....
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Tous les commentaires (41)
Par Fan de canard (ex-@sinaute septembre 2007 -> décembre 2015)

Re: Tous fous ? Polémique sur la nouvelle liste des maladies mentales

Ouais, mais le chocolat, ça compte dans le diagnostic de cette maladie ?
Car j'en connais à @si qui sont de grands malades, dans ce cas-là :-)
Par Sébastien Rochat

Re: Tous fous ? Polémique sur la nouvelle liste des maladies mentales

J'aime aussi le Canard laqué.

FUYEZ !!!!
Par Fan de canard (ex-@sinaute septembre 2007 -> décembre 2015)

Re: Tous fous ? Polémique sur la nouvelle liste des maladies mentales

Même pas peur.

""""""" <-- petit nuage de fumée où j'étais il n'y a pas 2secondes
Par morvandiaux

Re: Tous fous ? Polémique sur la nouvelle liste des maladies mentales

Les psychiatres et la gauche
[www.collectifpsychiatrie.fr]
Par Strumfenberg ( Aloys von )

Re: Tous fous ? Polémique sur la nouvelle liste des maladies mentales

Voir aussi " Un monde de fous", de Patrick Coupechoux.
Par fifi

Re: Tous fous ? Polémique sur la nouvelle liste des maladies mentales

Je ne corresponds (pour le moment) à aucun des cas cités. Est-ce grave, docteur?
Vite, tépondez-moi : existe-t-il un médicament contre cela.?
Sinon, quelle angoisse.... Je crois bien que je vais tomber malade.
Par jeannot

Re: Tous fous ? Polémique sur la nouvelle liste des maladies mentales

@S Rochat
Très intéressante tentative de synthèse sur le sujet du DSM 5
Mais vous devriez donner une suite en reprenant les arguments de l'historien Christopher Lane qui a fait une vraie enquête sur l'association américaine de psychiatrie. Sa démonstration est impitoyable sur la collusion totale entre cette association et l'industrie pharmaceutique.
C'est la Revue Prescrire qui a chroniqué en 2010 ce livre paru en 2009.
A cette époque les médias se passionnaient pour le débat engagé par M Onfray sur l'efficacité de la psychanalyse.
Débat qui concerne en fait peu de Français. Alors que la médicalisation de nos émotions et de nos comportements à fin de traitement médicamenteux concerne des millions de gens.
Le titre du livre de l'historien C Lane est "Comment la psychiatrie et l'industrie pharmaceutique ont médicalisé nos émotions".

Lane, en fouillant pour la première fois dans les archives de l’association américaine de psychiatrie, a découvert comment une poignée d’experts psychiatres a fait évoluer au fil des années la classification des maladies psychiatriques pour le plus grand profit des firmes pharmaceutiques.
Ils ont introduit dans cette classification une multitude de troubles non pathologiques qui auparavant relevaient de nos émotions ou de nos comportements.
Par exemple : l’enfant hyperactif, la phobie scolaire, la phobie sociale, les troubles obsessionnels compulsifs, le syndrome bipolaire etc…
Et naturellement, pour chacun de ces troubles, les firmes proposent un médicament qu’elles imposent aux médecins et à l’opinion, à grand renfort de publicité et de communication.
On a stigmatisé la psychiatrie soviétique qui traitait les opposants politiques comme des malades.
Mais comment ne pas qualifier de totalitaires , les firmes multinationales qui arrivent à médicaliser les émotions et les comportements humains dans le seul but d’augmenter leur profit en écoulant toujours plus leur production de médicaments.
Par Strumfenberg ( Aloys von )

Re: Tous fous ? Polémique sur la nouvelle liste des maladies mentales

La santé physique, c'est " le silence des organes", ce qui se passe quand il ne se passe rien. Docteur, c'est quoi la santé mentale ?
Par Anthony Morel

Re: Tous fous ? Polémique sur la nouvelle liste des maladies mentales

En même temps si il ne se passe rien dans un organe c'est pas bon signe :-)
Pour la santé mentale faut demander à Boutin.
Par Aline Marchetto

Re: Tous fous ? Polémique sur la nouvelle liste des maladies mentales

Il y a à dire ...Mais que dire de tous nos tics et tocs chéris ? Bah il est vrai que l'on exagère d'un côté avec le DMS XX trucs et de l'autre on rejette tout traitement juste parce que la santé de "publique" est devenue "privée" et aux services des plus riches.

Comme je le dis ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain juste parce qu'il y a un peu trop de savon. Demain des gens demanderont de revenir aux "anciennes techniques" sans médocs ni hôpitaux et sans aucun vaccin. Je vous dis pas la mortalité et la morbidité qui sera digne des pays sous développés. Et cela fait le jeu des patrons, politiciens, et des banquiers, qui trouvent que les gens vivent trop vieux.

Continuons à critiquer de cette façon la médecine tout en vantant les mérites du yoga et de la course à pieds contre le cancer du sein par exemple et vous en serons remerciés en sautant plus vite dans la caisse à sapin .

Le malheur c'est que c'est tout ou rien. ALors que des médecins s'occupent de policer le système tout en demandant que les acquis sociaux reviennent aux plus précaires d'autres plantent des clous dans le cercueil de l'allopathie pour sois disant trop de "science" et nous recommande le sport pour tout soigner ou presque. J'abandonne cette conversation pro-naturaliste.

Bref on s'en fiche chacun fait ce qu'il veux na ! Et tiens en matière de santé mentale dites moi si cela est normal ou alors pathologique :

Normatif ou pathologique ? Votez !
Par bysonne

Re: Tous fous ? Polémique sur la nouvelle liste des maladies mentales

+ 1 Yéza, il fallait nuancer, entre le tout médocs, et le tout naturel, comme les plantes par exemple, qui ne sont pas sans danger ... J'ai une amie qui se fait des tisanes de tout ce qu'on veut à longueur d'année, résultat son foie en a marre, elle ne peut plus rien bouffer qu'avec des pincettes. Vive le chocolat. :)) Et mort aux vioques.
Par bysonne

Re: Tous fous ? Polémique sur la nouvelle liste des maladies mentales

Sérieux, tu vas croire que j'ai picolé, à part un tiramisu, je ne vois pas. :) Pendant que les labos s'en mettent plein les fouilles, la recherche sur les maladies rares et orphelines ... sur les traitements de la douleur dont on entend à longueur de temps qu'elle est bien traitée, que la médecine a fait des progrès incroyables ..... Mon oeil !!!
Par danielr

Re: Tous fous ? Polémique sur la nouvelle liste des maladies mentales

Si je comprends bien, le DSM est un manuel qui tente de recenser et définir les maladies mentales en termes de critères objectifs, à partir de vrais diagnostiques effectués par des praticiens dans différents pays du monde ; le but (louable à priori) étant d'éviter que des pathologies au nom identique soient en fait complètement différentes d'un pays à l'autre.

De ce fait, même en supposant que les rédacteurs de la nouvelle édition ont fait le boulot consciencieusement sans pression des labos, il faudrait y voir une conséquence plutôt qu'une cause : c'est que les médecins se sont mis à diagnostiquer et par là même à médicaliser de plus en plus ce qui était précédemment de l'ordre du comportement normal.
Par Spawn

DSM et objectivité

Une forme de réponse à cette sacro sainte "objectivité scientifique" en forme de point Godwin, objectivité qui l'est tout autant que dans le domaine économique :

"La méthodologie du DSM est d’autant moins objective qu’elle établit ses catégories non pas sur la base d’observations cliniques, mais sur un décompte d’opinions recueillies arbitrairement auprès des psychiatres. Un procédé qu’il serait difficile de décrire comme exemplaire de la méthode scientifique. Résultat ? L’homosexualité fut considérée jusqu’en 1987 comme une maladie mentale. Et une catégorie clinique telle que l’hystérie — attestée depuis l’Antiquité — a été supprimée, tout comme la névrose."

Extrait de l'article La bible américaine de la santé mentale dans le Monde Diplomatique de décembre 2011.

Spawn
Par miroul

Re: Tous fous ? Polémique sur la nouvelle liste des maladies mentales

Problème très intéressant !

Que les laboratoires fassent du lobbying, rien de plus normal. C'est du trafic d'influence.
S'ils y réussissent ce n'est qu'une conséquence je pense.

Ce qui est troublant c'est plutôt cette appétence à médicaliser ou à trier par pathologie les comportements.
Ou dit autrement ce désir de déléguer aux experts la définition et la gestion de la population.

J'en fait actuellement l'expérience avec mon fils à l'école. Et c'est frappant d'apprendre que ce sujet fait polémique, je ne savais pas.
Je viens de passer 5 années à me faire balader d'expert en expert.
Quand on m'a conseillé de lui faire des tests à l'hôpital ou il aurait dû passer la nuit avec des électrodes sur la tête je me suis réveillé et j'ai envoyé balader tout ce petit monde.
L'engrenage est terrifiant.
Du coup j'en ai discuté avec pas mal de parents et je connais maintenant trois petits autiste potentiels diagnostiqués, dont les parent ne veulent plus entendre parler d'un psy ou autre comportementaliste.

Le problème est profond et transversal (les manigances des labos se développent sur un terreau très fertile).
Cette société des experts que l'on connais bien en politique, qui se développe dans les entreprises, qui pénètre l'école etc…
Bref qui tend à régenter toutes les situations de groupe !

J'ai l'intuition (très personnelle) que c'est une conséquence de l'individualisation.
Une incapacité à gérer les relations de groupe ou à prendre des décisions concertées. Une sorte de rejet de toute situation d'interdépendance humaine (jusque dans les familles !)
Tout problème, tout conflit, toute décision importante est externalisée et confiée aux spécialistes.
Car vous comprenez eux savent et pas nous…
Par HerrThomas

Re: Tous fous ? Polémique sur la nouvelle liste des maladies mentales

Merci pour votre intéressante contribution :)

Citation:
Miroul
Tout problème, tout conflit, toute décision importante est externalisée et confiée aux spécialistes.
Car vous comprenez eux savent et pas nous…
Ou suite à plusieurs échecs dans le règlement du "problème" ?
Ou encore parce qu'on ne sait pas s'il y a vraiment un problème ?
Oui parce que des parents pas parfaits qui essaient, se trompent certaines fois, réussissent d'autres fois, ratent des occasions, sont pas forcément à l'écoute, etc ... Bref, avancent sans trop savoir où ils vont ... Ben ça existe ;)

Avec notre fils, nous avons pu échapper au truc parce que nous sommes tombés sur des institutrices motivées et compétentes avec qui on a pu discuter.
Par Aline Marchetto

Re: Tous fous ? Polémique sur la nouvelle liste des maladies mentales

Attention à ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain toutefois. Soyons raisonnable, on ne peux pas toujours opposer les médicaments et les techniques plus centrées sur l'humain ou son INTERPRETATION façon freudienne.

Que le DMS X truc exagère oui sans aucun doute mais les médecins savent quand même être plus critiques envers la nouvelle bible venue d'outre-atlantique.

Il me semble qu'il y a là un conflit entre les psychiatres d'inspiration psychanalytiques et ceux de plus de plus en plus nombreux qui avec l'aide de la science découvrent que les maladies mentales sont souvent d'origines génétiques ou même physiques. Ne soyons pas otages de ces gens là car le journal relaie cela pour des raisons précises

. Ce groupe de psys est engagé surtout vers la psychanalyse qui est également discutable de nos jours et à juste raison. Il faut faire attention car la santé mentale comme la santé physique nous appartiens aussi les deux sont indissociables.

Des défaillances infimes, fines, ont lieu dans le cerveau et cela induit des troubles psychiques au même titre que les troubles nerveux comme l'Alzheimer ou les maladies neuro-végétatives. Il y a la recherche qui est aux States plus active que dans notre pays qui a balancée la recherche sur ce sujet en en faisant un parent pauvre.

Entre le DMS X machin et la santé critique de nos médicastres on peux trouver un juste milieu.
Par Oblivion

Re: Tous fous ? Polémique sur la nouvelle liste des maladies mentales

Le bénéfice pour les psychiatres ne serait-il pas plus direct qu'on ne le pense ?

Si on médicalise des comportements auparavant anodins, si on démultiplie les « troubles », il y a plus de probabilités
que des personnes consultent, non ?
Y a-t-il une hausse des consultations psychiatriques depuis l'enrichissement des DSM ?

Ce qui me fait pencher pour cette hypothèse, c'est que les principaux prescripteurs de psychotropes sont les généralistes,
pas les psychiatres (80%, d'après un lien dans votre article).

Merci pour l'article, en tout cas.
Par Strumfenberg ( Aloys von )

Re: Tous fous ? Polémique sur la nouvelle liste des maladies mentales

Non, Oblivion ! pas de mise en cause des généralistes ! Aaargh...
Par Oblivion

Re: Tous fous ? Polémique sur la nouvelle liste des maladies mentales

Pardon, oups…
Par Aline Marchetto

Re: Tous fous ? Polémique sur la nouvelle liste des maladies mentales

Ah soudain j'ai peur ...Mon amour des chats ne serait -il pas pathologique en soi ? Comment faire pour me guérir là ? HELP ! Braves asiniens connaissez vous un traitement particulier pour ne plus aimer trop les chats ? Brrr j'ai la trouille là !
Par tchd

Re:

L'amour: forme de maladie mentale qui n'est encore reconnue dans aucun traité classique de diagnostic.

(Stuart Sutherland, The International Dictionary of Psychology, 1996)
Par Hurluberlu

Analyse à la fois personnelle et idéologique

Depuis longtemps patient de la psychiatrie, consommateur régulier d'anti-dépresseurs, et ayant séjourné, brièvement à chaque fois, dans des hôpitaux psy, je pense que le DSM est un symptôme de la dérive de la prise en compte de la maladie mentale... Je m'explique: le fonctionnement actuel de notre société, par l'exarcerbation des tensions socio-psychologiques qu'elle entraîne (stress permanent au travail, individualisme encouragé, idéal inaccessible de richesse, encouragement à la performance, mépris etc) crée des lésions dans le corps social (divorces, tensions, crises, panique, angoisses, etc) qui se répercutent in fine sur l'individu dont pourtant on se targue de faire l'alpha et l'oméga de l'idéologie contemporaine: d'où un malaise généralisé... personne ne comprend vraiment pourquoi il n'arrive pas à correspondre aux objectifs et idéaux qu'on ne cesse de lui marteler (réussite sociale, beauté, performance, aussi bien sexuelle que professionnelle, etc).

Et c'est là que, comme toujours, le marché intervient: la solution pour résoudre tous les désordres personnels qu'engendre l'ordre néolibéral, c'est, encore et toujours, une marchandise (ce qui suppose création d'un marché): en l'occurrence, le médicament. Or, un marché a toujours besoin de chercher de nouveaux débouchés: d'où la nécessité de définir comme pathologiques des comportements autrefois socialement acceptés et/ou compris (genre une relative timidité). Et donc de considérer comme malade quiconque ne correspondrait pas à l'homo œconomicus, lequel agirait rationnellement toujours et en tout lieu: cet homme n'existe évidemment pas, l'homme est aussi un être non rationnel, mais la distance d'avec cet idéal doit sans cesse être réduite.

Si j'ai pris soin de préciser que je suis dépressif, c'est simplement pour souligner que, d'après mon expérience, la solution à un problème personnel ne saurait être trouvé dans le seul médicament: c'est une aide certaine (pour n'en avoir pas pris quand il fallait que j'en prisse, je le sais), mais ce ne peut en aucun cas être la seule solution pour prendre en compte la maladie mentale. La politique publique, c'est aussi de favoriser les activités artistiques, l'écoute, etc. Malheureusement, de plus en plus, les restrictions budgétaires et la criminalisation des psychotiques empêchent les travailleurs du secteur psy, aussi bien infirmiers que praticiens hospitaliers, de faire réellement leur métier: les psychiatres sont bouffés par la paperasse, les infirmiers aussi (et sont en sous-nombre), et depuis plusieurs années les lits en HP n'ont cessé de baisser.

Mais croire que le tout-médicament résoudra un malaise personnel et/ou social, c'est de la foutaise. À mon avis, légaliser le cannabis aurait le même effet au niveau personnel et coûterait moins cher —mais ne résoudrait ni le problème social engendré par le modèle néo-libéral, ni le problème personnel que ce dernier génère.
Par Oblivion

Re: Analyse à la fois personnelle et idéologique

Un truc du DSM-5 qui illustre bien la notion de performance dont tu parles, c'est le coup du deuil en 15 jours :

Top chrono ! vous avez 15 jours devant vous, à 15 jours et une heure, zut ! t'es pathologique.
Ils ne précisent même pas si on doit compter en jours ouvrés ou si les jours fériés sont décomptés.
Par miroul

Re: Analyse à la fois personnelle et idéologique

Woao ! Huluberlu, vous exprimez brillamment l'intuition que je proposais maladroitement plus haut.
Très percutant, rien à rajouter !

Ha si ! Le cannabis… ça m'a fait tilter… La frontière entre médicament - antidépresseur - anti-douleur et drogue peut être très mince.
Je ne sais pas si vous avez lu "Le meilleur des Mondes". C'est un roman d'anticipation décrivant une société post capitaliste.
Ce livre est aux démocraties libérales (de droite ou de gauche) ce que "1984" est aux autocraties totalitaires (de droite ou de gauche)
Et bien dans ce monde libéral "total", "parfait", toute la population est défoncée 24 h / 24.
Shootée à différents cocktails de drogues douces synthétisées (personnalisables et sujet aux caprices de la mode évidemment).

Bien à vous.
Par Yanne

Re: Analyse à la fois personnelle et idéologique

Je partage tout-à-fait votre avis, Hurluberlu.

Je voudrais toutefois faire remarquer que ce qui a induit cette pensée, c'est que depuis trente ans, des médicaments soignent réellement des maladies mentales. D'une façon très nouvelle, parce qu'elles supposent que les patients soient dépendant jusqu'à la fin de leur vie de ces molécules réellement révolutionnaires.

Ce n'est pas une vue de l'esprit, parmi mes proches, des schizophrènes sont stabilisés, c'est-à-dire qu'il ne souffrent plus. Parce que la dimension de la souffrance pour les personnes atteintes de troubles de ce type, c'est terrifiant.
On soigne aussi la dépression, même si le prozac et les autres anti-dépresseurs ont des effets secondaires dévastateurs.
Donc l'idée que des médicaments appropriés pouvaient tout soigner et faire de l'humain une machine parfaite qu'on régulerait à coups de molécules qui le stabiliseraient en permanence a fait son chemin.

A partir des années 90, Francis Fukuyama, le penseur de la Fin de l'Histoire, a théorisé un nouveau concept qui était que désormais, et en gros, effectivement, comme dans Le Meilleur des Mondes d'Aldous Huxley, la nouvelle société libérale du bonheur sans fin, les femmes seraient sous Prozac, la pilule du bonheur, et les hommes calmeraient leurs ardeurs avec la ritaline, médicament extrêmement utilisé dans les écoles états-uniennes. Comme il n'est pas à une contradiction près, d'ailleurs, il veut se servir du Meilleur des Mondes comme guide pour éviter les dérives.

Fukuyama est un imbécile, mais il représente bien les théories fumeuses des libéraux sur le plan social.
Confondre la maladie mentale et l'émotion, ce mécanisme régulateur tout-à-fait sain, dans un corps humain en équilibrage chimique, et donc émotionnel perpétuel, c'est aussi participer à une vision utopique, suicidaire de l'humain et du collectif, donc du social.
Et évidemment cette vision idéologique du monde profite à ces grosses sociétés capitalistes que sont les labos pharmaceutiques.

Je ne suis même pas sûre qu'il y ait nécessairement échanges économiques entre ces labos et les psychiatres du DSM. L'idée est puissamment ancrée chez ces "penseurs", de réduire les problèmes des gens par la chimie, parce que dans ce monde où il faut toujours être au top et parfaitement apte à tout, y compris aux horreurs les plus inouïes, ça sera plus facile pour ceux qui ont de l'argent, et ce sera possible. Ceux qui n'y arriveront pas seront d'autant plus des losers que même leurs béquilles chimiques ne leur permettront pas de s'intégrer à cette folie sociale.

Mais les émotions, c'est ce qui fait notre humanité, si nous l'ignorons, nous ne pourrons pas continuer.
Par komodor

Re: Analyse à la fois personnelle et idéologique

On soigne aussi la dépression, même si le prozac et les autres anti-dépresseurs ont des effets secondaires dévastateurs.

Le millepertuis marche aussi bien que le prozac.
Par Yanne

Re: Analyse à la fois personnelle et idéologique

Vous n'avez jamais souffert de dépression, vous, n'est-ce pas ?
Par Strumfenberg ( Aloys von )

Re: Analyse à la fois personnelle et idéologique

j' en connais kèkzuns qui n'ont pas souffert de la grande dépression, bien au contraire.
Par Aline Marchetto

Re: Analyse à la fois personnelle et idéologique

Un autre qui souffre de maladie mentale mais qui ne sera jamais reconnu comme tel : nouvelle maladie mentale non mise sur le DMS 5 : le dronophilie !

Et oui nos hommes politiques sont des psychopathes avérés mais on leur donne le pouvoir d'influer sur notre santé mentale ou physique et eux ne risquent pas d'aller en hosto psy alors que l'on devrait les mettre en long séjour en unité psy haute sécurité .Donc dites vous bien que vous allez très bien par rapport à ces genss là ...Mais ils font peur.
Par Aline Marchetto

Re: Analyse à la fois personnelle et idéologique

Alors là je voudrais bien voir les preuves. Dire cela c'est que jamais vous n'avez vu de vrais depressifs dans votre vie. Sans vouloir vous manquez de respect ne pas confondre les vrais malades nombreux à se médicamenter de façon continuelle et pour leur plus grand bien.

Car les maladies mentales sont des maladies réagissant aux mêmes shémas que les maladies dites physiques. D'autre part en France la longue tradition et l'institutionnalisation de la psychanalyse fait qu'il y a une "guéguerre continuelle" entre ceux qui planchent sur les médicaments allopathie et ceux qui pensent comme Freud, que cela peut se réduire à de longues et couteuses séances sur le divan et qui ne guérissent pas plus que cela .

Quand aux plantes c'est la même chose que l'homéopathie, il me semble que dans le passé on a déjà donné. Je connais des gens en analysent depuis 20 ans qui en sont toujours au même point et qui n'en sortent pas voir se suicident . Et d'autres qui suivent un traitement de longue durée même si les médocs ont des effets pervers, il faut voir d'un côté aussi effets bienfaisants de ces traitements.

On prends bien des médocs pour des maladies comme le "diabète" alors pourquoi on ne pourrait pas pour les pathologies mentales prendre à vie une molécule qui agit sur le système défaillant ?
Par KRISS

Re: Analyse à la fois personnelle et idéologique

Citation:
Alors là je voudrais bien voir les preuves. Dire cela c'est que jamais vous n'avez vu de vrais depressifs dans votre vie. Sans vouloir vous manquez de respect ne pas confondre les vrais malades nombreux à se médicamenter de façon continuelle et pour leur plus grand bien.



Car les maladies mentales sont des maladies réagissant aux mêmes shémas que les maladies dites physiques. D'autre part en France la longue tradition et l'institutionnalisation de la psychanalyse fait qu'il y a une "guéguerre continuelle" entre ceux qui planchent sur les médicaments allopathie et ceux qui pensent comme Freud, que cela peut se réduire à de longues et couteuses séances sur le divan et qui ne guérissent pas plus que cela .



Quand aux plantes c'est la même chose que l'homéopathie, il me semble que dans le passé on a déjà donné. Je connais des gens en analysent depuis 20 ans qui en sont toujours au même point et qui n'en sortent pas voir se suicident . Et d'autres qui suivent un traitement de longue durée même si les médocs ont des effets pervers, il faut voir d'un côté aussi effets bienfaisants de ces traitements.



On prends bien des médocs pour des maladies comme le "diabète" alors pourquoi on ne pourrait pas pour les pathologies mentales prendre à vie une molécule qui agit sur le système défaillant ?


Mais qui est défaillant?
L'épuisement et le stress à haute dose, fortement recommandés pour garder son boulot ou en chercher un, obligatoires pour la moindre démarche de la vie quotidienne, sont le fondement de notre système impulsé depuis quelques décennies.
Pour la grosse majorité les étiquetés "malades mentaux, dépressifs, névrosés, caractériels, etc;;", leur inadaptation à notre société de plus en plus "normée" vient d'une réaction de refus, sous des formes différentes, de se soumettre justement au système tel qu'il fonctionne, si l'on excepte le chagrin d'une perte, d'un deuil, d'un état physique invalidant dont seuls des illuminés ou des escrocs peuvent prétendre le comptabiliser dans un temps imparti.
Ce qui est pourtant généralement admis comme de bon sens par les créateurs de ces fameux tableaux de diagnostics.
Ce qui donne à réfléchir.
Par contre les effets secondaires de ces médicaments, surtout pris au long cours, sont dévasteurs pour la santé (physique), voire la santé mentale. Sans parler des interactions éventuelles parfois largement ignorées des médecins eux-mêmes.
Sait-on qu'une pratique sportive régulière donne de meilleurs résultats que la prise d'antidépresseurs?
Effets secondaires tout autant oubliés d'ailleurs de certains médicaments prescrits pour des affections de longue durée, diabète, hypercholestérémie, etc...., d'après de récentes études d'organismes indépendants des laboratoires. Même les dépistages trop précoces de cancer sont sujets à caution car des traitements lourds sont alors prescrits avec de nombreux effets secondaires. Or une bonne part de ces tumeurs dépistées mais non traitées évoluent pas ou peu.
Traitements multipliés par les abaissements réguliers des taux admis correspondants pour basculer dans la maladie dépistée. Manière détournée de creer de nouveaux malades, comme en psychiatrie....
Que dire des médicaments dits de sevrage, pour arrêter de fumer par exemple. Qui se souvient du champix? Dont on s'aperçut soudain qu'il était plus efficace pour basculer dans la "maladie mentale" que pour ses performances anti-tabagiques.
La liste serait fastidieuse...

La volonté de psychiatriser tout écart à la norme, dès le plus jeune âge, témoins les livrets d'évaluation de maternelle associés à des tentatives de plus en plus fréquentes de mettre en place les "dépistages précoces de conduites à risque" nous entraînent peu à peu vers un monde étrange où nous ne serions plus que des mécaniques plus ou moins parfaites pour répondre aux besoins du marché du moment. Je crains que ce ne soit un peu plus compliqué....
Par david casy

Re: Analyse à la fois personnelle et idéologique

Bonjour,
que pensez-vous de la montée en puissance des thérapies cognitivo comportementales ?
Le fait, entre autres choses, d'amener le patien à substituer des pensées positives aux pensées négatives néfastes ou parasites.
N'est-ce pas une façon, à terme, de pousser à l'extêrme la méthode couêt ? Cela pourrait sembler bénéfique si les tentatives de changer les perceptions que l'on peut avoir de la réalité ne laissaient pas planer comme une sourde menace.
Ces thérapies sont dispensées par des psychologues et non des psychiatres. Elles ne préconisent aucune prise de médicament mais veulent agir sur les cognitions......cela me semble tout de même problématique....
Par Aline Marchetto

Re: Analyse à la fois personnelle et idéologique

Il n'y a pas de problème, il n'y a que des solutions. Même là .;
Par bysonne

Re: Analyse à la fois personnelle et idéologique

Oh Ciel David, je suis d'accord avec vous, c'est du formatage, de la normalisation, beurk, beurk :))
Par KRISS

Re: Tous fous ? Polémique sur la nouvelle liste des maladies mentales

Merci pour toutes ces contributions.
Sous prétexte de soulager quelques malades graves, montrés en exemple, des médicaments dangereux sont prescrits pour tout et n'importe quoi pour le grand bénéfice de l'industrie et des gouvernants:
l'obsession d'un esprit sain dans un corps sain à chaque instant sous le regard de l'autre, présenté comme un concurrent potentiel,détourne l'attention et nous évite de regarder autour de nous, un peu comme une religion: on passe son temps entre hésiter entre son envie et la conscience de commettre un péché.
L'opium du peuple ne cesse d'être renouvelé pour le plus grand profit de ceux qui en vivent...
Mais on peut choisir une autre voie en recoupant les informations
Par Strumfenberg ( Aloys von )

Re: Tous fous ? Polémique sur la nouvelle liste des maladies mentales

KRISS, intervenez plus souvent.
Par Philippe Rogel

Re: Tous fous ? Polémique sur la nouvelle liste des maladies mentales

Sur ce sujet, voir le billet de Frank Ramus, Chercheur au CNRS:
[franck-ramus.blogspot.fr]
Par Philippe Rogel

Re: Tous fous ? Polémique sur la nouvelle liste des maladies mentales

Notre chroniqueur spécialiste préféré du sujet (Sébastien Bohler) aurait-il des éléments supplémentaires ?
Par Philippe Rogel

Re: Tous fous ? Polémique sur la nouvelle liste des maladies mentales

"Le DSM 5: quand on veut tuer son chien, on l'accuse d'avoir la rage" sur Mediapart:
[blogs.mediapart.fr]

Et si tous les psychanalistes et leurs relais journalistiques (à commencer par E. Favereau de Libération) appliquaient une démarche un tant soit peu scienfifique et ouverte à la critique pour examiner la pertinence de "notions" comme le surmoi, le ça ou le moi-peau...
Par AlexLeRouge

Re: Tous fous ? Polémique sur la nouvelle liste des maladies mentales

Ce qui est inquiétant c'est qu'on devrait, selon eux, être "parfaits" d'un point de vue psychologique. Parfait, selon quoi ? Ne pas avoir les défauts genre "gourmandise", "timidité", "violence" ? On a un peu l'impression de retourner au moyen-âge avec les "7 pêchés".

On devrait, selon ces psychiatres, être conforme à un certain idéal de l'être humain. C'est une possible dérive qui pourrait mener à terme à l'eugénisme. A surveiller de près.
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