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Hulot et le cheminement d'une information indésirable

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Plutôt que d'accuser le wokisme il faudrait peut-être chercher du côté des défaillances de la justice... Défaillances qui entraînent une situation invivable où la situation reste figée sans possibilité de "passer à autre chose" (et j'entends cela pou(...)

"Vous savez tout. À vous de vous forger votre opinion sur la domination masculine, la présomption d'innocence, la liberté d'expression, la frilosité des éditeurs, les exigences de la promotion, les autocensures volontaires et inconscientes, la censur(...)

Puisqu'on parle de justice aussi, permettez-moi de citer un ancien président :


"Je souhaite qu’il n’y ait pas de mesures d’aménagement de peine pour les peines supérieures à 6 mois #NSParisien "


N. Sarkosy le 3/11/15


;-)))

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Allez, c’est cadeau. Poilade garantie p: 

https://fb.watch/8lHqqse1sJ/

Puisqu'on parle de justice aussi, permettez-moi de citer un ancien président :


"Je souhaite qu’il n’y ait pas de mesures d’aménagement de peine pour les peines supérieures à 6 mois #NSParisien "


N. Sarkosy le 3/11/15


;-)))

Cette histoire résonne avec celle de Darmanin. 


Dans les deux cas, un homme est accusé de viol. Il conteste, mais reconnait des actes moralement douteux (oui, il a invité seule une journaliste de 19 ans pendant une semaine et a eu des relations sexuelles avec / oui il a requis des relations sexuelles avec une personne qui lui demandait un service important et lui a envoyé des textos où il se décrit lui-même comme un sale type profitant de la situation...).


Et dans les deux cas, l'attention se focalise sur les aspects juridiques. Sera-t-il condamné ? Non, Monsieur, et d'ailleurs je peux vous lire le texte de justice qui m'innocente.


On gagnerait peut-être à porter l'attention, au moins un moment, sur un point moins susceptible de basculer dans un sens ou l'autre pour des raisons malheureuses (le temps, le manque de preuve...), sur un point beaucoup plus sûr car admis par toutes les parties :


Hulot et Darmanin ont eu, au moins à quelques reprises, des comportements de prédateurs. Au sens où ils se sont montrés prêts à mentir et manipuler pour s'attirer les faveurs sexuelles de femmes.


Ça ne suffit certainement pas à totalement les définir, mais de là à considérer qu'il n'y a aucun lien avec la vie de la cité...

Il y a sans doute une pudeur à porter des jugements moraux qu'on craint être trop subjectifs. Mais cette pudeur permet aux prédateurs de s'en tirer à relativement bon compte dans leur communication. En dehors des cercles militants, ou concernés par ces sujets, à défaut d'une condamnation par la justice, quelle est la proportion de citoyens qui va intégrer ces éléments dans sa conscience politique ?



Bon la justice a en effet tranché selon la loi ..de l'époque : ok affaire conclue, ..ceci dit il est possible, et même assez facile  de lire entre les lignes, je parle de celles du jugement, et de se faire une opinion ... Il reste que ceux ( et même celles !)  qui sont avides du pouvoir le prennent dès qu'ils le peuvent sur les autres, que ce soit notamment pour l'argent et bien sûr  pour le sexe, pour peu que ceux-ci ..et plus encore celles-ci , soient en situation ou mise en situation de faiblesse .... la notion de consentement devient bien "élastiques" .. pour le dominant mais hélas aussi pour le/la dominé.e.  

Si seulement Pascale M. avait été invitée par son grand-père aux dîners qu’il accordait à ses groupies (cf. Le Monde), elle aurait bénéficié d’une édification valable pour savoir à quoi s’en tenir sur les hommes trop médiatisés… 

Devoir prendre son téléphone pour lire une phrase simple que tout le monde a lu 200 fois, comme si c'était l'argument ultime, voilà qui est bien risible. Les murs s'effondrent et ils parlent du papier peint...

au delà des faits,   sur lesquels je n' ai pas  assez de connaissances pour avoir  un avis , mais  porter  toute sa vie  "tu es  allée chez Hulot sans faire une photo,  viens chez moi, "... à vous degouter  du metier de photographe .. J ' aurai assigné les journalistes en justice   ( lmeme si le proces   a été à huis clos ). Bon je me demande si  tout cela à un rapport  avec la notorieté politique   montante ou descendante de Hulot , à l' epoque et maintenant ... Peut etre dans un milieu que je ne connais pas est il flatteur de dire "Untel ou Unetelle je l' ai connu de trés pres " s ' en vanter ou le regretter suivant les resultats electoraux ...

Les féministes ont un terme pour ça : "culture du viol".


Malgré toutes les réticences que je peux avoir par rapport à ce terme (d'un point de vue purement étymologique), il faut admettre qu'il met un nom sur un concept indiscutable : il existe un ensemble de fonctionnements plus ou moins justifiables qui, s'ils ne le facilitent pas forcément, a minima n'aident pas à combattre le viol en tant que problème omniprésent dans nos sociétés soit disant "civilisées".


(quand je parle de fonctionnements "justifiables", je pense par exemple à la question de la justice, qui tout aussi intolérables soient les dénigrements lors du recueil des témoignages par exemple, doit parfois trancher sur la base de "bonne foi contre bonne foi", chose bien plus difficile qu'il n'y paraît)

J'ai lu le livre de Jean-Michel Apathie et le chapitre qu'il consacre à Nicolas Hulot  est en effet impressionnant. Cependant ,mettre sur le même plan les manifestations contre Hulot et celles contre Sylviane Agacinski  n'est guère pertinent. De lourdes présomptions pèsent sur Hulot ;Agacinski est une philosophe  dont on peut ne pas partager les idées  ,mais alors on doit discuter ses idées .

Il ne faut pas oublier non plus que c'est exactement ce que demandaient les manifestants, en discuter, en faire un débât contradictoire, plutôt que de lui laisser une tribune.

Merci pour le rappel! Manifestement, cet état de fait a du mal à être imprimé dans les mémoires ^^ ....

mais en quoi lui laisser une tribune etait-il intolérable ? 

Chacun etait-il obligé d'y assister ?

Il n'y a rien d'intolérable. Il faudrait déjà savoir à qui s'adresser pour dire "c'est intolérable". Les organisateurs, les invités ? La puissance délétère de la Cour de France n'est pas de leur responsabilité.

je n'ai pas compris votre réponse, mais à priori , il était intolérable de la laisser s'exprimer sans débat contradictoire pour certaines personnes.


A chaque fois qu'une personne qui ne lance pas d'appel à la haine ou qui ne tient pas des propos tombants sous le coup de la loi, ne peut s'exprimer librement ça me gène car je me dis qu'un jour ce seront mes idées qui pourraient être interdites d'être exprimées, ou soumises à conditions


Déjà qu'elles sont minoritaires dans le débat public et dans les médias... Les voire interdites un jour car non politiquement correctes ou dérangeantes ....

Mais vos possibilités d'expression sont soumises à condition, en permanence. Il faut remplir des conditions préalables avant d'être invité à s'exprimer lors des assises du journalisme. Pourquoi les choix des organisateurs de l'évènement, qui censurent ceux qu'ils n'invitent pas serait plus légitime que les protestations de militants (en matière de liberté d'expression)?

Qu'ils protestent ne me gène pas, qu'ils empêchent de parler, déjà plus . Mais encore eut-il fallut que j'aie assisté à l'événement auquel je fais référence pour être vraiment précis

je vous accorde que je me réfère uniquement à ce que j'en ai compris . Donc...

Il faudrait relire l'article pour voir l'argumentaire des étudiants, à vous de juger. En tout cas il ne s'agissait pas de l'empêcher de s'exprimer, mais de lui refuser de tenir ses propos dans la position de l'autorité professorale.

J'avoue que je n'avais pas trop compris la quasi unanimité médiatique contre Ebdo, dont je n'avais pas manqué un seul des rares numéros. L'article sur Hulot m'avait paru assez mesuré, même. J'avais eu l'impression d'un "Quelle indignité" général, mais qui, contrairement à celui de Sarkozy sur France 2, ne devenait pas instantanément un même, mais était au contraire pris très au sérieux. Quelque chose du genre : "Mais n'avez-vous pas honte? S'il est accusé de viol, c'est sa vie privée enfin !"

Daniel, tentez le coup : ne prononcez jamais "woke" et "cancel culture". Ce sont des mots insultants. Votre prose n'en sera que davantage neutre et instructive. "Le résultat va vous surprendre"

Bonjour,


Bizarre et maladroit, je trouve, de mettre sur le même plan "woke" (pfff) l'action contre Ch. Agacinski , portant sur des idées (et qui me semblait poser question)et l'action contre Nicolas Hulot, portant sur des faits, présumés ou établis. 


Merci pour le reste de la chronique. 

Jean-François Khan avait qualifié  "l'affaire DSK" de "troussage de domestiques".... 

Apparemment en 2011, JFK  ne savait pas que le droit de cuissage était aboli.  Peut-être qu'Hulot non plus.




On vous a connu moins précautionneux dans vos indignations Daniel.

"Vous savez tout. À vous de vous forger votre opinion sur la domination masculine, la présomption d'innocence, la liberté d'expression, la frilosité des éditeurs, les exigences de la promotion, les autocensures volontaires et inconscientes, la censure woke, la cancel culture, et le cheminement souterrain d'une information indésirable.

Excusez-moi, Daniel, mais je suis loin d'avoir l'impression de tout savoir, et de pouvoir me forger une opinion suite à votre chronique. Vous vous avancez peut-être un peu. Je suppose que cette exhumation d'affaire va progresser, et qu'on en saura un peu plus dans quelque temps. Ou pas. Car en l'occurrence, les opinions devraient être assez tranchées à ce sujet. Il ne devrait pas être facile, justement, de "tout savoir".

Depuis, la législation a changé :  le dépôt de plainte pour viol peut s'effectuer jusqu'à 20 ans après les faits . 


« Quand le dictaphone s’éteint, l’immense majorité des interlocuteurs finit toujours par lâcher : “Vous ne pouvez pas faire une biographie de Nicolas sans évoquer cet aspect du personnage.” Ils ou elles parlent de jeunes anonymes, assistantes d’émission, stagiaires ou de jeunes femmes issues de la sphère publique : une petite-fille de François Mitterrand, apprentie photographe, qui passe une semaine chez lui sans ramener un seul cliché, et aussi une fille de ministre courtisée à la limite du harcèlement, et d’autres, impossibles à citer ici. »


cf : Bérangère Bonte dans son livre Sain Nicolas cité par Reporterre

Plutôt que d'accuser le wokisme il faudrait peut-être chercher du côté des défaillances de la justice... Défaillances qui entraînent une situation invivable où la situation reste figée sans possibilité de "passer à autre chose" (et j'entends cela pour la victime comme pour le criminel.).


On pourrait imaginer le cheminement classique : crime > Justice > peine > processus de guérison (pour la victime) et "d'oublie" (par la Société, et du coup également pour l'ancien criminel qui a le droit de pouvoir "évoluer").


Mais là, comme le niveau de confiance est au ras les pâquerettes et comme mainte fois la justice n'a pas été rendu : et bien personne ne peut plus avancer et "passer à autre chose" (au sens positif de l'expression). La situation est invivable pour tout le monde.

J'ai beaucoup d'admiration pour Aphatie qui, après être resté apathique des années, retrouve dans sa mémoire des informations qu'on aurait aimé avoir au bon moment! Mais comment reprocher à quelqu'un ... des absences sûrement involontaires (il me semble aussi qu'il avait fait preuve d'une grande discrétion lors d'une accusation portée contre DSK par une quasi-inconnue, dans une émission d'Ardisson!)

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Hulot...Hulot?


Dites-moi, une relation quelconque avec La Hulotte, cette merveilleuse revue à laquelle ma classe unique était abonnée?


De La Fontaine tout n'était que fable ou pas : " Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir" ( dans les Animaux malades de la peste)


La Hulotte, La Fontaine loin des Hommes ou pas? Que de questions bien animales.




 

 Hulot ( qui n'est pas très chouette )  serait-il comme le climat  :  légèrement déréglé  , et, sûrement, un peu trop chaud ?


Certains esprits malveillants ont laissé entendre qu'Eric Zob posait les mêmes problèmes..

 

Une nouvelle raison  " d'admirer " les politiciens,  dont le charme  ( viril )  est  incontestable.

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