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Gratuité pour le climat ?

Commentaires préférés des abonnés

"rendre gratuits les articles  de presse sur le changement climatique"


Y compris ceux qui nous expliquent que c'est même pas vrai, qui nous proposent des solutions de verdissement bidon, ou qui nous font la pub des SUV hybrides? 


Je préfère m(...)

La pétition est mal formulée: il s'agit d'un accès libre et non gratuit. Wikipédia est libre et sans publicité, Reporterre aussi, le MediaTV aussi. C'est un autre modèle économique dont il s'agit, basé sur l'engagement volontaire des lecteu(...)

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un lieu commun qui me fout en pelote. moi, et tous les bénévoles de tout poil qui se dépensent, gratuitement, pour le bien commun. Ce "ne vaut rien" m'évoque tout à fait le "ne sont rien" de Macron. 


mais il me semble que ce n'est pas tout à fait(...)

Derniers commentaires

"Sur ce site, nous avons adopté un autre système, dont nos abonnés s'emparent chaque semaine, en votant pour deux contenus, qu'ils souhaitent voir portés à la connaissance de tous. "

peut être baisser à 1 par semaine mais mettre systématiquement en accès libre les articles sur l'écologie ?

bah alors ?  vous vous dégonflez déjà au premier effort qui vous est suggéré pour essayer  de résoudre un problème qui vous tient  apparemment a cœur ? pourquoi ne pas passer en accès libre tout ce qui touche a l'urgence climatique ? 

je vous trouve bien frileux pour quelqu'un qui affirme avoir métabolisé.


vous illustrez le problème actuel, pour dénoncer y a du monde , pour mettre la main a la patte  y a moins de monde. 

Si vraiment on est dans l'urgence et que chaque action compte , pourquoi refuser celle ci , ca ne me semble pas déraisonnable deslors que ca ne met pas en peril le journal (soyons réalistes le petit manque a gagner me changera pas grand chose , fort a parier meme que l'initiative solidifiera votre "fan base").


Cela n’enlève rien a votre initiative personnelle et a votre très bon bouquin sur ADP qui d'ailleurs  pourrait être un peu moins cher voir gratuit après quelques mois (ou deslors qu'il paye vos 3 mois de travail) pour toucher le plus grand nombre. 



ASI soumet au vote des lecteurs ses articles et videos et met en libre accès celui choisi par ses abonnés. C'est une idée géniale ! Ces articles sont ils de moins bonne qualité que les autres ? Grâce à leur diffusion, ne vous rapportent-ils pas de nouveaux abonnés ? Ne font-ils pas rayonner votre projets au-delà du cercle fermé de vos fidèles abonnés ?


Pourquoi ne pas essayer d'en mettre plus en libre accès pour voir si cela affecte vos finances ? Cela diminuerait ou augmenterait le nombre d'abonnés ? Pourquoi ne pas tenter l'expérience ? Pourquoi ne pas être un laboratoire économique de l'information ?

Luc Bronner. "Le débat est si difficile, troublant, déstabilisant, [...]. Jusqu’où la remise en question du système économique ira-t-elle ? Jusqu’où le système démocratique lui-même sera-t-il remis en cause ? Jusqu’à réclamer des régimes plus autoritaires au nom de la survie de l’humanité ?[...]  Et devront-elles abandonner en grande partie le rêve de la voiture, de la maison individuelle et du voyage?" 


Attention, le mec est pas loin de découvrir Murray Bookchin...

JE NE SUIS PAS UN PRODUIT, JE SUIS UN HOMME LIBRE mais peut-être pas libéré !


"Ce qui est gratuit ne vaut rien"

ou 

"Ce qui est gratuit ne vaurien" 

ou

"Ce qui est gratuit ne veau rien" 


Mais tout dépend du "produit / labeur" et de la GRCPVC.


A N.Y-C, hiver 1979, d'accortes jeunes femmes distribuaient des paquets de cigarettes. Un par personne.

Elles étaient placées à chaque Block le long de la 5Th Av., de Grand Central au Guggenheim.

J'ai effectué quelques aller-retour* et j'ai récolté assez de clopes pour deux semaines de tabagisme effréné.

Comme les accortes jeunes femmes étaient remplacées ou me reconnaissaient, mon french accent souriant ...

* un aller-retour = 8 km


Puis, j'aimais bien les Spilotinpif distribués sur la côte pendant les vacances d'été.


Bref, je commence radicalement à être fatigué des leçons de bonne conduite !


A GAUCHE TOUTE !



et si on reparlait du revenu universel et de la fin du salariat ?

Il me semble qu'il y a un réflexe très petit bourgeois à réclamer passivement et gratuitement des productions issues d'un travail actif. Si on veut s'engager pour le climat, il y a plein de manières et on a alors sans problème accès à ces infos supposées inaccessibles. Non pas tant par petites magouilles (ça existe bien sûr) mais parce que ce qui est décisif finit toujours par circuler. Donc la solution est de bouger le cul de son canapé, rejoindre des réseaux ou des assos, pas de pétitionner pour que le taf des autres tombe tout cru dans la 1/2 seconde son fil twitter. Faut quand même être un gros bouffon pour perdre du temps a faire une telle pétition de ouin-ouin plutôt qu'à le consacrer à agir. 

Je signais sans me poser tant de questions... mais les questions posées sur ASI sont pertinentes ! 


il s'agit de sortir du discours pathétique sur fond de "La guerre de Troie n'aura pas lieu".. .et de multiplier par ...10 000? 1 000 000 ? les contenus utiles. 


en résumant beaucoup, la pétition propose ceci :

"C’est pourquoi nous demandons que l’ensemble des articles liés de près ou de loin à la question environnementale soient en accès libre, qu’ils soient gratuits. Il est essentiel que les barrières à l’information tombent pour permettre un élargissement de la mobilisation citoyenne. L'information sur l’urgence écologique concerne notre avenir commun. Elle est donc un bien commun, une ressource dont nous pouvons tous partager les fruits à des fins de mobilisation collective. "


Je suis d'accord.

Ne s'agit-il pas, au fond, d'instaurer un différentiel entre ce qui inonde le temps et l'espace médiatiques - beaucoup de bla bla, même sur la question du climat- , et ce qui permet vraiment la réflexion de chacun, la prise de décision, la prise de conscience de ce qui est en cours d'expérimentation, de ce qui pourrait être changé...? bref il s'agit de consacrer à la transition écologique l'essentiel de "l'information" afin de construire un consensus vers un débouché politique. 


Nous sommes sûrs que cela n'est pas arrivé, depuis 30 ans, et quasi sûrs que cela ne va pas arriver avec le système médiatique actuel. 

Quand on patauge dans les mêmes impasses, il faut changer de point de vue, faire un virage de la pensée à 180° ( Voir l'Ecole de Palo Alto...) Comment pourrait-on inverser la proposition de cette pétition ?

Pour rendre plus "attractifs" les contenus utiles à la transition écologique... on pourrait peut-être réfléchir au moyen de rendre payants (beaucoup plus cher que les abonnements actuels, la redevance, et la PUB)  tous les autres contenus ?  


Plutôt que de taxer l'essence, taxons l'écoute des âneries  qui entretiennent l'illusion d'une solution dans le "rien faire", encouragent l'apathie...

ça ne devrait pas être plus difficile que de trier les contenus pornographiques.......mais...nous manquons de lois anti-âneries : le monde médiatique fait ce qu'il veut, sans avoir à rendre de comptes, pourquoi alors se soucierait-il d'un "bien commun" , si cela ne lui coûte rien de l'ignorer ? et tant que cela le fait vivre.

Bonjour à  ASI, 

Je viens de visiter le site d'ASI en mode non abonné pour voir à quoi un visiteur lambda à droit :  les contenus gratuits ne semblent pas se détacher des payants, peut-être les mettre en avant permettrait au badaud de mieux évaluer le site. 

Juste une piste.  

"Jusqu’où la remise en question du système économique ira-t-elle ? Jusqu’où le système démocratique lui-même sera-t-il remis en cause ? Jusqu’à réclamer des régimes plus autoritaires au nom de la survie de l’humanité ?"


Décidément, ils ne changent pas, au Monde: le changement du système économique est mis sur le même plan que la renonciation au système démocratique.


Mon sentiment est pourtant que les réflexes autoritaires, antidémocratiques sont du côté de ceux qui voudraient que le système économique ne change pas. Mais cela est impensable au Monde, pour qui capitalisme libéral = démocratie.


Il suffit d'ailleurs de lire les paragraphes situés juste avant et juste après celui que cite Daniel, pour se convaincre que cette équation se trouve encore et toujours maintenue chez Luc Bronner et Cie: 

Juste avant: "Là où les enfants de 1968 avaient à se battre pour leurs libertés individuelles quelle chance ! , les générations qui suivent, cinquante ans plus tard, vont sans doute devoir se battre avec la perspective d'une restriction des libertés individuelles face aux menaces du réchauffement climatique."

Juste après: "La liste des questions est infinie mais toutes ramènent à une problématique extraordinairement délicate, que nous préférons éviter : il va nous falloir apprendre à considérer autrement le champ des libertés, en premier lieu de la liberté de consommer".


Et si la démocratie était autre chose que la liberté individuelle? Ni identique, ni opposée, juste autre chose... Allez, encore un effort de remise en question, Luc Bronner!

Vous pourriez ajouter chaque semaine avec les deux articles gratuits un article sur l'urgence climatique gratuit, et cela passerait très bien. En plus d'offrir une bonne pub sur la qualité de vos articles en plus. :p

D'abord en ce qui concerne l'environnement comme la retraite ou la lutte des Gilets Jaunes, il y a un moyen gratuit (en apparence) et toujours disponible (sauf catastrophe environnementale de Rouen)

un moyen imparable

qui rend inutile les articles de presse

qui ne compte pas son temps

ni notre argent (puisqu'au bout du compte nous finançons sa campagne perpétuelle)

qui a réponse à tout

et des longues réponses

sur tous les problèmes

posez lui une question simple, il vous répondra simplement pendant des heures

et sa parole est écologique puisqu'il est tout en une seule personne (socialiste, libéral, extrême droite, ...)


La gratuité avec MACRON


Participez au débat sur l'environnement en l'écoutant s'ébattre

"rendre gratuits les articles  de presse sur le changement climatique"


Y compris ceux qui nous expliquent que c'est même pas vrai, qui nous proposent des solutions de verdissement bidon, ou qui nous font la pub des SUV hybrides? 


Je préfère m'en tenir à ma première façon: payer un abonnement quand c'est vraiment utile, faire un don régulier, comme pour Reporterre ou Basta, voter pour "accès gratuit", passer le lien d'un article particulièrement intéressant. Et faire, sans excès, profiter mon entourage de ce que j'apprends ainsi.


C'est comme pour les info bidons: laissez moi trier moi même!

euh... désolé d'être à côté de l'essentiel (mais j'approuve sans réserves DS pour ce coup), qu'est-ce qu'un PAYWALL ? si quelqu'un.e pouvait me renseigner... merci !

" Si on payait mieux les bénévoles, ça donnerait peut-être plus envie, à plus de gens, de travailler gratuitement ".

La pétition est mal formulée: il s'agit d'un accès libre et non gratuit. Wikipédia est libre et sans publicité, Reporterre aussi, le MediaTV aussi. C'est un autre modèle économique dont il s'agit, basé sur l'engagement volontaire des lecteurs et non sur la contrainte par le paywall ou sur la gratuité par le financement publicitaire.


A quand une émission sur le sujet ?



Je ne pense pas vraiment que ce soit intelligent de paniquer à ce point. La réalité et les effets du réchauffement climatique d’origine humaine sont connus depuis plusieurs dizaines d’années. Dans les cours que j’ai eu au milieu des années 1990, tout ce que nous entendons aujourd’hui était déjà connu. On le sait simplement aujourd’hui avec plus de certitude et de précision. Ça c’est le volet scientifique.


Quant aux conséquences, elles sont plus difficiles à évaluer. La réaction de la société humaine à un changement climatique, ce n’est pas une science exacte. Donc, on ne sait pas très bien comment nos sociétés vont réagir. Depuis Yves Cochet jusqu’aux plus optimistes, il y a beaucoup d’opinions. Décréter que « l'espèce [humaine] tout entière est menacée » c’est se positionner dans le camp Cochet.


Dès lors, il me semble aberrant de penser à des solutions et donc forcément à des régimes autoritaires pour résoudre ce problème. De l’instant où ce pouvoir sera octroyé, il sera détourné.


Il faut se rappeler que l’humanité est passée par des crises très dures et que le recours aux solutions autoritaires en est plutôt la cause que le remède. L’état du monde à la fin de la première guerre mondiale (en enchainant avec la grippe espagnole au passage) et à la fin de la seconde guerre mondiale n’était quand même pas très glorieux. L’humanité s’en est relevée.


Le danger est là, réel et grave et c’est bien pour ça qu’il ne faut pas commencer à courir comme une poule sans tête. Il faut plutôt consacrer son énergie aux solutions utiles et qui rassemblent plutôt qu’à celles qui divisent et réaffirmer sa foi dans l’être humain qui a pour bonne habitude de trouver des solutions aux problèmes qui lui sont posés.

faites gaffe de ne pas tomber du coté obscure quand même avec ce genre de propos mesurés...

vous avez raison, pourquoi penser à des solutions aussi aberrantes que des "régimes autoritaires" ? Il sera temps d'y réfléchir quand l'europe déploiera ses polices pour rejeter les migrants à la mer ou à l'esclavage, quand elle aura perdu toute humanité et préfèrera laisser crever les gens... quoi ? on me dit que c'est déjà le cas ? ah ben, vous me rassurez, "l'humanité va s'en relever"...

Le danger est là, réel et grave et c’est bien pour ça qu’il ne faut pas commencer à courir comme une poule sans tête. Il faut plutôt consacrer son énergie aux solutions utiles et qui rassemblent plutôt qu’à celles qui divisent et réaffirmer sa foi dans l’être humain qui a pour bonne habitude de trouver des solutions aux problèmes qui lui sont posés.


Excusez-moi, mais c'est quoi "les solutions qui rassemblent" et "les solutions qui divisent". Cela fait 30 ans que l'on sait que le réchauffement climatique est un phénomène bien réel, qu'il est dû aux activités humaines et que les conséquences vont être catastrophiques à l'échelle mondiale. Et cela fait 30 ans que les gouvernements ne vont pas au delà des belles paroles. On n'a pas besoin d'un appel à la modération, mais d'un appel à la radicalisation



Ben même question, c'est quoi la radicalisation ? Suffit pas de parader avec « radicalisation, radicalisation !!! » pour résoudre le problème.


La modération ou la radicalisation à laquelle je réagis c'est le mode d'administration des solutions, ce ne sont pas les solutions elles-mêmes.

Un gouvernement démocratique peut prendre des solutions radicales et efficaces, un gouvernement autoritaire peut ne rien faire de tout le pouvoir qu'on lui accorde.

Je peux même vous dire que, pour ce dernier cas, c'est très précisément comme ça que ça va se passer.

Durant la deuxième guerre mondiale (je file mon exemple), les Etats-Unis et la Grande-Bretagne sont restées des démocraties.


Mes solutions?

D'abord créer une agence au niveau adéquat (européen ? ONU ?) dont l'objet unique est l'évaluation de l'impact climatique des technologies actuelles, futures, et des systèmes actuellement en fonctionnement (commercial, de transport…).

Elle aurait pour objet l’aide à la décision politique pour lutter contre le réchauffement climatique.


Aujourd’hui, on choisit l’essence à la place du diesel, les camions au gaz plutôt que les camions au diesel, les voitures électriques sur les longs trajets, les panneaux solaires sur les toits individuels, la communication électronique à tout-va plutôt que le papier, la fin du nucléaire, le tout sur base de présomptions. Dans les autres secteurs, on ne sait pas. C’est quoi l’impact de l’accord commercial avec le Mercosur ou le Canada ? On ne sait pas très bien.


L’avion, c’est toujours mal ? Et si on compense ? Il vaut mieux détruire une maison mal isolée pour en construire une passive ou pas ? Il vaut mieux cultiver de petites parcelles avec beaucoup de main d’œuvre ou adapter l’agriculture traditionnelle ?


On a plein d’a priori mais on ne sait pas en fait. Mesurons tout ça et on pourra faire des choix.


faut-il vraiment un organisme de plus pour ça ??? Ou simplement financer un peu mieux les organismes de recherche existants ?

Il y en a déjà. L'ademe, par exemple, qui évalue la voiture électrique via la Fondation pour la Nature et l’Homme avec le soutien désintéressé au sein du groupe d'experts de Renault, de Saft (fabricant de batteries) et de l'Association pour le développement de la mobilité électrique : http://www.fondation-nature-homme.org/sites/default/files/vehicule_electrique_synthese.pdf  

D'abord créer une agence au niveau adéquat (européen ? ONU ?) dont l'objet unique est l'évaluation de l'impact climatique des technologies actuelles, futures, et des systèmes actuellement en fonctionnement (commercial, de transport…).

Elle aurait pour objet l’aide à la décision politique pour lutter contre le réchauffement climatique.


Ca existe déjà. Ca s'appelle le GIEC. Et ça fait 30 ans que les politiciens se contrefichent de tout ce qu'ils disent.



Aujourd’hui, on choisit l’essence à la place du diesel, les camions au gaz plutôt que les camions au diesel, les voitures électriques sur les longs trajets, les panneaux solaires sur les toits individuels, la communication électronique à tout-va plutôt que le papier, la fin du nucléaire, le tout sur base de présomptions



De présomptions ? Non mais vous vous foutez de notre gueule ! Ce ne sont pas "des présomptions", ce sont des certitudes. Si on n'arrête pas nos émissions de gaz à effet de serre, la planète continuera à se réchauffer à un rythme insoutenable pour la flore et la faune, et à terme pour nous aussi. 



Donc je réitère ma question: selon vous, quelles sont "les solutions qui rassemblent" et "les solutions qui divisent"? Parce que, pour le moment, il me semble que vous adoptez le point de vue des hommes politiques: surtout ne rien faire dans l'immédiat, laissons la génération suivante se démerder avec ces problèmes.

1. Le GIEC rapporte des études sur le sujet jusqu'à un certain niveau mais il faut un instrument opérationnel pour les solutions à mettre en oeuvre concrètement.


2. Votre analyse du paragraphe "présomptions" est erronnée. Toute mon intervenion porte sur le fait qu'on propose des solutions (l’essence à la place du diesel, les camions au gaz plutôt que les camions au diesel, les voitures électriques sur les longs trajets, les panneaux solaires sur les toits individuels, la communication électronique à tout-va plutôt que le papier, la fin du nucléaire) sans en connaître l'impact de manière objective sur le réchauffement climatique. C'est là que réside les "présomptions".

Y voir ma qualification de l'état de la science sur la réalité du chauffement climatique n'a pas de base, d'autant que dans ma première intervention j'écrivais (souvenez-vous, vous y avez réagi) : "La réalité et les effets du réchauffement climatique d’origine humaine sont connus depuis plusieurs dizaines d’années. "

On fait difficilement plus clair pour qui prend la peine de lire. Bref, arrêtez de vous fabriquer des ennemis parce qu'on a une divergence sur la mise en oeuvre des solutions..


3. Les solutions qui divisent sont les solutions qui restreignent de manière autoritaire le mode de vie des êtres humains dans le simple but de "se faire mal". Le couplet sur la fin de nos habitudes et demain sera difficile et pire qu'aujourd'hui n'a aucune base objective. Il présuppose que les mesures à prendre seront nécessairement toutes et lourdement douloureuses. Il y a là une attitude mystique qui est toujours l'ennemie de la science, elle, pour le coup.

Les solutions qui rassemblent sont celles qui soutiennent les actions humaines (isoler sa maison, utiliser des modes de transport moins polluants, acheter des biens consommables avec un impact carbone faible...) sur des bases objectives (d'où l'intérêt de l'agence.

Entre les deux, il faudra nécessairement utiliser le levier de la taxation pour lequel, effectivement, il faudra être juste, objectif et didactique. Il faut à mon avis aussi remettre en cause de manière normative certaines pratiques du commerce international. Le job des politiciens, quoi...


Je vais prendre un autre exemple des solutions qui rassemblent. Les transports sont une source importante d'émissions de CO2. Outre le commerce international dont j'ai déjà parlé, est-ce qu'une société où l'on doit aller moins loin pour aller travailler et y aller autrement qu'en voiture ne peut pas être plus attractive? Idem pour les centres-villes moins pollués ? Lesquels sont les plus agréables? Ceux où la voiture (électrique, diesel ou essence, peu import) a disparu.

Il ne faut pas tomber dans le piège des "solutions qui font mal". Il n'est pas sur qu'elles soient en elles-mêmes efficaces, elles passionnent ceux qui pensent que la rédemption climatique passe par le mal qu'on se fait ou poursuivent d'autres objectifs et discréditent toute solution à ces problèmes aux yeux de très nombreuses personnes qui répugnent à s'auto-flageller.

Or, on a besoin de solutions, pas de se faire plaisir ou du mal.

un instrument opérationnel pour les solutions à mettre en oeuvre concrètement. 


C'est beau comme du Macron ! Il manque juste le mot "projet" hurlé à tu-tête. Plus sérieusement, la solution, on la connait déjà: cesser d'émettre des gaz à effets de serre. Il suffit de calculer les rejets en CO2 (et autres GES) et de faire payer à prix fort cette pollution. Ce qui manque, c'est la volonté politique et l'existence d'une structure supra-nationale (gouvernement mondial) cable d'imposer des sanctions au niveau planétaire.



(l’essence à la place du diesel, les camions au gaz plutôt que les camions au diesel, les voitures électriques sur les longs trajets, les panneaux solaires sur les toits individuels, la communication électronique à tout-va plutôt que le papier, la fin du nucléaire) 

Ca, ce ne sont pas des solutions; ce sont des gesticulations que les hommes politiques font pour faire croire qu'ils font quelque chose. Ca ne veut pas dire que ces choses sont mauvaises ou inutiles, juste que ce n'est pas avec ça que l'on résoudra le problème.



On fait difficilement plus clair pour qui prend la peine de lire. Bref, arrêtez de vous fabriquer des ennemis parce qu'on a une divergence sur la mise en oeuvre des solutions.. 

Je crois que nos divergences sont plus profondes. Il me semble que vous minimisez délibérément l'impact du réchauffement climatique, et les connaissances que nous avons déjà sur cet impact.



Les solutions qui divisent sont les solutions qui restreignent de manière autoritaire le mode de vie des êtres humains dans le simple but de "se faire mal". 

[...]

Les solutions qui rassemblent sont celles qui soutiennent les actions humaines 


Comment dire... Déjà, vu que les activités humaines sont le problème, toute solution passe par une modification de ces activités. Mais cette modification ne se fera pas spontanément, il y aura forcément une part de coercition.  Cela peut être direct (interdiction d'utiliser X et obligation d'utiliser Y) ou indirect (surtaxer X et subventionner Y ), mais d'une manière ou d'une autre, on va devoir passer par un cadre législatif contraignant pour changer nos comportements. Votre dichotomie est à la fois absurde (toute solution est à la fois "une solution qui rassemble" et "une solution qui divise" selon vos critères) et elle montre bien que vous n'avez pas réellement conscience de l'ampleur du problème à résoudre.

Votre discours révèle un problème épistémologique (pour utiliser un gros mot).

Vous placez au mauvais endroit la limite de la portée de la science. Et donc, lorsque je questionne la priorisation des solutions, ce qui est du champ du politique, vous pensez que j'attaque les acquis scientifiques.

Quand vous employez un "gros mot", essayez au moins d'employer un qui soit correct. En l’occurrence, notre conversation n'a rien à voir avec l'épistémologie. Ni avec le cyclimse, d'ailleurs.


On ne parle pas de "comment acquière-t-on nos connaissances en climatologie", on parle d'actions, bref de politique. Et je place la "portée de la science" exactement au bon endroit. Parmi les acquis scientifiques, comme vous dites, il y a les prévisions des climatologues qui ont déjà anticipé les conséquences de notre inaction collective. Inaction qui ne vous semble pas trop grave, puisque vous suggérez qu'il faut continuer à réfléchir à ce qu'il faut faire. Réfléchir, c'est bien, mais on sait déjà ce qu'il faut faire. Il manque juste la volonté politique d'appliquer ces solutions à l'échelle mondiale.



Houla, en 2019 je déserte les bagarres de vocabulaire. Les dictionnaires sont accessibles en lignes.


Je vous laisse donc avec ce tweet de 4 heures ce matin de notre matinaute préféré. 


C'était l'objet de mon intervention et ça la corrobore : l'angoisse. Et je répète qu'elle est très mauvaise conseillère.


Le tweet 

Je ne suis pas bien sûr de voir le rapport avec le sujet discuté ici (à part que ça concerne le climat) et tout ce que nous pouvons déduire du tweet, c'est que DS souffre d'insomnie ou bien il est très très matinal.


Mars et Venus sont deux exemples de planètes qui ont été habitables, avec de l'eau liquide en surface, mais qui ne le sont plus actuellement. Carl Sagan, dans sa série Cosmos (1980), les donnait d'ailleurs ces deux planètes en exemple de ce qui pourrait arriver si on déréglait le climat de la Terre (et oui, la question du changement climatique de date pas d'hier),.39 ans plus tard, on ne peut pas dire que l'humanité a pris conscience du problème. A l'échelle mondiale, ce n'est pas l'angoisse mais l'apathie sur cette question qui est problématique.


Donc pouvez-vous me dire où vous voulez en venir ?



« (et oui, la question du changement climatique de date pas d'hier) »

Les tacles ne sont pas interdits mais comme j’écris dans ma première intervention (celle que vous faites mine d’oublier systématiquement) « Dans les cours [de climatologie] que j’ai eu au milieu des années 1990 (…) » vous risquez surtout de vous tordre la cheville sur la question de la perspective historique.


Sur le fond, suite à votre question, je relaie ce tweet car ça illustre la panique, et que, je le répète, elle est mauvaise conseillère.


Pourquoi c’est de la panique ? Car si l’atmosphère de mars a disparu, entrainant l’évaporation de l’eau martienne, c’est à cause du « vent solaire » (et au passage, la terre en est préservée grâce à son champ magnétique). Les gaz à effet de serre ne sont pas en cause. Cette disparition a eu des conséquences climatiques évidentes et importantes mais n’a aucune cause climatique. Rien à voir avec le réchauffement climatique, donc, ni de près, ni de loin. Or quant on fait "#climat", actuellement, à moins qu'on soit un climatologue spécialisé dans les planètes estraterrestres, ça a un sens...


L’atmosphère terrestre va en effet bien un jour disparaitre (la planète aussi d’ailleurs). Mais tout patient soit-il, l’évolution aura fait disparaitre l’homme dans sa version actuelle et la plupart des espèces que nous connaissons bien avant ce moment.


Quant à imaginer que l’homme, via son action, élimine l’atmosphère terrestre, je ne visualise pas bien le mécanisme potentiel qu’il pourrait mettre en œuvre (après, si vous m’exposer posément une théorie, je ne demande qu’à lire, tout ça n’est pas mon domaine de compétence et même si je n’en vois pas franchement l’intérêt), mais il se tuerait bien avant que de n’avancer ne fut-ce que significativement dans son projet. Déjà, avec quelques degrés de réchauffement (ce que l’atmosphère terrestre supportera sans difficulté comme elle l’a déjà fait), les sociétés humaines vont être profondément bouleversées et on en mesure très mal les conséquences dévastatrices. Pour le dire simplement, dans tous les cas, l’atmosphère survivra à l’espèce humaine.


Le réchauffement climatique d’origine humaine est un défi trop grave et trop urgent que pour agiter de fausses peurs qui discréditent sa réalité ou pour confier son destin à des « régimes autoritaires » (je cite l’article d’ASI) dont le seul palmarès, jusqu’à présent, consiste à avoir massacré des millions d’êtres humains.


vous risquez surtout de vous tordre la cheville sur la question de la perspective historique.


Je ne crois pas, non. Je connais suffisamment bien l'histoire de la climatologie, à force de discuter avec des négationnistes et de réfuter leurs "arguments". Au passage, je n'ai pas essayé de vous tacler. On n'est pas en train de jouer un match de foot ou de Rugby.


Sur le fond, suite à votre question, je relaie ce tweet car ça illustre la panique, et que, je le répète, elle est mauvaise conseillère.


Qu'en savez-vous ? Etes-vous dans le secret de l'âme de DS pour savoir quelles étaient ses intentions en tweetant ça ? Qui vous dit qu'il a twitté ça à cause d'une quelconque panique ? Et non, comme Carl Sagan avant lui, pour nous rappeler que le climat n'est pas éternel et qu'une planète habitable un jour peut ne plus l'être si le climat change ?


Pourquoi c’est de la panique ? Car si l’atmosphère de mars a disparu, entrainant l’évaporation de l’eau martienne, c’est à cause du « vent solaire » (et au passage, la terre en est préservée grâce à son champ magnétique).


Non, c'est (presque) faux. Venus ne possède pas de champ magnétique, est bien plus proche du Soleil que Mars (et subit donc des vents solaires bien plus fort) et pourtant elle a toujours une atmosphère très dense. Ce n'est pas une question de champ magnétique mais de gravitation: Mars est une planète trop petite, tout simplement. Les vents solaires ont joué un rôle, mais si Mars était massive comme la Terre et Venus elle n'aurait pas perdu son atmosphère.


Or quant on fait "#climat", actuellement, à moins qu'on soit un climatologue spécialisé dans les planètes estraterrestres, ça a un sens...


Encore une fois, vous sur-interprétez le tweet de DS. Seul lui peut nous dire ce qu'il a voulu exprimer avec ce tweet plutôt cryptique.



Quant à imaginer que l’homme, via son action, élimine l’atmosphère terrestre, je ne visualise pas bien le mécanisme potentiel qu’il pourrait mettre en œuvre


Un scénario "comme Mars" est impossible pour la Terre. En revanche, un scénario "comme Venus", à savoir que l'effet de serre devienne si intense qu'il rende la planète inhabitable est tout à fait possible. C'est d'ailleurs ce qui arrivera dans environ 1 milliard d'année: l'augmentation de l'activité solaire réchauffera la Terre au point que les océans se mettrons à s'évaporer, et comme la vapeur d'eau est un gaz à effet de serre l'atmosphère sera, comme pour Vénus, très dense et ce qui fera que la surface de la terre sera à plus de 100°C, rendant la planète inhabitable.


L'homme peut-il créer un tel effet de serre que ce phénomène se produise de nos jours ? A priori non (c'est le consensus scientifique sur la question), mais il y a quand même quelques doutes sur les modèles et certains scientifiques disent que si on fait vraiment n'importe quoi, le risque que cela se produise est non nul. Donc pas de quoi paniquer, mais vous devriez réviser vos certitudes sur la question.



Le réchauffement climatique d’origine humaine est un défi trop grave et trop urgent que pour agiter de fausses peurs qui discréditent sa réalité


Quelles "fausses peurs" ?


ou pour confier son destin à des « régimes autoritaires » (je cite l’article d’ASI) dont le seul palmarès, jusqu’à présent, consiste à avoir massacré des millions d’êtres humains.


Nous sommes d'accord là dessus.


La fausse peur, c'est de laisser entendre que soit l'atmosphère va disparaitre suite à l'action humaine (le tweet martien de DS), soit que le réchauffement climatique sera tel que l'eau va s'évaporer. Je parle à une échelle temporelle humaine comme je l'explique dans mon message précédent. Effectivement, tôt ou tard, la planète et même le soleil lui-même vont disparaitre, mais, comme je l'explique aussi précédemment, l'évolution aura fait disparaitre l'espèce humaine elle-même bien avant. "Dans un milliard d'années", ça ne veut rien dire pour l'être humain.


Autant le 'bon sens" des climato-sceptiques est l'ennemi de la science, autant l'éxagération catastrophiste  l'est aussi, on a déjà assez avec le probable et le certain.


Bon, voilà pour votre question. Après je présuppose que vous n'êtes pas d'accord sur cette conclusion, ce qui n'est pas très grave dans le sens ou ça ne change rien à ce qui nous arrive.

Merci pour cet échange.

La fausse peur, c'est de laisser entendre que soit l'atmosphère va disparaitre suite à l'action humaine


Montrez-moi un texte de Daniel Scheidermann (ou un autre) qui affirme cela sérieusement. Je ne vous parle pas de votre interprétation tordue d'un tweet, je veux une affirmation explicite. Chiche.


soit que le réchauffement climatique sera tel que l'eau va s'évaporer.


Personne ne dit ça non plus. 



Donc je répète ma question: quelles fausses peurs ? Donnez-moi de vrai exemples, pas des trucs sortis de votre imaginaire.

""La réaction de la société humaine à un changement climatique, ce n’est pas une science exacte. Donc, on ne sait pas très bien comment nos sociétés vont réagir. ""

Messi messi! :-)

On sait exactement comment nos sociétés vont réagir*. Il n'y a pas plus connu que le comportement humain et pour cause. Il n'a pas changé depuis des millions d'année.

Donc, c'est précisément parce qu'on sait comment ça va finir qu'on flippe.

Quand on est mille dans un groupe humain, on peut difficilement s'offrir un génocide, quand on est huit milliards, on peut.

* de toutes les manière possibles.

On peut très bien faire du gratuit avec un bouton pour faire un don libre à coté.


La gratuité n'enlève pas la valeur des choses et ne fait pas de vous le produit. Il existe des modèles différents, et d'autres à inventer.

Entièrement d'accord : l'information "gratuite", ça ressemble fort à de la propagande.

"C’est pourquoi nous demandons que l’ensemble des articles liés de près ou de loin à la question environnementale soient en accès libre, qu’ils soient gratuits."


hum. Est-ce qu'il y a aujourd'hui un seul article qui ne soit pas lié de près ou de loin à la question environnementale ???

J'ai un principe qui va dans le sens de l'édito de DS : CE QUI EST GRATUIT NE VAUT RIEN !

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