158
Commentaires

Accélération de l'ultra-droite : du théâtre ?

Commentaires préférés des abonnés

Bonjour et merci pour la chronique. 


Etrange mansuétude initiale, quelques jours après l'émission "comment nous sommes devenus réacs". Sur Twitter, vous le qualifiez même d'"esprit brillant" qui, tristement, "vire conspi". Je ne suis pas un spéci(...)

Blague à part ou classer l'envoie du Raid et d'autres flics bodybuildés en Guadeloupe. La rengaine des débiles anti vax et anti pass (comme si l'un et l'autre étaient équivalents) atteint le même niveau sonoreque que la présence dominante  des r(...)

La thèse de C Guilly se tient .Elle n’est pas contradictoire avec les faits que vous dénoncez. L’extrême droite est en roue libre dans la plupart des médias. Et quand on entend en plus les discours de Bertrand et de toute sa clique, ça ne peut que re(...)

Derniers commentaires

S'il vous plait non. 

"Pour avoir mis en évidence le phénomène des zones périurbaines, Guilluy mérite d'être écouté avec attention. "


Non. Ce n'est pas parce qu'on a regroupé des réalités différentes dans une catégorie fourre-tout que l'on mérite d'être écouté avec attention. 

D'autant plus que l'étude des différences entre milieux urbains et ruraux ne donne aucune "expertise" pour l'analyse des stratégies médiatiques des supposées "élites" sur l'extrême droite.


Ou alors, c'était de l'ironie, et j'ai mal compris.


Marine le Pen conseillait le livre de Guilluy aux proches du FN pour la vision qu'il avait d'une France périphérique reléguée aux marges. En oubliant les populations défavorisées des banlieues des grandes villes, ou vivent de nombreux immigrés. Guilluy ne decouvre rien en citant l'extreme-droite comme un epouvantail commode pour gagner une élection présidentielle. En revanche, comment banaliser la période actuelle avec 2 tribunes de  militaires factieux, la mainmise de Bolloré sur de nombreux medias et sa marionnette Zemmour ? Comment ignorer que la thèse raciste et délirante du grand remplacement soit en débattue comme si c'était une idée comme une autre. Il ne s'agit pas de théâtre mais de la plus grande offensive, au sens gramscien, de l'extrême droite depuis 1945.

A propos d'accélérationnisme, cher DS, j'ai acheté le manifeste éponyme il y a ... 5 ou 6 ans. Je n'ai pas eu l'impression de lire l'évangile des suprématiste blancs, tout le contraire, surtout quand j'y trouve, en autres, le nom de Sophie Wanich. 

Je copy-colle ci-dessous le pitch de l'éditeur du manifeste de l'accélérationnisme, "Pour un nouveau travail politique exigeant". Après, si on doit abandonner cette réflexion aux ultra-droites, je veux bien, mais faudra pas se plaindre dans le Matinaute de demain. 


Ce Manifeste avait déjà connu dans le milieu marxiste élargi un succès international et se proposait de récuser en doute le mot d’ordre d’une slow attitude à réinventer face au monde néolibéral, pour prôner au contraire une course de vitesse entre deux modernités politiques, celle qui détruit et celle qui innove en vue du bien commun. Au cœur des préoccupations, la question climatique, qui détermine un futur apocalyptique. La question centrale est alors de savoir quelle stratégie conduira à pouvoir éviter le pire aussi bien sur le climat que sur les conséquences politiques d’une raréfaction des lieux habitables. Comment repenser la puissance politique contre le néolibéralisme sans nostalgie du fordisme arc-bouté, au moins en Europe, à un système colonial masqué par les attraits indéniables du Welfare State ? Il s’agit donc d’une bataille interne à la critique de gauche ; face aux nostalgiques du plein emploi, face aux amateurs de vertes vallées, il s’agit d’inventer une double technologie politique et technique pour accélérer le progrès historique.

3Le Manifeste refuse les dictats de trois temporalités : celle du présentisme néolibéral, dominé par l’urgence immédiate qui empêche de penser son futur comme son passé ; celle du hors-temps de la slow life, qui renonce à prendre la mesure des rapports de force du présent pour se projeter dans des utopies concrètes extrêmement parcellaires ; enfin, ce Manifeste bataille avec le passéisme, celui qui fabrique des âges d’or fantasmés au lieu de prendre à bras-le-corps un monde qui a changé. « Je raconte un pays étranger d’où rien n’est jamais revenu », disait Jean Tardieu dans son « Étude de rythme à six temps forts ». Voilà le fait : il faut investir la modernité pour rendre le futur salvateur.

4Il y a là quelque chose de fondamentalement revigorant, car ce Manifeste affirme que oui, on peut encore rêver une autre politique. L’idée de « retrouver la possibilité même de l’avenir » contre le présentisme néolibéral ne peut que susciter l’adhésion de ceux qui espèrent encore pouvoir vivre dans un monde désirable, c’est-à-dire tout autre.

5Il faut lire ce Manifeste dans ses avancées fortes et dans ses limites. L’avancée est la production d’un sens du futur arc-bouté à nouveau à l’idée de modernité, les limites sont liées à un rapport ambigu avec le passé, que ce soit celui des Lumières ou celui du léninisme, et en conséquence un rapport ambigu avec l’ambition démocratique dans sa dimension procédurale, mais aussi théorique. S’agit-il pour vaincre le néolibéralisme de renoncer à la démocratie ? Certaines questions sont de fait répétitives, nappes de temps immobiles, fabrique de dilemmes encore difficiles à résoudre tant ils sont hors temps et pourtant butent en effet sur la question de la vitesse.

Accélérationnisme, avenir, modernité

6Si l’« accélérationnisme » est un terme fondamental du Manifeste, il fait de fait triade avec avenir et modernité. L’accélérationnisme est une politique « sans complexe envers une modernité faite d’abstraction, de complexité, de globalité et de technologie ». Il s’agit de subvertir la modernité en en ayant le savoir le plus poussé possible, dans une logique non de simple progrès, mais d’efficacité. Il faut être moderne, car, ne pas l’être, c’est esquiver les questions actuelles, « l’émergence de menaces qui sont intrinsèquement non locales, abstraites et enracinées au plus profond de nos infrastructures quotidiennes ». Ce n’est donc nullement une affaire de goût, mais de rationalité. Le primitivisme n’est pas une politique pertinente, car il n’inquiète jamais le capitalisme. À ce titre, le premier penseur revendiqué comme accélérationniste est Marx :

Loin d’être un penseur cherchant à résister à la modernité, il s’est efforcé de l’analyser pour mieux y intervenir […]. Ses acquis [du capitalisme] ne demandaient pas à être renversés pour revenir à un état antérieur, mais à être accélérés au-delà des contraintes de la forme de valeur capitaliste.

7Il faut donc comprendre notre modernité pour en tirer notre miel.

8C’est alors que l’avenir peut à nouveau être ouvert autrement que comme chaos de la guerre et de l’exploitation, au profit d’une véritable rêverie scientifique et technique, la conquête de l’univers, la conquête d’un Dehors. Le Manifeste parle d’un avenir alien, avec la perspective d’un avenir qui nous est complètement étranger et qui pour autant serait justement pour cette raison même complètement désirable. Pour les auteurs du Manifeste, « l’effondrement de l’idée d’avenir est symptomatique du statut historique régressif de notre époque ». La prudence devant l’avenir ne relève pas d’une « maturité sceptique », mais d’un renoncement à produire un véritable imaginaire exigeant. C’est pourquoi l’accélérationnisme prône un avenir qui ne soit pas seulement plus vivable, mais plus moderne. L’accélérationnisme est ainsi un futurisme qui vise à l’intensification des usages de la plate-forme technico-scientifique capitaliste pour la subvertir en faveur de l’égalité, de la vie humaine, alors qu’elle creuse en ce moment les inégalités et déshumanise.

9Cet accélérationnisme flirte ainsi très explicitement avec la notion de progrès. Mais pourquoi pas ? Car, si l’on peut reconnaître que le déroulé de l’histoire n’obéit pas à une ligne continue de progrès, on peut aussi admettre que ce que nous désirons quand nous faisons de la politique, c’est bien une amélioration de notre condition humaine, le progrès donc.

10Par contre, la question qui reste entière est celle de la manière d’accélérer pour que l’accélération produise ce mieux. « La plate-forme matérielle du néolibéralisme [doit] être réorientée », nous dit-on ; certes, mais comment ? Là est la question… Piraterie ou gouvernement intergalactique ? Si notre vitesse actuelle vécue est locale et écervelée, la vitesse revendiquée doit allier une certaine maîtrise et une certaine inventivité en situation. « Une véritable accélération [est] navigationnelle, comme le serait un processus expérimental de découverte dans un espace universel de possibilités. » Si l’on peut sourire en imaginant Luke Skywalker éviter d’instinct les coups ou les météorites, on peut aussi s’inquiéter, car cette navigation parmi les possibles ne peut se passer de modèles ; et de fait le rapport au passé hésite entre la redéfinition d’un projet des Lumières et, pourrait-on dire, un classique léninisme.

Les Lumières accélérationnistes devront-elles être léninistes ?

11Le Manifeste accélérationniste entretient un rapport aux Lumières qui soit peut paraître ambigu, soit témoigne de l’ambiguïté même des Lumières. Si elles environnent la naissance de l’État-nation, leurs normes et les structures de la politique qu’elles ont produites sont devenues non seulement obsolètes, mais ridicules au regard des « apocalypses à venir ».

12Les Lumières comme effectivité seraient donc à rejeter. Disons d’emblée que, aussi sympathique soit le projet accélérationniste, il me semble qu’il va alors vite en besogne.

13La question des droits de résistance à l’oppression, des formes disséminées nécessaires de souveraineté populaire délibérative, de contrôle des représentants, les institutions civiles égalitaires, l’éducation gratuite, l’assistance publique, le contrôle de la cruauté, sont-ils des normes et des pratiques si périmées ? Cette affirmation révèle une vision simpliste du passé qui empêche de faire jouer les bifurcations imaginatives à la manière du Walter Benjamin des thèses « Sur le concept d’histoire ». Un événement du passé peut avoir plus d’actualité au présent qu’au moment où il a eu lieu, et l’on retrouve finalement du point de vue de l’histoire les mêmes aveuglements qui avaient conduit à la critique en règle du progrès. Quel dommage de se priver de l’expérience des luttes passées et butées passées ! Si l’horizon reste celui de la gestion optimum de la rareté, c’est pour le coup une perte de temps que de refuser les laboratoires imaginatifs produits par la fréquentation de l’histoire, surtout si le marxisme demeure la « philosophie indépassable de notre temps », selon l’adage du Sartre de la Critique de la raison dialectique.

14Mais soyons juste, la dialectique du temps est-elle pour autant absente du Manifeste ? Pas tout à fait, mais ce sont moins les outils des Lumières qui l’intéressent que leur projet, défini comme « un projet de critique de soi associée à une maîtrise de soi ». Donc nulle liquidation des Lumières comme projet, mais une sorte de reconquête d’un « tenir les rênes », du devenir. C’est pourquoi la démocratie ne peut être définie par ses procédures, mais seulement par son but, « le développement d’une maîtrise de soi collective » :

C’est un projet qui doit aligner la politique avec l’héritage des Lumières, dans la mesure où c’est seulement en bénéficiant au maximum de nos capacités à nous comprendre nous-mêmes et notre monde (notre univers social, technique, économique, psychologique) que nous pouvons nous gouverner nous-mêmes.

15Pour faire face à ce qui nous arrive, à savoir des problèmes globaux, la politique se doit d’être « prométhéenne ». Seule la « maîtrise maximale sur la société et son environnement peut permettre […] d’atteindre une victoire sur le capital ».

16Or dans ce gouvernement aligné avec l’héritage des Lumières, l’héritage est tronqué. Ce qui a disparu, c’est le sensualisme, la raison sensible, qui est en fait rabattue sur un néoprimitivisme quand la reconnaissance marxiste des émotions avait permis de les inclure dans les compétences d’un sujet synthétique. Peut-on se débarrasser de « l’autovalorisation affective » ? Est-ce même souhaitable ? La quête d’une politique antiautoritaire engage un rapport de délibération démocratique qui relève de la raison sensible, peut-être d’une autovalorisation affective, mais surtout d’un principe de subjectivation morale. Sans l’acquis de cette raison sensible, quel contrôle de la cruauté à venir ? Peut-on se contenter in fine de la valorisation d’un super-État léniniste, comme le laisserait penser un hommage rendu avec une certaine intransigeance spéculaire :

En réalité, comme Lénine l’a écrit en 1918 dans son texte « Sur l’infantilisme “de gauche” » : « Le socialisme est impossible […] sans une organisation d’État méthodique qui ordonne des dizaines de millions d’hommes à l’observation la plus rigoureuse d’une norme unique dans la production et la répartition des produits. Nous, les marxistes, nous l’avons toujours affirmé ; quant aux gens qui ont été incapables de comprendre au moins cela (les anarchistes et une bonne moitié des socialistes-révolutionnaires de gauche), il est inutile de perdre même deux secondes à discuter avec eux. »

17Mais alors, ce Manifeste accélérationniste vise-t‑il simplement à la répétition d’un super-État ? Tout en citant Deleuze et Guattari, à la seule capture par l’État de toute politique moléculaire, raillée tout au long de ce texte ?

18Le Manifeste prend des distances importantes avec « la fétichisation de l’ouverture, de l’horizontalité et de l’inclusion, qui caractérise une large part de la gauche radicale d’aujourd’hui ». Certes. Parler cependant de primitivisme, n’est-ce pas risquer de renouer avec Hippolyte Taine et Gustave Le Bon, la foule ensauvagée, quand la réflexion procédurale a été extrême et parfois très pertinente pour éviter la confiscation des savoirs et donc des Lumières comme principe même ? Le Manifeste considère que toutes ces procédures sont politiquement inefficaces et, dit-il, « le secret, la verticalité et l’exclusion ont tous également leur place dans une action effective (même si cette place n’est, bien entendu, aucunement exclusive) ». Mais on pourrait imaginer une révolution longue, que j’appelle volontiers « des Nénuphars », qui de proche en proche font peur au pouvoir – c’est le cas malgré tout des zads.

19Et il faut bien en arriver à la seule vraie question : celle de l’articulation du global et du local, de la commune et de la fabrique des lois, des individus et de Prométhée. Alors une proposition s’offre qui permet de savoir que, pour être des léninistes nostalgiques, nos accélérationnistes n’en sont pas moins des modernes avertis qui font en fait une proposition forte :

Nous devons établir une autorité verticale légitime et collectivement contrôlée, en complément des formes diffuses de socialités horizontales, pour éviter de nous asservir aussi bien à un centralisme totalitaire tyrannique qu’à un ordre émergent capricieux échappant à notre contrôle. Les commandements du Plan doivent être conjugués avec l’ordre improvisé du Réseau.

20Reste bien sûr à inventer le comment, donc à accepter de tout inventer selon ces lignes dessinées. Certes l’incertitude demeurera notre lot, mais il s’agit d’en réduire les marges en redevenant modernes et donc en nous remettant au travail exigeant. Nous tous, y compris ces travailleurs intellectuels qui tendanciellement ne produisent plus de véritables savoirs, selon ce Manifeste.

21Alors, encore un effort pour être modernes, un effort pour être complexes, et nous serons démocrates !

 

 

Le silence concernant la situation de nos compatriotes aux Antilles (qui dure depuis plus d'une semaine quand même) m'interpelle un peu... 

...pendant c'temps là nos policiers frontaliers font le plein au Luxembourg...avec armes et véhicules de service.

Rien d'étonnant à ce que cela devienne n'importe quoi vu le niveau des journalistes politiques en France.


Cela changera peut-être lorsque leur niveau sera à la hauteur des enjeux démocratiques d'une élection.


Je ne suis pas très optimiste vue la persistance de leur médiocrité au regard des scrutins précédents.


Aucune exigence de programme, aucun bilan global de l'état social du pays, aucune analyse critique de la pertinence des propositions à répondre aux inégalités, que du vide, du creux, du commentaire de commentaires, du bavardage.


Voilà comment la presse française entretient un image de politique guignol qui convaint les électeurs de faire autre chose que de cautionner ce grand cirque médiatique qui leur donne l'impression d'être pris pour des idiots.


Gramsci parlait d'hégémonisme culturel, Debord de société du spectacle intégré, Baudelaire de domesticité publique.


Rien de neuf depuis deux siècles dans les médias.

C'est drole comment ASI est obsedé par une supposée extrème droite alors que la crise sanitaire supprime des libertés fondamentales au point de devoir avoir un ausweis pour manger un pizza....
Mais ca passe crème chez ASI.

Des tartuffes on vous dit

ET ASI comme critique théatreux bon public.

Et d'ailleurs il faudrait qu'on se mette d'accord sur ce qu'est l'extreme droite . ils sont antisémite et raciste ou c'est autre chose ? Et ces mecs voteraient pour un juif arabe ? Y' a un bug ? ou simplement on nous tanne avec l'antisémitisme et le racisme depuis des années pour rien ou pour pas grand chose .Vous pensez  que ceux qui s'en prennent a Attali le font parce qu'il est juif ou parce que ce sac a fiente nous a filé un type comme Macron dans les pattes, par exemple .Que Rothsild est avant tout une banque et comme toute banque ce sont  des enfoirés avant d'être des juifs par exemple .Il va falloir revoir vos critères de distribution d'étiquettes et arrêter de faire a la va vite , mais de faire intelligemment , si le but bien sur est la concorde , si c'est pour vendre du papier , pour stigmatiser , pour faire barrage , je crois que vous avez touché le fond et qu'a part attaquer la falaise vous l'avez dans l'os! Il ne reste plus que l'intelligence ou mourir ! Ouais ben enfin ça c'est pour le style , quoique ...

Mais vous avez pas le temps , demain est un autre jour et une nouvelle affaire , bande de nazes !

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/eure/un-arsenal-de-130-armes-saisi-chez-un-particulier-dans-l-eure-2347501.html

Et alors ? And so what ? (pour les bobos) .Des mecs se font arrêter avec des armes ? Whou la belle affaire ! On est combien en France 70 millions ? Ils ont arrêté 3 équipes , oulala . Alors après nous avoir bassiné avec les islamistes sous Hollande , maintenant c'est les fachos .Quand je vois qu'aux JT de 20 heures on brode pendant un quart d'heure sur une bagarre , je me dis qu'on est vraiment dans une société de privilégiés pour le moins .Si toutes les fois où je m'étais frayé c'était passé au 20 heures , je serais une star ! Alors y'a deux solutions , soit vous vivez sur une autre planète , soit vous êtes fraichement débarqué .On va essayer un truc , BOOOUUUUH! Vous avez foncé sous la table ? Non? Alors vous êtes en voie de guérison ! Allez , allez boire un grand verre d'eau ,avec toutes ces émotions , oulala...

(Ouf j'ai cru un instant que cette chronique allait parler de la pathétique affaire du théâtre de Yacine Bellatar, où il a encore réussi à offrir le beau rôle à l'extrême-droite, mais c'est pas le cas.)


Comme j'étais très méchant l'autre jour, je me dois de dire que là je suis très d'accord avec Daniel. Et que c'est dans ce registre que je le trouve le plus appréciable : quelqu'un d'assez ouvert pour considérer toutes les hypothèses, et accepter de voir qu'autant que derrière l'extrême-droite il y a la droite, autant derrière la dramatisation de sa menace il y a souvent la droite aussi, et en l’occurrence l'intérêt électoral bien compris de Macron.


Après je pense qu'il convient de séparer deux phénomènes qui tout en étant reliés sont assez indépendants. D'une part l'ultra-droite accélérationniste, qui ne cherche pas à triompher par les urnes (ou alors très indirectement :  créer une situation de chaos et terreur qui ensuite profiterait aux candidats d'ED). D'autre part celle dont c'est le projet.


Il peut y avoir quelques liens entre les deux. Et évidemment les discours de la seconde aident la première à se justifier, mais reconnaitre le premier problème n'a pas de raison logique d'entrainer le réflexe du "rempart" profitant à Macron.

Enfin qu'il existe ou pas des groupuscules armés, ça ne l'empèchera (hélas) pas d'atteindre le second tour. Pour une fois les sondages sont les amis de la gauche, ils ne montrent aucune menace d'ED par les urnes qui justifierait un vote "utile" pour lui ou d'autres candidats de centre droit.


Après dans le cadre d'un second tour, oui si Zemmour ou Lepen y est, il y aura logiquement la même pression qu'en 2017 pour voter pour l'un peu moins pire ; mais de mon point de vue c'est naturel et pas à regretter, juste la manière dont (hélas encore) la cinquième fonctionne (et perso bof je me dis jamais deux sans trois, ce sera pas la première fois que je vote en me bouchant le nez, et je préfère toujours ça que des racistes au pouvoir ou même faisant un score forçant le pouvoir à prendre encore plus en compte leurs idées).


On peut donc résoudre le dilemne en dénonçant l'ultra-droite et les discours d'ED qui lui permettent de se justifier, mais en rappelant toujours que ça ne signifie pas (au moins à ce stade) qu'elle soit menaçante au niveau électoral. Faudrait vraiment un truc complètement dingue pour qu'elle ne soit pas rejetée comme les fois précédentes.

Grosse fatigue théâtrale ...

Théâtre ou pas, ça ne me fera pas voter Macron. 


Je voterai pour le candidat qui mettra fin à la Vème république et mettra en place une constituante. 

C'est pas nouveau la mise en scène de la peur pour conserver le pouvoir !

Quand JLM l'a dit, il y a quelques semainesn il en a pris plein la gueule, notamment de la part des "metteurs en scène" de cette peur, justement. 

Et les remugles des "chaines en boucle" ne changeront rien à ma décision.

Et c'est un homme de théâtre qui vous le dit!

Sur l'accélérationnisme : j'ai été surpris de le voir utilisé par N. Lebourg pour qualifier cette extrême droite catastrophiste, je ne savais pas que c'était un des usages de ce mots, disons surtout son usage principal. 


J'en avais entendu parler dans un texte paru dans la revue du Crieur de Mediapart/La Découverte : " Les angles morts de l’accélérationnisme « de gauche », par Nidal Taibi " (2020). En creusant, j'avais compris qu'il s'agissait plutôt de (post)marxistes qui avaient pour stratégie (déroutante...) de prendre le capitalisme de vitesse, notamment via une confiance très importante dans les technologies, pour arriver à un futur égalitaire. Ca me laisse plus que perplexe mais bon, c'est eux qui sont intelligents, pas moi :D.  On note néanmoins, dans le lien précédent, la figure de Nick Land dans cette galaxie, qui est très trouble. il fait le pont avec l'extrême-droite en effet, proche des oligarques de la Silicon Valley et de leurs fumisteries transhumanistes, donc une branche de l'extrême droite qui me semble différente de celle dont parle N. Lebourg.  Un autre recueil de textes accélérationnistes "de gauche" a été traduit en Français... j'ai sué, j'ai pas tout compris j'avoue. 


Bilan perso : j'en étais resté donc sur l'idée que c'était assez pointu, au mieux hors-sol/naïf (les technologies qui vont nous sauver, franchement...), assez verbeux et autosatisfait, et au pire potentiellement complaisant avec l'extrême droite. 


@sinautes, je laisse ça à votre analyse! 

C'est drôle, tout ça me rappelle l'analyse d'un certain Shakespeare : « le monde est une scène de théâtre et chacun y joue sa partie ». Devant la médiocrité du débat de cette campagne, je me dis qu'on voit différentes troupes d'improvisation se produire sur toutes les scènes médiatiques devant nous, Public qui nous demandons avec inquiétude qui on va applaudir ou siffler à la fin de la pièce. Je veux dire par là qu'il n'y a pas vraiment de metteur en scène, et que personne n'ayant  un programme capable de susciter l'enthousiasme, tous les candidats sont finalement en train de réagir sur l'instant les uns par rapport aux autres. En fait, ils sont un peu tous dans la même situation que les candidats à la primaire LR pendant leurs différents débats.

Bonjour et merci pour la chronique. 


Etrange mansuétude initiale, quelques jours après l'émission "comment nous sommes devenus réacs". Sur Twitter, vous le qualifiez même d'"esprit brillant" qui, tristement, "vire conspi". Je ne suis pas un spécialiste, mais je me permets quelques remarques

-Sa thèse "brillante" sur la France périphérique a été très contestée par les sciences sociales. Je ne suis pas compétent pour savoir qui a raison ou tort, mais on lui a, je crois, principalement reproché d'homogénéiser des réalités géographiques très disparate pour mieux servir sa thèse. 

-C'est ici qu'est le hic : sa thèse plait surtout à la droite, notamment un possible candidat d'extrême droite qui le cite depuis des années, trop heureux d'enrôler un intellectuel venu de la gauche 

-Je n'ai jamais entendu Ch. Guilluy s'insurger contre cette récupération (j'ai peut-être raté des épisodes cela dit, donc à vérifier). 

-Ch. Guilluy "vire conspi" : il semble que ca ne date pas d'aujourd'hui. Dès 2019, il  s'estimait "ostracisé par les milieux académiques et « victime du politiquement correct » . Ca porte plus sur son cas personnel que sur ses thèses en tant que telles, mais ca dessine une tendance, disons. Et c'est une tactique bien connue pour faire ... parler de soi. Faire le coup à chaque nouveau livre, bon...


Au bilan, on a un expert consultant qui produit des concepts chocs mais controversés, et parasités par un biais de confirmation, qui ne déteste pas que la droite l'instrumentalise, qui est très visible médiatiquement mais se plaint d'être ostracisé, et qui donc désormais fantasme en mode conspi. Je ne résumerais donc pas cela par "esprit brillant", et je me serais spontanément attendu, disons, a un peu plus de circonspection ici (ca ne veut pas dire que j'ai raison!)


Enfin il vient de la gauche, la gauche ne l'aime pas vraiment et la droite l'adule. Pour mémoire, vous avez consacré une émission il y a une éternité (4 jours) où vous vous demandiez comment on est devenus réacs. Je dis ça je dis rien...

Bonjour Thomas,

Mais crénom de crénom, comment peut, on encore et encore écrire " Enfin il vient de la gauche ..." Est-ce que cela à un sens?


On est de gauche, de droite..., on ne vient pas de...


Seuls les opportunistes, les carriéristes, les traîtres de classe, les "je suis beau, beau" peuvent venir de quelque part, utilisant leur entregent pour aller ailleurs qui est un nulle part. Ils sont sur le chemin de leur réussite (ou pas) mais ils sont vides, creux, abyssaux...et sont mobiles comme de l'huile qui s'étend.

En fonction de leurs intérêts, ils secouent la clochette de leur chemin pour dire je suis des vôtres tout en souriant de leur traîtrise.



Mais enfin GPMarcel, cela voudrait dire que les "journalistes" des médias dominants nous mènent par le bout du nez quand ils se défendent du manque de pluralité politique de leurs invités en disant considérer que tout socialiste, quelle que soit son évolution politique, est considéré de gauche ? Valls, Véran, Schiappa,... Je n'ose y croire !

Je comprends votre remarque. Je crois qu'on n'est pas en désaccord. En disant "il vient de...", je ne disais pas "donc il l'est toujours", mais "cette étiquette sert à troubler le jeu". 


Après, je pense qu'on peut évoluer politiquement sans que ça relève forcément de la traitrise. Débat pour une autre fois ! 

Non, car ce genre "d'évolution" n'est pas possible sur des bases initiales solides...

Bien sûr que si qu'on peut venir de la gauche. Mais si l'on vient de quelque part, c'est qu'on n'y est plus.

Bien sûr que non.


On ne peut pas venir de gauche car ceux qui sont de gauche y restent.


Ceux qui bougent, viennent de, ne sont, n'ont jamais été et ne seront jamais de gauche.

Ce n'est, n'a été, ne sera que posture, plan de carrière, opportunisme...


La radicalité, je préfère "l'exigence éthique" est là.

Tout comme l'écologie ne peut être qu' anti-capitallste sinon elle n'est pas.

J'ai un doute et je crois que vous ne parlez pas des mêmes personnes. Me trompe-je ou vous parlez des politiciens? Vos interlocuteurs précédents parlaient plutôt des citoyens, il me semble. Et pour le coup, on entend parfois autour de soi des personnes formuler des idées de gauche, puis au fil du temps se mettre à porter des idées de droite sans plus évoquer leurs anciennes idées de gauche....

on entend parfois autour de soi des personnes formuler des idées de gauche, puis au fil du temps se mettre à porter des idées de droite sans plus évoquer leurs anciennes idées de gauche.... 


avec le temps, avec le temps va, tout s'en va...


C'est vrai que l'âge aidant les valeurs de gauche de certains se sont dissipées et sont allé vers un embourgeoisement et une boboisation qui les fait changer de camps ( tout en pensant encore être de gauche ) je crois qu'on à tous ce genre d'exemple autour de nous

ce que dit GP marcel me semble clair. Quand on est de la vraie gauche, celle accrochée à la valeur de justice sociale, de partage et de fraternité, on à aucune raison, même decu par des traitres et des usurpateurs d'aller voir (plus à) à droite si c'est mieux.

Votre gauche est morte.
Elle a abandonné les classes populaires pour faire alliance avec les mondialistes du haut (la finance internationale) et du bas (l'immigrationisme et l'islamisme)
Ne vous étonnez pas qu'elle reduite à portion congrue

votre droite est bien vivante et elle prospère, elle est responsable du désastre actuel, du pouvoir illimité de l'argent qui détruit et salit tout. Que ferez vous quand des affamés essaierons de franchir vos frontières chéries?  Nick? vous tirerez? des corps étendus, du rouge sur la neige, ça vous plait comme programme? Nick?


ps : votre réponse en illogique. Ma gauche, comme celle de GP Marcel est celle qui ne trhit pas. elle n'a, pour cela, aucun représentant.

"Que ferez vous quand des affamés essaierons de franchir vos frontières chéries? "

Je leur donne une soupe, les mets dans l'avion et les retourne à l'envoyeur.

Vous en prenez combien chez vous ?

"Que ferez vous quand des affamés essaierons de franchir vos frontières chéries? "
Autre réponse :

Je leur dirais : " non, vraiment, la France n'est pas pour vous. L'ED est partout, le système social trop inégalitaire, les micro-aggressions permanentes, le racisme endémique, les aides sociales trop faibles, vous ne pouvez meme pas choisir votre genre. Et je ne vous parle pas de l'islamophobie.
Allez plutot dans un pays riche, ouvert et de votre religion. Genre Arabie Saoudite, Quatar, Soudan...

Bref, la France ne vous mérite pas"


Ma question c’est vous laissez passer ou vous tirez. ( vos discours, les affamés s’en tape grave ) . Donc vous tirez ?

Donc, je repète : Ni l'un  ni l'autre.


On rétablit des vraies frontières, s'il y en a qui passent, on donne une soupe, on mets dans un avion et on renvoie.


pour dissuader une foule affamé de penetrer dans votre pays, il n'y a pas d'autre moyens que de tirer.  les seules frontieres hermetique sont celles pouvue de mitraillette pretes à l'emploie, de mirador et de barbellé: RDA, Corée du nord etc...Toutes les autres frontières sont pénétrables en deux deux. .

SI le problème, c'est la faim, je balance des produits bios des maraichers locaux par dessus la cloture et problème reglé...


vous pensez que c'est un probleme qui se règle avec un sandwich?

?https://twitter.com/ZemmourEric/status/1460618026466820102


Vous répondez à coté. le probleme c'est pas qu'ils n'ont pas eu leur gouter,  vous faites tout pour ne pas répondre à une question très simple. Ils sont ultra déterminé a entrer comme en Pologne,  , en grand nombre. 1 tirer, 2 laisser rentrer une foule de gens amassés à la frontière.

1 ou 2 ?

Vous n'avez manifestement pas envie d'gchanger.
Je vous laisse dans votre univers parallele.
Bye

En fait c’est une vraie question à laquelle il est difficile d’obtenir une reponse ( l’hypocrisie de l’extrême-droite bien éduquée qui feint de ne pas voir la violence contenue dans la politique anti migrants.Je vous comprends, la question est  embarrassante . La plupart des gens qui soutiennent Zemmour espèrent sûrement secrètement  que des « ultra » feront le sale boulot . D’autre propose de lancer de la bouffe avariée pour calmer les migrants… vaste débat .. merci de vos réponses si courageuses.

Mag, je pense avoir compris.

Ce n'est pas vous faire reproche mais l'emploi du verbe "croire" en lieu et place de "penser" serait à prohiber.

Car, une fois que la croyance est passée au broyeur de la pensée, de la pensée critique, du recul, des lectures... je (importance de ce "je") ne peux que penser. 

Etre de gauche citoyen ou politicien c'est s'inscrire dans une action, dans une pensée, dans une intransigeance, dans une exigence qui dépassent le fondement même de son émergence: les tripes.


On est de gauche en tripes, viscéralement. D'abord.


Puis se construit, s'élabore, se poursuit ce modèle dans l'échange, les débats, les actions collectives et individuelles.


Donc, même par déception, désamour, rancune, rancoeur quand on est de cette gauche là, la gauche, donc on ne peut se laisser aller à quelque chose d'autre, se laisser glisser et répondre  à des sirènes.


Les sirènes sont illusions, Ulysse et Homère., extérieures

Les tripes sont la réalité de ton corps, intérieures.


Relire "la Morale Anarchiste" de Pierre Kropotkine, aussi paradoxale soit-elle demandant une exigence permanente, par tous les temps. 

Etre de gauche est un sport de combat (paraphrasant Bourdieu) de tous les moments. Ce ne peut être une posture momentanée, de présence opportune.


J'espère avoir répondu parfois trop lyrique.

Bonne après-midi



Complètement ! La seule chose qu'un individu de gauche puisse devenir, c'est retiré du monde, cynique ou désabusé, mais certainement pas de droite, centriste ou facho. Ceux-là l'étaient déjà, consciemment ou non d'ailleurs...

Mais c'est qu'ils n'ont tout simplement jamais été réellement, sincèrement, profondément de gauche justement !

Un grand merci GP Marcel !

Car chacun sait, contrairement aux femmes, on ne devient pas de gauche, on né de gauche...


Mais sinon les notions de gauche et droite evoluent avec le temps et l'espace. Il n'y a rien de surprenant que certaines personnes, en plus d'evoluer elles meme, ne se reconnaissent plus dans les changements de la gauche et de la droite.

Je ne débattrai pas, ( nous retournerions, ainsi,  quelques années en arrière)  mais l'utilisation du " chacun sait" est d'une infinie drôlerie, ainsi que le néanmoins  fameux " notions de gauche et droite ".

Ce n'est pas une notion. C'est un état.

Bonne soirée.

En effet c'est d'une infinie drolerie puisque a la base c'etait juste une petite blague ironique sur vos propos.


la gauche et la droite sont des etats a un temps T et a un endroit X. Mais ces etats ne sont pas statiques mais sont au contraire dynamiques et en evolution perpetuelle. La gauche et la droite sont egalement des notions relatives l'une par rapport a l'autre.


les traîtres de classe, c'est de la meme deguelasserie que Biden qui disait que quand on est un vrai noir on vote democrate.

" les traîtres de classe" Par le plus grand des hasards, je relis "Journal d'une femme de chambre" d'Octave Mirbeau. 

Vous devriez le lire ou le relire.

Vous devriez lire ou relire les Pinçon-Charlot

Vous devriez lire ou relire "A la ligne " de Joseph Ponthus

Vous devriez lire ou relire....


" La gauche et la droite sont également des notions relatives l'une par rapport a l'autre. " C'est beau comme un discours présidentiel, j'espère que le mot " relatives" doit être autant souligné que ponctué.


Cher M_, nos pensées sont tellement parallèles qu'il n'y a aucun espoir à ce qu'elles se croisent. N'est-ce pas? 



Cher M_, nos pensées sont tellement parallèles qu'il n'y a aucun espoir à ce qu'elles se croisent. 

Pour le coup, je suis généralement d'accord avec vous, mais sur le fait que le rapport droite/gauche dépend de la société dans laquelle il se place, je suis plutôt d'accord avec M. Donc on peu vous dire celà et avoir des pensées assez convergentes ;)

L'un des bon exemples c'est ce colonialiste de Ferry qui aujourd'hui serait placé à droite alors qu'il était incontestablement de gauche en son temps, un temps où la droite c'était les monarchistes et les bonapartistes.
A chaque fois qu'on impose certaines de nos idées (pour Ferry, la République et l'école publique) elle peuvent ensuite être intégré dans une vision conservatrice et donc être dans une vision de droite.

ce relativisme est très dangereux . c'est la droitisation perpétuelle. A ce jeu là, le risque c'est que la gauche deviennele RN et la droite le fachisme et les nazi. comme ça on sera cerné . Acceptez SVP que pour certain, la gauche est question de valeur intemporelle et laissez la "théorie" de coté.

Je comprend, mais je suis assez méfiant avec les propos absolut, on peu dériver vers l'essencialisme et c'est une autre manière de dériver vers une pensée conservatrice voir réactionnaire.

Pour préciser, sur le long terme c'est plus la gauchisation continue qui a dominée, une idée progressiste deviens conservatrice quand la gauche gagne.

analyse politicienne s'il en est

Analyse historique plutôt, et on peu en tirer des conclusions philosophiques.

La gauche c'est tous les camps qui proposent du mouvementent, de changer l'ordre social, la droite se contente de vouloir préserver cet ordre ou de revenir à un ordre ancien, généralement fantasmé.

Maintenant ils peuvent défendre les services publiques, la Sécu, le mariage pour tous ou la République parce qu'on leur a d'abord imposé, et ce sera pareil pour les futurs changement qu'on leur fera avaler.

Ce n'est pas parce qu'on douille ces dernières années qu'il faut sous-estimer la capacité de notre camp à imposer ses idées. ;)

excusez moi mais ça c'est un point de vue. c'estr pas vous qui définissez la gauche selon vos lecture.  encore une fois, on peut lui accorder un sens intemporel. une réflexion basé sur la justice sociale est de gauche, une réflexion basée sur préserver des intérêt privé au détriment du sociale , en prétextant un pseudo ruissellement qui n'arrivera jamais , c'est la droite .


attention Alexis, en employant le langage et en utilisant les cartes réactionnaire, vous leur prêtez main forte.

vous leur prêtez main forte 


Bienvenue au club.

juste pour finir, quel est le tord de Belattar exactement?

S'il fallait faire une liste ce serait long, j'ai pas tout retenu et j'ai la flemme de retrouver les articles sur lui (un moteur de recherche est ton ami). En résumé il est plus soupe au lait qu'Obélix et ça semble pas s'arranger pas avec l'age.


Sinon c'était juste pour saluer votre retour sur le forum, qui entraine comme à l'accoutumée une explosion des membres du club des gens que vous accusez sans fin de ce genre de choses, une animation qui nous manquait à tous.

oui oui. je parlais de cette affaire précise. si vous pouviez me dire clairement ce qu'il a fait qu'il aurait du éviter? appeler la police? 

 (ne vous inquiétez pas, je n'ai pas l'intention de poster comme avant, rien que voir votre complaisance, ça me rend tres malheureux, ça me fait mal au bide et au final  je m'en passe tres bien)

.

Tu as déjà eu la réponse dans mon dernier message du sujet précédent.


Il les aurait juste laissé partir, en leur refusant juste le selfie, environ 80 fois moins de monde aurait entendu parler du Livre Noir, dont environ 80 fois moins les victimisant. Il a transformé un truc qui n'aurait touché qu'un petit public déjà facho de youtube en sujet de chaines d'info. 


Donc oui si tu y tiens, dans cette affaire particulière "il a fait le jeu de l'extrême-droite" en tombant dans son piège. (Dans d'autres par contre il a fait d'autres conneries sans rapport avec elle mais toujours liées au même caractère, donc je dirais son tort global est plus qu'il ne travaille pas sur lui pour apprendre à se tempérer un peu.)


Mais je ne vois pas le rapport avec ta conversation avec Alexis Robert que tu accuse ici carrément de "lui prêter main forte" juste pour te donner une analyse très répandue de l'histoire politique (y compris chez des penseurs de gauche il me semble).

Ok donc il doit se laisser filmer de manière frauduleuse. Donc la loi , c’est quand ça vous arrange . Sinon pour la conversation avec Alexis Robert après que tu te sois bien foutu de ma gueule sur mes interventions, j’ai bien envie de te dire d’aller te gratter .

C'est une réflexion pas mal partagé par des politistes de gauche et diffusées par des vulgarisateurs, par exemple ou ou dans cette trilogie : 1, 2, 3.

attention Alexis, en employant le langage et en utilisant les cartes réactionnaire, vous leur prêtez main forte. 
Sur le principe je suis d'accord, mais vous pensez à quels propos de ma part?

désincarner la gauche de sa substance sociale

si l'idee de gauche est amouvible en fonction des different contexte historique, alors elle n'a pas de substance intrasèque. et ça c'est 1984. la guerre c'est la paix etc...

Mais, les libéraux étaient de gauche à la fin du XVIIIème, et ils n'étaient clairement pas sociaux, bien au contraire, c'est même les responsable de l'horrible loi "Le Chapelier". Honnêtement, je suis désolé, mais ce n'est pas moi qui décide.

Mais la gauche a bel et bien une substance, ce sont ceux qui croient au politique, à la décision collective et qui s'opposent à ceux qui croie que des choses doivent être mise hors de porté du politique.
En général, voir presque systématiquement, la gauche est la force qui est motivé par la demande d'égalité, donc, dès que le concepts est apparue, la force sociale.

Pour le reste, autre chose a une substance : les idéologies. Et elles ne sont pas relatives à une époque.

c'est super leger ces analyse de youtuber. (un peu plus solide celle de usul mais ...) pour moi , une gauche qui n'aspire pas à un changement radicale, qui ne devellope pas un apres capitaliste est une droite qui avance sous faux drapeau. https://www.dailymotion.com/video/x1g7vj

Ces analyses m'ont parue légères aussi, avant que je pousse et que je confirme.
Sinon, dans un contexte de domination idéologique de la droite, comme actuellement, je pense que vous avez globalement raison, mais la situation est différente sous la pression idéologique de sa gauche, comme l'a montré le cas Roosevelt (Qui a été moins de gauche que ce qu'on aurait aimé, mais bon...)

il ne faut pas confondre les manœuvres politiciennes qui consistent à manipuler les electeurs pour obtenir leur vote au idées elles même, qui existent au dela des manipulation en question.

Oui, nous sommes d'accord.

Eh bien et bien, que voyons nous la, vous me repondez...


Cher M_, nos pensées sont tellement parallèles qu'il n'y a aucun espoir à ce qu'elles se croisent. N'est-ce pas?  

Si on imagine nos pensees comme des droites, les paralleles se suivent, les droites qui se croisent ne le font qu'une fois et s'eloignent a jamais.


Aussi respectable que soit vos lectures, je ne vois pas le rapport avec traitre de classe

Je suis plus dans la re-lecture des du cycle de dune (j'en ai pour un moment....)

les traîtres de classe, c'est de la meme deguelasserie

Pas forcément, c'est utilisé comme un compliment quand ça va dans l'autre sens, l'usage du terme est multiple.

A quelle moment traite de classe de classe est utilise comme un compliment ?

Quand le traitre à sa classe est un bourgeois.

Oui vous avez raison, mais c'est dans ce cas une situation bien particuliere et souvent un auto-qualificatif. Lol je suis un traitre a ma classe.

Deja que l'utilisation de classe c'est valider une approche de lutte des classes.


Ca me fait penser par certains cote au mot negro qui est/a ete utilise comme une insulte et qui est maintenant egalement utilise  comme un qualificatif affectueux entre membres des noirs americains.


Mais dans le cas de marcel ce n'etait pas vraiment le compliment le but recherché mais son utilisation dans son sens original.

Déjà que l'utilisation de classe c'est valider une approche de lutte des classes. 
C'est une analyse de l'organisation sociale qui dépassent nettement les militants marxistes, on en retrouve déjà l'idée chez Adam Smith par exemple (après la 35ème minute).
En fait je vois mal, avec nos connaissances, comment on peu nier qu'il existe une lutte politique, un rapport de force, entres groupes sociaux qui ont des intérêts antagonistes, ceci sans y mettre forcément de jugement de valeur.

mais son utilisation dans son sens original 
Dans son sens négatif plutôt, le terme a dès le début été utilisé pour parler de ceux qui luttent contre les intérêts de leur classe d'origine, par exemple Marx. On peu s'accorder sur le fait que Marcel ne cherchait pas à être sympathique :)

Certes mais au delà de l'aspect purement theorique/scientifique, l'utilisation de classe pour decrire des phenomenes de lutte politique, un rapport de force, entres groupes sociaux qui ont des intérêts antagonistes  revient a legitimiser le discours marxiste et utiliser son vocabulaire.

Et a moins d'etre confiant d'etre tres a gauche, personne ne s'y risque.

On est d'accord, mais n'est-ce pas un problème que seulement des gens très à gauche osent utiliser un concepts théorique dont la réalité est largement démontré?

Et l'utiliser c'est lui donner de l'importance.

Il y a pleins de liens transclasses qui existent egalement. Le politique essaye de mettre en avant/arriere les points communs/différences existants entre les personnes.


Les personnes tres a gauche considerent que cette lutte est l'alpha et l'omega de la politique, ce n'est pas le cas des autres partis qui sans pour autant remettre en question ce concept economique, refusent de l'utiliser pour justement se focaliser surd'autres moyens de rassembler.

Ce n'est qu'un probleme pour les personnes tres a gauche.

A vrais dire, ça ne colle pas trop non plus, les alliances de classes sont aussi des standards fréquemment utilisé "très à gauche", dans le camp marxiste c'est reconnus depuis longtemps que la gauche s'appuie historiquement sur l'alliance de la petite bourgeoisie intellectuelle et des classes laborieuses.

A l'inverses, même si c'est sans le dire, toutes les politiques proposées par une force politiques quel qu’elle soit s'attaquent toujours aux intérêts de certaines classes au bénéfice d'autres. Il s'agit simplement d'admettre ou non ce que l'on fait.

A l'inverses, même si c'est sans le dire, toutes les politiques proposées par une force politiques quel qu’elle soit s'attaquent toujours aux intérêts de certaines classes au bénéfice d'autres. Il s'agit simplement d'admettre ou non ce que l'on fait.


Bah voila, vous avez tout resume. 

Dans ce cas, dites moi quel est l'interet pour des politiques de droite de rappeler l'opposition de classes economiques en parlant de lutte des classes alors qu'ils veulent rassembler le maximum de monde autours d'autres types de projets ?


On ne peut pas defendre la startup nation et en meme temps parler de lutte des classes. Ca ne veut pas dire que l'on rejette le principe theorique et observable de lutte des classes, c'est juste que ca n'a aucun sens logique d'en parler.


Nous sommes d'accord, après on peu avoir intérêt à parler de lutte des classes même sans être très à gauche, en fait c'est un thème tout à fait valable pour du centre gauche.

Marx n'a pas défini deux classes et basta. ça c'est la réduction de la droite pour invalidée la critique du capitalisme.  

Il me semblait qu'il avait definit deux classes (le proletariat et les possesseurs de capitaux) mais ca n'a aucune importance. Je peux tout a fait imaginer la lutte des classes comme une idee non binaire mais compose d'une infinite de classe et le principe de base restera le meme.

https://m.youtube.com/watch?v=Lrx42Eh-Ch8.   C’est un peu expliqué ici vers 12 mn .


"-Sa thèse "brillante" sur la France périphérique a été très contestée par les sciences sociales "

J'en oncclus que sa thèse est juste.

Oui et non, c'est considéré comme un raccourcis, une simplifications d'éléments largement accepté dans ces sciences.

Donc, selon votre approche il faut peu-être que vous la considéreriez comme fausse car trop accepté par les sciences sociales.

"Donc, selon votre approche il faut peu-être que vous la considéreriez comme fausse car trop accepté par les sciences sociales. "

Oui.
Pour avoir frequenté des cours de socio universitaire recemment, j'ai pu y voir la politisation et la promotion de toute les thèses diversitaires délirantes wokes.
Donc, le fait que ces gens contestent Guilly me rassure.

Ah, les ravages de l'analphabétisme des fafs !

"Des cours de socio universitaire". Bon, je reconnais que l'IA a fait des progrès, mais il y a encore de la marge :D

Vous avez due me lire trop vite :

d'éléments largement accepté dans ces sciences. 

Autrement dit, vu ce que vous dites, valider Guilly c'est globalement valider des argument de militants de thèses diversitaires délirantes wokes. 

Dans mon :
Donc, selon votre approche il faut peu-être que vous la considéreriez comme fausse car trop accepté par les sciences sociales. 
Le "la" c'est la thèse de Guilly.

C'est un peu court de dire que c'est du théâtre. C'est ce que les évidences laissent penser, et comme je me méfie des évidences, j'aimerais voir un raisonnement développé. Est-ce du théâtre parce qu'il y a des souffleurs, de la direction d'acteurs etc... En fait, c'est plutôt évident, et ça s'appelle la politique. Ou est-ce du théâtre parce que Guilluly voit ça comme une tragédie avec le néolibéralisme qui gagne inexorablement à la fin ? Et que la possibilité même du fascisme est hors sujet ? Ou que quand bien même le fascisme gagnerait, ça resterait une sorte de truc mou et dégueulasse sur une échelle très différente du fascisme européen de la première moitié du 20ème ? Voilà, dire c'est du théâtre,ça veut tout et rien dire, c'est le genre de truc qu'on dit au bar.

Aux US aussi ils pensaient que Trump était un clown, le NYT l'avait même classé dans la rubrique "divertissement".

Nous n'avons pas la même constitution, qui empêche théoriquement le même hold-up du vote populaire, mais nous avons aussi beaucoup moins de contre-pouvoirs en cas d’échec.

On oublie vire que Trump a été élu aux EU, et risque de l'être à nouveau, au Chili l'extrême droite est proche du pouvoir, et que dire du Brésil... le possible est toujours envisageable ...

On ne peut évidemment occulter l'opportunisme des libéraux, centristes extrêmes, et autres intégrants du soi-disant "cercle de la raison". Hier, ils avaient le communisme, aujourd'hui, ils ont trouvé un autre épouvantail. Néanmoins, on peut remarquer en passant que d'autres metteurs en scène de talent ont réussi, ailleurs dans le monde, à produire des spectacles criant de vérité. Je veux bien qu'on ne gueule pas trop fort, mais de là à se contenter d'un haussement d'épaule... Garder au moins un œil ouvert peut être prudent, par ces temps qui semblent courir assez vite. Et que je sache, le "cercle de la raison" n'est pas le seul ennemi du fascisme. D'ailleurs, en est-il vraiment un ennemi ?

Blague à part ou classer l'envoie du Raid et d'autres flics bodybuildés en Guadeloupe. La rengaine des débiles anti vax et anti pass (comme si l'un et l'autre étaient équivalents) atteint le même niveau sonoreque que la présence dominante  des réacs FN chez les gilets jaunes. Le discrédit a bien fonctionné. S'opposer à une politique qui méprise les gens, crache sur les soignants est-ce être réac ? Peu à peu il commence à être dit que le vaccin n'empêche pas d'être contaminant ramenant le pass à ce qu'il est une mesure de contrôle social laissant les mains libres à un type droit dans ses bottes de croquemitaines (Macron mangeant les mains des petits enfants, si c'est pas complotiste, ça).

on dirait que la peur des islamistes  (ayant noyautés toutes les mosquées de France ) a été remplacé par la peur des extrémistes de droite infiltrés eux aussi partout !


auparavant on avait l'extrême gauche hyper dangereuse dans son épicerie tapie dans l'ombre


Tout ça ne veut pas dire qu'il n'y a aucun danger Islamiste, ou d'extréme droite qui espère le chaos ( certains militants d'extrême gauche espèrent aussi le chaos ) mais de là à en faire une généralité cela me parait un tantinet exagéré. 

Au risque d'être taxé de bisounours


Alors, oui, le danger Islamiste était monté en épingle dans les médias, et le danger extrême droitiste est lui minoré; ça, c'est un fait indéniable 


mais si on à attribué le 1er à quelques individus radicalisés, ne peut-on pas accordé le même "statut" aux seconds ?

 Et éviter de sombrer dans la psychose qu'on dénonçait auparavant

La thèse de C Guilly se tient .Elle n’est pas contradictoire avec les faits que vous dénoncez. L’extrême droite est en roue libre dans la plupart des médias. Et quand on entend en plus les discours de Bertrand et de toute sa clique, ça ne peut que renforcer les fachos dans leurs convictions et leurs actes

Etre de droite ce n’est pas un gêne, comme disait Serge Halimi « l’opinion ça se travaille ».

Les deux analyses ne sont pas contradictoires. Pour paraphraser une réplique de Drôle de drame, on pourrait dire qu'à force de parler de choses horribles, les choses horribles finissent par arriver.  Le front national a clairement été instrumentalisé et artificiellement médiatisé par Mitterrand pour piéger la droite. On connaît la suite...

Guilluy n'est pas le seul à dire que l'idée du "péril fasciste" est du théâtre. Jospin himself l'a affirmé chez Ruquier il y a une dizaine d'années.

Ce système de "barrage républicain" est très malsain, ça permet à la soc-dem bon teint de garder le pouvoir sans se poser plus de questions que ça et sans travailler spécialement. tout ça va mal finir.

Histoire de changer de sujet, et de sortir la tête de ce cloaque, je me permet de signaler à ASI et aux asinautes que ça pourrait intéresser que début janvier démarrera un Actual Play sur les présidentielles.


Qu'est-ce qu'un actual play ? C'est une émission de jeu de rôle. Oui, le bon vieux jeu de rôle qui faisait si peur à Mireille Dumas. Sans m'étendre, le genre est en plein boum et il y a de plus en plus d'émissions sur twitch ou youtube qui en proposent réalisées de manière professionnelle.


Or démarrera en janvier un actual play sur les présidentielles, co-créé par FibreTigre (créateur d'un actuals play très populaire, Game of roles) ) et Clément Viktorovitch, sous le patronage d'un "institutionnel très important" comme dit FibreTigre, "du type Public Sénat ou LCP mais c'est pas eux".

Bref, outre que le projet a l'air très intéressant, c'est une nouvelle forme de production audiovisuelle qu'ASI serait bien inspiré de suivre d'un oeil.

FibreTigre détaille un peu le projet dans cette vidéo.

PS :  je précise que je n'ai aucun lien d'aucune sorte avec le projet - ni avec le milieu du jeu de rôle d’ailleurs. Je ne suis qu'un humble spectateur...

La légitimité intellectuelle de Guilluly est très largement contestée.

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.