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Dans l'internet de François Hollande...

... où le point d'exclamation a disparu (et c'est un signe)

«Pfff…. Chier, on va devoir y aller aussi pour pas passer pour des blaireaux».Je sais pas ce qu’en penseraient nos plus fins analystes politiques, mais selon moi, c’est plus ou moins ce que se sont dit les politiques français quand Barack Obama a cartonné avec sa campagne de 2007 ultra axée sur la com’ numérique et les réseaux sociaux, ringardisant la plupart des dirigeants de ce bas monde, qui ne juraient encore que par le journal en papier de bois d’arbre et la télé du salon posée sur un napperon.

Il leur a fallu du temps, ensuite, pour y aller, frileusement, comme on plonge un orteil dans la mer en week-end de Pâques à Trouville, histoire de dire qu’on l’a fait, mais que quand même elle est froide, et viens on va plutôt manger une crêpe.

Notre François Hollande national, lui, a plongé son petit orteil sur Facebook et Twitter en 2009. À la bourre sur les States, mais «early adopter» tout de même: il n’est alors que le 3e politique français à se lancer sur Twitter après Benoît Hamon et Cécile Duflot. (Nicolas Sarkozy attendra lui, début 2012.)

Rien de folichon, dans les débuts: les premiers posts Facebook et Twitter du député de Corrèze relaient ou annoncent une intervention médiatique, ce qui reste aujourd’hui dit la base, le risque zéro, le jambon-beurre du politique sur les réseaux.

Le premier tweet de François Hollande


L’un des premiers posts Facebook de Hollande


Seule chose rigolote à noter, l’écriture sur le mode «verbe à la 3e personne du singulier», sorte de vieux réflexe so 2009 des temps anciens de l’internet.

Je m’explique: vous vous souvenez peut-être qu’aux débuts de Facebook, le réseaux social obligeait ses usagers à publier des statuts sous la forme [Prénom] [Nom][ is] [Texte libre] ce qui donnait de délicieux statuts à base de «Jean Poussin is j’adooore le nutella!»

À un moment donné (quelque part autour de 2007-2009, c’est flou), le «is» obligatoire a sauté, mais on a gardé un bon moment le réflexe d’utiliser notre nom comme le sujet d’une...

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Commentaires d'utilité publique

Dans l'internet de Jean-Paul Ney...

Pauvre Klaire, qui se coltine la prose de gens comme ça juste pour notre plaisir de la lire. Et confirmation qu'on ne rate ...

Par Bruanne
le 03/07/2016

Dans l'internet de Jean-Paul Ney...

"Jean-Paul Ney" : Ce nom, tu vois, il semble vraiment ressurgir d'outre tombe... Il a bien longtemps, dans une autre ...

Par Yannix
le 03/07/2016
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