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"Vous êtes proche d'Emmanuel Macron, j'avais oublié"

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C'est con ce que je vais dire mais, d'après le décryptage de l'émission par Daniel, tout ce que les gens disent nous nous le savions déjà, nous.


C'était une émission pour que les  Goupil, Thtéard, Verdir-Molinié et peut être Porcher, sans oublier(...)

Tout le monde aime bien les gilets jaunes parce que tout le monde peut, à un moment ou à un autre, se reconnaitre dans leurs misères quotidiennes, plus ou moins grande.


Et puis, s'il y a bien un trait caractéristique du "français" c'est sa propension (...)

Depuis le début de ce mouvement,  ce qui ressort des différents témoignages des gilets jaunes interviewés, hors bien sur l'expression de la colère sourde, ce sont bien ces différents témoignages des personnes interrogés qui énoncent leur conditi(...)

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Franchement Daniel vous vous êtes fait avoir par votre routine professionnelle sur ce coup. Il y a d'autres choses à passer sous la critique que ces simulacres. 


Si on s'abonne à ASI c'est justement pour ne plus voir et entendre parler ces gens. Laissez la télé avec toute la médiocrité qu'elle offre, laissez TV Hanouna, laissez Poubelle la vie, laissez la pub. Les gens commencent à comprendre qu'on se fouttait de leur gueule et qu'ils sont sur le bas-côté de la route. Là il y a des choses à analyser. Pas simplement votre émission de la semaine dernière. Pourquoi le gilet et pas les warning ? En panne sèche on met les warning non ?


Macron il est arrivé au bon moment pour que les gens se réveillent. Il leur a fallu quarante ans pour comprendre qu'on se foutait de leur gueule, donc maintenant il fait face à quarante ans de colère larvée. 50 ans après mai 68 les gens ils sont dans la rue et toute la mediocratie elle leur tombe dessus. Faut plus parler avec ces gens-là, tout bloquer. 


Je découvre votre chronique ce matin, franchement vous auriez pu nous épargner de bavarder sur cette émission. 


Mediacritiquement vôtre.

Je ne regarde jamais la TV, mais la chronique de DS m'a intriguée, je suis allé voir, et pour finir je suis resté scotché sur une émission fulgurante. Des gilets jaunes, et quelques appuis, d'une excellente tenue face à des opposants qui inspiraient une profonde pitié. Une pitié dégoûté pour un certain Goupil, et une pitié de compassion pour une certaine Wargon, dont j'ai bien crû qu'elle allait finir par craquer. Elle a dû se demander tout au long de l'émission pourquoi elle a quitté le privé, pour un job pourri et un salaire de gueux.

Hors sujet , a-t-on des infos sur l' "affaire" Quennedey ?


Apparemment dans cette émission on a donné les revenus des gilets jaunes. Dommages que tous ces éditocrates n’aient pas jugé utile de donner les leurs. On aurait eu un point de comparaison intéressant !

Dans feu l’émission de Taddei « Ce soir au jamais » lors d’un débat un peu similaire, il me semble (mais je n’en suis pas sûr) que l’écrivain Régis Jauffret s’adressant ses collègues de plateau, s’indignait de les voir tous s’exprimer sur les smicards sans avoir aucune idée de leur vie et de leurs difficultés puisqu’ils ne les côtoient jamais, et ce d’autant plus que tous avaient des revenus plus que confortables. Il ajoutait qu’en présentant les intervenants à l’émission, outre leur nom et profession, on devrait donner leur revenus !

C’est ce qu’on aurait du faire dans cette émission cela aurait été édifiant. Ce genre de débat a un côté indécent et voyeuriste.

Je conseille aussi cet excellent article du philosophe Harold Bernat : « L’humiliation en jaune » :

Début du texte : « Le spectacle ne fait pas simplement qu’abrutir, il dépouille jusqu’à la dignité de ceux qui n’en feront jamais partie. Rien ne doit échapper à l’écrasement de toutes les formes de vie humaine sur l’écran plat de la nullité. Rendre nulle toutes choses, détruire de la valeur et la transformer en profit. Toute honte bue, nous avons eu droit à un très riche éventail d’interprétations : les révoltés qui ne participent pas encore au progrès, les casseurs d’extrême droite, les casseurs d’extrême gauche, les consommateurs qui demandent leur part, les beaufs en diesel, les anti-écologistes etc…… »

http://www.critiquedelacritique.fr/

Autre article intéressant sur le site d’Acrimed : « Dans les talk-shows : le poids des éditorialistes de la droite extrême et d’extrême-droite » :

https://www.acrimed.org/Dans-les-talk-shows-le-poids-des-editorialistes

"dans cette émission on a donné les revenus des gilets jaunes. Dommages que tous ces éditocrates n’aient pas jugé utile de donner les leurs. " merci pour cette réflexion que je me fais tous les jours en entendant ces messieurs-dames qui nous disent quotidiennement qu'avec 1000 euros/mois on doit être content ...pendant qu'eux dépensent cette somme en ....5 repas? (pour Darmanin !)

Ça me rappelle un mec qui m'expliquait que, ayant des enfants étudiant à Paris, et sachant que, même étudiant, on ne pouvait pas vivre à Paris à moins de 1500 euros par mois, il avait absolument besoin de son confortable salaire. 


Sauf que, la conversation bifurquant, il s'est mis à cracher sur ces salauds de cheminots qui en voulaient toujours plus (et pourquoi pas vivre à Paris s'ils y travaillaient ou faire faire des études à leurs mômes, non mais!).

excellent comme toujours. Mais, juste une petite question un peu vipérine. Si un participant issu des zélites avait prononcé la même phrase, aurait-elle été retranscrite comme ça : "Le déclic ? "Y a eu deux phénomènes. " "?

@grzzr


Ce mouvement est le produit de 35 ans de trahison (ou ressenti comme telle)  des partis politiques. Il se veut transverse.


Qu'il y ait depuis quelques jours des catalogues de revendications qui circulent est une excellent chose. Cela signifie que les gens discutent, réfléchissent, essaient d'avancer ... ensemble. 


Ceux qui se mobilisent, ne viennent pas de la même famille politique (quand ils en ont une), ni de la même profession (quand ils en exercent), ils n'ont pas les mêmes problèmes, les mêmes difficultés...


Ce qui serait inquiétant ce serait d'avoir un panier de revendications qu'on pourrait étiqueter d'une manière ou d'une autre (RN, LR, DLF, UPR, FI, PC, LCR, LO, etc.), car ce serait un ferment de divisions qui ne profiteraient qu'au pouvoir en place.


L'histoire des révoltes populaires montre que lorsqu'un mouvement s'installe dans la durée, les participants apprennent vite, ils se dessillent et perdent leurs illusions sur la prétendue bienveillance de ceux qui les gouvernent, sur la confusion entretenue entre la loi et la justice (une loi peut-être inique), sur la force du bon droit et des bons sentiments face à la répression et aux manipulations en tout genre, sur le cadre institutionnel... En cours de route ils abandonnent certaines croyances et/ou préjugés et découvrent d'autres champs du possible...



Je ne sais plus qui et quand et où?

 

On m'a conseillé la lecture de "Reconnaître le fascisme", un essai de Umberto Eco (Grasset, 3€) 


Bref, je suis resté coincé à la toilette pendant les cinquante pages puis je suis arrivé en retard toute a journée.


Merci Inconnu qui, quand et où? pour ce super conseil avisé mais pas merci pour les retards...

je pose ça là

https://carbureblog.com/2018/11/27/gilets-jaunes-questions-pour-ceux-qui-cherchent-des-alliances/

j'ai lu les "revendications officielles" apparemment transmises aux ministères; et ce qui devait arriver arriva:

on y lit "baisse des charges patronales" et "diminution de l'assistanat", deux mesures qui représentent le quintessence de la politique néo-liberal dont Macron est l'un des representants (au milieu de mesures contradictoires comme hausse des APL).  Avec ça Macron a les mains libres pour mener une casse de l'assurance chomage et du RSA encore plus rude; bien joué les gilets jaunes!

https://www.lejdd.fr/Politique/verbatim-voici-toutes-les-revendications-des-gilets-jaunes-3809783

en ce qui me concerne j'arrête d'essayer de trouver des excuses à des gens tellement perdus qu'ils réclament simultanément la démission de Macron  ("par referendum", ben voyons) et la continuité de sa politique. le même Macron qui a écrit un bouquin qui s'apelle "révolution". la boucle est finalement bouclée .


Quel régal, cette émission !


Voir la mine défaite d'une ministre ramant pendant cinq minutes pour ne pas divulguer son salaire face à des gens gagnant moins de 1 000 euros, ou la tête de cette autre quand on lui répond après un long tunel : "Vous parlez comme un livre Madame... j'aimerais avoir votre éloquence... mais vous êtes totalement à côté de la plaque..."


Ou cette députée LREM, haranguant les gilets jaunes comme une poissonnière (sans doute pour faire peuple), se présentant comme une ex héroïne de Victor Hugo (Causette)... à mourir de rire.


Et l'inénarrable  Romain Goupil ! ex trotskiste, ex anti flic, ex anti militariste, devenu fervent supporter de Macron, de la police et de toutes les guerres conduites par l'Otan... Michel Recanati, son ami d'enfance, doit se retourner dans sa tombe...


Mais sur le fond, cette émission a montré à qui sait regarder et écouter, deux mondes : l'un vivant dans la mouvance du Cac 40, des grands médias et dans les ors de la République, et celle de ces gueux qui se les pèlent sur leur rond-point. Un monde tour à tour arrogant, patelin et mort de trouille face à des jeunes et des moins jeunes qui parlent avec leurs tripes, leur cœur et leur tête et ne s'en laissent pas compter.


J'ignore si cet échantillon de gilets jaunes était représentatif de tous ceux qui ont engagé ce combat depuis plusieurs semaines, mais si c'est le cas la Macronie et ses mandants ont vraiment du souci à se faire.


Le Goupil... un des promoteurs de la guerre en irak... Beurk !!

"Particules productions" la boite de Puj ! Peut on demander la hauteur des cachetons des "zintervenants présents" ?

Mais qui regarde encore Pujadas ?

En tous les cas, je n'ai pas eu le courage d'aller plus loin que les 15 premières secondes de l'émission donnée en lien par Daniel Schneidermann


D'abord, j'ai remarqué le "culot", le crime de lèse-majesté, et donc le courage affiché par ceux qui ont mis Macron là où il est, à savoir LCI et Pujadas.

Ce culot, c'est le générique de début : on voit le visage de notre souverain bien-aimé soudain pris dans une amorce de spirale infernale, tournant et s'effaçant de l'écran comme dans ces films Américains des années 1940 où l'on voyait tourner les manchettes des journaux de plus en plus vite avant le plan suivant qui s'affichait sur tout l'écran. Ici ce sont les gilets jaunes. 

Un véritable blasphème ! LCI va être excommunié, Pujadas sera interdit à l'Elysée jusqu'à l'arrivée de la fille de Le Pen du Front National ou de Wauquiez, entre les deux son cœur balance


J'apporte mon écho aux difficultés quotidiennes vécues par beaucoup : il s'agit de jeunes qui débutent dans la vie, trouvent avec difficulté un logement vu toutes les cautions dont ils doivent s'entourer, et qui s'abonnent (oh luxe des luxes) à Internet. Difficile de s'en passer car il est difficile de traverser la rue pour la moindre des actions à faire (ne serait-ce que remplir sa feuille d’impôt), Macron n'est pas toujours à disposition pour la traverser cette rue.

Alors, à l'heure de la concurrence, ils ont le choix entre plusieurs fournisseurs et finissent par choisir le moins demandant (cher néanmoins même en ADSL) pour se rendre compte que le coût indiqué ne comprenait pas les frais d'ouverture de dossier (appelés "d'installation" alors que personne ne vient) et la location de la box. Inutile de dire que le budget de ces jeunes en prend un coup.

Pujadas? "Demain, on repeint en jaune gratis!"


Goupil, trois fois hélas! 


La sénilité et le gâtisme pâtissier de Romain Goupil sont devenus fort gênants. 


Quant à sa surdité, dommage co-latéral , elle le pousse à hurler des trucs bizarres à un monsieur pendant le "débat" :


“Mais d’où tu sors, d’où tu parles, c’est qui toi qui t’as élu, toi ?”

Je n'ai pas regardé. J'ai bien fait. Je me doutais que ça se passerait comme ça. Je ne supporte plus la TV . Ce matin, j'ai encore essayé. J'ai finalement abandonné et regardé un film.

Tout le monde aime bien les gilets jaunes parce que tout le monde peut, à un moment ou à un autre, se reconnaitre dans leurs misères quotidiennes, plus ou moins grande.


Et puis, s'il y a bien un trait caractéristique du "français" c'est sa propension à faire tout valdinguer. Tous les gouvernements, de tout temps, ont eu à l'esprit les colères du peuple : 1789, 1848, 1934, 1968, 1995, 2005 et j'en oublie.

C'est aussi sans doute pour cela que la France bénéficie d'un système social très développé : pas par générosité mais plutôt parce que l'élite pense pouvoir tenir un peuple soumis en lui permettant de ne pas crever totalement de faim.


Seulement, depuis une vingtaine d'années, s'est installée "la mondialisation" qui est un système consistant pour des misérables du 1/3 monde (cela existe encore ou faut-il parler de pays émergents ?) à produire pour presque rien des biens de consommations que les pauvres des pays développés pourront acheter en s'endettant.


Il est là le problème : les entreprises françaises,  industrielles ou de service, ne pourront jamais concurrencer un producteur indien ou chinois.

Si bien que pour nos élites, il est hors de question de revaloriser le SMIC. J'entendais sur BFM, il y à quelques jours, Monsieur LECHYPRE tenter de démontrer qu'il était même trop élevé.


Donc pour donner du pouvoir d'achat, on supprime les accessoires du salaire, les charges. Mais cet argent manque cruellement. Sans compter les 4 milliards d'euros par an de l'ISF et les divers cadeaux fiscaux, ainsi que l'évasion fiscale.


Vous mettez tout ça dans un shaker et vous avez la révolution de 2018, que l'on étudiera dans 50 ans dans les livres d'histoire, si nos enfants peuvent encore respirer.


Thomas Porcher, garniture du rôti et invité de tous les plateaux et de la dernière émission d'ASI dans laquelle aucun gilet jaune n'avait par ailleurs été invité !


C'est con ce que je vais dire mais, d'après le décryptage de l'émission par Daniel, tout ce que les gens disent nous nous le savions déjà, nous.


C'était une émission pour que les  Goupil, Thtéard, Verdir-Molinié et peut être Porcher, sans oublier Wargon apprennent des choses, sentent des choses, côtoient jusqu'à les coudoyer des gens qu'ils ne rencontrent jamais.

Ce n'était pas Pujadas qui faisait l'émission...il devenait l'auditeur, le téléspectateur, l'apprenant, l'étudiant, le stagiaire.


Un retournement, mais comme ses invités "habituels" il n'en fera rien. C'était sa B.A de bon scout.

Il pourra repartir sur son scooter qui une fois de plus sera repeint en or.

Un siècle que cela ne s'était pas passé.


Et les gens repartiront avec leur bulletin de salaire, leur budget, leur interdit bancaire.


Pujadas, sous son chêne, entouré de glands, gland lui-même recevait des doléances pour les transmettre sans chaîne à son copain Jupiter parti en Patagonie...mais agonie des gens quand même.

Depuis le début de ce mouvement,  ce qui ressort des différents témoignages des gilets jaunes interviewés, hors bien sur l'expression de la colère sourde, ce sont bien ces différents témoignages des personnes interrogés qui énoncent leur condition de vie. 

Loin des reportages sensationnalistes (sensationnalistes en ce sens que nous sont montrés habituellement les pauvres gens dans leur taudis ou dans leur recherche de logement ou dans leur misère quotidienne), les témoignages entendus ou lus montrent ou permettent à une diversité de personnes rarement interrogés sur leur vie au quotidien de la dire, leur vie minuscule. Ils font émerger la parole disparate de la difficulté de la fin de mois, du "joindre les deux bouts", de l'incertitude de l'avenir  à court et moyen terme. Les témoignages  de ceux qui eux mêmes ne se définissent pas comme pauvres parce qu'ils ont un travail régulier ou une pension de retraite mais qui courent après un peu de confort supplémentaire, ceux qui vivent certainement dans l'anxiété de perdre leur emploi dont on ne sait s'ils l'ont choisi ou si ce travail est contraint. 

Les témoignages, in fine de ceux qui sont là, partout en France, les fourmis ouvrières qui font la circulation de l'économie, qui subissent au quotidien les choix macroéconomiques et technocratiques venus d'en haut et c'est passionnant.


Monsieur Pujadas  avait " oublié ". Tout le monde peut oublier.

Moi-même, j'ai oublié que Monsieur Pujadas avait reçu le titre de " journaliste le plus servile de France ", ainsi qu'une laisse en or.

"Garniture du rôti"... J'aime bien.

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