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Chaines d'info : ne pas déranger

Victor Hugo, maintenant. France Inter est parti recueillir des réactions à la mort de Johnny.
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Chaines d'info : ne pas déranger

Victor Hugo, maintenant. France Inter est parti recueillir des réactions à la mort de Johnny.

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Déguisé en sosie de Johnny il défilera en Harley derrière son cercueil avec 700 autres héros*.

*Pour l'occasion AirParif débranchera ses détecteurs de pollution..
Renommer Duroc en Durock ne date pas de la mort de Johnny . Depuis plusieurs années , au moment de la fête de la musique ,la station est ainsi renommée.
Plutôt qu'un compte-rendu de la journée de moulinage de vide à sujet unique sur les chaînes d'info, nous avons décidé de focaliser sur toutes les informations occultées par ce moulinage de vide. Donc, on s'y attelle, et Hélène Assekour a pratiquement terminé sa liste

Détendez-vous un peu Daniel et Hélène : un mythe vivant qui meurt, cela n'arrive qu'une fois.

Certes, je comprends votre addiction aux news immédiates et en temps réel sur l'état du monde et votre frustration de les voir disparaître l'espace de quelques jours.

Mais si cela peut vous rassurer, "Tout le reste", Trump, Jérusalem, la situation des SDF, la Syrie, etc... cela n'a pas disparu : vous allez pouvoir en consommer tous les jours pendant encore des années et des années.
deux petites remarques Daniel :

vous reprenez ce qu'Apathie a dit de ce que Mélenchon n'a pas dit.. sauf que Mélenchon a dit bien plus que ce qu'Apathie lui fait dire.. vous auriez pu reprendre la déclaration intégrale de Mélenchon au lieu de jouer une fausse honnêteté intellectuelle en reprenant intrinsèquement le tweet d'Apathie (je sais c'est alambiqué mais je me comprends... )

hier soir en zappant je suis passée sur BFM TV à 19h je crois et le journaliste a quand même ouvert une parenthèse (ce sont ses mots il me semble) pour diffuser la déclaration de Trump et Ulysse Gosset l'a commentée. voilà, c'est dit aussi..
Aphatie a raison! Méluche est nul en populo. Il a loupé la selfie avec le panda et la première dame et il n'a pas réclamé NOTRE DAME et le drapeau sur le cercueil pour celui dont Massu (ou Bigeard?) disait que c'était un bon p'tit gars cinq sur cinq.
J'ai cru comprendre que M. Hallyday était décédé. Pouvez-vous me le confirmer ?
Je ne sais pas si ça fonctionne, mais ça rappelle la coupe du monde, le moment "Charlie" (le défilé de l'Otan où on applaudissait les cognes d'avoir été inefficaces")Johnny, c'est quand même le symbole de la victoire du plan Marshall sur fond de révolte bidon.,, bref, tous les moments "quand tous les gars de la république se donnent la main" qui dissimulent le vide capitaliste.
La réaction de Mélenchon est là pertinente, à la Duras à la fin de sa vie, pour qui finalement l'inertie était peut être la seule révolte encore possible contre le capitalisme.
Pour ce qui est de la blague Duroc/Durock, c'est du réchauffé : ils font la même fin août pendant Rock en Seine (puisque la 10 va au pont de Saint-Cloud).
Quel est donc le métier qu'exerce monsieur Apathie ? Journaliste ? Allons donc ! Il exerce très précisément la profession d'aboyeur car il se comporte, en toutes circonstances, comme un chien qui aboie pour rassembler le troupeau.
La question est donc celle ci : quand allons nous enfin pouvoir nous débarrasser de tous ces aboyeurs-euses ; Apathie , Nathalie Saint-Cricq etc etc , que nous payons grassement avec la redevance, et les remplacer par des journalistes.
bravo Daniel
Il faudrait peut-être rendre à César ce qui est à César et aux macronistes les débilités qui leur reviennent, la comparaison initiale entre la mort de Hugo et celle de "Ah que coucou !" est de la dernière lauréate du concours du "député LREM le plus répugnant", Aurore Bergé.
--
Bien sûr que la vie continue, malgré la mort de quelqu'un, bien sûr qu'en parler c'est ne pas parler du reste, de tout le reste dont on parle tous les matins à la radio. Le chômage, le réchauffement climatique, le terrorisme, la guerre, la misère en France, les étudiants qui ne trouvent pas de fax en septembre. J'ai même un garçon qui me demande le matin d'écouter FIP parce que cela devient difficile cet enchainement de nouvelles toutes plus catastrophiques les unes que les autre.
Alors une fois, s'attarder sur la disparition dune personne qui a traversé le quotidien de millions de personnes, je ne crois pas que cela soit de trop.
Oui, je trouve qu'il y'a du cynisme à balayer d'un revers de main l'émotion sans doute sincère de gens pour qui Johnny Hallyday a représenté quelque chose dans leur vie. Bien sûr Israel, Jerusalem, c'est sans doute historique. Mais c'est quoi le problème ? Il faudrait en parler plus que d'habitude pour ne pas parler de Johnny. Car la question est bien là, comment critiquer, attaquer un moment qui touche tout un pays. On s'est quand même posé moins de question à la mort de Bowie, du matin au soir on l'a entendu, et ça paraissait naturel tellement il avait accompagné l'adolescence, la jeunesse et la vie de millions d'adultes. Sauf que Bowie, c'est pas Johnny. Johnny, c'est populaire, c'est français. Non bien sûr, Johnny, c'est pas Victor Hugo, mais cela fait bien longtemps qu'il n'y a plus de Victor Hugo à célébrer.
On est juste le jour d'après, et l'on parle déjà d'autre chose.
La mort de ce brailleur médiocre aura au moins pour vertu de nous révéler, s'il en était besoin, l'essence hystérique des médias.
Cher Daniel,

Peut-être une fois dans l'année. Une journée par an. Sous le coup d'une émotion, d'un évènement. Consciemment ou inconsciemment. On a pas envie d'entendre parler du proche-orient. Des désastres climatiques. Des déficits. Du terrorisme. C'est un incontestable déni de réalité. Un incontestable dérèglement des priorités. Une incontestable posture d'autruche. Une incontestable future gueule de bois. Mais parfois, une fois par an peut-être, ça fait du bien...
Quand même, supprimer sur TV5Monde une double émission sur Jean Rouch pour nous coller du (mauvais) Johnny à la place. Jean Rouch aussi est mort, et sa mort (en 2004, c'est cette année le centenaire de sa naissance) n'a pas, et de loin, accaparé tous les canaux de diffusion.

Je reviens sur le mot d'injonction implicite: elle reste implicite tant qu'on s'y plie, c'est comme la chaîne qu'on ne sent que quand on tire dessus. Dès qu'on refuse de s'y plier, apparaissent les condamnations explicites, et même violentes. C'est pour ça que c'est toujours intéressant, les "insoumis", de quelque nature qu'ils soient, ils mettent en évidence des dominations cachées. En son temps, Johnny (hé hé) a d'ailleurs mis en évidence quelques uns de ces "ça ne se fait pas".
JE SUIS JOHNNY


selon Macron
l'impression qu'@si aime johnny presque autant que pujadas......
et lors de la mort de coluche vous avez pesté devant votre téléviseur ou vous avez su ravaler un peu votre amertume ?
La chute: " Leur arrivera ce qui doit leur arriver."

aurait pu s'écrire, au choix de chacun

Nous arrivera ce qui doit nous arriver.
Leur arrivera ce qui doit nous arriver.
Nous arrivera ce qui doit leur arriver.

et bien sûr, celle que vous avez choisie...Qui décide? Eux, Nous ?

Ah, la chute!
..(CNews, LCI) continuent imperturbablement à mouliner du Hallyday, France Culture (en fait Guillaume Erner) continue imperturbablement à récupérer Hallofday.
" La première qualité d'un héros, c'est d'être mort et enterré "( Pagnol )
( enterré, je ne sais pas, car, normalement, on doit "allumer le feu")
Vous avez raison de souligner tout ce qui n'est pas dit parce que la mort d'un chanteur populaire envahi les écrans.
Là où je ne vous comprends pas c'est que la mort de Johnny signifie aussi la disparition d'une époque, et que vous l'aimiez ou non, c'était un immense chanteur populaire, au sens noble du terme.

Il a bercé plusieurs générations, autant celle des baby boomers que celle de leurs enfants.
Il a tout fait et tout incarné : c'est un self made man, l'image de l'extraction modeste qui réussi tout par le travail, le talent, le tout porté par une incroyable énergie vitale.
C'est aussi le drogué, le loser, le fauché, le phoenix, le rocker, les yéyés, le blues, les ballades, les textes et la présence scénique.
C'est enfin 50 ans de musique et un bout de culture française, un sacré bout quand même.
ça ne veut pas dire qu'on n'aime pas Murat, Bashung ou Dominique A, mais ça ne veut pas dire non plus qu'on doit dauber, se moquer, ironiser, avec ce petit air sob très parisien. Y a des centaines de milliers de gens hier qui ont versé des larmes pour la mort de leur idole - qui signifie aussi qu'une grosse part d'eux mêmes disparait.

Naturellement c'est très lyrique alors que Trump risque de définitivement foutre le bordel au moyen-orient avec une décision que je ne m'explique pas et dont j'espère qu'elle finira par être correctement analysée sur les plateaux. Naturellement dans la hiérarchie de l'info... comment dire, Johnny devrait peut-être passer après Jérusalem.

Mais il se joue avec sa mort la disparition de symboles, de pans de culture française.
Jimagine que, comme d'habitude, il suffit de parler de "culture française" pour que vous pensiez un truc du type : "non mais de toutes façons elle est de droite avec ses obsessions identitaires". Alors prenons un microscopique recul : la mort de de n'importe quel chanteur populaire dans n'importe quel pays du monde suscite les mêmes réactions. A la mort d'Oum Kalsoum 3 millions de personnes ont envahi les rues du Caire (c'est plusieurs fois le cortège por Victor Hugo, et pourtant elle avait pas écrit La légende des siècles). Je suppose que vous trouvez qu'il s'agit là d'un bel hommage à celle qui a incarné l'Egypte et au-delà, toute une culture musicale arabe. S'il y a une culture égyptienne et/ou arabe que Oum Kalsojum a incarné on peut en dire autant de Johnny, et reconnaître qu'il était l'image de quelque chose de français qui a fait vibrer pendant 50 ans et plus, qu'on ait ou pas aimé sa musique, sa carrière en dents de scie, son côté populaire.

Bref, au lieu de critiquer ce qui n'est pas une injonction - personne ne peut vous contraindre à aimer Johnny - vous pourriez avec davantage de mesure essayer de comprendre ce qui se joue dans la réaction populaire face à sa disparition. Mais pour cela il faudrait reconnaître que le français ont une culture ce qui je suppose, n'est pas de gauche et est donc parfaitement exclu.
Non, je ne suis pas d’accord avec vous, trop facile la critique. Que je sache, lorsque la mort d’un très proche ou un événement de grande importance intervient dans la vie de chacun d’entre nous cela fait écran à tout le reste. Bien sûr, les médias sont aussi une entreprise et ils veillent chacun à leur part de marché, même vous, et le bénéfice à en retirer, néanmoins, dans le cas de Johnny Hallyday, je vous l’accorde beaucoup moins pour Jean d’Ormesson, il a d’ailleurs disparu des fils d’actualité, on peut imaginer qu’il en aille de même au niveau du pays tout entier.
Oui, c’est un gars de la variété, oui, il penchait à droite, pour autant il était aimé par un très grand nombre, il est donc normal qu’il suscite à sa mort une espèce de bulle imperméable ou presque à tout le reste et ce n’est en rien une honte ou une preuve de bêtise la plus crasse.
"Malheureux le pays qui a besoin de héros."

 

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