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13-Novembre : la haine d'un père

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Il est certes impossible de savoir, à l'avance, quelle serait notre réaction face à un tel drame. Mais, pour le type en question:

1) c'était déjà un facho AVANT les attentats

2) la grande majorité des victimes survivantes et des proches des victimes mo(...)

Tiens, encore un exemple de facho qui veulent censurer une opinion qui leur déplaît. Et qui demain râlera sur la "cancel culture".



Ce père est un haineux, un gros facho, qui ne vaut pas mieux que les tarés qui ont tués sa fille. Voila comment il faut (...)

Que faire de la haine d'un père ? Sans doute comprendre, sans juger, tout en désapprouvant mais en se demandant quelle serait notre propre réaction dans un cas similaire. Il est certainement plus intéressant, et utile, de s'attarder sur les réactions(...)

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Ok, ASI, c'est la critique des médias. Mais, pour le coup, je trouve qu'en s'appuyant sur la difficulté du Monde à traiter le portrait d'un père "orphelinisé" de sa fille et forcément et légitimement haineux, ASI aurait pu épargner à ses lecteurs une séquence de pseudo-moraline à deux balles. 


Je dis "pseudo" parce que je sens bien la difficulté de l'exercice qui consiste à induire en condamnation "moraline" le père haineux au motif qu'il matche avec RN et ZOB.  Alors que le seul motif à tenir pour valable de la haine du père, c'est l'assassinat de sa fille (à mon humble avis) et pas ses opinions politiques qu'il est libre de partager dès lors  qu'elles sont reconnues comme "républicaines" et autorisées par la loi. 


Quelles que soient ses orientations ou convictions politiques qu'on peut désapprouver ou blâmer, cet homme est et reste un père dont la fille a été assassinée. 


Appuyer sur la touche "RN-ZOB" pour expliquer et sournoisement contester la validité de sa haine revient à lever le pied sur la haine de tous les autres proches des victimes du 13 novembre. A faire entrer au chausse-pied les "mauvais haineux" dans la botte de Satan et par ricochet, à implicitement valoriser les "bons haineux" qui ne chaussent pas les sabots caprins. 

  

Or, si on combat la haine, alors on combat la haine, d'où qu'elle provienne et quelle que soit la nourriture qui l'alimente. 

Ce qui aurait été probant, intéressant et moins "racoleur", eut été de sonder les autres parents des autres victimes. Peut-être que même ceux-là ont la haine, même s'il n'ont jamais voté ni ne voteront jamais RN.  Dans ce cas de figure, nous n'aurions peut-être pas été appelés à juger l'orientation politique du haineux considéré comme illégitime de fait de ses opinions politiques. Peut-être aurions-nous pu débattre de la haine en tant qu'affect négatif, de la haine en tant que réaction à une douleur insurmontable, de la haine en tant que sentiment brut, tristement humain mais terriblement humain. 



Bonsoir Nath,

C'était le portrait de ce parent de victime. Les autres, beaucoup d'autres ont été déjà été  sous le feux des projecteurs.

Ce père de victime  possède une singularité, il avoue avoir de la haine

 Ah, le joli scoop. Ah, la tranche de vérité vraie...

... et il assume de vouloir appliquer un terrorisme "blanc" au "terrorisme islamique"... et là, j'ajoute : qui lui a enlevé son enfant ?

C'est le point aveugle de cette affaire. On ne sait pas vraiment. Le Monde peine. Il enfile les faits, le passé du bonhomme, mais ils change son titre, le journal... n'assume pas de faire son job en décidant d'accepté d'être scruté jugé par mille réactions sur Twitter.

Du coup, pour avoir lu le papier, on ne pouvait ici , je vous cite : débattre de la haine en tant qu'affect négatif, de la haine en tant que réaction à une douleur insurmontable, de la haine en tant que sentiment brut, tristement humain mais terriblement humain.

En revanche, ce que montre le papier, même si c'est poussé un peu, c'est que cet homme n'est pas que "un père dont la fille a été assassinée".
A la lecture de l'article - dont j'ai bien conscience qu'il veut m'emmener ici - on dirait que la mort de sa fille est une confirmation que son combat était juste. C'est peut-être ça qui a dû pousser le bonhomme a attaquer "le Monde". Le titre "haineux" n'est peut être qu'un prétexte.

Bien sûr que le perte d'une enfant est une douleur indescriptible, un morceau de nous-même arraché et remplacé par rien, un aveuglement éternel, la perte de notre boussole ; on ne devrait pas, on ne doit pas survivre à nos enfants, merde !

Mais lui... a décidé de faire autre chose du restant de sa vie. Et il le fait savoir.

Y a t-il une maman de cette victime ? Y a t-il des frères et sœurs ? La famille le pousse-t-il dans cette voie ? Débattra t-il avec Mila ? Son univers est-il composé de boutefeux ou d'âmes sages qui cherchent sans cesse la première matinée du printemps ?

J'ai relu plusieurs fois votre commentaire et pas mal de fois le papier du patron et je me dis que dans un monde différent, oh pas si différent, pas antagoniste, ce portrait n’aurait jamais dû exister.


"A la lecture de l'article - dont j'ai bien conscience qu'il veut m'emmener ici - on dirait que la mort de sa fille est une confirmation que son combat était juste"


C'est bien cette sorte de spéculation qui me gène, Olivier, cette façon sournoise de prétexter raconter le pathos d'un père pour, en réalité, exploiter contre-lui ses opinions politiques et ce faisant, se placer du "bon coté" aux yeux du lecteur. 


C'est très facile, trop facile, mais c'est impudique et si je pousse un peu, carrément porno. 


J'aurais aimé ne pas avoir à connaître les dessous politiques de cet homme, de la même manière que je n'aurais pas aimé qu'il soit photographié en slip ou à poil. Parce que le véritable objectif de cet article, non avoué et non avouable, est bien de tirer profit de ses opinions politiques pour le jeter en pâture à ses lecteurs et ce faisant, s'offrir une sorte de virginité morale. Perso, je croyais que le Monde avait une plus haute estime de ses lecteurs.   

Je sais pas trop. J'ai lu pas mal de littérature depuis sur ce gars. Ca vaut ce que ça vaut, hein.
Il est entouré de gens du milieu médiatique, de militants. Il semble autant aimé que surveillé comme le lait sur le feu par cette petite troupe. Un peu la même qui a accourue vers Dieudonné quand celui-ci s'est fait jeter de la télé.

Tout ça pour dire que quand ce père demande : "le Monde, j'y vais ?", on lui répond : "Et comment ! Un portrait, tu es vu, tu existes, tu es sur la carte, qu'on dise du bien ou du mal de toi. C'est une aubaine" l'impudeur est accepté, désirée même.

Ps. C'est marrant que vous parliez de slip, car ça renvoie aux images de cet homme qui sort en slip armé d'un fusil, dans le nord de la France, au sujet des immigrants.



"C'est marrant que vous parliez de slip, car ça renvoie aux images de cet homme qui sort en slip armé d'un fusil, dans le nord de la France, au sujet des immigrants"


J'ignore tout de ce "fusilleur" du Nord, mais tant mieux si ça vous permet de faire des associations mentales (effet papillon ou truc dans le genre). 


De même, j'ignore tout cet homme dont la fille a été assassinée pour rien et de son entourage 'dieudonnesque". 


Je reste d'avis que l'instrumentalisation de l'information à des fins politiques (pointer les affreux pour apparaître du bon coté) n'entre pas dans la case des vertus morales auxquelles je voudrais souscrire ou adhérer. 


Et sinon, pour faire des liens avec d'autres événements, je viens de recevoir ceci: 

Drame

Sur le tournage d’un western, Alec Baldwin tue accidentellement la directrice de la photographie (par Libération)


A méditer aussi, me semble-t-il

«et forcément et légitimement haineux»


Jamais je ne considérerai cette haine comme légitime. On peut éventuellement la comprendre (dans les limites que je n'ai pas perdu d'enfants) mais la légitimer jamais. La combattre par contre, toujours, quelle que soit la peine du père. On ne peut pas se permettre de légitimer une personne qui apelle au meurtre d'innocents par vengeance. Et ça n'a rien à voir avec ses engagements politiques.

est-ce qu'on sait pour quelle raisons les auteurs de ces attentats ont pris les armes ? non on s'est jamais posé la question. mais peut être qu'eux aussi, avant de prendre les armes, avaient perdu quelqu'un de cher a cause du racisme du camp d'en face. alors ils se sont mis a haïr, et a tuer. mais aucun journal n'a pris la peine, dans leur cas, d'expliquer ou de justifier leur haine. y'a que les f-haineux a qui on laisse la parole. c'est normal, parait-il. c'est la démocratie.


fachos de tous les pays, combattez vous gaiement entre vous. mais foutez la paix aux autres.

Que faire de la haine de ce père ?

Bah tout simplement rien, on s'en tape. Comme des autres avis du même genre. 

C'est vraiment pas un mystère. C'est pas parce qu'on a perdu une fille qu'on a plus de mérites à ses opinions.


C'est comme quand un quidam qui n'a pas vécu des choses droles professe des obscénités et s'enfonce lui-même, on essaie au mieux de faire preuve de charité, mais certainement pas de médiatiser ses sorties.

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Le problème de ces articles, c'est qu'ils portent le témoignage du père d'une victime, qui porte la haine comme celle des tueurs de sa fille. Je croyais que les rédactions et les journalistes avaient vu le danger au début du procès de mettre en lumière les déclarations haineuses de Salah Abdeslam. Faire une tribune à ce père, c'est du même ordre d'idées nauséabondes de journalistes. Vendre du papier et du buzz, chasser le naturel et il revient au galop. Qu'il ait la haine, oui, on comprend ! lui faire une tribune, est-ce vraiment nécessaire pour le Monde dans le paysage politique actuel ? Si arrêt sur image devait faire un papier, ce dont je ne suis pas sur, il eu été préférable de sonner les cloches aux journalistes. le buzz sur le buzz, c'est toujours du buzz.

Ces putain de bicots , on leur apporte la civilisation et c'est comme ça qu'ils nous remercient !

Ca va ,j'ai bien résumé la vision  Française ?

Acrimed vient de me donner ci-dessous. 

Je dis "me" car ces larmes m'appartiennent. 

Et le Claude qui roule ses galets pour   renforcer la maison de Julos donne à ces rêveurs de vent, dont je suis, aussi, dans leur caverne, la force es yeux clairs.


Le glissement alphabétique donne à M sa N jusqu'O P Q avec lequel il se voile la face.


Le constat n'est pas jugement. On amalgame pour mieux se combattre.

Nous vivons une époque formidable que je  É définitivement.


Prétentieux, sûrement, je partage mon dernier écrit...


Le banc que je côtoie et qui m’attend est bien utile non pour le repos uniquement mais pour l’occasion qu’il donne d’ouvrir quinquets et esgourdes. Le cliquetis des aiguilles à tricoter de mon épouse se mêle aux vols hésitants des insectes, Le quignon de pain que le couteau a ouvert respire. Le bout du bout du fromage l’accompagne fidèle. La soupe du soir se fait et blougoutte (ne cherchez pas c’est nouveau!)...


Là, dans l’instantané


Le silence s’épaississai

Et je mangeais mon pain 

Du bout des doigts

Dans sa croûte brunie

Au calme du  rond de l’ombre

A la lisière des herbes folles

Quelques abeilles encore

Puis un vol de palombes

Par l’appeau appelé

Me cacha le soleil

La peau du fromage 

Se mélangea aux cicatrices

Traces d’anciens travaux 

Mes ongles grognaient

C’est ça la terre qui sent et existe

Au prix de nulle chose

Dans la grande soupière du soir

Garnie de légumes fleurant

La fumée des simples.

Ce type fait clairement de l'apologie de terrorisme, c'est légal maintenant ? Ou bien c'est illégal seulement pour une certaine forme de terrorisme ?

Ce père mérite de la compassion ( Sentiment qui incline à partager les maux et les souffrances d'autrui ). La définition est pour ceux qui le traitent de facho.

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

A lire ces commentaires il est évident que l'article du Monde n'a pas été lu (réservé aux abonnés comme vous le précisez Daniel). Dommage car il est édifiant. Bien sûr que les haineux ont droit à la compassion pour cette tragédie, mais pour autant le titre d'origine était juste. Rien n'est tout blanc ou tout noir.

Donc, Le Monde modifie son titre sous la pression et

Patrick Jardin porte plainte contre Le Monde, qui l’a qualifié de « père haineux »...

Ce n'est pas ça, la cancel culture ? Quelle ironie...


Petite erreur sur la date de la photo ...

"  Si la haine répond à la haine, comment la haine finira-t-elle   ? "  ( Bouddha ).


" D'accord pour la sagesse bouddhique , mais  quand ça vous arrive à vous  ? " ( Dudule )



Sans doute sa haine est bien antérieure à la perte de sa fille ... qui d'autre que lui pour trouver un moyen de calmer cette éruption toxique ? Certainement pas l'appel au meurtre ou à la peine de mort ...

"Brenton Tarrant a eu le courage de faire ce que je voulais faire et que je n’ai pas fait. Aujourd’hui encore, parfois, j’y pense. "

Ouah, carrément. Il veut tuer des innocents pour punir ceux qui ont tué des innocents. Il est perdu pour l'humanité.

parfois il faut appeler un chat un chat


toutes les idées, les réactions, les sentiments sont représentées dans les survivants , les familles et les témoins proches de cette nuit du 13 novembre.


Comme un panel de la société en quelque sorte 


Difficile de juger; impossible à comprendre si on ne l'a pas vécu et donc inutile, je pense,  de prendre parti

Ok fachosphère, islam, 13 novembre pour le sujet d'aujourd'hui...

J'espère qu'aujourd'hui (ou demain) ASI va sortir un article sur la prolongation du pass-sanitaire. Il y a moyen d'en parler même par le biais des médias : Interview de Véran et Dupont-Moretti par Salamé/Demorand ou reportages alarmistes sur les états "laxistes" par les journalistes de France2 pour bien préparer les esprits.

Tiens, encore un exemple de facho qui veulent censurer une opinion qui leur déplaît. Et qui demain râlera sur la "cancel culture".



Ce père est un haineux, un gros facho, qui ne vaut pas mieux que les tarés qui ont tués sa fille. Voila comment il faut parler de lui. Dommage que Le Monde n'aie pas eu le courage de dire les choses aussi crûment.





Que faire de la haine d'un père ? Sans doute comprendre, sans juger, tout en désapprouvant mais en se demandant quelle serait notre propre réaction dans un cas similaire. Il est certainement plus intéressant, et utile, de s'attarder sur les réactions de tous ceux qui en profitent pour exploiter son désespoir.

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