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Climat et preuves : renverser le débat

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Au point où nous en sommes arrivés,  et à moins d'un improbable miracle scientifique (qu'on nous promet depuis des dizaines d'années déjà alors permettez-moi d'être sceptique...), la solution à la crise climatique ne peut venir d'une quelconque (...)

Un argument assez imparable lu dans "Saison Brune" de P. Squarzoni : une méta-analyse des articles parus concernant le réchauffement/dérèglement climatique sur plusieurs années a donné les résultats suivants :

- 100% des articles scientifiques montren(...)

Ce qui serait surtout intéressant, c'est une émission avec Jancovici et un⋅e représentant⋅e de Negawatt, sur le traitement médiatique des politiques énergétiques futures. Parce que Jancovici dit des trucs qui sont quand même relativement contestables(...)

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Pour ceux que ça intéresse, je pose là une émission intéressante sur la filière du véhicule électrique et sa place dans les prochaines années en France et dans le monde :

Invités :
- Joseph Macé-Scaron, auteur du livre « La surprise du chef »
- Eric Kirstetter, consultant associé du cabinet Roland Berger, spécialiste de l'industrie automobile
- Jean-Marc Zulesi, député LREM des Bouches-du-Rhône
- Diane Strauss, directrice France de l'ONG Transports et Environnement

Qui a cru au naufrage possible du Titanic ???

Quand je vois la vie continuer un peu comme si "tout ça" n'était qu'un film de fiction, je suis prête à parier que, pour les présidentielles de l'an prochain, tout le monde politique, même vert,  aura oublié ces "phénomènes pour tant de + en + fréquents"... comme s'ils n'avaient pas compris... Ca demande un tel effort d'imagination et surtout un tel courage... or, ils n'ont ni l'un ni l'autre. Comme Frederi Pochard, je ne crois pas à un quelconque changement à l'encontre de la glissade infernale où nous entraîne le capitalisme...

Bonjour DS.


Pourquoi n'avez-vous pas fait d'article lorsqu'il a fait jusqu'à -16°C sous les normales dans le même état du Canada cet hiver ?


https://www.msn.com/fr-ca/actualites/ouest-canadien/une-vague-de-froid-frappera-le-nord-et-le-centre-de-la-colombie-britannique/ar-BB1dsc6I

Pourquoi se poser des questions sur le climat, M. Jean Tirole nous a un nouvelle fois démontré dans son dernier rapport avec O. Blanchard que la solution était à portée de la main : faire confiance au marché qui résout tout, même sauver des vies grâce à la marchandisation des organes ('économie du bien commun', J. Tirole, PUF, 2016).

Frédéri Pochard mentionne ci dessous le terme de "sobriété énergétique

Et ce matin à France Inter, j'entends que les entreprises ont aussi envie de sobriété

de sobriété financière

elles ont vite compris les avantages du télétravail et comme tout un chacun avait pu l'imaginer depuis que nous avons été contraints au travail à distance, elles vont délocaliser le virtuel


Et donc, les entreprises s'adaptent (continuent de s'adapter) et se défont des problématiques de consommation énergétique en les externalisant aussi

de la même manière que certaines ont externalisé les problématiques de RH et protection sociale en faisant appel à ces autoentrepreneurs (l'ubérisation, l'eatisation, nommez là comme vous voulez) et c'est à l'état de revoir éventuellement ses lois pour s'adapter car les entreprises les ont contournées


Et on entend que je ne sais quelle Cie aérienne se refait une flotte chez AirBus et Boeing vu que ça repart de plus bel, tourisme et affaires

Et parallèlement on entend ce reportage de Madagascar ("Madagascar : une famine causée par le réchauffement climatique")


On vit donc dans un monde bicéphale qui d'un côté avance tête baissée, et de l'autre perd la tête devant tant de contradictions

Corroborer n'est pas prouver. Voir Karl Popper, Conjectures et réfutations et Gaston Bachelard, Le nouvel esprit scientifique


En l'affaire, de science s'agissant et de son opposée, il n'y a pas une mais deux dogmatiques attitudes à écarter: le climatoscepticisme d'un côté, mais  le scientisme tout autant (sinon davantage): ce que permet l'épistémologie critique de Karl Popper. Une théorie présumée scientifique ne saurait jamais être prouvée, mais seulement corroborée, ce qui peut se produire indéfiniment; par contre elle peut être réfutée: un seule contre expérience  suffisant. Corroborée indéfiniment elle peut être également limitée (Newton par Einstein) quand une plus puissante théorie fait d'elle un sous domaine de validité: comme Bachelard l'exposa.   

Vous avez raison DS.

Le fait que le réchauffement climatique soit unanimement reconnu doit amener, à ce qu'on appelle, en droit, une présomption d'imputabilité permettant un renversement de la charge de la preuve.

Comme le réchauffement climatique est avéré, tout phénomène météorologique, même exceptionnel, est a priori "imputable" audit réchauffement (le lien de causalité étant alors présumé).

A charge des climatosceptiques de prouver le contraire.

pour tirer le bon grain de l'ivraie va y'avoir du taff , surtout que la propagande libérale va pas nous aider. ces cons veulent ne plus vendre de thermique d'ici 35 , z'ont deja pris les décisions pour nous ,surement parce qu'ils ont peur qu'on trouve une soluce qui les arrange pas vu a quel point ça bouge dans la société, putain les calottes qui se perdent. y' a pas assez de calottes je trouve . J'y crois pas du tout aux bagnoles électrique z'ont trop vite embrayé les libéraux . Je croirais plus a l'hydrogéne, mais pas celui de la bonbonne , celui produit par la bagnole. Mais Janco il est pas d'accord . Tant qu'a être libéral autant se libérer de leurs contraintes . C'est de nous que ça va venir , ils en sont incapable .

Ca ne sert à rien de s'affoler, tout cela ne durera pas, la terre est un système robuste, faisons confiance aux lois du marché.

Tout cela est simplement en train de s'auto-réguler:

Tandis que la pollution des eaux  (pour ceux qui ont accès à l'eau) diminue la fertilité masculine, les phénomènes climatiques extrêmes se multiplient, des chaleurs mortelles et incendies géants s'étendent sur de vastes zones densément peuplées d'humains, et "en même temps" tornades, typhons, pluies diluviennes à répétitions anéantissent d'autres régions. 

Quelques guerres ne manqueront pas d'éclater atutour des ressources vitales raréfiées.

Tout cela va bien finir par amoindrir considérablement la population humaine de cette planète et permettre de diminuer notre empreinte carbone in fine.



Un argument assez imparable lu dans "Saison Brune" de P. Squarzoni : une méta-analyse des articles parus concernant le réchauffement/dérèglement climatique sur plusieurs années a donné les résultats suivants :

- 100% des articles scientifiques montrent et attestent la réalité du réchauffement/dérèglement climatique

- les articles de presse généraliste se répartissent à 50%/50% entre sceptiques et persuadés du phénomène

Autrement dit tous ceux qui étudient sérieusement et précisément le phénomène sont unanimes mais ça n'empêche pas les autres de relayer 50% de conneries et d'entretenir le mensonge ou la négation.

au regard du nouveau tripatouillage par nos Sénateurs afin d'abaisser encore les "exigences" de la loi climat la réduisant à son seul titre afin de prouver que nos élus font quelque chose pour le Peuple en dehors de leur intérêt, je ne saurai trop conseiller la vision de "Breaking Boundaries The Science Of Our Planet" 

On y trouve une analyse assez complète des dangers que l'on encoure et surtout que la seule solution passera par... NOS actions

Le capitalisme ne rendra pas les clefs gentiment.

Il n'admettra jamais rien de ce qui peut d'une quelconque manière remettre en question son règne absolu sans qu'on lui force la main.

Et il ne se laissera jamais forcer la main sur rien sans résister y compris avec toute la violence institutionnelle et "légale" qu'il a à sa disposition.

Même si vous ne faites pas usage de violence vous-mêmes, il répliquera avec violence, avec toutes les formes de violences possibles.

Car l'alternative est simple : le capitalisme crève ou nous crèvons tous... et il n'a pas l'intention de crever tout seul.

Vous allez me dire que je parle du capitalisme comme d'une entité avec une volonté propre. Mais quelque part le capitalisme est devenu cette entité dont la volonté est faite de la somme des volontés des capitalistes et un peu plus encore, car le tout est plus important que la somme des parties en quelque sorte.

Et par ailleurs, que les choses soient claires, je ne veux pas tuer les capitalistes (sauf s'ils ne me laissent vraiment et absolument aucun autre choix pour assurer ma propre existence), je veux tuer le capitalisme.

Il y a aussi la prospective de Lordon ; nous sommes tellement nombreux dehors, qu'il vente des LBD ou qu'il pleuve des grenades, tellement de millions de personnes que le pouvoir rend les clefs. Tout ça se passant de façon presque pacifique.

"qu'il vente des LBD ou qu'il pleuve des grenades"... c'est bien le genre de violences physiques dont je parle et que le capitalisme n'hésite donc pas à  utiliser et encore ça c'est juste le "début des réjouissances".

Vous trouvez donc que ça reste pacifique dans les manifs ??? Je pense que certaines personnes, dont je ne fais heureusement pour moi pas partie (pour le moment ?), auraient à vous entretenir de leurs douloureuses expériences à ce propos... certaines ne  peuvent même pas faire ça, vu qu'elles sont mortes...

Ne vous faites pas d'illusions... ça ne se passera pas pacifiquement... et plus nous nous approcherons d'une possible chute du capitalisme, plus la violence dont il fera preuve augmentera.

Je me suis mal exprimé. Je dis que si nous sommes 10 millions dans la rue, le pouvoir sera à poil. Passés les premiers jours de lacrymos, la flicaille rentrera chez elle et fermera à clef tandis que le pouvoir rendra la sienne.

La flicaille c'est le premier niveau de réponse.

Un second niveau passe par l'utilisation de moyens encore plus musclés par la dite flicaille.

Toute la propagande actuelle autour de l'islamogauchisme ou les "ennemlis de la république" sert à ça : préparer le peuple à l'utilisation d'une violence encore plus élevée contre ces 10 millions dont vous parlez. Ces 10 millions là ne seront plus considérés par le pouvoir et par une part substancielle du peuple (celle qui pensera encore à tord ou à raison que le pouvoir a ses intérêts en tête) comme des membres à part entière de la nation mais comme des ennemis irréductibles de celle-ci... donc tous les coups seront permis.

Et le cas échéant, il y a l'armée.

Dont certains membres ont déjà fait "proposition de service" si vous vous souvenez bien.

il y a pourtant quelque chose contre quoi les lbd sont impuissantes : si les classes moyennes, 30 à 50 % de la population cessaient de surconsommer (je compte 20% de pauvres en plus qui le font déjà, bien obligés), le capitalisme serait un peu dans la merde.

Est-ce que cette condition peut être remplie à court terme ?

Vous remarquerez par ailleurs que les entreprises les plus performantes (au sens capitaliste du terme... on n'est pas obligé d'avoir les mêmes critères d'évaluation de la performance) sont des entreprises qui s'adressent de moins en moins à une clientèle large et qui se satisfont très bien d'une clientèle limitée aux classes supérieures (industries du luxe, entreprises à la Apple qui ont des politiques tarifaires délirantes par rapport aux produits qu'ils vendent, ...).

Il me semble que le capitalisme est en train de se réorganiser de manière à avoir de moins en moins besoin des classes populaires et moyennes, que ce soit pour produire ou pour consommer.

"de moins en moins" ? Apple a toujours eu une stratégie de niche, niche relative tout de même... 

amazon ou google, pour ne citer qu'elles, ne font pas vraiment leur pognon sur le dos des classes supérieures... 


"Est-ce que cette condition peut être remplie à court terme ?", je ne sais pas ce que vous entendez par là... s'il s'agit de la possibilité de mobiliser rapidement et largement sur cet objectif, je ne suis pas très optimiste... mais pas plus sur l'hypothèse de 10 millions de français prêts à en découdre avec les flics jusqu'à la victoire des armes.

S'il s'agit de la facilité de mise en œuvre une fois qu'on s'est décidé, rien de plus simple.

Pour surconsommer moins, encore faudrait-il que les surconsommateurs fassent le lien entre leur consommation et son impact sur l'environnement. Or la consommation est justement une activité qui détourne de cette prise de conscience ou l'évacue dans la déni et la minimisation. 

Sans compter que les médias se tuent à nous répéter que consommer non seulement préserve les emplois mais en crée.

Essayer, par exemple, de faire passer un discours critique sur l'impact environnemental de la surconsommation de viande dans les médias et aussitôt on traite celui ose l'affirmer de Khmer vert, on en appelle à la liberté contre la dictature écologiste et j'en passe.

Pareil si on commence à parler de la vente en ligne et ce qu'elle produit d'émissions de carbone du fait des transports.

On préfère nous dire de fermer l'eau du robinet, de nous chauffer à 19° et de trier nos déchets. Cela donne bonne conscience aux surconsommateurs.

Là encore, il ne faut surtout pas dire que ces actes n'ont qu'un effet marginal.


Tout cela pour dire qu'avant que les populations que vous évoquez prennent conscience de leur responsabilité, l'eau aura cessé de couler sous les ponts.

Et je le regrette autant que vous. Je  ne vois pas comment on échappera à des mesures coercitives à l'encontre des entreprises comme des consommateurs. A un moment, il faudra en passer par là.


Sinon, je suis pour la réintroduction des chevaux et véhicules hippomobiles dans les villes (sauf pour les urgences). 

C'est mon côté Amish (mais moi, je m'éclaire  à la luciole. Zéro carbone).



L'anagramme de luciole fait de vous un précurseur zélé coté en bourse Félicitations! Combien de volts, en triphasé, s'entend

je parle là de lutte contre le capitalisme, je trouve qu'on n'utilise pas assez l'arme de la consommation, la grève des achats, perlée, ciblée, durable, ou définitive pour certains biens (je pense par exemple à la "fast fashion"), qui est si facile, et recèle à mon avis des trésors de bien vivre et de satisfactions diverses. C'est un mystère pour moi que l'activisme politique ne se soit pas déjà saisi de cette piste. 



En fait, si, c'est le cas, mais l'acte politique est par nature collectif, alors que l'acte de consommer est individuel, et c'est pour ça que la pluspare du temps cette méthode marche mal.

on vote tout seul dans son isoloir... 


on consomme très largement en fonction des autres, de l'image qu'on se fait de l'image qu'ils se feront de vous... 

et souvent dans des "cathédrales" de la consommation, des "grand messes" (l'enfer du salon du livre, l'art livré aux marchands du temple), des dates "sacrées"... 

on fournit dans les supermarchés un formidable travail collectif d'attente, d'organisation, de trimballage, de discipline... 

pourquoi y a-t-il partout des trolls fachoïdes alors que les sites de vente en lignes ne sont jamais submergés de remarques critiques sur les produits ? 

bref, il y a beaucoup de "collectif" dans la consommation, qui pourrait être subvertie comme l'a été, au siècle dernier, la production.

on vote tout seul dans son isoloir... 
Et ce n'est pas la partie de l'engagement politique qui fonctionne le mieux en ce moment, bien au contraire ;)

alors que les sites de vente en lignes ne sont jamais submergés de remarques critiques sur les produits


Je l'ai beaucoup pratiqué sur Amazon.

J'écrivais ce que j'appelais des "anarchroniques" situationnistes. 

Soit des parodies d'avis de consommateurs enthousiastes qui commençaient invariablement par une note de cinq étoiles et un titre identique à chaque fois : "génial !".

Je ciblais les produits de luxe ou technologiques ou complètement dérisoires et inutiles, ainsi que des livres que je tournais en dérision avec humour. En une phrase ou dans de très longs textes.

Evidemment, je n'avais acheté aucun de ces produits.

L’algorithme de censure n'y voyait que du feu car j'employais des phrases à double sens et des leurres. Ainsi, quand un message innocent était accepté une première fois, je pouvais le modifier.

Je me suis fait bannir  une seule fois par un vendeur du marketplace.

Les autres fois, mes textes sont passés comme une lettre à la poste.

Ensuite, comme j'ai cessé d'acheter sur Amazon, je n'ai plus pu écrire ces avis bidons (il faut acheter au minimum 50 € par an pour pouvoir poster un avis).

Mais j'encourage tous ceux qui ont un compte Amazon (s'il en y a ici) à le faire.

Même une simple question du type "Avez-vous vraiment besoin de ce produit ?" peut faire l'affaire.


Il y a quelques jours, je voyais au JT, un vendeur de produit high-tech se féliciter de la reprise. Il constatait une "ruée" sur les ordinateurs haut de gamme et précisait : "Les gens veulent acheter de la qualité, quelque chose qui va leur durer deux ou trois ans". J'ai alors songé que dépenser 1200€ dans quelque chose d'une durée de vie aussi courte était devenue la norme. 

L'ordinateur sur lequel j'écris ce message a onze ans. Tout est fait pour que je m'en débarrasse par l'obsolescence des logiciels et des pilotes de périphériques. Ce n'est pas facile de résister. Mais on y arrive.

"Ce n'est pas facile de résister. Mais on y arrive."


Linux !


(plus Ubuntu, hélas...)

Attention, les antispécistes vont vous tomber dessus ! ^^

Si on parle de 10 millions, autant que ces 10 millions aillent voter, ça serait une victoire garantie vu les scores actuels de participation.

On ne vote pas et c'est souvent pour de bonnes raisons.

Les dix-millions existent parce que le vote n'est plus un outil démocratique. 


Parce que prendre le pouvoir par la force c'est démocratique ?

Vous en avez beaucoup, des comme ça ?


Relisez : "Parce que prendre le pouvoir par la force c'est démocratique ?"

prendre le pouvoir

la force

démocratique.


Comment et par qui sommes nous gouvernés, sinon par des gens qui ont pris le pouvoir par la force de leur domination sur l'économie et les moyens d'information et qui l'ont fait de manière démocratique puisque les urnes ont urné ?


Si vous avez décidé d'attendre que le pouvoir vous soit confié par la douceur et la tendresse du système politique dans lequel nous vivons, je vous souhaite longue, très longue, très très longue vie.

J'ajouterai :  défendre, protéger le pouvoir par la force, c'est démocratique ?

Tout ça pour dire, dans le cas que cite Neity, le concept démocratique n'a pas sa place. Quand on veut prendre le pouvoir pour rétablir la démocratie ou l'installer, la démocratie est hors-sujet, car l’état de guerre élimine le concept. 

Prendre le pouvoir par la force  afin d'installer ou de rétablir la démocratie, voilà de quoi je parlais.

Si 10 millions de personnes peuvent se cooprdonner pour un objectif, prendre le contrôle de ce qui peu l'être par les urnes est fesable, jeu éléctoral faussé ou pas. Et, au moins, ça ne nécéssite pas d'avoir des chars, ce qui tombe bien vu qu'on en a pas.

Pour ma part je suis assez d'accord avec Lordon quant aux chances de succès d'une France Insoumise arrivée au pouvoir en 2022.

Je pense que les électeurs/trices, sympathisant-e-s et même parfois militant-e-s de gauche ne sont absolument pas au clair dans leurs têtes sur le déchainement de violence institutionnelle venu notamment des institutions européennes et financières, publiques ou privées,  qui s'abattrait immédiatement sur la France jusqu'à rendre un gouvernement Mélenchon (ou autre) parfaitement impuissant sauf à accepter de s'en prendre collectivement plein la gueule et de serrer les dents.

Parce que renversé la table c'est bien beau... mais il faut s'attendre à un retour de bâton sans merci et si on n'y est pas prêt il vaut mieux s'abstenir.

Je suis tout à fait d'accord, mais ça reste le chemin qui a le plus de chance d'aboutir à un mieux, même si ça ne sera pas du tout une partie de plaisir.

L'expérience tend à prouver qu'une fois élu le personnel politique ne remplit que rarement ses promesses.

Je pense que c'est normal, on ne peut pas garantir qu'on pourra faire tout ce qu'on annonce dans une démocratie vu qu'il faut tenir compte des oppositions (élus, syndicats, population, etc.).

Mais le vote infléchit malgré tout la politique dans une direction plutôt qu'une autre.

Vous voulez vraiment qu'on parle :

1) du "tournant de la rigueur" de 83 et autres plaisanteries des deux septennats mitterrandiens (tiens autre exemple sorti de cette période : la libéralisation des marchés financiers que l'on doit à cette truffe Bérégovoy, et ne venez pas le chercher des poux dans la tête pas avec le "respect dû au mort", mort ou vif, quand on fait des conneries on se fait tancer)

2) du bilan assez contrasté (soyons gentils) du gouvernement Jospin

et 3) du quinquennat de Flamby (qui rappelons-le par ailleurs avait précédemment été mis à la tête du PS-déjà-de-droite-et-qui-le-deviendra-encore-plus-à-partir-de-là par... Jospin) ???

J'aimerais éviter, j'ai des problèmes de tension artérielle et ces trois sujets risquent vraiment mais vraiment de me faire monter dans les tours (d’ailleurs ça a déjà commencer, rien que de commencer à en parler).

Détendez-vous. de toute façon, vous avez raison. Bérégovoy  et son contrôle des dépenses de santé... Hollande, prof à Science Po, qui écrivait en 85 un bouquin sur le libéralisme libérateur, Bérégovoy  et son contrôle des dépenses de l'éducation... les syndicat, c'était has been  sauf la CFDT qui raflait tous les comités d'entrepris qui arrêtait de financer les vacances et filait des chèques à la place aux salarié.es.  Bérégovoy  et son contrôle des dépenses de la sécurité publique...

La "deuxième gauche"... qui n'a jamais été qu'une énième (certain disent deuxième mais c'est trop gentil) droite.

Oui, la rue seule se faut écrasé par la force, le vote seul fait face à l'inertie des classes sociales favorisé et concervatrices. On le sait, il faut les deux.

On pourrait dire "il faut se souvenir des leçons du Front Populaire ; alliance du vote pour une gauche de gouvernement et de l'action directe par la grève, notamment".

Mais l'histoire ne repasse pas les plats et le contexte d'aujourd'hui est bien différent de celui du début et du milieu des années 30.

Par ailleurs le Front Populaire a été un assez courte parenthèse en fait. Et la gauche de gouvernement de l'époque a quand même vite fait de trahir pas mal de choses. Nous pourrions parler du lâchage de la république espagnole par exemple.

Enfin bref...

Oui, même les deux ne sont pas une garentie, mais un seul ne marche pas, et je ne vois pas l'interet de ne pas faire flèches de tous bois.

Sur un plan psychologique, le déni est la seule option des personnes qui ne savent pas comment gérer mentalement une situation qui remet en cause leur vision du monde (et de leur place dans le dit monde).


Sur un plan économique, l'urgence climatique est un problème qui ne peut pas être géré dans le cadre actuel de la compétition capitaliste globale (de même que l'évasion fiscale et pas mal d'autres problèmes d'ailleurs).


Sur un plan politique... sans commentaire.

"Ils ont qu'a installer des clims."


Affaire classée.


On peut retourner planter notre tête dans le sable, merci au revoir.


Comme le disait un ancien dessert présidentiel :


"Le changement climatique, c'est maintenant !"

Un bémol dans votre intro.

Il existe bien une gentrification, un séparatisme social qui s'appuient sur des ressorts prétendument écologistes, comme la marche forcée vers la voiture électrique.  

Les zones à faible émission consacrent l'idée que les plus riches d'entre nous ont droit à une écologie localisé dans l'espace, à savoir au-dessus de chez eux. Tandis que les autres peuvent vivre à l'ancienne, parqués à l’extérieur, avec le centre commercial comme agora.

Les 12 millions de Français.es qui seront bientôt hors la loi avec leur véhicule thermiques ne le savent même pas dans leur grande majorité et l'on est déjà à se demander comment s’appellera le nouveau mouvement populaire qui se prendra du LBD dans l’œil ; Gilets Jaunes ? Bleus, Rouges ?

La presse d'extrême droite s'empare de ces sujets car la seule chose qu'elle fait mine ne pas apprécier dans la violence sociale du néolibéralisme, en France, c'est son penchant pour l’hygiénisme.

Mais à n'en pas douter, elle trouvera une oreille de plus en attentive chez celles et ceux qui sont rendus coupables des 46 degrés de Vancouver parce qu'ils habitent dans des zones sans transports publics et qui possèdent malgré tout, avec leur Peugeot 106, une empreinte carbone inférieure à l'urbain.e en SUV hybride.

pour être complet il faut aussi souligner cela :


http://www.geoclimat.org/2019/01/vague-froid-canada-usa-janvier2019.html


http://www.meteofrance.fr/actualites/70524237-vague-de-froid-en-amerique-du-nord


https://fr.wikipedia.org/wiki/Vague_de_froid_de_2021_en_Am%C3%A9rique_du_Nord


pour avoir de la famille qui à subit cela, ce n'était pas non plus une partie de plaisir, d'où le terme de changement plutôt que réchauffement


On va attendre que les centrales nucléaires s'arrêtent faute d'eau dans les cours d'eau pour découvrir que cette énergie n'est pas idéale. Négawatt stimule la réflexion sans réduire le débat à un médiocre "pour ou contre". Et les médias, comme d'hab, d'insister sur les sujets polémiques sans ouvrir les perspectives : éolien, nucléaire, voitures électriques... On ne peut pas dire que la majeure partie d'entre eux contribue à aider à penser.

Claude Allègre est toujours vivant.


Avant d'être froid, il va avoir bien chaud....

Qaund est ce que vous invitez Jancovici , peut être l'avez vous deja fait .Il a un sacré discours sur ce qu'il faudrait mettre en oeuvre .Un tres bon vulgarisateur , perso son discours m'a un peu dérangé vu qu'il ne reprend pas les propositions de Mélenchon .Mais bon ça parait tellement cohérent .Ca se réchauffe , quand on voit les courbes depuis le moyen âge et ça s'accélère , si on peut compenser le truc intelligemment , ce serait cool, aha ah .

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