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Agression sexuelle à Roland-Garros : "les journalistes étaient morts de rire"

En plein direct, il saisit la journaliste par le cou et l'embrasse de force à plusieurs reprises. Mardi 27 mai, dans les allées de Roland-Garros, le geste du tennisman Maximan Hamou à l'encontre de la reporter d'Eurosport Maly Thomas a soulevé une vague d'indignation. Sur les réseaux sociaux, de simples Twittos, mais aussi des politiques, comme la nouvelle ministre des Sports, Laura Flessel, ont aussitôt dénoncé "une agression sexuelle", un geste à ne pas banaliser. Dans la foulée, la fédération française de tennis a retiré au tennisman son accréditation, condamnant, tout comme la chaîne Eurosport, l'attitude du sportif. Restent les images. Tout comme la réaction hilare du présentateur d'Eurosport, Henri Leconte, applaudissant des deux mains pendant le direct. Il a depuis tenté un mea culpa. Qu'en disent, quant à eux, les collégiens ? Nous leur avons montré la séquence.

Derniers commentaires

La journaliste se marrer aussi . Bullschit
Pour ceux qui se demandent si les gestes du sportif ont ou non un caractère sexuel, un petit exercice :
Renversez la situation.
Imaginez la que la journaliste s'approche, caresse le tennisman, l'embrasse de force même s'il signifie son refus, le coince par force et fasse descendre sa main vers son pubis. Imaginez ses copines en studio mortes de rire.
N'y verrait-on pas, alors, une attitude sexuelle, qui, si elle n'est pas consentie est une agression, donc une agression sexuelle ?
C'est clairement une agression; il a aussi la main qui descend vers l'un des seins de sa victime; c'est un salopard.
C'est sans aucun doute un geste déplacé qui demande des excuses, mais qualifier ça d'agression sexuelle c'est surréaliste pour moi. A quand la prison, puis la peine de mort ?
Très impressionnée par la pertinence de l'analyse des ces jeunes collégiens. Bravo à vous !
Il a depuis tenté un mea culpa

Henri Leconte n'a pas "tenté un mea culpa". Il s'est excusé en lisant son texte avec beaucoup de sérieux et d'application.
Il savait bien que s'il n'obéissait pas, il serait viré lui aussi. On ne plaisante pas avec les agressions sexuelles !
C’est rassurant d’entendre les analyses d’un jeune comme Mamadou (et quelques autres bien conscients).
Ouuaaaah !! Brillant ce Mamadou ! Heureusement qu'il est là !
Tout à fait d'accord !
A ce propos, j'ai eu l'impression que c'est surtout les jeunes garçons qui avaient saisi l'absence de consentement de la journaliste et le problème que posait la scène.
Les jeunes filles, quant à elle, n'ont pas l'air d'avoir cette perception de l'évènement (c'est pour être drôle, pour détendre l'atmosphère), l'une d'elle allant même jusqu'à sous-entendre la responsabilité de la journaliste (elle fait genre mais, en fait, elle se laisse faire, elle aurait pu courir). C'est clairement les jeunes filles qui ont le plus assimilé cette banalisation culturelle de ce genre d'agression.

En cela, je trouve que cette séquence est extrêmement instructive.
+1
A quelques exceptions près: lorsqu'une enfant mentionne que la journaliste était peut-être mal à l'aise vis à vis de son mari.
Ce qui pourrait signifier que si la journaliste était célibataire...

Désolé pour les grands mots, mais c'est effrayant comme la "culture du viol" est intégrée par les victimes...
En effet, la banalisation par les filles de l'agression fait écho au rire paradoxal de la journaliste. Il est clair qu'elle n'est pas d'accord, elle réussit plusieurs fois à se dégager et se fait "ramener" de plus en plus durement.... mais elle continue à rire. On peut rassurer tous ceux qui ont peur qu'on dramatise exagérément ces comportements, nous autres femmes avons encore bien du mal à les mettre à la place qui leur convient, de véritables agressions doublées d'une injonction paradoxale, sois vertueuse et fais pas ta mijaurée.

Ce qui me touche plus que le baiser imposé, c'est l'humiliation de la fille qui doit faire semblant de rire, alors qu''une bonne gifle, ou au moins un coup de gueule aurait été plus cohérent.

J'ai noté aussi la fille qui dit que si elle est mariée... on n'embrasse pas la femme d'un autre, la propriété est un droit sacré.
Cette scene est quand meme surrealiste.
J'entends encore les gars (et filles) sur le plateau de FR2 : "ce qu'il a fait c'est pas top mais faut pas s'acharner, c'est un bon gars"; propos surrealistes.
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