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Démission : la télé psychiatrise Hulot

Après la démission du ministre de la transition écologique, BFM TV et CNews ont analysé en long et en large les raisons personnelles et émotionnelles de Nicolas Hulot, passant à côté de toute analyse politique.

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Mais enfin, il aurait pu dire tout ça sans démissionner. En tant que ministre d'état, il avait une bonne place légitime pour ça.

Au contraire quand certains lui disaient exactement ce qu'il a expliqué sur france inter ce matin, il les dénigrait complè(...)

"le décalage entre l'idéal, l'utopie et la capacité à mettre en œuvre" 


L'idéal utopique, on nous expliquait ce matin sur France Inter que partout dans le monde l'écologie avait du plomb dans l'aile. Et pas uniquement à cause du lobby de la chass(...)

La "psychiatrisation" et "l'émotionalisation" dans laquelle ces journalistes se vautrent, Barbier en tête, rappelle curieusement un sort qui était réservé aux femmes politiques jusqu'il y a peu. (rappelons-nous lé débat Sarko-Royal). Tout se passe co(...)

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La "psychiatrisation" et "l'émotionalisation" dans laquelle ces journalistes se vautrent, Barbier en tête, rappelle curieusement un sort qui était réservé aux femmes politiques jusqu'il y a peu. (rappelons-nous lé débat Sarko-Royal). Tout se passe comme si l'écologie restait, dans l'inconscient collectif (et pervers) de la meute des Inutiles, un "truc de gonzesses". Et que donc, tout homme politique qui en fait sa priorité a droit aux qualificatifs réservés à ces êtres attendrissants, bien vaillants voire courageux parfois, mais définitivement pusillanimes que sont les femmes. Oui oui, on parle bien de la même meute qui est ravie de se montrer au premier plan et de voler au secours de la victoire quand il s'agit de dézinguer le machisme en politique. 


Finalement ces journalistes mainstream n'arrivent plus jamais à parler du fond, à propos d'aucun sujet. Il ne parlent que "méta", tectonique des positionnements politique derrière chaque prise de position: pourquoi untel a dit ça comme ci plutôt que comme ça, chez truc plutôt que chez machin, comment tel propos ou événement place untel. Et le seul qui a pour profession d'avoir un discours méta sur la presse - @si -  se retrouve presque mathématiquement à être le seul à parler du fond, dans le cas présent les motifs argumentés de la démission. Drôle de miroitement...

Devant la reine du Danemark, Macron a salué ce mercredi 29 août le peuple danois "qui n'est pas exactement le Gaulois réfractaire au changement". Une charge contre l'esprit français probablement inédite de la part d'un président de la République en exercice (Marianne.fr).

Pourrir ses concitoyens à l'étranger, la grande classe !

Souhaitons qu'en 2022, s'il se représente, "les Gaulois" lui apportent un démenti cinglant en l'éjectant.

"On n'a pas compris que c'est le modèle dominant qui est la cause". 

Beaucoup l'ont bien compris, mais ils n'ont pas voté Mac Ron. S'il plaide pour une révolution de notre modèle, qu'il s'engage politiquement en cohérence.

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Pas grand-chose à rajouter, si ce n'est qu'hier soir je regardais, avec retard, l’émission effondrement et démocratie. On y parle (de mémoire, il était tard) niveau d'acceptation. En un été, ce gouvernement a réussi, il me semble, à réduire ce niveau à peau de chagrin.


A noter aussi l'interview de notre BB nationale hier dans le Figaro visible en entier ici. Elle ne psychiatrise pas Hulot, mais... la vache ! Et la conclusion est magistrale. Elle explique également que Macron est très à l'écoute, mais qu'en fait, il n'en a rien à f... Comme Hulot, tiens. A noter également que Macron sait maintenant par qui remplacer Hulot. Je doute que s'il y a un suivant, il ne fasse beaucoup mieux que des petits pas, petits pas... petits pas en avant ou en arrière ? (je ne sais pas vous, mais moi, quand je lis "petits pas", je vois systématiquement Sulli et Bob Razowski).


Voilà, je voulais aussi dire autre chose, mais là je sais plus... C'est un peu trop d'un coup... Je devrais aller voir mon psy.


Ah si, je sais, je me disais que l'urgence écologique, priorité des priorités, n'est vraie que pour ceux qui n'ont pas d'autres urgences en cours, genre urgence sanitaire, urgence sociale, urgence migratoire, urgence de fuir une guerre, un pays... De plus, pour une personne lambda comme moi, pas vraiment dans une quelconque urgence sauf professionnelle et familiale, ben... je reste particulièrement impuissant à agir dans le cadre de cette urgence écologique. Je veux dire agir vraiment. Même Hulot s'avoue impuissant à agir. De mémoire, il dit qu'il a de l'influence, mais pas de pouvoir. Un comble pour un ministre d'Etat. Tout ça pour dire qu'effectivement on a au moins 30 ans de retard, et qu'il est à parier que tout va continuer comme avant. En même temps, ce n'est pas grave, l'extinction de la vie humaine sur terre ne voudra pas forcément dire extinction de la vie. C'est BB qui va être contente. Je propose de la mettre en hibernation et de la réveiller dans 5 siècles.


Finalement ça fait beaucoup de choses à rajouter, mais ce sera tout pour aujourd'hui, j'ai ma pelouse à tondre en urgence... et pourtant je sais que les insectes aiment bien les fleurs, tout ça. Mais en même temps les oiseaux attrapent plus facilement les vers de terre. Bon, il est où le n° de ce psy.

"le décalage entre l'idéal, l'utopie et la capacité à mettre en œuvre" 


L'idéal utopique, on nous expliquait ce matin sur France Inter que partout dans le monde l'écologie avait du plomb dans l'aile. Et pas uniquement à cause du lobby de la chasse, les exemples outre frontières ne manquent pas rappelait le commentateur


Mais la première des utopies 

n'est ce pas la connerie de ceux qui ont cru un moment à la présence bénéfique de Nicolas Hulot, le concerné en premier lieu,

n'est ce pas la connerie de ceux qui naïfs ont ingurgité du Jupiter sorti des eaux et entraînant des millions d'électeurs, ceux qui n'ont pas compris que l'on ne réunit pas pour sa campagne présidentielle 14 millions d'euros sans une petite aide de ses amis, les lobbies, que la génération spontanée même en politique c'est suspect


S'il faut psychiatriser aujourd'hui, ce sont ces Français qui continuent de croire en la bienveillance du gouvernement, ce sont ces gens qui vivant les effets évidents de la catastrophe climatique continuent d'accorder du sens "au retour de la croissance", aux "bons chiffres de l'emploi"

Une fois que vous aurez traité tout le monde de con, on fait quoi ? Transformer l'espoir en connerie, est un peu facile ... et parfois un peu con aussi.

C'est vrai que je reconnais que beaucoup croient au Père Noël

et je ne peux nier qu'au pied du sapin, je constate qu'il est passé...


enfin au pied des sapins des 100 premiers de cordée


c'est con je l'avoue

Benalla et ses employeurs poussent un soupir de soulagement.

Mais enfin, il aurait pu dire tout ça sans démissionner. En tant que ministre d'état, il avait une bonne place légitime pour ça.

Au contraire quand certains lui disaient exactement ce qu'il a expliqué sur france inter ce matin, il les dénigrait complètement. Par exemple ici quand Loïc Prudhomme l'interpelle à l'assemblée nationale  Ça vaut le coup de regarder la vidéo en entier, ça dure 5 minutes et la réponse de Hulot est affligeante. Pourquoi n'a t-il pas répondu qu'il était d'accord avec lui au lieu de ces éléments de langage dédaigneux et agressifs?


Je l'ai écoutée en entier l'interview du jour et il ne cesse de rappeler tout son amour pour Macron et ce gouvernement, auxquels il ne veut "causer aucun tort", même après sa démission. Ils se sont foutus de lui,  l'ont caressé dans le sens du poil, l'ont écouté avec "bienveillance" façon "J'écoute, mais j'tiens pas compte" et il leur exprime tout son respect, voire son amitié.

On a l'impression qu'il a peur de perdre leur reconnaissance.

Alors, oui, ce qu'il dit, sur l'effondrement qui menace est très vrai, mais il se décrédibilise complètement par son apparente très grande naïveté et sa prudence incroyable pour ménager Macron et le gouvernement (et par tous les pas en arrière sous son ministère surtout). C'est plus facile d'accuser les "gens" qui jettent leur mégot par terre d’être les destructeurs de la planète visiblement.


Mais après, je suis d'accord avec le fait qu'il est plus important de s'occuper de sauver la planète que d'analyser l'attitude de Mr Hulot. Mais l'un n'empêche pas l'autre et ça me parait important aussi de s'intéresser au cas Hulot, pas façon Barbier bien sûr, mais quand même, on ne peut pas balayer ça d'un revers de la main. Le "y'a plus grave" n'est pas un bon argument pour ne pas traiter un sujet non négligeable qu'est le bilan d'un ministre d'état. Ce n'est pas rien et ça mérite de s'y arrêter selon moi.  









Assiste-t-on à un appauvrissement de l’écologie émotionnelle, les émotions complexes,

négatives étant mises au ban car considérées comme non fonctionnelles, non productives ?


« L’injonction au bonheur est une trouvaille formidable pour le pouvoir »


Les penseurs classiques avaient compris l’utilité des émotions négatives. Pour Hobbes, c’est la peur

qui permet de rentrer dans un contrat social. Pour Mandeville, c’est l’envie et l’avarice comme vices

qui sont responsables de l’échange économique. Pour W

eber, c’est l’angoisse devant le deusabsconditus

 – un Dieu caché – qui nous rend assidu au travail.


Sociologiquement, les émotions dites négatives peuvent être fort utiles. On confond le

psychologique et le sociologique. Ce qui est désagréable pour l’individu peut être un instrument de

contrôle social et se révéler fort utile pour le collectif.


Est-il difficile de critiquer cette idéologie du bonheur ? Ne risque-t-on pas, lorsqu’on s’y

essaie, d’être assimilé à un mauvais coucheur ?

Oui bien sûr

, mais les sociologues sont toujours les mauvais coucheurs. J’aime beaucoup cette

citation de Bourdieu : 

« Les gens n’aiment pas que l’on explique des choses qu’ils veulent garder absolues

. » Moi, je trouve qu’il vaut mieux savoir

. C’est très bizarre que l’on supporte si mal le réalisme. Dans le fond, la sociologie est très proche de ce qu’on appelle la sagesse. Elle apprend à se méfier des mystifications. Je préfère me débarrasser des faux enchantements pour pouvoir

m’émerveiller des vrais « miracles ». En sachant qu’ils sont précieux parce qu’ils sont fragiles.


Au final, comment résister à cette tyrannie ?


En lui préférant d’autres valeurs. Les miennes, ce sont la justice et la connaissance.


« Happycratie. Comment l’industrie du bonheur a pris le contrôle de nos vies », par Eva Illouz et Edgar Cabanas, 

Alors psychologisons les psychologisateurs...

Hé hé hé, ils s'énervent parce qu'ils l'ont dans le baba !

nouveau et intéressant : les experts...psychiatres ! On n'a pas l'cul sorti des ronces !

Merci.


J’en profite pour vous demander si vous pouvez retrouver la vidéo dans laquelle le bidule à l’écharpe rouge aurait affirmé ceci :


La vidéo de BFMTV en ligne du 27 juillet a-t-elle été amputée de cette affirmation ?

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