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Seydou Bagaga et les Balkany

Commentaires préférés des abonnés

Bonjour et merci pour cette chronique, qui me permet de prendre connaissance de cette affaire.


Il s'agit certes d'un cas particulier, comme tout procès, mais, comme vous le faites justement remarquer, c'est parfaitement signifiant, archétypal.


C'est si(...)

Ce qu'il faut savoir concernant "l'affaire du colis postal":

1. L'accident a eu lieu à une époque où Coliposte opérait encore au sein de Geopost, la filiale de La Poste dédiée au colis et à l'express. Cette filiale a fait l'objet, en 2013, lors de l'a(...)

Merci pour cette chronique.


"Ça invente d'autres noms. Ça s'appelle changement de statut, ouverture du capital, saisonnalité, adaptation à la concurrence. Mais partout, de La Poste à France Télécom, c'est sauvagerie..."

(...)

Derniers commentaires

Il y a exactement une semaine, on commémorait l'abolition de l'esclavage.

Cher Daniel, à cette (trop) longue liste des services (feu) publics, il convient de ne pas omettre France Télévisions. On est chez @SI, que diable !

;-)

Je suis désolée de le dire mais cliente pro de LA POSTE, je vous assure qu’un peu de concurrence leur ferait du bien :

Erreur de tri permanentes,

Divulgation d’informations confidentielles,

Courriers personnels déposés dans la boîte professionnelle, c’est bien  simple je refais le tri à chaque fois !!!


Et impossible de choisir un autre prestataire... Il n’y en a pas...


Ou alors c’est une stratégie de pourrissement par l’intérieur : on offre un service de m... pour que les clients aient envie d’aller voir ailleurs dès que cela est possible... 🙄

Merci pour cet article ! Peut-on encore trouver le documentaire 'une tournée dans la neige' en ligne? Je connais très bien ce département et quand je vois dans un article que l'on dit que cette jeune Pauline connaissait bien cette tournée pour l'avoir déjà faite... oui mais en été... et en hiver cela n'a rien à voir ... pour avoir été bloquée dans la neige pas très loin et avoir connu des gens ayant vécu  des situations terribles dans la neige... même un jeune homme est mort de froid dans les années 1980 à quelques mètres de chez lui...

Merci !

Les condamnations pour abus de contrats précaires se suivent et La Poste comme les autres employeurs malfaisants se trouvent toujours en récidive sans problème. Tandis que le fléau de la justice s'abat sans faiblir sur le délinquant infortuné.

De proche en proche ou de lien en lien, j'atterris sur cet article de Télérama consacré au documentaire sur le suicide de cette jeune Pauline.

Quel dommage de ne pas avoir sous la main une banque de films qui me permettrait de le visionner !

Il a le mérite d'exister. Votre chronique de 2013 n'a pas été vaine ! Elle laisse des traces jusqu'ici et maintenant.

Merci de cette chronique qui parle juste, qui fait lumière sur Seydou Bagaga.

Mort visiblement dans les méandres d'un système qui ne voulait vraisemblablement pas sa mort, mais qui veut "rationaliser" au moindre coût, et pour qui le destin de Seydou Bagaga est une anomalie statistique, un risque regrettable qui ne doit cependant pas entraver la machine.

Mort aussi dans les méandres d'un système qui veut être livré à temps, et vite, parce qu'il a quand-même payé 15,99 euros de frais de port bon sang, alors pourquoi le paquet n'est pas encore là? 


Bref un système terrifiant, avec des grands méchants et des petits bouts de nous.  

Ce qu'il faut savoir concernant "l'affaire du colis postal":

1. L'accident a eu lieu à une époque où Coliposte opérait encore au sein de Geopost, la filiale de La Poste dédiée au colis et à l'express. Cette filiale a fait l'objet, en 2013, lors de l'accident de Sey Bagaga, d'une enquête fouillée de Mediapart, enquête menée pour l'essentiel par Dan Israel. Les méthodes mises en oeuvre par Geopost y étaient largement présentées comme des pratiques quasi esclavagistes.

2. En 2014 Coliposte sera rattaché à la Direction du Courrier du Groupe La Poste. Pour autant, si elles tendent à être plus encadrées au plan légal, les pratiques de sous-traitance sont restées les mêmes, avec toujours des rémunérations de misère et une pression accrue sur les sous-traitants depuis l'ubérisation de la livraison de colis. Ainsi la règle du "pas livré, pas payé"(source: mon gardien) qui fait que les sous-traitants ne sont payés que s'ils livrent effectivement le colis. C'est pourquoi ils laissent les colis là où ils peuvent: palier, voisin, gardien et le plus souvent n'essaye même plus de sonner à la porte en habitat vertical.

3. Geopost, de son côté, n'a plus grand risque de réputation et de toutes manières n'en a rien à faire: la filiale a la réputation d'être très rentable au sein du Groupe, et le Président ne manque jamais d'en saluer la performance. C'est d'ailleurs pourquoi Geopost a racheté Stuart afin de se mettre au diapason des négriers uberlike, et, en toute discrétion "emploie" désormais des auto-entrepreneurs sans auto! Ainsi, grâce à un contrat avec Monoprix, on peut voir des malheureux gamins pousser des chariots pas électriques du tout remplis de bouteilles d'eau minérale, livrer dans le quartier de Ménilmontant où, comme chacun sait, il y a des rues qui montent et qui ne descendent jamais, comme à Paramaribo .

Mort pour livrer absolument un colis peut-être un cadeau de noël...quelle métaphore de notre société où le "progrès", les "réformes" nous ramènent au travail à la tâche du 19ème siècle.

Comment "nos dirigeants"(droit dans le mur) font-ils pour ne pas voir tout ça? Parce qu'ils regardent ailleurs, à l'intérieur de leur monde de privilégiés, parce qu'ils n'ont jamais eu à livrer des colis ni même à se poser la question des conditions de travail des livreurs (ce qui devrait faire partie de leurs préoccupations normalement).

Quand on se rend compte que toute cette souffrance humaine est uniquement dûe au manque d'argent qui va toujours dans les mêmes (quelques) poches et aussi parce que ce sont quelques individus qui contrôlent, à leur profit, la création de cet argent...ça me met très en colère...

Comment font-ils pour ne pas voir cela ? Ils ne regardent pas les bons Indicateurs ...

D’un côté taux de livraison, rapidité, rentabilité, montée de l’action etc...De l’autre des considérations de CHSCT... 

le bouton ! le bouton ! on veut appuyer sur le bouton et vite !


"Comme c’est la Fête du travail, je vais en profiter pour faire une grosse sieste. "

ce sont les mots finaux de Mme Balkany expliquant sa tentative de suicide


Quand on lit ces mots et les autres explications qui précèdent on se sent mal

on se sent une âme de lyncheur

surtout si on veut faire un commentaire du genre "Seydou Bagaga n'a pas attendu la Fête du travail pour faire sa sieste finale"


alors on prend de la hauteur et on se dit que ces riches sont malades, et qu'il faut les soigner

"ils sont les victimes d'une culture de classe"

à moins de le dire plus prosaïquement comme Monique Pinçon Charlot, ils font tout simplement du vol


MPC y dit aussi un mot de la Justice hybride (à deux motorisations, lente pour les riches et la Police, rapide pour les autres)

Cette tribune m'a laissé transi d'effroi. 

Mais il y aura toujours des salopards pour dire que cette sauvagerie, sous un autre nom bien sûr, crée de l'emploi et sert le consommateur.

J'ai en tête de nombreux exemples de ces travailleurs qui bossent avec leur bagnole pourrie, leur téléphone perso, soumis à la dictature d'une cadence nécessaire à leur survie, jusqu'à la maladie, l'accident, la mort, et la "vieillesse' pour les chanceux.

guillotine pour les Balkany , légion d'honneur pour Seydou , quand je pense qu'ils l'ont loupé a république ....

".... invente d' autres noms. Ça s'appelle changement de statut, ouverture du capital, saisonnalité, adaptation à la concurrence. "


et vous oubliez le principal

La mutualisation

La mutualisation des responsabilités

Chez Macron on monopolise tout : tout le fric va aux plus riches, toutes les peines et responsabilités aux autres

c'est à ce titre que La Poste et ses sous-traitants et sous-sous-traitants ont employé ce jeune porteur


Le procès Balkany dure depuis trente ans

Quelle sera l'issue du procès sur cette triste affaire Seydou Bagaga : qu'en pensent Praud, Seux et Hanouna ? 

Rien bien sûr

Malins et Maliens !  Les malins savent utiliser les failles du système avec pouvoir et enrichissement. Pas loin d'eux des maliens  survivent grâce aux boulots de bas étages. Ils habitent des foyers  surpeuplés, entassés dans des cellules aux lits superposés, quasi carcérales ... pour envoyer au bled une belle partie de leur salaire...

Après " Notre Dame de Paris " , Victor Hugo est  encore d'actualité ....


Les Balkany sont les " Thénardier "...


Seydou Bagada  est un des " Misérables "


Macron ," le Roi s"amus "


A quand la " Pitié suprême " ?


(  je ne connaissais pas l'expression " mitage " de l'économie ,  c'est pourtant  très évocateur  : nos idéologues  libéraux sont des cafards )


Bonjour,

Merci de rappeler la mort inimaginable de cet homme pour un "simple" colis qui de sursoit montre le sens moral de cet homme ou la peur que représentait ce système pour lui allez savoir ce qui lui est passé par la tête...

Pour les deux ramassis no comment.

Et Macron et sa bande, oui le bouton doit chauffer, comme vous je suis impatient. Et peut-être que Macron sera lui-même l'instigateur de cette 6ème république sans même le vouloir, bien sur. Mais à force de cogner, ça réveille les plus endormis.

Il me semble que si la loi devenait dans des cas comme celui ci inculpatrice pour complicité d'assassinat ou de meurtre car c'est bien de ceci qu'il s'agit (ils savent pertinement que ce n'est pas vivable) et que la justice faisait son travail tout cette m***e cesserait de suite.


Elle ne va pas bien, elle va même très mal, confie l'avocat d'Isabelle Balkany à France Inter.

Isabelle Balkany est toujours hospitalisée dans une clinique après sa tentative de suicide, mais d'après lui (je le cite) : Elle va tout faire pour être à l'audience. En dépit de toutes ces attaques subies, elle a toujours été solidaire, fidèle et amoureuse de son mari et ce jusque dans le pire de l’épreuve". 

Mais c'est qu'il me ferait presque venir les larmes aux yeux, le con !

Lors des manifs contre la guerre du Vietnam, des méchants méchants cassaient les vitrines des agences d’intérim se trouvant sur le parcours. 


Ces méchants méchants, dès le début, avaient tout compris.


Et Hop, le futur nous a rattrapé. 


Suicidez-vous, noyez-vous, faites-vous cramer devant un Pôle Emploi, 

mais surtout, surtout, sois sage et travaille bien !  

Merci pour cette chronique.


"Ça invente d'autres noms. Ça s'appelle changement de statut, ouverture du capital, saisonnalité, adaptation à la concurrence. Mais partout, de La Poste à France Télécom, c'est sauvagerie..."

Bonjour et merci pour cette chronique, qui me permet de prendre connaissance de cette affaire.


Il s'agit certes d'un cas particulier, comme tout procès, mais, comme vous le faites justement remarquer, c'est parfaitement signifiant, archétypal.


C'est signifiant d'une caractéristique que les "libéraux" (disons plutôt "extrêmistes du capital") s'attachent à masquer avec beaucoup de soin : c'est l'infinie complexification des situations et des statuts, et particulièrement du droit, qui détruit notre liberté et l'égalité qui devrait échoir à la société. Ces extrêmistes trouvaient le code du travail "trop compliqué", "trop long", mais ce qu'ils sont en train de fabriquer, si cela devait être écrit quelque part, prendrait beaucoup plus de pages que le vieux code du travail. La stratégie actuelle du capital, c'est de multiplier les références pour que plus personne n'y comprenne rien.


Enfin si, les seuls à comprendre sont, outre ceux qui bénéficient de cette exploitation par illisibilité, les juristes qui prennent leur pied à établir des contrats de plus en plus incompréhensibles, et se trouvent de fait complices de la situation. Complices, ici, d'une noyade.


Bonne journée.

La "petite" misère, grâce à vous, pourrait faire les gros titres. Continuez le combat!

Il est dit que notre président serait à l'origine de toute la misère du monde : tout petit, déjà....

J’avoue, ça fait une belle métaphore.


« Bosse bien, sinon tu finiras dans le caniveau. »


La start-up nation selon Macron.

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