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Stéréotypes : Super Dupont à la rescousse

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Mais le monde de Di Rosa est habité de centaines de personnages avec de grosses lèvres rouges et plein de dents blanches ! Dans son tableau sur l'abolition de l'esclavage, il aurait sûrement dû éviter de peindre en noir les esclaves brisant leurs cha(...)

?


Ouh la !

Vous avez pris quoi, ce matin ?


Les Français n’ont pas été esclaves des Américains et n’ont pas été colonisés par les Américains.

Il n’y a pas de Français blancs tabassés et tués dans les rues américaines.


La comparaison avec la représentation (...)

Cher Daniel,


Je vous lis chaque matin avec plaisir et vous défends presque tout le temps, mais là c'est compliqué. Je mets volontiers cet énigmatique billet matinal sur le compte de l'énervement visible subséquent à votre petite rixe d'hier avec l'ins(...)

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Si effectivement dans les dessins de Di  Rosa les personnages ont tous de grosse lèvres rouges et qu'il est difficile de l'accuser de jouer sur des stéréotypes envers des personnes noires, mais  ce type est aussi en plein déni en ce qui concerne le racisme anti-noir en France.

 Je viens de voir une interview ou il parle des Etats-Unis, de la ségrégation et de Trump, et qu'en France le racisme est pas aussi important. Je parie qu'il ne sait même pas ce qu'est le black face et doit penser que cela n'existe qu'aux USA.

J'aime beaucoup l'article et sa declinaison vers les annees 1944.....un point de vue que je partage.....mais quand parlerons-nous des esclavages de l'epoque romaine.....?? Et de la condition des serfs au moyen age et des ouvriers a l'ère pre-industrielle..?..?? Guère plus enviable.....!!! Seules les années nous portent à l'oubli.......

Il  faut savoir faire la distinction entre racisme et mauvais goût. Je propose à tous ces censeurs  de prendre le pinceau et d'aller corriger eux même les toiles ici ou ailleurs qui ne seraient pas conformes à  leur jugement. Ou bien organiser  un autodafé géant place de la république. 

Dans un pays où la police assassine en toute impunité des jeunes gens qui n'ont commis d'autre crime que d'avoir la peau trop sombre, le scandale serait de s'offusquer de la persistance dans l'espace public des stéréotypes qui, depuis des siècles, déshumanisent les noirs ?

Quelle parfaite démonstration de la persistance dans notre pays d'un vieux fond indécrottable de racisme.

Personnellement, je suis offensée en permanence par des gens qui prétendent qu'en tant que blanche, je m'inscris dans un système forcément raciste.

Comme je suis offensée par les gens qui sont dans un trip religieux et qui considèrent que je devrais les respecter pour cela, alors que l'existence de Dieu ou de dieux est une insulte à mon intelligence.

Où cela  va-t-il s'arrêter, ces concours d'offenses ? Je pense qu'on devrait passer à autre chose.


C'est stupide et c'est saoulant et ça doit bien faire rire les vrais racistes, ce genre de débat à la mords-moi le nœud !

Je suis d'accord Daniel En fait c'est du simple bon sens de tenir compte des blessures de chacun, surtout  envers ceux qu'on a particulièrement blessés!  

À propos de Gotlib : «ces Noirs, tout de même, quels grands enfants». (C’est une de ses BD que j’adore.)


Quand l'Assemblée Nationale a sollicité Hervé di Rosa pour illustrer les grands moments de l'Assemblée, il en a choisi 2 : le droit de vote des femmes et  l'abolition de l'esclavage  .


Etait-ce une commande de Laurent Fabius , président de l'Assemblée Nationale de 1988 à 1992 ?


L'abolition de l'esclavage est souvent représentée par des chaînes brisées . 


C'est l'élément central du tableau de Di Rosa  .



Hervé di Rosa déclare dans le Midi-libre que les têtes des deux esclaves sont inspirées par les "Renés" .


Di Rosa a progressivement introduit ces personnages, les Renés, dans ses créations, puis il a fait une  série animée pour Canal+


Récemment il a réalisé une grande fresque  en céramique pour la gare Saint-Sauveur de Lille avec une animation pour les enfants .




Si l'oeuvre est reçue comme offensante par une catégorie opprimée, on la supprime -quelle que soit la représentativité de ceux qui expriment l'offense.  


Encore heureux qu' il n'y ait pas de "très représentatif" CRIF pour exiger (avec succès !) d'assimiler une opinion sur une idéologie à du racisme...

Admirateur de Superdupont, ce héros qui a si souvent œuvré pour le prestige de la France, pays réputé, entre autres choses, pour ses vins d'exception, ses délicieux fromages, ses succulents sandouiches jambon-beurre-cornichons, la beauté de ses femmes et ses droits de l'homme, je reste abasourdi par cette révélation :

Selon une note "Confidentiel Défense", des armes françaises sont bien présentes au Yémen !

Pourtant, le 30 octobre 2018, Florence Parly, ministre des Armées, déclarait : "A ma connaissance, les armes vendues récemment à l'Arabie Saoudite ne sont pas utilisées contre les populations civiles".

Comme elle, je supposais que MBS avait acheté tous ces chars, ces obus, ces Mirage 2000, ces radars, ces blindés, ces hélicoptères, ces frégates, ces corvettes lance-missiles et ces canons, dans l'unique but de décorer les vastes salles de ses palais.

On tombe parfois de très haut !




Pour tenter, en tant que Blanc, de se faire une opinion, je ne crois pas que le parallèle avec les stéréotypes antisémites soit le plus opérant. Le stéréotype antisémite (nez busqué, doigts crochus) est hostile. Le Juif est dépeint comme un avide suceur de sang. Le stéréotype négrophobe de l'époque coloniale, en revanche, est faussement bienveillant. Le Noir est un grand enfant joyeux et impulsif, à civiliser. La persistance de ce stéréotype peut donc s'abriter derrière cette absence d'hostilité. 


En tant que métis, je trouve que le parallèle avec les stéréotypes antisémites est parfaitement opérant et la distinction que vous faîtes est tirée par les cheveux. 

La fausse bienveillance qui servait à déshumaniser c'était de l'hostilité pure et simple le "bamboula" est un personnage qui justifiait l'oppression envers les Noirs.


Les iconoclastes anti négrophobie m'énervent parce qu'ils ciblent sans efforts des gens qui n'ont aucune intention raciste. 

Mais je me souvient des attaques contre la vie est belle de Begnini ou encore cette histoire de Holliday on Ice à Auschwitz de mauvais gout qui avait suscité l'indignation. 


Je crois que ces polémiques sont parfaitement comparables.


En ce 25eme anniversaire du génocide des Tutsis la France compte encore beaucoup de personnalités qui défendent publiquement des positions négationnistes sur cet événement. 

Et j’apprends qu'Alain Soral est condamné à un an ferme pour négationnisme.


Au delà de cet agit prop anti négrophobie contestable, la question du traitement différencié entre antisémitisme et racisme en général est un vrai sujet. 


Un sujet glissant, un sujet difficile, un sujet risqué. 


Qu'un jour quelqu'un écrive qu'en tant que juif, il accepte d'en parler, ça débloquerai beaucoup de chose.

A force de vouloir s'identifier par nos différences, nous ne serons plus capable de nous comprendre par ce qui nous unis.

En tant que français, je serai fier de voir Gotlib à la chambre des représentants US ;-)

Je propose à Mame-Fatou Niang, Julien Suaudeau, et Rokhaya Diallo d'aller expliquer aux Himbas ce qu'est l'antiracisme civilisé.

de toute façon, on sait depuis le 26 juillet 2007 que :


le « drame de l'Afrique » vient du fait que « l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire. […] Le problème de l'Afrique, c'est qu'elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l'enfance. […] Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine ni pour l'idée de progrès ». 

Je ne vois pas la différence entre fausse bienveillance et véritable hostilité.


Ceci dit, faudrait tout de même pas exagérer : l'artiste représente les Blancs de la même façon, me semble-t-il, et si on ne peut le soupçonner de racisme, comment l'œuvre pourrait-elle l'être.


Un peu trop de sensibilité à fleur de peau, je crois.

Cher Daniel,


Je vous lis chaque matin avec plaisir et vous défends presque tout le temps, mais là c'est compliqué. Je mets volontiers cet énigmatique billet matinal sur le compte de l'énervement visible subséquent à votre petite rixe d'hier avec l'insupportable Juan Branco. Mais tout de même.


Juger d'une oeuvre sous le seul angle des intentions de son auteur, est-ce bien sérieux, surtout pour un esprit qui se pique de politiser les fausses évidences ? A vrai dire, pu nous chaut de savoir les intentions, c'est le résultat qui est visible du public. Parce que c'est le résultat qui produit des effets. Les colons anglosaxons qui arrachaient les bébés amérindiens à leurs familles et les élevaient dans la foi protestante le faisaient aussi avec de bonnes intentions. Est-ce qu'on trouve ça défendable parce qu'il n'y avait pas d'intention de nuire ?


En ce qui concerne la liberté d'expression : comment est-il possible que vous tombiez dans pareille bouffée de grandegueulisation ? On parle d'une peinture exposée à l'Assemblée et présentant tous les clichés de la représentation coloniale des populations subsahariennes. Pas d'un petit artiste maudit que l'on empêcherait de peindre.


Pour le coup, le parallèle avec le stéréotype antisémite me semble tout à fait pertinent, et nous rappelle combien il ne peut être vaincu que par le rapport de force. Rapport de force auquel prend part, de manière antagoniste, tout ce qui dans l'ensemble de représentations véhiculées par l'inertie de la culture dominante se braque contre l'évidence de son tort. Je trouve regrettable que vous ayez, même le temps d'un billet, choisi ce côté-là.

Je pense précisément qu'aucun français (sauf quelque ligue d'ultra droite, peut être) ne s'indignerait d'une représentation de Super Dupont, ou même du Beauf de Cabu, au Congrès américain.


Ce qui en fait une très belle illustration des différences culturelles entre ici et là bas.

On ne s'en sortira jamais si l'on n'inscrit pas dans la Déclaration Universelle des Droit de l'Homme le droit à l'humour. A la dérision. Au regard distancé et - bienveillant ou pas, après tout peu importe - à exprimer ce que les éthologues ont maintenant clairement identifié chez nos cousins les chimpanzés: le rire.


Naguère, l'adage voulait encore que le rire soit le propre de l'homme. C'est l'inverse qui peu à peu prend maintenant droit de cité. Le droit au rire disparait de bien des espaces sur notre planète. Déjà tout l'espace musulman en est plus ou moins privé. 


Les totalitarismes ont raison de se méfier du rire. Il a fait la preuve de sa capacité d'aide aux résistances, de sa puissance d'arme radicale face à la sottise triomphante. C'est bien pour cela qu'il faut s'accrocher et ne céder en rien sur aucun front.


Les Juifs et leurs nefs crochus, nous rétorque Rokaha Diallo en réponse aux face lippues de Di Rosa à l'assemblée. Bien sûr, les Juifs... le traumatisme est si proche, si violent... On a tendance à penser que l'exception serait justifiée. Mais un jour viendra - et il faut le souhaiter - où le goût de se moquer d'eux-mêmes ne leur sera plus réservé comme une exclusivité. Ce qu'ils savent d'ailleurs mieux faire que personne. 


J'entendais récemment un jeune réalisateur israélien citer ce mot qui court dans la gauche  à Tel Aviv: la solution finale du problème juif, ce sera Israël. Terrible, non ? L'animatrice qui l'interviewait en eut un haut-le- coeur.


Mais c'est pourtant là que sera l'avenir. Quand l'humanité acceptera ce Onzième Commandement: moquez vous les uns des autres. Et riez de bon coeur.


Pour ce qui est des Français, il me semble que c'est un des peuples qui était allé le plus loin dans ce sens. Jusqu'à ces derniers temps, en tout cas.


 


Finalement, Rokhaya Diallo est konsternante d'inculture.

Il m'apparait clairement que les personnages cyclopéens caricaturaux de l'antiraciste Hervé Di Rosa visent directement JMLP.

Et peu importe si ce n'était pas son intention première. Seule compte mon interprétation de cette œuvre.

Pourquoi Mme Diallo vient faire chier les juifs qui n'ont strictement rien à voir avec cette polémique à la con ?

Que cela soit pour ce fait ou celui de la représentation des Suppliantes d'Eschylle, je pense qu'il est intéressant de lire "La dictature des identités" de Laurent Dubreuil (ou à écouter dans La Marche de l'histoire )

Il explique comment, aux Etat-Unis et bientôt chez nous (grâce à l'internet et aux réseaux sociaux), les identités blessées, contrariées (noirs, blancs en déclin, LGBTQIA+, souchiens, allergiques, etc....) imposent une vision, non négociable, de leur identité à la société. Pour lui, notre société va vers une juxtaposition d'identités, accrochés à leurs conceptions, entravant tout débats, tout dialogues qui est l'essence même de l'exercice de la politique.

Lisez-le, Écoutez-le, il en parle mieux que moi.

J'avoue, je suis raciste.


Je suis raciste envers une seule race.


La race qui nous dicte comment voir, comment penser et comment respirer.


C'est la race des Cons.

Super Dupont ça n'a rien a voir. C'est une "production française" d'autodérision qui hypertrophie des accents perçus comme symboles du français moyen de l'époque.

Et il n'y a rien d'intrinsèquement physique, la moustache se rase, la bedaine se perd et les pantoufles s'ôtent. La connerie c'est plus dur.


La représentation du "bon nègre" en "enfant" au mieux, en adulte retardé au pire, en hypertrophiant des traits qu'on leur suppose intrinsèques dans ce but, ça me gêne, en tout cas au premier abord. Je vais lire l'article et approfondirai un peu ma réflexion.


Je n'ai cependant aucune sympathie pour Diallo et consorts ainsi que leur "antithèse" BHL et consorts.


Bis repetita placent : " le problème, c'est si tu es juif et noir ....

Il me semble qu'il s'agit du Musée International d'Art Modeste.

Mais le monde de Di Rosa est habité de centaines de personnages avec de grosses lèvres rouges et plein de dents blanches ! Dans son tableau sur l'abolition de l'esclavage, il aurait sûrement dû éviter de peindre en noir les esclaves brisant leurs chaines. Violets à pois verts, peut-être ? Ah s'il avait su !

Toulouse-Lautrec disait que la pornographie était dans l’œil du spectateur et pas dans ses tableaux.

Doit-on penser de même à propos du racisme ?

Dans le climat délétère de ce début de siècle qui voit le retour en force d'Anastasie, notons également le sort réservé au jeune twitto Hugo.

Pour avoir osé plaisanter, de manière pourtant parfaitement anodine, sur la "boîte" (la kaaba) de La Mecque, l'adolescent a été l'objet d'injures, d'accusations de blasphème et de menaces de mort.

Un de ces anonymes enragés a même dévoilé l'adresse de l'établissement dans lequel il est scolarisé.

Hugo a dû s'excuser, ce qui, dans sa situation est compréhensible, mais ne devrait malheureusement pas changer grand chose à ces agissements criminels, de plus en plus fréquents.

La police nationale a tout de même annoncé les avoir rapportés à la plateforme Pharos, qui permet de signaler en ligne les contenus et comportements illicites sur Internet.


"grand enfant joyeux et impulsif, à civiliser. [...] absence d'hostilité." Hostilité peut-être pas mais infantilisation et mépris oui. ça me rappelle d'ailleurs le mépris macronien.

?


Ouh la !

Vous avez pris quoi, ce matin ?


Les Français n’ont pas été esclaves des Américains et n’ont pas été colonisés par les Américains.

Il n’y a pas de Français blancs tabassés et tués dans les rues américaines.


La comparaison avec la représentation des Juifs est plus juste.


La représentation Bamboula renvoie à toute l’histoire de l’esclavage et de la colonisation.

Elle renvoie aussi à notre présent, celui de la police française qui contrôle, fouille et violente les personnes à la peau noire.

La différence tout de même, c'est que les USA n'ont jamais colonisé la France me semble-t-il. 

Il n'y a jamais eu de connotation raciale dans les clichés véhiculés par Superdupont sur les français

. Il est juste question de se moquer des cons et des boeufs.

"Le stéréotype négrophobe de l'époque coloniale, en revanche, est faussement bienveillant. Le Noir est un grand enfant joyeux et impulsif, à civiliser. La persistance de ce stéréotype peut donc s'abriter derrière cette absence d'hostilité." 

Les concepts de "fausse bienveillance" et d'"absence d'hostilité" m'échappent un peu là.


Je trouve au contraire le parallèle éclairant.

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