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Misogynie : un accusé nommé Jean-Pierre Marielle ?

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D'un côté un intervenant capable d'analyser finement et de façon pertinente les objets cinématographiques et les procédés artistiques présentés, de l'autre une intervenante incapable de se défaire de son prisme idéologique et militant, qui ne sait pa(...)

Mes poils se sont hérissés en entendant Rafik dire que les hommes se sont exprimés dans l'art parce qu'ils ne savaient pas à quoi ils servaient. Alors je pourrais me barrer dans des questionnements sans fin à propos de l'utilité des hommes dans les m(...)

Qualifier de représentative d'une soi-disant "tendance à la pédophilie" (sic) la scène extraite d'Un moment d'égarement de C. Berri, est ni plus ni moins une bêtise insondable assez représentative du moralisme ambiant dont la faute me semble largemen(...)

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je vais peut-être choquer mais: est ce plus misogyne la "scène du cul" ici (à 20 mn) que les femmes (habillées mais qui n'ont pas plus la parole) des publicités ou/et des podiums sportifs ?

Cette présentation m'a mise très mal à l'aise. Non on ne peut pas caractériser une scène de pédophilie alors que les personnes concernées sont adultes. Non un homme qui dit à une femme qu'elle le fait bander n'est pas un violeur en puissance. On peut regretter à juste titre du manque de représentation des femmes dans le cinéma, la politique, les entreprises dans les années 70 jusqu'à aujourd'hui et faire tout notre possible pour que cela change...Sans quoi on nous offrira à voir uniquement et toujours des regards d'hommes (* en écrivant cela je me dis qu'il y a autant de regards que d'hommes). Bref, vive la diversité des regards et des points de vue. Vive la liberté de chacun de s'exprimer que l'on soit homme ou femme. On peut aussi s'autoriser quelques excès de langage et pousser le bouchon un peu loin quand on est militant et qu'on trouve que les choses ne vont pas assez vite. Tout cela me va très bien dès lors qu'on ne devient pas soi-même idéologue et extrême. Mais le regard d'un homme est il mauvais pour autant? On a tendance à le penser en visionnant ce débat à sens unique et j'avoue ne pas avoir trop aimé. 

Un homme tolérant, aimant, partageur, rieur, travailleur, rêveur, j'en passe et des meilleures....et qui a aussi un peu de marielle en lui et de sa maman aussi.

Le jour où Delphine va découvrir le second degré, sa vie en sera sans doute changée. En attendant, on va être obligé encore un bout de temps d'écouter ses délires. Quelle tristesse.

Ce qui fait l'intérêt de l'émission, c'est la différence fondamentale de point de vue entre Delphine Chedaleux et son regard féministe attentif, et Rafik, et son regard qui a intégré malgré lui le point de vue masculin et énonce comme des évidences des choses qui n'en sont pas forcément.

Par contre Delphine Chedaleux fait une erreur assez énorme à mon sens lorsqu'elle balaie de la main le sentiment de perdition des hommes dans les années 70 parce qu'il n'y a pas de preuves dans la vie réelle d'effets sur la condition des hommes. C'est pourtant de la sociologie de base : pas besoin qu'une impression soit étayée par des effets prouvés ou réels pour qu'elle ait un effet sur les gens, et donc des conséquences bien réelles par la suite. L'exemple de l'insécurité et du sentiment d'insécurité est parlant : statistiquement l'insécurité baissait en 2002, et pourtant le sentiment a lui augmenté contre toute logique, ouvrant les portes du second tour à Le Pen. Sacré conséquence dans la vie réelle pour un sentiment contredit par les faits.

Pour les hommes dans les années 70, leur statut de patriarche incontesté, haut détenteur des droits sur le foyer, maître de l'espace public s'est vu contesté. Il a fallu faire de la place, ce qui est jamais agréable quand tout était un dû avant. Donc oui clairement, les luttes féministes légitimes ont rogné sur des privilèges vus comme des droits acquis perpétuels par les hommes, les obligeant à repenser leur place. Certains l'ont fait de bonne grâce, d'autres en ont conçu un stress qui s'explique parfaitement, et qui a eu des conséquences dans la vie artistique. F

Faire comme si cette panique n'existait pas parce qu'elle pas légitime et pas prouvée dans les faits, ça me semble aussi inutile qu'incompréhensible.

"Par contre Delphine Chedaleux fait une erreur assez énorme à mon sens lorsqu'elle balaie de la main le sentiment de perdition des hommes dans les années 70"


Vous avez raison, ça leur a fait drôle aux mecs de ma génération. Un peu comme si le chou à la crème piqué dans une pâtisserie se mettait soudain à parler et à exiger qu'on lui demande son avis. 


J'avais une hypothèse: les femmes de la génération précédente ont commencé à dire discrètement à leurs filles de ne pas (trop) se laisser marcher sur les pieds. Ma mère, femme au foyer, qui a signé son premier chèque après la mort de mon père, disait pudiquement "une femme doit avoir un métier, on ne sait jamais..." 


Par contre, elles ont continué à élever leurs garçons presque comme avant, et surtout leur action éducative n'était pas prépondérante. Les garçons regardent leur père... et leurs pairs. Même mon fils m'a dit un jour -il avait quatre ans- que lui avait des muscles et pas moi, parce que j'étais une femme, il avait pêché ça auprès de ses petits copains de maternelle, pfff...


Et puis, il y a le tout simple décalage entre dominant et dominé(e): on a plus vite fait de refuser d'être dominée que de renoncer à être dominant. Et ça continue avec la parité: plus de places pour les femmes, désolée, mais ça veut dire moins de places pour les hommes.

C'est quand même hallucinant, dans les commentaires, de toujours reprocher à Delphine ses biais supposés en tant que femme ou féministe, et de ne jamais interroger les biais d'analyse de Rafik en tant qu'homme, il a quand même été jusqu'à défendre ces abrutis de "la ligue du lol" dans une émission récente d'ASI, donc bon.

Je voulais juste adresser mon soutien à Delphine Chedaleux, et l'encourager à continuer, sans prendre trop à coeur (si c'est possible) le contenu hostile et agressif de certains posts de cet article.

D'habitude je prends plaisir à lire les différents commentaires, qui souvent élargissent le débat et donnent matière à réflexion, mais cette fois-ci, les "virez-là", "incompétente" etc. m'ont juste donné la nausée...

Pourquoi tant de mépris et d'agressivité?

Tout mon soutien à Delphine Chedaleux, qui essaye tant bien que mal de décentrer le regard masculino-centré de Rafik Djoumi qui comme d'habitude énumère tous les poncifs sur les rapports de genre et fait semblant de ne pas comprendre de quoi il est question.

Répéter plusieurs fois qu'un film n'est pas misogyne parce qu'il met en scène le mal-être masculin après la "révolution sexuelle", c'est décidément rester dans la pensée des années 70 et ne pas vouloir relire la culture populaire avec le recul du "post", ce qu'annonce pourtant l'émission. Au moment des années 70 où commence tout juste à s'effriter le patriarcat crasse, dire avec naturel que les hommes "ne savent plus à quoi ils servent", c'est vraiment analyser la société du point de vue des hommes, sans aucun recul sur ce qu'on a imposé et continue d'imposer aux femmes, notamment de s'occuper des enfants et d'assurer les tâches ménagères.

Tous les films traités dans l'émission ne prennent que le point de vue des hommes, et il n'y a pas d'équivalent "féministe" en face parce que les femmes n'ont pas eu (et n'ont toujours pas) accès aux fonctions de scénarisation, de réalisation et de production. On a tellement naturalisé ce regard masculin qu'on le prend comme point de départ normal de toute oeuvre.

Voir que le commentaire le plus partagé sur ce forum prend la défense d'un pauvre Rafik attaqué par une idéologue féministe me fait définitivement penser qu'on n'a pas changé d'époque.

Le principe de la creation ( je suis moi meme raconteuse d'histoire professionnelle cad storyboardeuse dans un grand studio de cinema americain et auteur bd), c'est de laisser aller ses fantasme. Si on devait censurer ses propres fantasmes, aussi debiles ou insolents soient ils ou meme interdits, il n'y aurait PAS de creation. 


Le principe de la creation est de desobeir, de n'ecouter que son soi meme, d'y aller au trefond du trefond, sans s'empecher. C'est ainsi qu'on creer quelque chose qui nous appartient. Un createur a le DROIT d'etre un gros connard du moment qu'il ne s'en cache pas et l'assume.


Sinon, si on cree en fonction de la morale du moment, on ne fait QUE DE LA PROPAGANDE. Si on donne a penser des pensee toute faites, si on ne donne pas a reflechir, si on ne bouscule rien, on ne cree pas.


J'ai egalement etudie a la fac l'Histoire de l'Art et si il y a bien une chose que j'y ai appris, c'est de ne PAS JUGER les oeuvres, selon ses gouts ou sa morale propre, mais d'apprendre a les contextualiser. Les analyser avec notre regard d'aujourd'hui bien sur,  sans les condamner du coup pour autant. Sinon eh bien JETONS et BRULONS toutes les oeuvres d'art qui ne sont pas pro-notre morale actuelle.


Donc FONDAMENTALEMENT Bertrand Blier, est UN putain de genie car il a laisse en roue libre ses fantasmes, paranoia, tout ce qu;'on veut effectivement, mais il a eu le culot de le faire, et c'est ca qui nous fascine. Aussi insupportable et con soient ses films ou personnages, ses films sont geniaux car au plus pres de son esprit creatif. Ca ne signifie pas que on DOIT les aimewr quoi qu'il en coute. MAIS c;est le prix fondamental de la creation sans censure. Ses films ont eu un succes fou pour cette raison la fondamentalement.


Etre conformiste est profondement anti creatif. C'est une forme d'auto censure. Ce sont dailleurs en general les pire des censeurs qui mettent une chappe de plomb sur leur propre noirceur, qui sont les plus pervers. Laisser aller ses fantasme debile c'est salvateur. Je travaille dans un treeees grand studio americain,  franchement je sais de quoi je parle.


Penser que l'etre humain est pure de base est completement malsain et irrationnel. Et surtout de la censure de notre propre inconscient.



Votre Intervenante , cher Daniel, est profondement anti creatrice, et ne saurait jamais faire un film elle meme, elle critique sans savoir, elle ne sait pas ce que c'est que creer, comment pourrait elle l'analyser? Cela ne veut pas dire qu'elle a tort de bout en bout, Mais elle n'a rien a faire dans une meission de critique de cinema. Par pitie virez la c'est insupportable.





Ce qu’il se passe dans le premier extrait :

Un vieux monsieur tripote la cuisse d’une jeune fille ; elle le REPOUSSE (2x)

- Il la supplie ; elle le dénigre « vous êtes pire qu’un enfant »

- Elle cède une première fois (à « montrer » et non pas à coucher)

- Il lui donne un ordre (« tournes-toi » ; elle s’exécute

- Il lui donne une seconde requête (« approches-toi ») ; elle REFUSE et tente de mettre fin à la situation (« ça suffit maintenant »)

- Il la supplie à nouveau

- Il la déshabille ; elle se REBELLE (elle se dégage de lui « ah non non ! »)

- Il la supplie POUR LA TROISIEME FOIS en lui prenant les bras et lui donne une troisième requête (« fais-moi voir ton minou ») alors qu’elle n’a cessé de refuser les précédentes !!! ; elle s’exécute

- Il lui demande si elle est vierge, elle acquiesce ; sa réaction est « oh non, oh non… »

- Il dit je cite « t’es une ENFANT » et cut sur « je bande ! », et il l’allonge sur le lit

- À partir de ce moment elle régresse totalement, passive, elle a la main à la bouche comme si elle avait 4 ans pendant qu’il dévoile sa petite culotte. Il suffit de taper « incest », « sibligns », « daughter » ou autre dans un tube porno et on retrouve l’exact même acting de femmes adultes qui jouent des petites filles (mais vous n’êtes pas obligé de mettre du porno dans Arrêt sur Images quand même).


Pour info la technique de manipulation utilisée ici est « le pied dans la porte » (https://fr.wikipedia.org/wiki/Pied-dans-la-porte) : « Elle consiste à faire une demande peu coûteuse qui sera vraisemblablement acceptée, suivie d'une demande plus coûteuse. Cette seconde demande aura plus de chance d'être acceptée si elle a été précédée de l'acceptation de la première, qui crée une sorte de palier et un phénomène d'engagement. »


Donc je résume :

- On a une jeune fille dont la virginité est établie qui est appelée « mon enfant » (en enchaînant sur « je bande »)

- Il la touche sans son accord, ignore ces refus et les outrepasse même, la supplie, utilise une technique de manipulation (que le personnage en soit conscient ou pas n’est pas la question)

- Elle le repousse, se dégage de lui, se rebelle, refuse très clairement ses avances puis cède

- La scène est présentée comme érotique (vécue du point de vue du poivrot) plutôt que présentée comme une scène de viol

Bref même en enlevant le son ou l’image on peut voir qu’il n’y a pas consentement (céder n’est pas consentir)


S’ensuit un débat ahurissant à la recherche de l’interprétation la plus consensuelle possible : Pédophilie, oui ou pas vraiment ou y a pire ailleurs ? Consentement, un peu ou bof bof ? Viol, « moui » ou le mot est à proscrire ? Grivoiseries macho rigolo ou sens caché sur l’exploration de l’âme de l’artiste ? Objectifier les femmes, pas bien ou ça va si tu trouves une raison artistique-métaphysique de le faire ? Les femmes ne sont que des culs ou « il n’y a pas la volonté d’amoindrir les femmes » ? Ne pas confondre l’auteur et son personnage mais son personnage est l’alter-ego de l’auteur. Ni-oui ni-non ou « en même temps » ? De la misogynie où ça ? Sous le tapis ?


Ce qui ressort finalement du débat ? - À en juger la majorité des commentaires : « les féministes elles sont tout le temps en train d’exagérer alors que la grivoiserie c’est que du fun ». Et bim dans les dents des féministes, alors que nous on voulait faire comme si on était « objectifs » en ne prenant jamais parti.

Je commence par dire que j'ai adoré l'émission. Je l'ai trouvée très enrichissante et oui ça nous amène à revoir ces films et, disons le, la carrière de Marielle sous un jour un peu différent (au passage je pense que oui on peut juger un acteur sur les rôles qu'il incarne comme on peut juger un avocat sur les clients qu'il défend, en tout cas dans une certaine mesure). Un peu attristé de lire tout ces commentaires en mode "les méchantes féminazis font rien qu'à dire du mal du gentil JP". Je pense qu'il faut garder l'esprit ouvert et ce type de relecture à posteriori d’œuvre artistique reste un exercice intellectuel stimulant. Pour ma part je continue à apprécier le jeu et l'influence de Marielle dans le cinéma, même si c'est vrai que cette émission fait apparaître son rôle dans une forme de réaction masculiniste (et celui de Blier aussi au passage) que je n'avais pas perçu jusqu'alors.

En revanche peut-être attention à l'usage de certains termes. En l’occurrence "pédophile" si on s'en tient à ce que dit la loi, ne correspond pas au contexte décrit, on serait plutôt dans du "détournement de mineur" voir dans du viol. Ceci dit on comprend bien ce que veut dire l'intervenante et peut-être n'entendait-elle pas ce terme dans son acception légale.

Continuez à choisir des sujets clivant comme celui-ci pour cette émission c'est là que ça devient vraiment intéressant !

c'est un projet ambitieux que ce sujet autour de la question du désir de l'homme . et de la chosification du corps de la femme . mais il me semble que vous avez oublié qu'il préfigurait la société d'aujourd'hui qui  affirme se passer du corps de l'autre pour sa propre jouissance . Le monde virtuel désincarne les corps  et rend improbable la rencontre homme femme 

Il est vraiment surprenant de ne pas voir la différence entre la misogynie et la représentation de celle-ci. bien sûr que certaines scènes sont choquantes, mais il faudrait peut-être plus nous interroger sur notre regard sur ces œuvres que sur les œuvres elles-mêmes. Je ne suis pas facho si je montre un facho, en revanche si je me réjouis de voir une ratonnade dans un film alors je peux m'interroger... Bien sûr la représentation des femmes dans ses films ne les flattent pas toujours, mais faire le procès d'une oeuvre du passé est toujours anachronique. 


Merci à Delphine Chedaleux de nous proposer son regard féministe sur ces films (qui paraissent tellement beaufs et désuets). Et bravo à DS de nous offrir cette analyse critique. Au vu des commentaires agressifs, la lutte pour l'égalité a encore de beaux jours... 

Mais quel plaisir de voir en France le T'shirt de la grève des femmes le 14 juin prochain en Suisse! Merci Delphine! 

Jusqu'ici je comprenais de façon abstraite la polémique provoquée par "Sexe, Race et Colonies". Maintenant que j'ai vu ce corps de femme nue qui ressemble tant au mien, muette, totalement soumise au fantasme d'un homme et du réalisateur, je crois que je comprends. Cette scène m'a semblé presque aussi insupportable que celle qui ouvre l'émission. Je n'y ai pas vu un "moment d'égarement", mais le prémisse d'une agression sexuelle d'un homme âgé sur une jeune fille immature et sous sa protection. Peut-être que ce n'était pas l'intention du réalisateur, et que tous les gens qui regardent cette scène ne le voit pas, mais lorsqu'on a déjà dû faire face à ce type de situation, même beaucoup plus soft (ex : se faire draguer à 12 ans par un adulte, ou même à 20 ans par un supérieur hiérarchique), c'est très difficile à regarder. A ceux qui attaquent Delphine Chedaleux : à aucun moment elle ne dit qu'il faut brûler la filmographie de Marielle. Tout ce qu'elle dit, c'est que ce genre de représentations est très problématique et elle explique pourquoi. Si vous n'arrivez pas à l'entendre, vous êtes sans doute un peu misogyne.

Pourquoi mais pourquoi n'avoir pas coupé au montage cette réaction anachronique de Delphine à la toute première scène ? Assume-t-elle à ce point son ignorance de ce qu'est vraiment la pédophilie ou le viol ? Cela décrédibilise tous ses commentaires ultérieurs... Ce n'est pourtant pas très difficile de se rappeler que les années 70, c'est juste après 1968, le premier moment de l'histoire où les femmes commencent à être autorisées à dire "oui" à la sexualité. Avant, et encore souvent hélas, "une femme honnête n'a pas de plaisir". Et même aujourd'hui, mettre en scène le consentement et la sexualité sacrée, c'est nouveau donc très rare... 


Oui les hommes "dominants" ont eu et ont encore et reprennent même le pouvoir, mais au détriment des femmes comme des hommes plus faibles... Faut il rappeler qu'une femme au pouvoir peut être tout aussi violente et prédatrice qu'un homme ? et qu'une femme artiste eut tout autant utiliser le corps masculin comme source d'inspiration sans se préoccuper de son être ? Je trouve que post-pop serait plus intéressant si on pouvait y trouver des comparaisons avec le cinéma contemporain. Mais pour ça, peut être qu'il faudrait des vrais spécialistes du cinéma ??? Désolée, mais cette émission est tellement en dessous du niveau moyen d'ASI, dont les analyses comblent d'habitude un grand vide... Je suis triste et en colère...

- L'une qui balance des anathèmes sur des personnages de film alors que, justement, les films dénoncent clairement leurs comportements honteux en installant un malaise lourd de sens.
- L'autre qui essaye de remettre les choses en perspective avec un peu de culture. J'aimerais seulement qu'il soit un peu plus vindicatif parce qu'on frôle le ridicule.

Mais où est-elle allée chercher cette soi-disant pédophilie ?
Et est-il obligatoire d'avoir moins de 25 ans pour être vierge ? Parce que, personnellement, j'étais encore puceau à cet âge...

Bonjour, je reste coite devant la violence des commentaires. Je pense qu'ils ne montrent qu'une chose : la résistance que soulève la position de Delphine Chedaleux est la preuve qu'elle touche un point sensible, et la moindre des choses serait d'entendre son point de vue et de le comprendre. Il est mesuré et bien exprimé somme toute, et par ailleurs c'est celui de bien des femmes aujourd'hui, cinéphiles ou pas. 

Il faut prendre conscience qu'on lit tous les oeuvres à travers un prisme, celui du féminisme a au moins le mérite d'être transparent, lisible, et assumé, pourquoi serait-il moins valable ? Merci Delphine. 

HOMMAGE A JEAN-PIERRE MARIELLE CONTRE CETTE FEMME DU PLATEAU QUI N'AIME PAS LES HOMMES.


https://www.facebook.com/brutofficiel/videos/580725879080269/ 


Repose en paix Jean-Pierre Marielle.

:-))))))))

Ce n'est pas une émission sur Marielle, c'est une émission sur Séria et Blier.
Marielle c'est aussi "Tous les matins du monde".
C'est aussi une émission sur le puritanisme qui veut démontrer que le sexe c'est sale, qui explique que la domination dans l'acte sexuel c'est mal et qu'elle n'est qu'à sens unique. D'ailleurs on a l'impression que l'humour c'est mal aussi et ces doctes analyses sur la farce et la parodie reviennent à décrire les gens qui rient quand un personnage tombe par terre comme des pervers qui se délectent du malheur de la pauvre victime.

Je n'ai regardé que le début, ça m'a pffff... tout de suite. Tellement conforme à ces années 70 où la libération sexuelle, c'était l'éléphant libre dans un magasin de porcelaine libre: tant pis pour la porcelaine et pas sûr que l'éléphant y trouve son compte. 


Ce qui m'a interrogée, plus que Marielle, c'est quid du réalisateur? Parce que quand même, ce sont SES fantasmes (passablement ridicules) que Marielle et la malheureuse actrice mettent en scène. Plus nunuche, tu meurs, je ne lui jette cependant pas la pierre, faut bien accepter ce qu'on vous "offre" en début de carrière. 


Ah mais il paraîtrait qu'elle était la compagne du réalisateur... toutes mes condoléances. Elle avait de beaux yeux, pourtant....



Coté pile, l'absurde accusation de pédocriminalité  et de viol portée à l'issue du premier extrait de film donne le ton. Coté face une démo hallucinante qui veut établir que les "hommes" sont plus artistes que les "femmes" du fait qu'ils estimaient qu'ils ne servaient à rien et que l'ART leur est venu naturellement pour combler ce vide existentiel.

D'un coté comme de l'autre la pièce (le débat) est consternante.

Confirmation un peu plus tard ou même à propos d'un film qui torpille et ridiculise les canons "masculin" en mettant en évidence tous les défauts de ce genre, et bien, la dame trouve à redire estimant que la "femme" n'y est pas suffisamment valorisée.

Et que dire de l'horreur affichée sur le plateau par la vue d'un sexe de femme dans la scène finale d'un autre film.

Curieux débat, défense de la morale, du correct et du convenable.

mais on peut approuver autant de messages que l'on veut et plusieurs fois le même ?


Franchement, je craque!

M'enfin c'est quoi ce truc de mettre de force et à tout prix dans la tête du mec qui regarde un beau cul, un désir pédophile et de plus incestueux!

Il se trouve que les beaux culs sont plutôt ceux qui ont une certaine fermeté et tenue et que la nature fait que l'age à tendance à tout ramollir et faire pendouiller, des fois horriblement.

Donc, aujourd'hui avoir du désir ou simplement de l'admiration pour un ou une jeunesse largement pubère voire adulte ( n'oublions pas 18 ans) est de la pédophilie ou un désir d'inceste.

Franchement, les bobos sont pas clair dans leur tête.

Triste époque...

Comment peut on réduire J.P. Marielle immense acteur, à un supposé misogyne, sa carrière ne se résume pas à ces films des années 70, où tout ce petit monde s'est visiblement bien amusé.

La question pourrait se poser -peut être- à B. Blier qui a crée ce film et engagé ces acteurs.

Prenons ces films pour ce qu'ils sont : du cinéma de divertissement versant quelquefois dans le surréalisme, au delà d'une analyse psychologique moralisatrice qui prend trop de place dans l'émission et qui n'a pas l'air de passionner les foules.

Un coup d'épée dans l'eau ?

Quand va t-on enfin débattre de culture et de cinéma dans Post Pop ?


Delphine Chedaleux va un peu vite quand elle dit que le film "les galette de Pont-Aven" se transmet entre cinéphiles en laissant entendre qu'il s'agit d'une oeuvre de patrimoine. C'est à relativiser grandement. Ces films-là, avec ceux de Blier, sont peu goûtés par tout un pan de la cinéphilie, celles des Cahiers-Inrocks-Libé-Cinémathèque, soit la cinéphilie la plus officielle. Ils sont souvent vus comme des comédies de droite, réactionnaires et présentant peu d'intérêt en termes de mise en scène. La critique, et plus largement la cinéphilie, n'est pas du tout une, contrairement à ce que semble penser Delphine Chedaleux. Il est donc dommage qu'on ne soit pas arrêté un petit instant sur la réception de ces films dans l'émission.

Par ailleurs,  je suis un peu consterné par la défense de Rafik qui ne voit pas de misogynie dans les scènes commentées. Je pense qu'il faut certes analyser ce que disent ou veulent dire les films mais aussi ce qu'ils font. Et quand bien même le sujet des Galettes de Pont-Aven n'est pas les relations hommes-femmes, ce qu'il fait concrètement c'est mettre des corps féminins, muets, à disposition à des hommes, ce qui suffit largement à le qualifier de misogyne.

Il y a un grand absent dans ce débat dénonciateur : Le Marquis de Sade.


Ya prescription ou c'est pas pareil ?

"Moi j'ai du mal à trouver du sens à une scène où la femme ne parle pas."


Certes, la phrase est un peu tirée du contexte (19:30 pour ceux qui veulent)

Je trouve que cette phrase c'est la mort de l'intellect et le début du fanatisme.

Quand on a plus la capacité de comprendre ce qu'on aime pas, quand l'ennemi est balancé tout entier dans la fosse aux anathèmes sans chercher à comprendre (Le coup de la "pédophilie incestueuse" alors qu'elle est pubère et qu'il n'y a pas de lien de famille... Quand même...), c'est quand même hyper grave.


Moi je n'ai rien contre l'idée d'une chroniqueuse radicale, mais essayez au moins d'en trouver une qui puisse argumenter et débattre, parce là elle vient à chaque fois balancer sa sentence inquisitoriale en se moquant bien de ce que peut dire Rafik (qui fait toujours des efforts pour l'écouter, elle)... C'est juste insupportable. Si encore c'était pertinent ! Mais la plupart du temps, ça tape à côté.


Je ne comprends pas comment Delphine Chedaleux peut baser son commentaire sur une accusation de pédophilie sans avoir pris la peine de regarder dans le dictionnaire la définition du mot, et en montrant une totale indifférence à ladite définition quand elle lui est rappellée. Cela me paraît un manque total de professionalisme qui ne fait pas honneur à ASI et me semble irrespectueux des abonnés qui payent tous les mois les journalistes pour qu'ils fassent un travail de qualité.

Bonjour ,

Il me semble que dans l'ensemble des commentaires il ya une incompréhension vis à vis de ce type "d'humour" délibérément cru et totalement déconnecté de la réalité, "décalé". C'est précisément ce décalage qui rendait ces films particulièrement appréciés dans les années 70, et drôles. Années où commençait à s'établir ,une camaraderie bon enfant entre les hommes et les femmes, ceux mieux placés pour vivre cette liberté retrouvée dans les moeurs, et rendue possible grâce à la contraception et les soins plus performants quant aux MST, notamment la syphilis qui avait fait des ravages au XIX ème Siècle et début du XX ème. Ce qu'on a appeler "la révolution sexuelle", phénomène post "soixante huitard" où s'affichait sur les murs parisiens, mais ailleurs également, "FAITES L'AMOUR PAS LA GUERRE"! Il s'agit d'humour ! Pas de philosophie ou de débats féministes ,ni anti d'ailleurs , mais où l'on met en scène le beauf hableur et misogyne, qu'avait amplement dénoncé les femmes, ce qui avait trouvé l'assentiment d'une partie des hommes, voyant là leur chance d'avoir des compagnes de" jeux", à égalité, sans pour autant que ce soit dénué de respect. Le dommage c'est que cela n''a pas eu le temps de "s'épanouir" vraiment , sont venues les années sida et en même temps d'austérité économique, qui furent, les deux, un frein à l'émancipation de tous. Il a été également question de Sigmund Freud, je n'en débattrai pas sinon que de vous suggérer la lecture de la "psychologie de la vie quotidienne" et" le mot d'esprit et sa relation à l'inconscient" qui peuvent vous renvoyer une autre lumière sur l'humour , Freud en a beaucoup vous ne vous ennuierez pas !

Excellente émission. Sa qualité est inversement proportionnelle, à mes yeux, à celle de certains commentaires, qui ne voient pas en quoi traiter un être humain comme un objet, découpable en morceaux et utilisable comme un moyen, est miso-(en l'occurrence)-gyne.

Bravo d'avoir réussi à tenir de bout en bout l'affrontement de points de vue critiques différents et parfois antagonistes, sans agressivité, l'hommage indispensable au travail de composition de Marielle, la capacité à juger ici et maintenant, sans éluder le contexte de la réception de ces films dans leur époque.

Je deviens une inconditionnelle de Post-Pop.

J'attends de ce genre d'émission qu'elle m'ôte mes œillères concernant des œuvres, m'en donne de multiples lectures.

Là, on me propose juste une autre paire d'œillères. Et toujours la même, à chaque émission : vieux mâles blancs vs femmes, noirs, gays...

Et cela en niant systématiquement le fait qu'une œuvre a un propos, porte une histoire, un "angle", qu'elle ne prétend pas ni n'a vocation à être là reproduction fidèle d'une réalité, ni à équilibrer un "ratio" (quel mot absurde pour parler d'une oeuvre) dont une minorité souffre (ce que Delphine dit elle-même : "Ça ne correspond pas à une réalité sociologique, c'est un discours").

Je serais très intéressé par une analyse SJW (nb, cette dénomination n'a rien de péjoratif dans ma bouche) des œuvres populaires, car ça élargirait ma vision, enrichirait ma compréhension, et c'est ce que j'ai d'habitude dans les émissions d'ASI. Si c'est là la volonté de Daniel, faites-le. Je regarderai.

Sauf qu'ici ce n'était pas le propos de départ de Post-Pop. Et la grille de lecture unique apposant le sticker "Vieux blancs bourgeois vs The World" sur chaque œuvre abordée, et de manière répétitive à chaque émission, devient un frein puissant à la profondeur d'analyse à laquelle ASI m'a habitué. Surtout quand il s'agit d'évoquer les ressorts d'une culture populaire aux facteurs innombrables.

Je ne comprend vraiment pas l’intérêt de cette émission qui dérape dès les premières minutes lorsque D.S. laisse passer le terme et de quasi viol pour décrire une scène qui ne comporte rien de tout ça (comme s'il incombait à l'intervenante de définir ce qu'est la pédophilie). La plus mauvaise émission depuis le début d'ASI, avec une rigueur intellectuelle digne de Pascal Praud. 


Mes poils se sont hérissés en entendant Rafik dire que les hommes se sont exprimés dans l'art parce qu'ils ne savaient pas à quoi ils servaient. Alors je pourrais me barrer dans des questionnements sans fin à propos de l'utilité des hommes dans les métiers guerriers, mais bon, je sens une ambiance pas franchement féministe dans les coms, je ne vais pas en rajouter. 

Mais non, Rafik, les hommes n'ont pas exercé les arts parce qu'ils ne servaient à rien et les femmes ne s'en sont pas abstenues parce qu'elles faisaient autre chose. Elles en ont été soigneusement tenues à l'écart... Si si... écartées des académies, des écoles, du savoir, de la science, de la connaissance, et des métiers prestigieux... En tous cas, après le moyen-âge et ses artisanes d'art.

L'art aussi, c'est une compèt', et les hommes, ils adorent ça, la compèt', et dans les arts, c'est bien, parce que ça donne Caravage et Michel-Ange. 


Mon boulot, c'est illustratrice. Je me suis TOUJOURS demandé pourquoi, quand on montrait l'illustration d'une grotte avec quelqu'un qui peint (c'est-à-dire une image tirée de l'imagination de son auteur), c'était un bonhomme en slip de mammouth, pendant que madame tenait la chandelle (au mieux). On nous instille ce préjugé depuis des décennies et des décennies. 


Voilà un bon sujet pour arrêt sur images. Justement, arrêtons-nous un moment sur ces images qui nous disent quoi penser depuis notre plus tendre enfance. Pourquoi ne pas envisager une émission sur les manuels scolaires et les livres pour les enfants, toujours si plein de belles images fixant chacun dans les stéréotypes, de genre, de race, de condition, depuis qu'il y a des illustrations dans les livres grand public, c'est-à-dire récemment, en fin de compte. 

C'est un domaine particulièrement fascinant.

Intéressant aussi de se demander pourquoi la création des femmes a été dissimulée, au profit de celle parfois plus médiocre des hommes.


Pour info, il semblerait que les empreintes de mains autour des fresques dans les grottes soient des mains de femmes...

À 21'50, en parlant de cette configuration (un homme qui regarde une femme comme un objet), qui selon Djoumi ne raconte en rien la misogynie, mais une impuissance autiste, il y a cette réponse révélatrice : "le problème c'est le ratio".

Je crois que dans cette phrase réside tout le désynchronisme entre les militants du genre, et les analystes de films. Prise ainsi, effectivement, la scène est quasiment misandre : elle pose l'incongruité de la situation sur un plateau, la désigne, le comportement du type est un délire souligné comme tel - ça devient le sujet-même de la scène (c'est exactement comme l'exemple pertinent, cité plus loin, de la femme qui demande l'heure, et de la réaction outrée de Marielle qui désigne de fait la névrose du personnage, et donc le fait qu'il a un problème).

Par contre, la répétition de ces images de femmes nues contemplées par un homme à dialogue a bien quelque chose de misogyne (ou plutôt "phallo-centré", car le problème dans les années 70 c'est plus simplement que les femmes cinéastes sont rares, et par conséquent leur point de vue aussi) : le fait qu'on verra toujours des femmes nues et non des hommes nus au cinéma, le fait que les hommes seront toujours des personnages et les femmes des modèles... Là oui, on peut dire "le cinéma français des années 70 dans son ensemble, en ce qu'il ressasse la même image, la normalise, la rend exclusive, n'offre aucune autre vision du monde, a quelque chose de misogyne". Mais la scène en question ne peut être misandre ou misogyne que par essence, et ne va pas magiquement changer de propos selon que le film sort ou non à une époque où ce genre d'images est courant.

Cette différence d'échelle fait que féministes et cinéphiles se rentreront toujours dedans. Pour prendre un exemple caricatural, ce serait comme de dire "il n'y a aucun acteur noir en rôle principal dans les années 70-80-90 en France, alors que les personnes noires existaient dans la société française ; le cinéma de l'époque est donc un cinéma raciste". Ok, c'est audible, ça peut même être factuellement prouvé par des statistiques. Par contre, aller prendre cette scène en disant : "il n'y a aucun acteur noir, cette scène est donc raciste", tout le monde serait d'accord pour trouver ça absurde. C'est pourtant exactement le même type de raisonnement qui conclue à la mysoginie de la scène ici, en faisant fi de ce qu'elle montre et raconte, pour ne l'approcher qu'en tant que symptôme du cinéma où elle a vu le jour.

Amusante — si je peux me permettre — cette lecture de l'homme perdu, à la position floue, noyé dans un monde nouveau… car on se le fade encore aujourd'hui. Rien n'a changé, les hommes sont toujours aussi pénibles.

excellente émission j'ai enfin compris quelque chose au féminisme , et Rafik m' a semblé faire comprendre quelque chose a Délphine , il est bon Djoumi ! 

Votre pire émission.

Vous n'avez rien déblayé, rien analysé, rien mis à jour de ces films et de leur époque. Et vous vous êtes empêtrés dans ce perpétuel discours féministe "râleur" et ce simpliste conflit vieux "cochons" roublards/femmes "objets" au cinéma.

Jeanne Goupil, qui joue Marie dans "les Galettes", est nominée cette année-là au César de la meilleure actrice dans un second rôle. Dingue tout-de-même pour un personnage soi-disant si inconsistant. Dans "...Comme la lune", Sophie Daumier (adoubé par Marielle) est un adversaire redoutable et un véritable alter-ego pour ce "gros con" de Pouplard. Yvette (Dominique Lavanant), qu'il finit par épouser, s'éprend dans les dernières minutes pour un beau jeune homme laissant Marielle véritablement comme il a commencé : comme un con. Dans "un moment d'égarement" c'est Agnès Soral qui drague le personnage de Marielle, vite perdu et embourbé dans ses mensonges. Ces films, chacun à leur manière, abordent l'impasse d'être macho, bête et suffisant. On est loin, très loin du "décontracté du gland".


Décidément, le genre prend, à l' évidence, la place de la race, tombée (hélas, semble-t-il!) trop tôt, en désuétude, face à la science, et, espérons-le, un sursaut d' intelligence (je suis un incorrigible optimiste…).

Un discours "victimaire", pour justifier l' exclusion (le vieux syndrome de l' omelette, qui fait toujours ventre!), l' abus du particulier, pour stigmatiser le général, et oublieux des truies, on maudit, à l' image des sectaires et des imprécateurs religieux, ce pauvre cochon...Ennemi juré des glands, comme on le sait!

À défaut de me convertir au féminisme novo, j' espérais donc me rabattre sur quelques extraits salaces, montrant Jean-Pierre Thénardier fourrant la pauvre, et vierge, si ce n' est franchement prépubère, Cosette...Au lieu de quoi, faute d'une origine du monde bien définie, j' ai dû me farcir les considérations pâteuses du violeur potentiel, dont on pouvait supposer, sans grande imagination, la bite molle et l' haleine fétide!

Bref, j' ai beau être un porc honnête j' ai pas trouvé ça très bandant...In fine, il semble bien que Macron ait raison: j' ai dû perdre le goût de l' effort!

D'un côté un intervenant capable d'analyser finement et de façon pertinente les objets cinématographiques et les procédés artistiques présentés, de l'autre une intervenante incapable de se défaire de son prisme idéologique et militant, qui ne sait pas faire autre chose que de la caricature et du manichéisme. Au milieu un animateur qui a choisi de se rallier la plupart du temps à ce discours moralisateur et victimaire (ce qui est validé par le titre et le texte d'introduction de l'émission). Les exemples présentés ne montrent pourtant pas des hommes qui dominent des femmes, ni des femmes victimes des hommes. Ni des hommes victimes des femmes d'ailleurs. Mais des hommes victimes d'eux mêmes : de leurs désirs, de leurs pulsions, de leur amour, de leurs émotions. Des hommes parfois vulgaires, souvent pathétiques ou consternants, mais aussi émerveillés comme des enfants, et qui finalement auraient préféré le rester. Des être humains de chairs et de sang, bourrés de défauts d'êtres humains, qui souffrent et font souffrir, et qui font plus ou moins de leur mieux avec tout ça. Le combat légitime et nécessaire pour les droits des femmes et leur égalité vis à vis des hommes n'a strictement rien à voir là dedans, hors sujet total.

So what ? … Ce que je conclus de ce débat parcellaire c’est bien que Jean-Pierre Marielle a pour le moins montré une appétence certaine pour ce genre de rôles et qu’on peut s’interroger en profondeur (c’est le cas de le dire) sur une moins non certaine errance psychologico-« artistique » des réalisateurs Joël Séria et Bertrand Blier. Au final un gros gros malaise.

Qualifier de représentative d'une soi-disant "tendance à la pédophilie" (sic) la scène extraite d'Un moment d'égarement de C. Berri, est ni plus ni moins une bêtise insondable assez représentative du moralisme ambiant dont la faute me semble largement imputable aux féministes (néo ou anciennes) qui polluent les médias et le milieu du journalisme ! Il faut vraiment n'avoir vraiment rien compris au cinéma ni même au sens des mots pour considérer qu'un homme mûr faisant l'objet des avances d'une adolescente sexuellement éveillée puisse être considéré comme de la "pédophilie" !!! Etrange de confondre ainsi l'enfant, dont les tendances sexuelles ne sont pas encore développées, avec l'adolescente très éveillée sexuellement, qui prend l'initiative de la rencontre sexuelle !!  On pourrait plutôt dire que c'est notre époque qui semble obsédée par la question de la pédophilie, au point de la voir partout présente ou de soupçonner son existence là même où elle n'existe pas ! Les accusés d'Outreau sont là, malheureusement pour eux, pour le savoir ! Quand donc Schneidermann invitera-t-il dans ses plateaux autre chose que des bigots, des moralistes de bas étages et des donneurs de leçons de morale, lorsqu'il s'agit d'art et de cinéma ? Baudelaire fut condamnée pour immoralité en raison de ses poésies lubriques, Berri ne serait pas loin de l'être aussi pour avoir osé évoquer la consommation sexuelle entre un homme mûr et une jeune femme n'ayant pas encore l'âge de sa majorité ! Comme disait déjà Céline en 1932, "le puritanisme anglo-saxon nous dessèche chaque mois davantage. Tout tourne au mariage et à la correction." Et on ne s'étonnera après cela plus que le combat en faveur du mariage "pour tous" soit devenu l'étendard de notre société bien-pensante !    


J'en arrive à me demander si je suis vraiment féministe. J'ai un doute quand je vois une déclaration d’amour pour le corps d'une femme (OK à ses fesses surtout) définie comme de la misogynie. Je me réjouis, je m'émerveille de la différence sexuelle dans les corps. (Comme ma femme d'ailleurs). Vue avec un œil gourmet de spectateur, qui oublie les théories, cette scène où les mots de Marielle sont savoureux et les fesses de la dame sont consentants, est un vrai régal. Même si on n’y croit pas trop.

"hétéréo-beauf hâbleur" : apparemment la représentation du Mal (mâle ?) absolu pour notre époque dominée par le jugements de valeur du féminisme ! Que ne dirait-on pas si l'on parlait de la "pétasse" et de l'obsession très féminine pour l'apparence physique et la séduction comme pouvoir exercé sur les mâles ! Mais évidemment, il n'est venu à l'esprit d'aucun de nos beaux parleurs, si prompts à dénoncer les "violences sexistes", que caricaturer la masculinité d'une telle façon pourrait s'apparenter précisément à une forme de "sexisme" ! Tout comme il y a le complotisme des anti-complotistes (pour citer Lordon), il y a aussi le sexisme des anti-sexistes !

Je trouve surprenant que, lorsque DS interroge Delphine sur la volonté des réalisateurs de "casser ce personnage d'hétéro-beauf-hâbleur", personne ne relève que ce personnage existe dans ses excès justement pour être ridiculisé. Cela m'a toujours paru évident dans le jeu de Marielle.

Pas fameux le titre, en effet.


Et puis, à essentialiser la vision du film notamment sur la question de la mysogynie, on en vient à oublier tout un tas de choses. Au final, ça donne une critique et un point de vue très parcellaires, qui font réfléchir mais sont incapables d'aboutir à une vision d'ensemble pertinente.

Sur la fin de Calmos par exemple. Est posée la question de pourquoi cette fin est si gênante à regarder. Avant même de s'interroger sur ce que montre ou dit la scène, personne ne parle de l'esthétique, de ce qu'on voit. Pourtant, mince, c'est d'abord pour ça que la scène est dure à regarder. Avant de savoir que je vois un sexe de femme en gros plan, les "décors" sont déjà repoussants, on croirait être en train de regarder un vieux nanar mal fichu. Les couleurs, la matière, tout fait toc, à un point qu'on décroche complètement d'une potentielle immersion dans la diégèse du film. D'autant plus que ça suit un plan d'une nana sur une plage filmé comme une pub pour gel douche. Bonjour le contraste.

Même chose pour le début du film où le malaise est créé délibérément par le silence pesant, le montage lent qui donne l'impression que le temps s'étire, alors qu'on voudrait qu'il accélère...

Bref, c'est bien beau de gloser sur le contenu de films mais n'oubliez pas de parler.... du contenu des films.


Avant de regarder l'émission me viennent deux remarques: oser résumer Marielle à ces deux nanars relève - au mieux - de la provoc. Quant au fond, rassurez-moi, vous avez bien saisi qu'il interprétait des rôles de composition?

J'ai décroché des post-pop. Je trouve trop creux. Je me suis forcé pourtant d'en regarder plusieurs, mais rien a faire.

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