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Vaccination des enfants : "Mediapart" sous le feu des critiques

Pour lancer sa série de cinq articles "bilan" sur la pandémie, "Mediapart" s'est penché sur la controverse qui entoure la vaccination pédiatrique contre le Covid-19. Une analyse dont la thèse est contestée par plusieurs chercheurs et jugée "complotiste" et "antivax" par certains lecteurs. Elle comportait une erreur factuelle importante dans sa version initiale. Explications.

Commentaires préférés des abonnés

Juste si vous pouviez arrêter avec ce mot "d'antivax" dès qu'il y a une critique sur les vaccins ça serait vraiment bien.

Le chercheur qui évoque dans l'article de Mediapart "une position idéologique, presque religieuse" en faveur du vaccin c'est François Alla, professeur de santé publique à l'université de Bordeaux et chef du service prévention au CHU de Bordeaux. Il a(...)

"Mettez les % que vous voulez, ça ne change rien au problème."

Heu, ben si en fait ça change tout... C'est pour ça que c'est toujours mieux de réfléchir à partir des vraies données, plutôt qu'à partir de celles que vous inventez.

Derniers commentaires

Bonjour, j'ai dû supprimer des commentaires intéressants parce qu'ils étaient aussi insultants. Dommage. 

C'est incroyable de voir que même plus ou moins sortis de cette séquence, les crispations continuent et qu'il est impossible de porter à moindre nuance à ce sujet !

La campagne de vaccination a dépassé largement le cadre de la santé et a été extrêmement politisée, et critiquer la politique menée est systématiquement ramenée à une position de santé (antivax).

Mediapart semble avoir une position raisonnable, puisqu'ils ont réussi à se mettre à dos des hystériques du vaccin et les antivax (de même que Blast). La position qui me semblait la plus raisonnable (le vaccin est une bonne chose, incitons les gens à le faire mais sans le couteau sous la gorge, du moins tant que son efficacité n'est pas avérée) est à la fois décriée comme une atteinte à la liberté et un danger pour la santé, une position antivax, un rejet de la science.

Questionner l'hystérie autour de cette campagne me semble très sain. On a quand même eu droit à l'instauration d'un éphémère crédit social en France avec le pass sanitaire puis vaccinal, sans compter les débats sur la suppression de la sécu, des droits au chômages et autres prestations sociales ou droits pour les non vaccinés.

L'arrivée rapide du vaccin était une bonne nouvelle, mais nouveau vaccin ne veut pas forcément dire vaccin efficace et fin de l'épidémie. A aucun moment les partisans de la vaccination générale, à pas forcé et sous contrainte ne semble s'être posé la question "et s'il n'était pas si efficace que ça ?". Et pourtant, avec un an de recul, en regardant les courbes de contamination, de décès et d'hospitalisation sur la pandémie entière, difficile de définir quand a eu lieu la vaccination massive de la population, il n'y a pas de rupture nette.

Le vaccin a sans aucun doute protégé bon nombre de personnes et fait baisser les hospitalisation, mais il n'a pas stoppé la pandémie comme il nous a été vendu. Il faut être de mauvaise foi pour ne pas reconnaitre une disproportion entre les mesures prises, les menaces proférées (ne pas se vacciner c'est faire de choix de tuer son entourage en gros) et le résultat.

Ce qui me gène le plus c'est que, d'une certaine façon, les hystériques du vaccin ont, me semble-t-il, largement participé à la reprise de l'épidémie puisqu'en voulant à tout prix stigmatiser les non vaccinés, ils ont aussi largement décomplexé ceux qui l'étaient. J'ai constaté, et je suis loin d'être le seul, que les personnes de mon entourage qui adhéraient totalement au pass sanitaire, aux propositions de stigmatiser et sanctionner les non vaccinés, étaient les premiers à abandonner les gestes barrières, ne plus prendre aucune précaution, vivre comme si de rien n'était avec un sentiment d’immortalité largement approuvé par le gouvernement (souvenez-vous de Jean Castex au journal de TF1 annonçant qu'une personne vaccinée ne pouvait ni attraper le covid, ni le transmettre)

Bref, tout ça pour dire qu'on n'est pas près de tirer un bilan objectif de cette période folle et hystérique, et qu'il serait temps de cesser de limiter la population aux anti-vax purs et durs qui nous ont inondés d'injonctions consternantes, de thèses plus délirantes les unes que les autres, de menaces de morts si on avait le malheur d'approcher une aiguille et les hystériques du vaccin qui ont largement dépassé le cadre de la rigueur scientifique pour tomber dans l'acte de foi, le scientisme le plus extrêmes et se vautrant dans cet amalgame grossier considérant que toute innovation était forcément un progrès et que le doute, pourtant base de toute rigueur scientifique, était une hérésie.

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Merci pour cet article ! Vous mentionnez la Société française de Pédiatrie avec son acronyme (SFP) une première fois, puis vous écrivez deux fois la SPF. Il y a eu une interversion des 2 dernières lettres de l'acronyme, non ?    

Cette police de la pensée qui diabolise le moindre doute, mise en œuvre par un corps scientifico-médicalo-journalistique qui s'est tant trompé, devient insupportable.

Le truc qui cloche est qu'on attrape l'info par n'importe quel bout, on ne comprend rien.

Ici ce que je ne comprends pas, d'emblée, est le scientifique qui dit:  "eh c'est 17 par semaine d'éviter".

Mince.

Il y a 17 hospitalisations de jeunes de 18 ans par semaine? Pour quelle durée? Parce qu'alors, il y a moyen qu'ils représentent la même proportion, âgés de 18 ans par rapport à la population générale, que hospitalisés de 18 ans par rapport aux hospitalisés en général.


On veut nous prendre à témoin, nous faire analyser les chiffres, mais c'est toujours bancale. L'argument, mais aussi le contre-argument.


Parce que le virus a débuté en Chine, il est est entré chez nous avec son cortège de méthodes totalitaires, parce que le vaccin nous vient des usa, il est venu se régalant de l'aubaine du risque imminent balayant le principe de précaution.


Il est purifié comment cet arn messager? Il a pas des p'tits bouts qui vont nous coder du virus par hasard? De façon négligeable hein... 

Les scientifiques pfff, comme les médecins leur soucis est tellement de faire croire qu'ils sont infaillibles qu'on est défiant. Dès qu'on a une maladie, on croise des médecins qui savent pas trop ce que toi tu sais sur ta maladie (non pas sur internet, rien que les choses apprises par d'autres médecins).


Non vraiment, je veux pas savoir. 



Il y a aussi peut-être à prendre en compte la forte pression exercée dans les commentaires et les blogs de MDP dès qu'il s'agit de vaccins, du SARS-Cov2, ou de Didier Raoult. 

Même des personnes issues du corps enseignant, et pour certains du milieu scientifique (mais pas biologistes) semblent perdre tout sens critique, toute rationnalité dès que ces sujets apparaissent, et des dizaines ou centaines de commentaires sont écrits dans les minutes qui suivent la publication d'articles parfois assez longs et fouillés, dont on se demande si les commentateurs les ont lus entièrement avant de poster leurs élucubrations.

A force de se voir menacer de "désabonnement", de se faire traiter de "complices de Big Pharma" et de "service après-vente d'Olivier Véran" par quantité de lecteurs (dont certains abonnés de la première heure), ça doit peser sur le moral de la rédaction, non?

.. et parce que la gauche en France a presque complétement deserté la question de la pandémie et s'est rallié aux pires discours confus et eugénistes;  nottament à base de "vitalisme réactionnaire" (chez des Damasio ou des Coupat) et de Foucault mal digeré (et c'est une spécificité local; parce qu'ailleurs c'est très différent; au Brésil; en Italie on fait grève pour obtenir l'obligation de travailler avec un masque et d'être vaccciné); deux comptes à suivre qui résistent à l'état d'esprit ambiant vicié et qui pensent encore la santé comme une question collective; 

Cabrioles (site) et le collectif winslow. On peut aussi citer "action antifouchiste" pour une veille sur ces sales fachos de réinfocovid.

au delà de la bétise de vouloir calculer une balance bénéfice risque pour un vaccin (on évalue quoi? une myocardie guérie en une semaine contre un passage en réa? contre un PIMS?); il y a un déni total d'un problème que personne ne prend au sérieux ou même ne mentionne (y compris ici) qui touche aussi les enfants: Le covid long; une maladie chronique reconnue internationalement et dont on comprend encore mal les mécanismes; et pour lequel le vaccin a un effet bénéfique. Le covid long dans certains cas c'est des vies bousillés; des gens qui ne peuvent plus ni travailler ni rien faire; et pour des enfants c'est la même chose. Et personne ne donnera évidemment ce chiffre: SPF estime à 4% la population adulte TOTALE qui souffre d'un covid long. on parle de 4% de la population entière soit 2 millions de personnes. Certains s'en remettent au bout de plusieurs mois; d'autres non. Pour les enfants; même si ce chiffre était inférieur on parle toujours d'un pourcentage significatif des malades qui développent une forme chronique. Meme 5% serait toujours trop. 

Bref au delà du validisme parfois ouvert envers les "fragiles"; ou envers ceux qui peuvent y passer même vaccinés ("yzon ka rester chez eux" par les même qui hurlent à la dictature pour un confinement de quelques semaines ou quand on leur demande de mettre un masque), le covid long; qui toucherait donc un adulte sur 25 est une excellente raison de prendre des vrais mesures pour enrayer l'épidémie, y compris vacciner les enfants avec un vaccin sur (en particulier sur les moins de 12 ans), mais aussi traitement et purification de l'air; aération; masques FFP2 dans les transports et les lieux culturels; et bien sur, quand on est malade; on se teste et on s'isole.

Le sujet de la vaccination des enfants a été instrumentalisé largement par le mouvement antivax depuis le début; voir mediapart tomber dans ce genre de discours (sois disant "nuancé" mais en fait avec des postulats complétements bidons) est vraiment navrant; alors que ce journal a été plutôt bon sur le sujet de la pandémie.

D’où je parle : Je suis un parent maltraitant. :-)


Toute tentative d’analyse « purement scientifique » du vaccin et de ce virus, en terme de balance bénéfice-risque personnelle et même en terme de chiffres épidémiques, est vouée à l’échec.


Il faut en effet y rajouter des composants économiques (souvenons nous du  « quoi qu’il en coûte »), societaux (autre maladies, cancers, désorganisation), psychologiques (confinement, ostracisation, isolement, dépression), et même politiques (vieux avec/contre jeunes, pauvres avec/contre riches, par exemple).


Je sais, ça fait un peu « plus facile à dire qu’à faire », mais c’est comme ça.


Exemple extrême : la Chine et sa politique du 0 Covid.


En voulant rester sur le terrain de la zetetique, on tombe forcément dans un piège, complotiste ou fascisant.

Florilège.


"laissons crever les plus faible" 

antivax, covidosceptique et climatosceptique et votant RN ...  

LEs reptiliens sont vraiment bons pour cacher ces données. 

"Ce qui est affirmé sans preuve se réfute sans preuve." 

Beuh!

Aucun commentaire sur: 

problème de santé publique => obligatoire, gratuit et sans bénéfice pour les fabricants. Responsabilité pénale pleine et entière des responsables politiques quand aux résultats. ???


Sinon 24° sous mon Tropique.

Welcome in Hell! Et bonne chance à vous pour la suite. On vous regarde et vous admire. :-)

"Cet article a été interprété comme anti-vaccin, mais il suffit de le lire pour comprendre que ce n’est pas le cas. Le propos n’est pas d’appeler les parents à vacciner ou pas leurs enfants, mais de dire que cette décision est d’abord un choix politique et éthique de société" 


Cette réponse me parait particulièrement hypocrite. A partir du moment où on dit que vacciner les enfants est plus dangereux que profitable à ceux-ci, évidement que ce qu'on dit en réalité, c'est que les parents doivent refuser la vaccination ! C'est de la simple logique ! Et on ne peut pas retirer à un raisonnement le cœur de son argumentation et simplement continuer à prétendre que ça ne change rien !


La réponse de Lise Barnéoud  est comme son article lui-même : rien ne va.

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Lise Barnéoud est donc une sommité dans son domaine.

Didier Raoult aussi, et pourtant ça l'a pas empêché de raconter des avalanches de conneries, en plus de produire des études fausses.

Enfin une tentative de parler politique a propos de ces vaccins et de ces virus .C'est que le début , mais c'est un début . N'oublions pas la principale raisons de la mortalité de ces virus , l'état sanitaire catastrophique du bétail humain et l'état de déliquescence de la société néolibérale .Je reconnais que c'est très dur de se passer d'un hamburger dégeulasse dégoulinant de sauce bien grasse , et du sucre en quantité phénoménale dans l'alimentation industrielle destinée au sus dit bétail. Bande de gros porcs pour sauver votre cul et que vous puissiez continuer a bouffer et consommer comme des chiens vous êtes prêt a bousiller la santé de gamins , c'est bien résumé?  Tu veux continuer a te barder le coeur de tranches de lard ? Tu veux continuer a te camer avec du sucre ? Alors me demande pas de prendre des risques pour toi et vas crever sous ton porche si t'es pas foutu de te comporter en homme . Je paie déjà pour la sécu ,sans aucun problème , mais  c'est ma limite ! J'irais pas non plus faire la guerre pour que tu puisses rouler en BM , tu vois la cible ? Ouais ... les vaccins hein?.... Putain de hochet a débile !


Laissons faire, laissons passer.


Le Marché a toujours raison.


On aurait économisé des pensions de retraite, des frais de vaccins, et des frais d'hospitalisation.....


Dieu ( s'il existe ) reconnaitra les siens.


( et n'oublions pas d'investir dans les Pompes Funèbres Générales )

deja 6 qui  approuve  que les plus faibles meurent plus tôt ... on est sur @si ou sur le figaro   ou la Depeche du Midi ???

c'est reparti pour la foire d'empoigne xD

Super retour !

merci !

Enfants jusqu'a 19 ans ? 

La demonstration serait surement differente si on s'arretait a 12 par exemple. 


Juste si vous pouviez arrêter avec ce mot "d'antivax" dès qu'il y a une critique sur les vaccins ça serait vraiment bien.

Je vais mettre les pieds dans le plat.

La question posée est :

Faut il vacciner 100% de la population pour sauver les 1% qui crèveraient de toutes façon d'autre chose, si ce n'est pas du Covid, au risque de faire crever les 1% qui ne soufraient de rien et qui crèvent des conséquences d'une vaccination intempestive?

Mettez les % que vous voulez, ça ne change rien au problème.

Le seul critère de mon acceptation serait, puisque c'est prétendument un problème de santé publique:

obligatoire, gratuit et sans bénéfice pour les fabricants.

Ce signifie aussi responsabilité pénale pleine et entière des responsables politiques quand aux résultats.

Allez roule boule...


Tout d'abord, d'accord avec les critiques qui ont été faites: l'article est a minima très maladroit. Et le conclure par "Une nuance basée sur des faits et des observations" alors que la journaliste refuse de nuancer ses propos quand on lui fait remarquer que son calcul est faux, c'est assez hypocrite.


Ensuite, il faut reconnaître que dès qu'il est question des enfants, beaucoup de parents ont du mal à garder la tête froide (et c'est bien humain,) et n'arrivent pas à admettre que, au vues de nos connaissances scientifiques, actuelles la vaccination (par vaccin ARNm) est bénéfique pour les enfants(*).


Enfin, sur l'aspect altruiste de la vaccination: n'oubliez pas que se faire vacciner, c'est réduire les risques de développer une forme grave et donc d'encombrer les hôpitaux (qui est le principal problème du covid 19 à l'échelle de la société). Donc oui, se faire vacciner, c'est toujours altruiste. Quel que soit son âge.




(*) Il y a maintenant (en fait, depuis pas mal de temps déjà) un bon niveau de preuve en ce qui concerne les adolescents. Pour les plus jeunes, il y a moins d'études publiées, mais elles semblent majoritairement considérer que le rapport bénéfice/risque de la vaccination est positif.

Vous ne semblez pas avoir lu l'article. On ne peut pas parler d'altruisme si la personne n'a pas le choix. On parlera de paternalisme, ici de paternalisme d'état. Cela peut s'entendre : Le peuple ne sait pas ce qui est bon pour lui, nous allons le contraindre à prendre soin de lui (approche aristocratique = les meilleurs gouvernent les autres). L'alternative est plus complexe ; il s'agit de faire monter les compétences de la population afin que, au moment où cela est nécessaire, elle soit à même de prendre les bonnes décisions pour elle-même (approche démocratique).


Vous ne semblez pas avoir lu mon commentaire, puisque vous répondez à coté de la plaque.


Vous dites: "On ne peut pas parler d'altruisme si la personne n'a pas le choix." Or, la vaccination n'ayant pas été rendu obligatoire (sauf pour certaines profession), la plupart des gens ont bien eu le choix de se faire vacciner ou non.


Et mon propos, c'était de rappeler que, en se vaccinant, on se protège  et on réduit les risque d'être hospitalisé (c'est donc égoiste) mais comme ce qui a été le réel problème lors de cette pandémie, à savoir la surcharge des hopitaux, se vacciner revient à aider la société dans son ensemble (c'est donc altruiste). Et ce, en plus de la réduction des risque de contamination.


Quant à votre digression sur le paternalisme (qui n'a rien à voir avec ce dont je parlais, mais bon...), je pense que vous vous faites des illusions. On peut, et même on doit, monter les compétences de l'ensemble de la population (ce serait bien, par exemple, que tout le monde comprennent la méthode scientifique), mais personne ne peut être spécialiste en tout. On sera toujours contraint de se reposer sur l'avis des spécialistes qui ont les connaissances et qui ont travaillé pour, par exemple, évaluer le bénéfice/risque des vaccins. Nous, en tant que citoyens, on ne peut que constater quel est le consensus scientifique sur la question, et lui faire confiance.

Paternalisme, c'est le pendant de l’altruisme dans l'article que vous avez lu, donc. Je reprends le terme de la journaliste. Elle défend le fait qu'on est là plus sur du paternalisme que sur de l'altruisme car les enfants ne sont pas responsables légalement, que ce sont leurs parents qui ont le droit (et le devoir) de décider pour eux. En ce qui les concerne (c'est le sujet de l'article), on ne peut donc pas parler d'altruisme.

Pour les illusions, il est vrai que la démocratie n'a été que très rarement testée et c'était dans des conditions bien éloignées des nôtres (Grèce antique). Cependant, j'y crois. Il ne s'agit pas de rendre tout le monde spécialiste de tout, c'est impossible. Il s'agit d'atteindre un niveau suffisant pour comprendre un débat et ainsi se faire une opinion éclairée par les spécialistes du sujet*, en particulier là où ils ne sont pas d'accord. La journaliste nous rappelle que c'était le cas sur la vaccination lors des prises de décision de vacciner les mineurs aux USA et en Israël. La balance bénéfice/risque de la vaccination des mineurs n'était alors pas établie et, il me semble que c'est le fond du papier, il s'agissait d'un choix politique qui pose de sérieux problèmes Éthiques.

Pour un processus démocratique de légifération, la Macronie nous a offerts (par accident et incompétence, à n'en pas douter) une expérimentation qui me semble exemplaire : la convention citoyenne pour le climat.

*Mais pour le faire sérieusement il faut bosser et, la société ne pouvant pas s'arrêter de tourner, on tire au sort des personnes pour obtenir une assemblée parfaitement représentative de la population.



Paternalisme, c'est le pendant de l’altruisme dans l'article que vous avez lu, donc. Je reprends le terme de la journaliste. Elle défend le fait qu'on est là plus sur du paternalisme que sur de l'altruisme car les enfants ne sont pas responsables légalement, que ce sont leurs parents qui ont le droit (et le devoir) de décider pour eux.


Non, non et non. 


Ce n'est pas de ça dont je parlais, et ce n'est pas non plus de ça dont vous parliez: "On parlera de paternalisme, ici de paternalisme d'état. Cela peut s'entendre : Le peuple ne sait pas ce qui est bon pour lui, nous allons le contraindre à prendre soin de lui" Vous parliez bien de paternalisme, c'est à dire de traiter les adultes comme des enfants. Traiter des enfants comme des enfants et exercer l'autorité parentale, ce n'est pas du paternalisme. Quant à l'article de Mediapart, laissons le de côté car c'est juste de la merde, pour dire les choses poliment.


Donc SVP, assumez ce que vous avez écrit, et n'esquivez pas le débat. Nous parlions (tant pour l'altruisme que du paternalisme) des adultes.



Pour les illusions, il est vrai que la démocratie n'a été que très rarement testée et c'était dans des conditions bien éloignées des nôtres (Grèce antique).


LOL. Les "démocraties" de la Grèce antique, seraient considérées aujourd'hui comme des aristocraties ou des oligarchies. C'était certes mieux que les autocraties qui les entouraient, mais il ne faut pas en faire des exemples à suivre.


Il s'agit d'atteindre un niveau suffisant pour comprendre un débat et ainsi se faire une opinion éclairée par les spécialistes du sujet*,


J'aimerais bien que ce soit le cas, mais je doute hélas que même cet objectif plus limité soit un jour atteignable.

"J'aimerais bien que ce soit le cas, mais je doute hélas que même cet objectif plus limité soit un jour atteignable."

 

Nous voilà irréconciliables. Je crois fermement qu'il est possible d'établir la démocratie au sens de la lettre.

En ce qui concerne le démocratie Athénienne, elle est considéré comme une très rare expérience vraiment démocratique. Ce qui vous chagrine sans doute, à raison, c'est sa définition très étroite de la citoyenneté : elle excluait les esclaves et les femmes. C'est la critique classique qui est faite à la démocratie Athénienne en vue de la discrédité. Elle est généralement portée par les aristocraties qui se font appelées démocratie parlementaires. On note que ses dernière ont également une définition très limitée du citoyen (qui habite la citée) en excluant les mineurs et une part très importante des personnes qui ne sont pas nées sur le territoire (la citée). On note toutefois qu'il y ont récemment intégré la moitié de la population : les femmes.

 

Mais au fond le papier de Lise Barnéoud s'adresse aux aristocrates* comme aux démocrates. "Ce qui a vraiment manqué, disent finalement tous ces experts, c’est une politique de la nuance. Une nuance basée sur des faits et des observations." Il importe peux ici que la politique (la vie de la citée) repose sur un système démocratique ou aristocratique.

Franchement, relisez-le en tentant de faire abstraction de la polémique. Comme ses deux papiers suivant, il me semble qu'ils sont d'utilité publique.

 

*Au sens de la lettre, ceux qui pense que le mieux c'est que la population délègue son pouvoir aux meilleurs d'entre nous, des gens qualifiés par les études, expérimentés par la pratique ou élus (considérés comme les meilleurs par les électeurs).

En ce qui concerne le démocratie Athénienne, elle est considéré comme une très rare expérience vraiment démocratique. Ce qui vous chagrine sans doute, à raison, c'est sa définition très étroite de la citoyenneté :


Non. Certes, la définition très étroite de la citoyenneté est un gros bémol à la réalité de la "démocratie athénienne", mais ce n'est pas le principal problème. Le principal problème, c'est qu'à l'époque une bonne partie des fondements des démocraties modernes (l'état de droit, la séparation des pouvoirs, l'idée de loi fondamentale ou de constitution) étaient tout simplement inconnus. Ce qui fait que l'histoire de la démocratie athénienne fut relativement courte (une centaine d'année, deux cent si vous acceptez une définition très large), parsemée de crises politiques successives, et pas toujours très brillante. 



Je devine, à votre vocabulaire, que vous avez dû être influencé par un certain Etienne Chouard. Je vous conseille donc la lecture d'un texte assez long qui remet les pendule à l'heure, vous constaterez que Chouard se trompe (ou vous trompe délibérément) sur la réalité de ce qu'était la démocratie athénienne.



Non, je ne connais pas vraiment Chouard. J'en ai surtout entendu parler en 2005. Je travaille sur les usages des NTIC et c'était intéressant de voir l'arriver d'un nouveau média bousculer le jeu des anciens dans le cadre d'un référendum.
Pour ce qui est des Xocraties, il suffit de remonter à la racine étymologique du X (par exemple Demo ou Aristo) et de comparer avec la réalité pour voir si on est chez Orwel ou pas. "Plan de sauvegarde pour l'emploi" pour parler de licenciement, ce n'est pas du latin ou du Grec on sait qu'on est dans la Novlangue. Pour la racine des mots, n'étant pas littéraire, je dois chercher un peu.

Bref, vous avez raison sur "l'état de droit, la séparation des pouvoirs, l'idée de loi fondamentale ou de constitution". Mais sur "les démocraties" actuelles au sens de la lettre, on ne peut parler de démocratie. D'ailleurs les révolutionnaires de 1789 auraient trouvé l'idée absurde, y compris un Robespierre. L'élection… L'idée, c'est d'élire celui que l'on croit le meilleur. C'est pas con. Au sens de la lettre on est du côté de l'aristocratie. Trump disait un truc du genre : "plutôt que de voter pour un candidat financé par les milliardaires, votez directement pour un Milliardaire, votez pour moi". Là on est plutôt du côté de la ploutocratie, etc.
Pour le dire plus honnêtement, moins Orwellien, on devrait parler d'aristocratie parlementaire si on est optimiste et de Ploutocratie parlementaire si non (avec un bémol pour la France qui est parlementaire par sa constitution mais qui ne la voit appliquée qu'en période de cohabitation).


Pour ma part, je suis pour une aristocratie de l'exécutif (les exécutants), on choisit les meilleurs (diplômes, expérience, etc. ), une démocratie du législatif, on tire au sort pour avoir une population vraiment représentative (il faut vraiment du temps pour bosser les sujets et on ne peut pas arrêter le pays pour que tout le monde bosse sur le sujet ; le référendum c'est mauvais) et un mix pour le juridique (juges et jury tiré au sort comme aujourd'hui aux assises).



Enfin, pour des pays comme la France, pour ce qui est de "l'état de droit, la séparation des pouvoirs, l'idée de loi fondamentale ou de constitution", il y a de quoi dire.
- état de droit : il est maintenant possible d'assigner à résidence n'importe qui sans jugement sans défense, sans preuve, sur note blanche
- séparation des pouvoirs : Fusion de l'exécutif et du législatif (le gouvernement fait voter les lois qu'il exécute) et étranglement financier de la justice, surtout celle qui s'intéresse aux puissants et aux puissances d'argent.
- Constitution : comme déjà mentionné, le parlementarisme n'est mis en œuvre qu'en période de cohabitation et c'est sans parler de la constitution actuelle qui intègre l'élection par référendum suite à une modification inconstitutionnelle (certains parlent de coup d'État soft).

J'ai lu les derniers articles de Lise Barnéoud de sa Série "Cinq leçons à tirer de la pandémie", ça pique comme il faut, c'est très intéressant.


Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Le chercheur qui évoque dans l'article de Mediapart "une position idéologique, presque religieuse" en faveur du vaccin c'est François Alla, professeur de santé publique à l'université de Bordeaux et chef du service prévention au CHU de Bordeaux. Il a travaillé avec Barbara Stiegler pour le tract Gallimard De la démocratie en pandémie et a été reçu avec elle en janvier par ASI (c'est dommage de ne pas l'avoir mentionné).


Sa citation complète est celle-ci :  "C’est vrai qu’il existe un réflexe un peu magique autour du vaccin en France, une position idéologique, presque religieuse, en faveur des vaccins, renforcée par une gouvernance très centralisée. C’était extrêmement difficile de remettre en question ces choix, même lorsque les données scientifiques ont commencé à montrer qu’il n’était pas possible d’atteindre une immunité collective avec ces vaccins".


Soit dit en passantla formule d'Antoine Flahault citée dans l'article à propos du virus qui "sait se montrer redoutable" est aussi anthropomorphique.  Ça ne me paraît pas gravissime ceci dit. Personne ne peut s'imaginer en lisant ce genre de tournures que Lise Barnéoud ou Antoine Flahault prêtent des intentions au virus...

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